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Fêtes scolaires

De Chantal VINCENT

Photo miliana fete de l ecole 3« Cette photo a été prise à Miliana sans doute lors d’une fête de fin d’année à l’école primaire (je ne me souviens pas du nom de cette école). Peut-être que des femmes de ma génération se reconnaîtront ? Je pense (mais je n’en suis pas certaine) que cette photo a été prise en 1957 … 1958 ?) avant mon passage au Lycée Alphonse Daudet (aujourd’hui Lycée Mohamed Abdou). Les personnes qui se trouvent sur cette photo doivent avoir aujourd’hui, comme moi, 65 ans (un an de plus ou de moins … ?). Je suis l’écolière qui se trouve au centre de cette photo en premier plan sur la scène. J’avoue ne pas me souvenir du nom des autres élèves. Si certaines se reconnaissent, merci de me contacter. Peut-être aurons-nous des souvenirs à échanger ? »  

Chantal VINCENT

Publié le 19/11/2012

Commentaires (29)

Chantal
  • 1. Chantal | 10/01/2013

Merci Khaled et Bradai pour la pertinence de vos propos que j'apprécie toujours. Bradai, j'ai éclaté de rire lorsque j'ai lu ce que vous disiez à propos d'une émission de télévision et, dans le même temps, je me suis demandé comment vous aviez pu savoir que j'appréciais tout particulièrement cette citation de Sacha Guitry concernant Mozart ! Mais, très vite, j'ai fait le rapprochement avec le texte très émouvant que vous aviez publié sur le site en décembre dernier et à la suite duquel j'avais laissé un message qui mentionnait, effectivement, cet acteur prolifique !

CHENGAB KHALED
  • 2. CHENGAB KHALED | 10/01/2013

LA HAINE ET LA RANCUNE,RIEN N'Y FAIT,DEPUIS LA NUIT DES TEMPS CES DEUX RESSENTIMENTS EMPOISONNENT L'HUMANITÉ SANS QU'ELLE N'AIT PU S'EN AFFRANCHIR TELLEMENT LEUR ANCRAGE DANS NOS MOEURS EST PROFOND.LES RELIGIONS,LES SCIENCES SOCIALES,LA SAGESSE POPULAIRE,ELLES ONT TOUTES ÉCHOUÉ DANS LEURS TENTATIVES A LES ERADIQUER DE NOS COMPORTEMENTS. NUL N'IGNORE QU'EN RUMINANT INLASSABLEMENT LA HAINE OU LA RANCUNE LIÉES A DES FAITS TRÉS ANCIENS,CELA FAIT DE NOUS DES PERSONNES TOURNÉ VERS LE PASSÉ.CA NOUS EMPÊCHE D'AVANCER DANS LA VIE. ET POURTANT UNE FOIS PASSÉ LE CONSENSUS SUR CETTE RAISONNABLE ANALYSE,VOILA QUE LES HAINES RECUITES A LA SAUCE RANCOEUR,LES RANCUNES INASSOUVIES REPRENNENT LE DESSUS.C'EST DANS NOTRE ADN,C'EST AINSI QUE NOUS A DOTÉ DAME NATURE.ON PEUT AUSSI BIEN MANIFESTER DE L'AMOUR DE LA MÊME MANIERE QU'ON PEUT NOURIR LA HAINE,AVOIR DE L'AVERSION POUR LES CHOSES,OU LES SUBLIMER ETC...CE SONT TOUTES CES CONTRADICTIONS QUI LABOURENT NOS ESPRITS, QUE LA RAISON GRANDE PRETRESSE NOUS RECOMMANDE DE GERER SANS PASSION.SOUVENT L'OEUVRE N'EST PAS FACILE MÊME EN FAISANT UN PROFOND TRAVAIL SUR SOI TELLEMENT LES TENTATIONS SONT TENACES.LE PARDON RESTE LA SEULE VOIE VERS L'APAISEMENT SI LA RAISON PAR SON TRIOMPHE SUR NOS EGOCENTRISMES ET NOS PULSIONS DEBRIDÉES ARRIVE A NOUS L'ARRACHER.

bradai
  • 3. bradai | 10/01/2013

Bonjour Chantal dans une des émissions "Question pour un champion "( ce soir là l’émission était consacrée entre élèves de lycée) la question posée au candidat d'un lycée fut "Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui" . j'ai de suite pensé à vous et je me suis dit Ah ! si Chantal y était présente parmi eux la réponse n'aurait point tardé à être vite trouvée .
la réponse a eu son mérite de son oh! oui oh !oui explosif de l'animateur à l'éleve.

