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                               De Bab-El-Oued @ Miliana

Mémorables retrouvailles

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La ville de Miliana avait vécue hier, en ce 28 septembre 2013,  une manifestation exceptionnelle, c’était celle de réunir, en une journée, les anciens élèves du lycée Mustapha Ferroukhi. Venus des quatre coins du pays.  Ils ont tenu à commémorer cette journée spéciale par un programme riche et très varié. 

Par DEGHRAR Djillali, Ain Defla, ancien élève du LMF.
ddeghrar@yahoo.fr  

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  L’association des anciens élèves du lycée Mustapha Ferroukhi est née, il ya environ quinze mois. Le programme de cette journée fut marqué déjà par un planning et une organisation digne des grandes manifestations locales ou bien régionales. Ce timing consistait, tout d’abord, non seulement à déposer une gerbe de fleurs au niveau des tombes des lycéens. Dépêchés en catastrophe, pour éteindre le feu de forêt qui commençait justement à se propager un peu partout aux limites de la ville mais aussi et surtout pour ces fameuses retrouvailles.

Ensuite, ils se sont dirigés vers le musée de l’Emir Abdelkader, véritable temple d’histoires doté d’une esplanade remarquable. Ce lieu fut explicitement choisi parce qu’il coïncidait avec les ateliers, appelés aussi Manufacture et qui servaient à fabriquer les fameux affûts pour canons, les baïonnettes pour la guerre ainsi qu’un petit four à pain pour nourrir les guerriers de l’Emir Abdelkader. Cette usine fut dirigée par un certain Alquier Cazes, ingénieur minéralogiste Français. Converti à l’islam.  Il abandonna l’armée française pour venir au service de l’Emir.

Ce musée fut également construit avec une perception particulière, au milieu d’un corridor verdâtre, ses pentes vertes, ses vergers enchevêtrés, il donnait l’impression qu’il venait juste de surgir de cet amalgame d’arbres, de terre et de quelques maisons qui formaient le contour.

Le président de l’association des anciens élèves du lycée Mustapha Ferroukhi, en l’occurrence, Monsieur Snoussi Abdelkader, avait donné, à son tour, une brève allocution pour souhaiter la bienvenue et expliquer en gros le programme de la journée.(une brochure fut également distribuée aux présents – programme - la vie de Mustapha Ferroukhi-Les références du lycée- et un guide sur la ville de Miliana).

Un historien est monté lui aussi pour nous relater l’historique de l’Emir Abdelkader dans la région, de ses incessants combats avec les Français, l’histoire de la Manufacture, ainsi que celle des travaux qui y furent recensés. 

Après, la parole fut donnée également à Messieurs Smail El hadj, Boutouchent Abderrahmane et Abdessemed Mohamed, d’autres suivirent pour nous relater à leur tour la grève de 1956. Ils étaient parmi les meneurs. Ils ont également décrit les moments pénibles et difficiles de l’époque et ceux qui ont suivis la grève. Ces élèves ont enduré des épreuves rudes et tout le monde connaissait les conséquences de cette grève.

Ammi Guerram Amar, fut le moudjahid, l’ami, et surtout le compagnon fidèle de si Mustapha Ferroukhi, il était bien là, assis parmi nous. Nous avons ressenti grâce à lui et surtout grâce aussi à sa présence que son ami Mustapha s’est ressuscité pour quelques instants. Les derniers jours de si Mustapha furent durs et si Amar les avaient passé en sa compagnie au Caire. Il avait, lui aussi fait une intervention sur la vie de son vieux compagnon.

Zoulikha, fille du rebelle et du combattant Mustapha Ferroukhi venue quant à elle pour, se rappeler et se replonger avec les anciens élèves, sur le mythe de son père, ses amis ainsi que ses proches. 

Après le déjeuner, ce fut au tour de Mataoui Mohamed, toujours égal à lui même, et célèbre chanteur du chaabi dans la région, de nous gratifier, avec sa voix suave, de deux de ses meilleures et superbes maktouates que les présents ont si bien apprécié et ont longuement applaudi.

Des cadeaux furent distribués aux intervenants pour marquer cet événement inoubliable. Ensuite, vers la fin, c’était la séance de prise de photos. Répartis en petits groupes, ces anciens élèves, tout heureux, échangeaient leurs adresses, leurs numéros de téléphones. Tout en se rappelant les anciennes anecdotes de l’époque et ils s’enfoncèrent dans un délire que seuls eux en connaissait la véritable signification.

