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Baba Salem

Baba SalemCe personnage mystique nous arrive tout droit d’un glorieux passé, appelé familièrement Baba Salem, il passait durant les fêtes religieuses, histoire de pérenniser un ancestral héritage de la Trans-music. Il sillonnait tout Alger, pour animer nos rues et leur donner une touche de gaieté. A son passage, portes et fenêtres s’ouvrent, et derrière eux, draine un cortège d’enfants. Généralement, la troupe de Baba Salem était accompagnée d’un veau destiné au sacrifice.

Ces artistes, qui ne pouvaient passer inaperçus dans les quartiers étaient noirs ou métis en tenues mi-sahariennes, mi-modernes, la tête enturbannée, un collier de petits coquillages autour du cou, mais aussi une fougue avec laquelle ils battaient le tambour et jouaient la castagnette. Un événement que personne ne veut rater tant il comporte une charge émotionnelle des traditions d’antan. Toutes les femmes courent au balcon pour les voir et demander sa baraka en échange de quelques pièces. Et puis il y avait cette odeur d’encens ou de benjoin que les troupes faisaient exhaler de loin pour attirer les bonnes ondes afin que les vœux soient exaucés. Au fil du temps, Baba Salem s’est évaporé dans la nature...

Commentaires

  • Bradai
    • 1. Bradai Le 29/01/2022
    Texte paru aux Dernieres Infos d'Algerie DIA

    L’histoire des musiciens de rue à Alger: De Baba Salem à Moh Vita
    17 janvier 2016 17:23
    Publié par admin

    Et pourtant la musique dans la rue à Alger a toujours existé, mais sous des formes sociales différentes. Le premier à arpenter la capitale à chanter c’étais Zedji Baba Salem, comme l’a décrit Abdelamadjid Meskoud dans sa célèbre chanson nostalgie El assima. Il sillonnait Alger et sa banlieue offrant un spectacle insolite et gai, empreint de magie, qui passait sous les balcons pour demander l’aumône et qui fait peur aux enfants. Vêtus de tenues mi-sahariennes, mi-modernes, une ceinture où plusieurs foulards de différentes couleur sont attachées, la tête enturbannée, et un collier de petits coquillages blancs autour du cou. il était l’atraction ganawi de l’époque entre 70 et 80. Cette photo est la première a être prise de ce fameux chantre de la rue.
    dia-BabaSalem

    Le spectacle musicale dans la rue n’est pas une activité artistique qui est envié chez les jeunes d’aujourd’hui, c’était généralement des musiciens contraint par l’école de la vie d’exprimer leur talent d’artistes dans la rue. En général se sont des aveugles qui jouent dans la rue, car c’est des personnes qui étaient dans le besoin, faute de travail, de pension ou de retraite. Le plus célèbre musicien à Audin était le vieux Amghar Boubker, joueur de banjo mythique du tunnel des facultés. Privé de la vue depuis l’épidémie de typhus de 1945, cet homme qui a passé des années de sa vie en prison lors de la guerre de Libération, a égayé Alger par ses mélodies, révèle Lahreche Nouredinne, en commentant sa photo sur facebook. Même si il jouait le même refrain durant des années, les citoyens le récompensaient toujours avec une bonne pièce, comme par réflexe ou par générosité. Ce dernier est mort selon une vidéo postée sur youtube en 2012. Nous avons cru bon la posté pour la mémoire et l’hommage.

    Il reste à Alger a un autre musicien et chanteur aveugle qui donne encore libre court à son talent du coté de la Rue Messonnier. Un SDF à la sa situation sociale et sanitaire catastrophique et qui nécessite une prise en charge sérieuse des services concernés. Cet homme à l’approche de la cinquantaine, n’a pas été gâté par la vie, ni par facebook et ne bénéficie d’aucune solidarité virtuelle ou officielle.