Alors à notre sujet abordé je vous dis aussi ce : Oh!oui ..oh!oui comme le dit Julien Lepers à toute bonne question difficile exprimée.

Notre tempérament aidé d'une bonne réflexion peut nous emmener à nous corriger davantage dans le bien : voir cette vie mystérieuse encore plus belle qu'on veut atteindre le bout sans qu'on oublie qu'on a laissé dans notre passage des empruntes de pas qui font E notre histoire .

Chantal
  • 4. Chantal | 10/01/2013

Vous pointez du doigt Bradai toute la complexité de l'être humain : ne pas garder rancune. Qu'il s'agisse de violence éducative et/ou plus tardive, nous n'avons pas le choix que de nous débarrasser de cette rancune qui agit tel un poison dans notre organisme même si l'on peut admettre que certains soient plein de haine et qu'un long cheminement soit nécessaire pour arriver à s'en débarrasser. Ce n'est qu'à ce prix cependant que nous pouvons évoluer vers une vie harmonieuse.

bradai
  • 5. bradai | 09/01/2013

Oui Khaled ce ne sont pour nous actuellement que des clichés en noir et blanc enfouis en notre mémoire qui n'ont pu être effacer et que nous essayons maintenant de récupérer de temps à autre quelques fragments pour nous rappeler un souvenir qui nous a marqué sans pour autant garder rancune .Tout ça nous a aidé à comprendre encore plus ce chemin de la vie qui était pour nous gamins de ce temps : l'inconnu.

Chantal
  • 6. Chantal | 09/01/2013

Merci Khaled pour cette précision dont je ne doutais pas mais que je trouve néanmoins "rassurante" !

CHENGAB KHALED
  • 7. CHENGAB KHALED | 09/01/2013

CHANTAL,SI L'ON EN PARLE AUJOURD'HUI DE CE SUJET DANS LA FOULÉE D'ATTITUDES DISCRIMINATOIRES QUE TU EVOQUAIS AVEC LOUISA,CE N'EST PAS DU TOUT POUR APPORTER UNE CAUTION QUELCONQUE A CES MESURES COERCITIVES DEBILITANTES,AU CONTRAIRE C'EST JUSTE LE REVEIL DE QUELQUES SOUVENIRS QUELQUE PEU DOULOUREUX (PHYSIQUEMENT S'ENTEND).QUANT A L'INTERNATIONNALISATION DE CE PHENOMENE,ELLE EST DE FAIT ET DEPLORABLE.CE N'EST UN SECRET POUR PERSONNE QUE SOUS D'AUTRES CIEUX ELLES PERDURENT ET QUE LES MENTALITÉS RESISTENT A SE PREOCCUPER DU SORT DE L'ENFANT.EN PARLER N'EST PAS ACCORDER UN SATISFECIT A CES HORREURS.

CHENGAB KHALED
  • 8. CHENGAB KHALED | 09/01/2013

AH MONSIEUR BRADAI,LA REGLE QUI VIENT ATTERIR AVEC UNE VIOLENCE INOUIE SUR LES BOUTS DES DOIGTS QU'ON PEINE A REUNIR TELLEMENT ON EST TERRORISÉ.CE N'EST PAS PAR HASARD SI CETTE PARTIE DU CORPS EST CHOISIE.C'EST LA AU BOUT DE CES PETITS DOIGTS QU'UNE FORTE CONCENTRATION DE NERFS SENSITIFS SE LOGE ET QUI VOUS ELECTRIFIE A CHAQUE COUP RECU.IL Y AVAIT BIEN D'AUTRES METHODES COMME AU PIQUET SUR LA POINTE DES PIEDS OU A GENOUX AVEC UNE PETITE PIERRE SOUS LE GENOU ET SURTOUT SOUS LE REGARD MÖQUEUR OU COMPATISSANT DES AUTRES,EN FONCTION DU CLAN OU DU MILIEU SOCIAL AUQUEL VOUS APPARTENEZ,ET J'EN PASSE ET DES MEILLEURS.J'APPRENDS PAR NOTRE AMI BENCHAIB LARBI QUE DE NOS JOURS C'EST SUR LA TÊTE QUE L'INSTIT DIRIGE SON BATON.JE COMPRENDS UN PEU MIEUX POURQUOI NOS ELEVES SORTENT COMPLETEMENT DEBOUSSOLÉS DE L'ECOLE.LOL.