Dans chaque coin et recoin, le lycée gardait jalousement les petits secrets de ces anciens élèves qui souvent reviennent pour réveiller en eux ces moments mémorables du passé. Certains d’entres eux sont déjà morts ou malades.    

Le président, Monsieur Snoussi Abdelkader, s’est félicité de la réussite de ce grand rendez-vous, il avait également félicité les présents sur leur disponibilité, leur abnégation et surtout leur dévouement à vouloir faire de cette fête une véritable réussite mais aussi celle de la continuité.    

Les grands hommes ne meurent jamais, leurs œuvres, leurs histoires et surtout leurs actions leurs donneront toujours cette éternité à travers les âges.

Commentaires (14)

ALMF
  • 1. ALMF | 15/02/2014
Je venais juste de m’installer à une table qu’une personne bien connue vint à moi se soucié de mon absence ces derniers temps ..et il entama

...Il y a longtemps que je ne t’ai vu .
J’étais en voyage dans un pays bien froid .
Tu peux me dire au moins où c’est ?
Je suis parti en avion, et on a mit beaucoup de temps qu’en arrivant même ma montre s'est déboussolée
Ne me dit pas que tu es parti dans les soutes comme ceux qui voyagent sans papier.?
Non contente toi par là , en descendant il faisait tellement froid que j’ai dû garder ma bouche fermée pour ne pas perdre mon dentier.
il n'y a que le pole qui est aussi froid .
On m’a dit que c’est tout prés du chemin qu’avait pris jack London pour aller en Alaska
Mais en arrivant tu as vu le passage laissé par son traineau et son fameux chien croc – blanc ?
Oui, il y en avait tellement de pistes mais je ne savais pas lire la bonne comme un indien.
Bon d’accord tu as rencontré des gens qui t’ont parlé?
C’est ça qui m’a étonné cher ami ,ils me parlaient et j’ai bien compris ce qu’ils me disaient
tu aurais pu leur dire ton nom mon cher CHERIF ouazani
Avant de leur faire connaitre mon nom comme tu le dis , je leur ai dit :je suis de Miliana.
Alors là !!!Quelle fut leur joie de me dire alors est ce que tu connais NOTRE site.?
Étonné par leur question subite :j’ai bien voulu qu’ils me le disent .
Là où on parle tant deMiliana et des gens qui ont fait les lycées mustapha ferroukhi et Mohamed Abdou m’ont-ils répondu
Et alors Ils m’invitèrent et me racontèrent de tout ce qu’il y a d’extraordinaire à lire dans ce site .
Mais vous me dites et croyez moi des choses que je n’ignore même en étant Milianais et ancien éleve du lycée Ferroukhi ;
Et les larmes aux yeux ,ils m’ont dit ce qui m’a fait pleurer comme eux :
Le site Alger-Miliana est notre quotidien et chaque matin nous apprenons tout de notre patelin.
Et je ne pouvais attendre plus pour leur poser ma question : où suis- je donc je vous en prie.?
Tous ont crié ensemble : tu es au Canada un pays bien loin de notre villeMiliana .
Vous êtes les seuls où est ce qu’il y en d’autres comme vous.?
Ce qui t’entourent ne sont que peu de ce que tu rencontreras et tous suivent de prés tout ce qui se dit au SITE .
ILS ne t’ont rien dit ensuite.?
Si ils ont tant regretté de n’avoir pas pu connaitre le site avant pour être présents lors des deux retrouvailles mais ils espèrent qu’à la prochaine occasion ils seraient présents in cha allah.

