Lycée Mustapha FERROUKHI

visite en reve

Devant moi ,passe cette image immortelle. Là,ou autrefois fleurirent mes années de miel. J'ai vu,de mes yeux couler deux larmes. Je ne pouvais les arrêter,ni essuyer le cours de leurs charmes. Ces larmes ne m'appartiennent pas non plus. Mais à les regarder, j'ai senti qu'elles sont de moi et qu'elles m'ont plu. Elles ne sont point de remord. Mais de cœur.En souvenir à ce qui fut un passé mort. Devant moi revient,cette image dans tout son décor. M'invitant cette fois à ne pas rester au dehors. Alors en moi,s'ouvrit sa porte par un miracle de pensée. Mais,mes pas devenus si lourds par le temps n'ont pu entrer. Profitant.Ce cœur si léger et fragile se faufila et pénétra sans moi. Il croit trouver et revoir ce qui fut cher chez soi. Parcourant sans répit et fou de joie tous les recoins autrefois rituels. Il retourna par la suite,après en moi cette fois en silence. Mais sa joie fut à outrance. En confidence,il me conta tant de merveilles du passée vecuvisite en détails. Qu'elle fut ma joie de refaire à mon age encore une fois tous ces retrouvailles. C'est dire en cela,qu'on oublie point ce lieu plein de gloire qui n'est point un conte. Mais c'est d'un lycée de Miliana M.Ferroukhi que de cela mon cœur raconte.

Voyage dans le temps

De cette période dont les noms ont eu l'honneur d'être cités dans les colonnes des pages du journal EL MOUDJAHID suite à une réussite d'examens , je vous trace en quelques lignes Cette histoire qui est relative à une inscription au lycée MUSTAPHA FERROUKHI après notre réussite à la 6ème
On était 06 garçons et une fille et Lavigerie (Djendel actuel)en était fière de cette réussite au niveau du département de Miliana par ce taux aussi bien pour l'enseignement général que pour le technique (CNET)que pour le certificat d'études primaires et çà nous le devons à l'illustre Instituteur M.BOUZAR.

 

  Après notre réussite,commencèrent les démarches de notre inscription.Pour le CNET il n'y a eu pas de problème,il n'yavait qu'un seul établissement Miliana.Pour les filles idem c'était le lycée Med.ABDOU.Restait donc ,nous autres garçons ;05 pour la 6eme et 01 pour la 5eme le passage à la 5eme avait ces conséquences de l'age des élèves reçus qui avaient une très bonne note et qu'on ne pouvait les inclure en classe de 6eme.Affreville était la ville la plus proche de notre canton (18kms) Miliana à 27kms le choix de notre orientation était tout tracé. Les rumeurs prirent place aussi :ils seront à Miliana disent les uns ,non à Affreville disent les autres.

Et nous les concernés on a comprit que bien plus tard pourquoi tout ce tracas La capacité du lycée ne pouvait contenir toute la population estudiantine des régions avoisinantes allant de notre département des villages comme BouMedfa, H.Righa, Djendel, Voltaire, Ghrib, jusqu'à Cherchel, Gouraya, Tenes, el attaf, teniet el had ...

Nous avons décidé d'aller voir ce lycée qui avait tant de renommée ,je me souviens bien ,on y est allé à pied.Nous avons fait 27 kms à pied pour aller à Miliana voir notre prochaine demeure.Les 27 kms nous les avons fait aller/retour à pied sans passer par ce fameux raccourci de Zougala, nous ne le connaissions pas encore .

On était une dizaine à faire le voyage (6emeet CNET confondus) .Arrive à notre lieu on était émerveillé,on avait jamais vu un établissement à 3 étages et une inscription toute grande en caractères arabes inscrits sur du marbre au dessus de la porte principale nous indiquait le nom de ce lycée Mustapha FERROUKHI qui ses lettres se comprenaient et s'inscrivaient aussi en lettres latins .

