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De Bab-El-Oued @ Miliana

Par Rachid EZZIANE

DIX QUESTIONS

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DIX QUESTIONS

Interview paru dans l'hebdomadaire " Crésus", journal hebdomadaire national de l'économie, du Dimanche 22 au Samedi 28 Janvier 2017.

 

Dix questions posées à Chantal Vincent pour nous parler de son métier de somatothérapeute, spécialité, et aussi métier, qui traite du désarroi que subissent les hommes et les femmes dans leur chair et leur âme de par l’ampleur des méfaits psychologiques qu’engendrent les sociétésmodernes.


► Entretien réalisé par rachid Ezziane

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Extrait du Livre de Nadir Bouzar

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« Miliana est réputée en Algérie pour ses jardins, son eau, son site. Il fait bon s’y reposer, y respirer du bon air. L’Emir Abdelkader, l’héroïque et noble chef de la résistance algérienne au siècle dernier, y tint ses quartiers certain hiver pendant ses campagnes contre la conquête française. Il adorait la petite ville dont il admirait le minaret principal, celui dont les français, après en avoir rasé la mosquée, on fait une horloge municipale.
Miliana domine, à une centaine de kilomètres d’Alger, l’opulente plaine du Chélif, accrochée aux pentes du Zaccar, enfouie dans d’innombrables vergers. L’ombre des platanes y protège la quiétude d’une population laborieuse et paisible.
Miliana est surtout un lieu de pèlerinage. Des musulmans y viennent tous les ans des trois pays de l’Afrique du Nord, voire d’Orient. Leur but est de se recueillir dans le sanctuaire du Chérif Sidi Ahmed Ben Youcef, descendant du Prophète, figure marquante de l’histoire de l’Islam au Maghreb. Tous mes ancêtres sont enterrés dans ce sanctuaire, car ma famille est issue du chérif…»
Extrait du livre : « Abus de pouvoir »
De Nadir Bouzar. Publié en 1954 au Caire.
Et réédité en Algérie en 1986.
Le livre est préfacé par Allal El Fassi et Mohamed Khider en a écrit la postface.

 

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Lis pour guérir de toi-même

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1 lecture bilingue speaking agencyOui, c’est par la lecture que les esprits rayonnent sur le monde. Oui, être, c’est lire, pour dire et écrire…
Si tu ne veux pas t’enliser dans les méandres des ténèbres, lis. Car c’est en lisant qu’on devient « forgeron » de la vie. Lis, si tu veux rayonner par la culture et le savoir-faire. Lis, si tu veux te forger des idées pour toi-même. Lis, et tu sauras choisir par toi-même. Lis, si tu veux adoucir tes mœurs, accepter les autres, aimer ton pays. Lis, et tu auras des amis partout dans le monde. Lis, si tu veux devenir modeste et tu sauras qu’il ne faut s’émouvoir de rien, que les philosophes se définissent comme étant ceux qui ne savent qu’une seule chose c’est qu’ils ne savent rien. Lis, pour que demain on ne te dise pas, comme avait dit Socrate à une personne se pavanant, fière de sa belle apparence : « Parle pour que je te voie ».
Lis, pour que tu saches d’où tu viens et où tu vas.
Lis en arabe, en tamazight, en français et avec toute langue que tu maîtrises. Combien j’ai souhaité apprendre l’espagnol pour lire Cervantès dans sa langue.
Lis et fais aimer la lecture à tes enfants, tu auras accompli une œuvre grandiose. Lis, pour ne pas mourir dans la monotonie et la mélancolie. Lis, pour éveiller ton esprit et apprivoiser la lumière. Car, comme disait Lyautey : «Celui qui n’est que militaire est un mauvais militaire ; celui qui n’est qu’un ingénieur est un mauvais ingénieur ; celui qui n’est que professeur est un mauvais professeur ; l’homme complet est celui qui a ses lanternes allumées sur tout ce qui fait la grandeur de l’homme».
Oui, c’est par la lecture que j’ai appris que le premier romancier de l’histoire est algérien. Il s’appelait Apulée, et son roman s’intitulait : L’âne d’or. Et c’est par la lecture que j’ai su que c’est l’Emir Abdelkader qui avait donné la «fatwa» à Ferdinand de Lesseps pour creuser le canal de Suez car El-Azhar, de l’époque, le lui avait refusée. Et c’est aussi par la lecture que j’ai compris comment naissent les grandes nations, et comment l’Allemagne, de Goethe, est devenue une nation prospère par son application à la philosophie du vitalisme, prônée par Malek Ben Nabi durant des années sans qu’aucune oreille ne l’écoutât chez nous.
Lis, et ne pose aucune condition à ta lecture.
Lis, pour te guérir de toi-même, de tes préjugés, de ton orgueil.
Lis, et tu auras vécu…
Et tu auras accompli le premier commandement de ta religion l’Islam.

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Alexandre le grand...A méditer...

50677265 pUn jour, il y a très longtemps, voir des siècles, un enfant de Macédoine, après avoir appris de son père l’art de triompher dans la guerre, et d’Aristote la philosophie et la sagesse, qui se disait fils de Zeus et d’Olympias, devint un grand roi à l’âge de vingt ans. En un rien de temps, Alexandre conquit le monde. De la Macédoine à Babylone, et même au-delà de la Perse, tout lui appartenait.

Dans Athènes de cette époque vivait un vieux philosophe, qui disait avoir réponse à toute question, et ne se contentait que de peu de choses pour vivre, et avait comme domicile un grand tonneau en bois. Et quand Alexandre entendit parler de lui ; il voulut le rencontrer. Il voulut surtout prouver à son entourage que personne n’osera refuser la main tendue d’ Alexandre, fût-il un philosophe Athénien. Aristote n’avait-il pas accepté ses présents et cadeaux quand il était son maître ?

Un matin, Alexandre le Grand, à la tête de sa glorieuse armée, sur son cheval blanc, s’engagea sur la route d’Athènes à la recherche du vieil Athénien…

Dans Athènes, grouillante et fébrile, le vieux philosophe se fraya un chemin, loin de la cohue et rejoignit un petit mont, s’adossa à un rocher, et offrit son corps au soleil pour se réchauffer.

Quelques instants après arriva Alexandre le Grand, suivi de ses légions. A quelques mètres du vieux, il tira sur la bride de son cheval et l’immobilisa. Alexandre descendit de son cheval et s’approcha du vieux jusqu’à se mettre en face de lui. Le vieux philosophe releva sa tête et dit à Alexandre : « Que voulez-vous ? » « Je suis Alexandre le Grand. Demande ce que tu veux de moi, tu l’auras ! » dit Alexandre tout fier. « Et moi, je suis Diogène le cynique. Oui, je veux quelque chose : Ote-toi de mon soleil ! » Répondit le vieux philosophe.

Alexandre ne sut quoi répondre, se retourna, monta sur son cheval et dit : « Si je n’étais pas Alexandre le Grand, j’aurais aimé être Diogène le cynique… »