Pour ceux qui nous lisent du Canada, je ne vous ai pas oublié pour l'annoncer au Site Alger –Miliana
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ferhaoui
  • 2. ferhaoui | 21/12/2013
boujour ouah ya khouya kada, j'ai lu le tout dernier...poeme cher ami dans la vie il faut savoir faire des choix et avoir le sens des priorités, cela fait longtemps que j'ai bien conscience que j'ai besoin de sourire et de rire meme si le gris m'entoure. c'est de ce gris que je ris. bekri, nous faisait rire celui qui, grisonnant, commencait à se teinter les cheveux refusant les traces de l'age. alors khouna, celui qui ne cesse de se bagarrer avec les les premiers plis sur le front...,obsédé par son apparenceà peine s'il ne prenait pas un fer à repasser pour remettre la peau en ordre. que dire de plus sinon je tiens à laisser au lecteure le plaisir de connaitre la suite de cette histoire...captivante qui porte un titre: la flamme d'un bonheur contrarié....? au reste je suppose que votre portrait est sous bonn mains ? l'ami ferhaoui, oran.
Kéryma,
  • 3. Kéryma, | 21/12/2013
Cher khouya Amar,

Je suis très heureuse d'avoir mis mon prénom, car maintenant je me sens encore plus votre amie à tous qu'avant! Je n'aime pas me cacher derrière un pseudo et je n'ai pu tenir le coup! Alors ouf, je suis libérée! Khouya Amar,il y a une fin à tout, et je me suis dit et vraiment sincèrement que s'il m'arrivait quelque chose je ne serait que "L'Amiye" mais en donnant mon prénom ce serait plus significatif!

Mais je voudrais te dire khouya Amar que peu importe de s'attacher à quelqu'un même si un jour on s'en détache avec ou sans bonne raison!
IL est dit sur la fin qu'elle couronnait l'oeuvre, alors si notre amitié est telle une oeuvre eh bien soit qu'elle finisse un jour, au moins nous l'aurions que trop appréciée en ayant bien réussi les "finitions".

Amitiés de toujours,

Kéryma,
Ouah Ya Khouya Kada
  • 4. Ouah Ya Khouya Kada | 21/12/2013
Bonjour la famille,

Ouah Ya Khouya Kada, on dit tomber pour mieux se relever. Kada, mais a force de tomber encore et encore. Il arrive un moment où l’on ne peut plus se relever !

Un fou dort dans son lit et tombe.
Il se relève, et retombe.
Il se dit alors :
“Ouf ! Heureusement que la première fois je me suis relevé sinon je me serais tombé dessus.”

Ouah Ya Khouya Kada, on se ménage, à notre âge, on s’oublie parfois de ne pas avoir oublié notre jeune âge.
Kada, et elle s’appellait aussi Kéryma et elle avait une façon particulière de nous rendre heureux sans faire grand-chose, en étant elle, tout simplement.

Ouah Ya El Kebida, la nostalgie ne veut pas dire que nous sommes loin, mais signifie qu'un jour nous étions ensemble.
L'amitié naît de rien et meurt de tout ; on s'aime sans raison, on s'oublie sans motif.
Et le contraire de l'amitié n'est pas la haine mais l'indifférence.

Ouah Ya Khouya Kada, et si notre amitié n'existait seulement que dans mes rêves, ne me réveille pas.
Kada, et c'est fou comme en amitié, parfois, on se fracasse autant la gueule qu'en amour.

Ouah Ya Khouya Kada, à ta naissance tout le monde rit, et tu es le seul à pleurer. Conduis ta vie de telle façon qu’à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire.
Kada, et pour tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus valorisés sont ceux qui se taisent.

Ouah Ya Khouya Kada, Il y a des gens, qui en quelque phrases trouvent les mots justes pour te redonner l'envie d'avancer.
Et puis il y a ceux qui en quelque mots vous brisent le cœur.
Kada, parce qu’aimer c’est avant tout prendre un risque et c’est dangereux de s’abonner à l’autre.

Ouah Ya Khouya Kada, trop souvent, ce qu'on désire le plus au monde, est justement ce que l'on ne peut pas avoir.
Kada, et ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent.

Ouah Ya Khouya Kada, on ne l’oublie pas mais on s'habitue à son absence.
Kada, on s’est fait la bise comme deux vieux amis, le dernier café pris ensemble à la sauvette et le dernier « Au revoir » est le dernier souvenir vivant.

Ouah Ya Khouya Kada, c'est dur de se souvenir des personnes que nous étions.
Kada, j'aimerais bien réussir à me dire qu’elle n’était que de passage dans ma vie.

Ouah Ya Khouya Kada, maintenant on est tout juste deux inconnus avec des souvenirs en commun.
Kada, et je me demande combien de temps encore ces images vont rester nettes, limpides, avant de se déformer, puis de se brouiller, puis de s'effacer ; avant que je ne les oublie.

