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L'Avenue du 1er Novembre/ Par Didine

L'Avenue du 1er Novembre

L’Avenue du 1er Novembre

L’ex-Avenue du 8 Novembre, imposante, aérée, moderne en son temps, ensoleillée, vue sur mer, se situe à l’entrée du quartier populaire et populeux de Bab El-Oued. Une grande et large artère où plusieurs administrations publiques ont pignon sur rue. Le Centre des Chèques Postaux, le Centre de Lunetterie, la direction régionale de la Casoral, l’actuelle CNAS, le Trésor Public ainsi que la Fédération Algérienne de Sauvetage et de Secourisme, des cabinets d’avocats, des notaires, des médecins et autres professions libérales.

À l’angle de l’avenue, en se dirigeant vers la Place Mohamed Ouanouri, ex-Jean Mermoz, l’ancien disquaire où l’on pouvait en vitrine reconnaitre en posters jonchés sur le sol, le regretté Mahmoud Aziz et Mustapha Anwar, deux artistes du show-biz, local transformé plus tard en magasin de meubles laqués Décor & Prestige, ensuite une parfumerie, une droguerie et le café-bar Le Tabarin.

Les immeubles d’habitation modernes et robustes construits aux normes sismiques, ont été réalisés vers 1952. Les ascenseurs fonctionnent toujours sauf imprévu. On y trouve aussi un ancien disquaire, un boulanger, Nouar le magasin d’articles ménagers et le Café du CCA, cher au regretté l’Apprenti, Yahia Benmabrouk. La Paierie Générale de l’ambassade de France s’y trouvait également, puis, plus tard, les locaux du consulat du même pays avec accès par la Place des Martyrs. Donne-moi visa, madame.

La belle avenue jadis animée, a actuellement perdu de son charme originel. Pas beaucoup d’idées ces gens de l’urbanisme. Le stationnement dans les deux sens a été supprimé, les arrêts de bus kif-kif. Y compris la gare routière de la défunte SNTV qui a donné lieu à un conservatoire dont on n’a entendu aucun son, aucun stikhbar. Quant aux écrivains publics avec leur Olivetti, ils se sont rabattus du côté de la Cassida.

___Il était une fois l’Avenue du 1er Novembre…___