    Les autorités à l’époque n’avaient pas besoin d’accorder une autorisation pour jouer dans la rue. Au delà de la polémique provoquée par les policiers qui ne se doutaient pas que cette interpellation allait engendré un vaste élan de solidarité, les gens dénonçaient la hogra et ont oublié la question essentielle: Qu’est ce qui a poussé un jeune à la force de l’âge à jouer dans la rue à la recherche de quelques dinars de plus? Alger, n’est pas une métropole comme Paris où la culture de la musique de rue est solidement installée et ancrée. Où les producteurs sillonnent à la recherche de la pépite rare. Verrons nous les danseurs faire du break dance sur la place Audin, comme sur les champs Elysées ? Verrons nous un joueur d’accordéon lancer des notes dans le métro d’Alger (Là encore il faut une autre autorisation et des lignes plus longues pour installer le tempo). Non la problématique est beaucoup plus culturelle et plus sociale.

    On n’est plus à l’époque du célèbre Bab Salem, un troubadour de couleur venu du grand Sud qui danse et qui joue du bendir et du karkabou attirant les ménagères des balcons algérois et les enfants qui jouent dans la rue. En 2016, à l’heure de facebook, de la 5D et du Galaxy S5, la musique est avant tout un moyen de communication qui a envahi la place, pousser les barrières de la censure et atterri dans la rue comme une expression plurielle sans concession. C’est devenu d’ailleurs une forme de revendication politique puisque désormais chaque samedi, les jeunes branchés d’Alger se donnent rendez-vous à la place Audin pour exprimer leur amour pour la musique et pour la vie.

    Salim AGGAR @salimaggar
  • keryma
    • 2. keryma Le 27/12/2015
    Bonsoir Bradai,

    Message reçu! Bien, alors je te félicite ton poème est tri tri jouli!! Enfin tes deux poèmes, et puis belle façon de se taire cher ami,

    Kéryma,
  • bradai
    • 3. bradai Le 27/12/2015
    Mohamed toi le fils de G.M voilà Karyma qui de loin ' arrive
    Toute nostalgique toute coercitive
    Elle s'en souvient de tout ,de tout meme de Baba Salem
    De son coin adoptif, pas des quartiers harlem
    Mohamed ,Karyma te dit
    de lui dire d'apres toi est ce bien un tube inedit
    Ou c'est la façon nouvelle de parler au lieu d'ecrire
    Karyma entre nous je le dis ,c'est simplement pour un peu me taire
  • keryma
    • 4. keryma Le 27/12/2015
    Bonjour tout le monde,

    Ouiiii Je m'en souviens très bien, et la peur bleue que l'on avait de ces musiciens aussi!
    On avait peur d'eux et c'est tout mais on aimait les voir aussi dans notre quartier à Blida.
    Ya hassrah, moi je pense toujours à mes filles qui ne connaissent pas tout ça! Mais il y a quelques temps elle ont vu passer dans la rue à Blida ce genre de musiciens avec "ederdba" et un gros taureau noir décoré de foulards et rubans rouges!!!
    Enfin....
    Nostalgie quand tu nous tiens!

    Mohamed je présume que tu as traduit une chanson spéciale pour Baba Salem non?

    Kéryma,
  • bradai
    • 5. bradai Le 27/12/2015
    je n'ai pas vu Baba Salem parler
    Mais j'ai vu Baba Salem danser
    Non pas dans ces ruelles de ville à la criée
    Mais dans des rues de nos quartiers, en pavées
    il disait tout bas ,parfois tout haut dans son tambour,
    Moi Baba Salem ne dites pas de moi un troubadour
    c'est tout ce que disait en son passage Baba Salem
    ça faisait pour nous,l'admiration de Baba Salem
    Et pour dire aussi à chacun son salem
    Quand à nous preux que nous sommes
    Nous l'invitions à prendre de notre poignet de mains quelques centimes
    c'etait ça dans le temps Baba Salem