Des cérémonies de recueillement viennent périodiquement raviver la mémoire de braves gens disparus en laissant de fabuleuses empreintes illustrant dignement de leur vivant un esprit combatif, une action patriotique, une distinction littéraire ou sportive, en somme, des marques d'un sceau indélébile que la moralité réinvoque par nécessité et reconnaissance à des figures emblématiques. A l'opposé de ces considérations humaines témoignées pour certains par préservation de l'éthique en mettant en valeur leurs exploits respectifs, nombre de modestes citoyens sombrent totalement dans l'oubli aussitôt après leur enfouissement et une compassion momentanée pour avoir été comme tout le monde, noyés dans la foule en dépit de leur statut social de sommité intellectuelle et dirigeante. Parmi ces Gentleman suscitant jusqu'alors de l'admiration et méritant beaucoup de respect, notre conscience nous enjoint aujourd'hui à rendre hommage et se rappeler par une pensée particulière à une camaraderie perdue d'une personne de caractère bcbg qui nous est très chère et avec laquelle nous avions par le passé partagé un moment d'enfance au lycée M.Feroukhi et au-delà au rythme de la vie sociale. L'annonce tragique en effet de la disparition de notre ami en ce jour du 09 Février 1999 était synonyme d'accablement psychologique avant qu'on ne se ressaisisse humainement en acceptant le sort attendu par le commun des mortels. Nous gardons toujours en nous le vague souvenir d'une silhouette arpentant ado les couloirs de l'établissement, troquant en qualité d'interne, tantôt une blouse blanche, tantôt une grise, des yeux perçants flairant l'intelligence, le sourire au coin des lèvres, accordant une vive attention aux cours, bon tchatcheur défendant ardemment ses principes parmi les groupes d'élèves, un penchant significatif pour l'humour, sifflotant par moment et fredonnant des ritournelles bédouines rimées et rythmées au son de la flûte traditionnelle.
Il avait à cœur de réussir ses études et visait continuellement l'excellence dont la corporation ne pouvait cacher sa satisfaction des progrès constatés et réalisés par le brillant élève, en maths et en physique, quasi-imbattable et râleur parfois de ne pas décrocher le sésame (la note totale). Copain de table, un jour à la remise des copies d'une compo française avec une note moyenne attribuée pour tous les deux, il me toisa d'un regard irascible avant de me lancer, pourquoi tu n'apprends pas la dictée? Je répondis sans réfléchir que ça ne s'apprend pas. La réponse nous est affirmée par des profs qui nous attestèrent que le meilleur moyen de maîtriser les secrets de la rédaction se trouve dans la lecture. Depuis ce moment là, toute notre attention fut focalisée sur ce but en raflant tout ce qui passe sous nos yeux, les fables, la bande dessinée, les revues, la presse, et progressivement jusqu'aux romans policiers, un passage obligé sans limites pour percevoir clairement le champ lexical et la syntaxe de base.
Séparés par l'orientation du système en place, chacun s'y retrouva dans un chemin différend pour bâtir son propre avenir. Il continua de son coté, sans trop de peines son parcours scolaire et devint un ingénieur tout fier de sa personnalité forgée par l'inépuisable volonté dont nous pouvons apporter le sincère témoignage. Homme courtois, bienveillant, sympathique toujours au contact de la base qui la vu naître, il incarnait le responsable intègre qui voulait rendre service à son pays en s'envolant pour les Etats-Unis poursuivre ses études techniques et débarquer ensuite au bled en compagnie d'une américaine, Yes. Une expérience sociale qui n'a pu pour des raisons personnelles s'étaler dans le temps. Devenant prof sur les lieux même de sa tendre jeunesse où il s'est formé, il affina au cours de cette nouvelle fonction son intimité avec une élève américaine locale, ils connurent tous deux les meilleurs moments d'un plaisir intense, d'une vie sublime en changeant de job pour présider aux destinées d'une unité économique de production en qualité de PDG. En lui rendant visite quelque fois dans son bureau, nous évoquâmes souvent le passé de lycéens sans signe de grandeur en se laissant choir sur le fauteuil le visage radieux et le rire aux éclats à chaque mot prononcé. Sportif qu'il était, on se croisait sur les pistes du stade dans les séances de footing, transpirant, il appréciait en marge de son labeur stressant, la forme physique et l'entretien de son organisme en grillant l'excès. Dans un dernier aveu qu'il me confia une semaine avant de nous quitter, la vie ne vaut rien, on est là entrain de bavarder, demain on ne le sera plus, l'âme montera au ciel et chacun sera jugé selon ses actions. A ses proches, à sa douce et gentille héritière Lolita en qui nous avons la plus grande estime, soyez fiers d'une pareille stature véhiculant l'exemplarité d'une espèce rare, consciente, accrochée à la vie modeste et sachant garder les pieds sur terre. Mélomane qu'il était de l'Andalou et adhérent à l'association Zyria comme parent d'élève, cette composante artistique pourrait bien nous surprendre par organiser un hommage méritoire en son honneur. Repose en paix Mohamed, tes amis en auront toujours une respectueuse pensée en se rappelant de tous ces souvenirs, garderont sans faille une image fidèle de toi et ne sauront t'oublier.