Avant les congés de l'administration scolaire et la rentrée scolaire ,nos parents décidèrent de voir les choses au clair.

Après un aller à Orleansville sans résultat,Grand-Père d'un des lauréats du village que nous sommes, ne pouvant faire ces déplacements fatigants en ces temps de crise de locomotion décide de ne plus y aller , père à moi s'en chargea pour lui ,son nom Zouaoui Kamel que tous les élèves internes du lycée par la suite apprécièrent sa façon de jouer avec un ballon et ses frappes de balle au plaisir des élèves contre leurs maitre- d'internat dans cette cour que de simples bancs sont utilisées en guise de bois sans filets.

Commencèrent alors les allées et venues d'Orleansville_- Miliana. L'administration du lycée Miliana ne pouvait nous accepter ,il est trop chargé.:il fallait voir ailleurs.Retour à Orleansville. L'académie ne pouvait entraver l'Administration du lycée et incitèrent nos parents à aller inscrire leurs enfants à Affreville dans ce collège IBN BADIS qui est le plus près de notre village,à prendre ou à laisser.

La ténacité de nos parents était, elle aussi ferme qu'ils la démontrèrent à l' instant même ou ils reçurent la notification d'inscription.ailleurs que Miliana.

Le père de SAIDI Tahar (rabi yrhamou),était un grand gaillard de taille et avait cette grande allure hautaine de respect avec de grosses lunettes de vues maintenues derrière sa tête par un ruban ,leva tout haut son gros bâton de ses deux mains et frappa d'un coup sec sur le carrelage .Ce fut d'après ce que m'a décrit mon père,sur cette scène un bruit fracassant qui ébranla le silence habituel de ce couloir ou seul le bruit des pas rimaient la voix du silence.la frappe a eu son effet comme une bombe dans ces bureaux habitues au calme.

Le calme revenu,et pour en finir avec ces campagnards comme le disaient les citadins à l'égard des villageois on décida de les satisfaire mais à une condition le lycée n'en prendra que 4 de la 6eme et 1 de la 5eme .Le père SAIDI s'étant un peu éloigné du groupe n(a pas entendu cette conclusion finale son fils Tahar était de la 5ème, et les parents à nous plus prés, donnèrent chacun le nom du fils ,mon père avança le nom Zouaoui Kamel comme s'il était son fils et me délaissa. Son grand père étant absent , mon père en a pris cette décision cruciale pour lui dans cet état qui ne lui laisse pas le temps de choisir.Sa parole a été donnée il doit l'assumer jusqu'au bout. Voilà que le père SAIDI arrive,croyant la situation réglée .Mis au courant..

C'est le bout de nerf qui l'emporta sur lui il leva cette fois aussi tout haut une 2eme son gros bâton pour leur en faire une 2eme démonstration d'un campagnard comme ils le disent . On l'arrêta net. ILS ACCEPTENT TOUT LE MONDE.CE FUT LA SATISFACTION ET POUR NOS PARENTS ET POUR CES OREILLES SENSIBLES DES MESSIEURS DE L'académie

Le soir on les a attendu , la joie rayonnante dans leurs yeux nous disait qu'on a été tous accepte à Miliana.

La confirmation nous a été donnée lorsque nous reçûmes nos n° qui doivent figurer sur notre trousseau le mien était le 72 avant d'être changé une année après...

A CES PARENTS QUE LA PLUPART D'ENTRE EUX N'ONT JAMAIS GOUTTE AUX BANCS D'ÉCOLE

NOUS LEURS DEVONS BEAUCOUP .

NOUS LEURS DEVONS TOUT.

Ce fut une époque,une époque de joie et d'amertume dans un simple passage de la vie ,évoquée à ceux qui ont eu le privilège de fréquenter ces deux Lycées Med.ABDOU ET M.FERROUKHI dans les moments difficiles qui suivirent l'indépendance du pays ou il fut difficile à trouver un maitre d'école ...    

Mis en ligne le 02 Janvier 2008 - Noria - All Rights Reserved