Ouah Ya Khouya Kada, c'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal.
Kada, le livre de la vie qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix.
Et on voudrait revenir à la page où l'on vit. Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts.

Ouah Ya Khouya Kada, tant de choses deviennent belles quand on sait les regarder.
Kada, et Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre.
Et Il faut apprendre à mieux accepter les fins pour mieux apprécier les prochains débuts.

Ouah Ya Khouya Kada, toute femme a son charme et il faut juste savoir le découvrir.
Kada, et je revendique : le couple parfait est celui qui se parle comme des meilleurs amis, joue comme des enfants, se dispute comme mari et femme, et se protège comme frère et soeur.

Sebhanne Allah Yaletife Enta Li Ta3leme.
L'Amiye
  • 5. L'Amiye | 11/10/2013
Bonsoir à toutes mes amies,
LES FILLES!

Je crois que vous avez déserté le site!!! Je me retrouve seule sans vous!
Je vous embrasse,
L'Amiye,
L'Amiye
  • 6. L'Amiye | 11/10/2013
Bonsoir à tous, Noria bisous,
Messaoud, tu as raison et moi d'ajouter: "la santé, c'est l'unité qui fait valoir tous les zéros de la vie" et puis aussi " la gaieté, la santé changent l'hiver en été".
Je voudrais donner une astuce à vos épouses, comment laver "el kercha" en 2 temps 3 mouvements, si elles sont d'accord je la leur donne, simple pas chère, l'Aïd el Adha c'est mardi inchAllah! Et mesdames vous serez contente de mon astuce!!!
Amicalement,
L'Amiye,
Messaoud
  • 7. Messaoud | 11/10/2013
Bonsoir Lahbabe
Bonsoir Noria, l'Amiye

Qui est en bonne santé est riche sans le savoir.
Assis sur les genoux d’une mère pauvre, tout enfant est riche.

L'exigence amicale...

Messaoud
L'Amiye
  • 8. L'Amiye | 09/10/2013
Djillali bonjour!
J'ai assisté aux retrouvailles sans y être en réalité! Merci!
deghrar djillali
  • 9. deghrar djillali (site web) | 06/10/2013
tout d'abord bonjour,monsieur Salem.
je souhaiterais connaitre votre personnalité parce-que je ne possède point d'informations sur vous.
En ce qui concerne le nom de ma rubrique comme vous le souhaitiez: Perspectives ou bien Eclaîrages.
merci beaucoup.djilali deghrar
deghrar djilali
  • 10. deghrar djilali | 04/10/2013
Rectification:
Tout d'abord, je ne suis pas un correspondant officiel du journal quotidien d'Oran ni même un journaliste. comme cela été écrit sur le site. Néanmoins, je souhaiterais que les responsables du site AEFM, m'accordent une page(voir une lucarne) pour que je puisse faire bénéficier les lecteurs de mes écrits qui sont nombreux et traitent divers thèmes.
palenzuela
  • 11. palenzuela | 03/10/2013
Merci Djillali
A cette lecture, avec un décalage, nous étions présents.
Merci encore et bonne journée
Abdelkader Daoudi
  • 12. Abdelkader Daoudi | 03/10/2013
Cher Djillali bonjour,

Ton admirable compte-rendu est une véritable et envoûtante bouffée d'air frais du terroir. Je suis ravi de constater ta présence sur ce merveilleux site. J’espère qu’elle sera permanente pour que tu puisses continuer à nous faire plaisir avec ta plume.

Merci et à bientôt.

Amicalement,

Abdelkader Daoudi
deghrar djillali
  • 13. deghrar djillali | 02/10/2013
Chantal,02/10/2013.
on ne peut, en aucun cas,oublier justement la magie, comme vous dites, du temple, de ses murs et de son ciel carré bleu (la cour), ce lycée est devenu par conséquent un mythe,grâce aux guerriers qui ont crée cette lucarne sur laquelle on puisse échanger nos idées et nos appréhensions.merci et bonne journée.
Chantal
  • 14. Chantal | 02/10/2013
Merci Djillali pour cet excellent compte rendu. Il permet à ceux et celles qui n’ont pas assisté à ces retrouvailles de partager, grâce à la magie d’internet et des réseaux sociaux, des moments de riche convivialité avec les participants. Bonne journée à tous.

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