1. 21/05/2012
Oh la la ! il était ('allah yarhmou) avec moi en 3° au lycée, c'était un homme comme l'a si bien décrit (Ahmed Mahroug) que je salue au passage, un homme doué d'une intelligence incomparable. Je me rappelle lorsqu'il arborait les couloirs en tenant son cartable à la manière d'un bendir en chantant du bédouin et ( Ya diwane essalhine). Ina lillah wa inna ilayhi radji3ine.
2. 06/04/2012
une semaine avant sa mort ,moha el-maricaine (comme on l'appelé à djendel)et moi avions mangé ensemble à "dar eddhiaf' et il m'a fait savoir qu'il allait quitter la société publique, qu'il dirigeait pour ouvrir une pizzéria à alger .
3. 22/03/2012
bonjour .mohamed était un homme de qualité et de compétance ;que ce soit au village tout jeune ,au lycée,aux usa ou à son boulot .on a vecu pas mal de batailles professionnelles ensemble .et tous les deux, on les a toutes gagnées ! à la dernière ,celle-la divine; il était seul dans sa douche ;il était parti sans nous dire adieu ! Allah yarhmou .merci à mohamed midjou pour cette pensée
4. 03/03/2012
ALLAH Yarhmou moh c'était un homme très généreux simple et coriace la vie très courte hier on était 03/03/1970 aujourd’hui on est le 03/03/2012 42 ans sont passés .une anecdote qui s'est déroulé au lycée ferroukhi en1967 juin examen du BEPC. Fredj kouider s'est accroché avec un des frère boucebssi (Djamel ) allah yarhmou le lendemain il vit deux boucebssi (jumeaux) mais il ne savait pas avec qui il s'est disputé la veuille .
5. 21/03/2011
c'est vrai ahmed, mohamed allahyarhamou était un homme intelligent affable et genereux un vrai glagli quoi
6. 04/02/2011
Des êtres chers à chacun de nous quittent ce monde,ainsi va la vie,ainsi en a voulu le destin(SOUNET ALLAHI FI KHALKIH).
De Moha,en voisin proche je garderai de lui ce souvenir d'enfance qui nous a réuni et vu grandir tout au long de notre age.
D'une simplicité sans égale avec son franc parler et ce rire propre à lui qu'il vous lance en signe d'une retrouvaille vous laissent à admirer ses gestes harmonieux qui font de lui cette personne rare qu'on se lie d'amitié avec.
Repose en paix Moha,ceux qui t'ont connu auront toujours une pensée pour toi.
Merci Monsieur MED MIDJOU
7. 02/02/2011
j'ai trés bienconnu ce gentlean. Et vous avez raison de l'interpeler par " Mister". Un généreux homme que la nature a doté d'une intelligence inouie. Un homme , paysan ; dans toutes ses facettes . Fils de Djendel . descendant des tribus , dignes et fier. Il apassé toute ses classes de lycée avec moi .. On était comme chat et souris, compétiteurs dans les savoir et l'amitié. Une perte cruelle et injuste. Il venait juste de commencer à mordre la vie de bon coeur . Je n'oublierai jamais ce " Glagli". Que Dieu ait son ame .
1. Par cerise le 23/05/2012
bsr la fameuse ballustrade etait prohibeé meme pour nous les externes et comme les salles de cours ...
2. Par TALBI Samia le 23/05/2012
Bonsoir FARIDA,contente que tu aies réagi à la "balustrade",elle a marqué des générations et des générations ...
3. Par Farida le 23/05/2012
bonsoir samia . Vraiment pour une nostalgique ;tu fais le poids.La fameuse balustrade !!!!je m'en souviens ...
4. Par guessoum le 23/05/2012
salut ,sur que c'est hadj Remmali qui va trouver à Changarnier ou Vesoul ( Hadji rak m'khati tu m'as ...
5. Par TALBI Samia le 23/05/2012
A notre époque ,le fantome dans les dortoirs était présent pour aller se "ravitailler" dans les placards ...
6. Par pilouche59 le 23/05/2012
bonjour oulala je suis perdu !! entre les changement de nom de ville ou village heureusement que vous ...
7. Par bouzar bouzar le 23/05/2012
bsr mme NORIA je vous remerci d.avoir préter attention a mr BOUTAYEB il habite a oued chorfa ex barrage ...
8. Par Abdelkader Daoudi le 23/05/2012
Bonjour Cheikh Ayadi et M. Aziz, Je vous salue et vous remercie pour vos messages chaleureux. La ...
9. Par angelard michèle le 23/05/2012
Bonjour belle initiative, je vais faire tout mon possible pour vous retrouver, toutes celles qui ont ...
10. Par REMMALI le 23/05/2012
Bonjour Mr Pilouche ,voilà l'indice qu'on cherche c'est OUED ZEBOUDJ qui indique le lieu ,donc c'est ...