Chantal
  • 9. Chantal | 09/01/2013

Khaled, Abdelkader, Bradai et les autres ... c'est un fait ... la plupart ont survécu aux sévices corporelles mais, je pense que vous serez d'accord avec moi, cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille faire l'apologie de la violence éducative. D'autant plus que ce mode d'éducation n'appartient pas à une nation et/ou à une culture mais qu'il est, malheureusement, international.

CHENGAB KHALED
  • 10. CHENGAB KHALED | 08/01/2013

VOILA ENFIN QUELQU'UN AVEC QUI J'AI FAIT L'ÉCOLE CORANIQUE.BONSOIR LARBI,C'EST VRAI QUE CA NE POUVAIT ÊTRE DE L'HUMILIATION DANS L'ESPRIT DE CHEIKH HIDA ALLAH YARHMOU,SA SAGESSE N'EST PLUS A DÉMONTRER.MAIS CE N'ETAIT PAS UNE RECOMPENSE NON PLUS.C'ETAIT UNE PUNITION EN PUBLIC ET AUX YEUX DE CEUX QUI LA SUBISSAIENT,ELLE POUVAIT A RAISON PRENDRE LA FORME D'UNE HUMILIATION.MAIS COMME JE L'AI DÉJA DIT MON AMI,ON A SURVÉCU.LA PREUVE ON EN PARLE AUJOURD'HUI.

bradai
  • 11. bradai | 08/01/2013

juste après l’indépendance on etait encore jeune on ne savait où aller,nos parents ont préféré nous caser chez un taleb qu'on devait payer avec quelques sous de l’époque en plus du couffin bien garni après chaque "khetma d'un hisb" le lieu ou il nous enseigné était une vieille habitation abandonnée.On etait obligé d'apprendre vite le "HISB" sinon il nous couterait de gouter à la falaka . La "CHOSE" avait qui il frappait n’était nullement un bâton loin de là mais une tige de branche d'olivier bien mince au bout et croyez moi elle faisait bien mal sur nos paumes de pied .
Et parfois si on résistait pour ne pas pleurer c'est pour montrer un peu notre courage à ceux qui vont suivre.
Pour les corrections de l'ecole.

je me rappelle d'un instituteur à l’école Jules Ferry d'el khemis où chaque matin avant le cours il nous faisait l'inspection des mains .Et chaque main sale devait subir d'une regle en bois massif cinq coups sur les doigts joints. et une fois apres un devoir à la maison j'avais eu de l'encre rouge de cette bouteille watherman que malgre j'ai si bien lavé mes mains que je me suis presenté avec les taches bien visibles.
J'ai subi cette correction de la regle et en ce moment j'ai preferé la falaka au lieu des coups de la regle.

la douleur se faisait sentir à partir des ongles et celà nous obligeait à verifier chaque matin la longueur de nos ongles qui depassaient nos bouts de chair des doigts.
Vous vous etonnez je crois. Je vais vous le dire . Apres la falaka on peut s'assoir et faire reposer nos pieds à la douleur subie, mais pour les coups de la regle nos doigts ne pouvaient même tenir un crayon pour ecrire et on etait contraint de les mettre entre nos genoux pour alléger notre souffrance.
C'etait un temps ,une epoque qu'on evoque maintenant et pour la FALAKA comme Mr Khaled je ne peux m'avancer de dire davantage autant que lui.

Benchaib Larbi ( Abdelkader )
  • 12. Benchaib Larbi ( Abdelkader ) | 08/01/2013

salam à tout le monde , salut Khaled , les écoles coraniques existent toujours , pour la falaka ,je te rappelle cheikh Hida allah yarahmou ,on était " bien servi " à l'époque et puis cette correction qui consiste à recevoir quelques coups de bâton sur la plante des pieds n'a jamais été considérée comme une humiliation , c'était mille fois mieux que les coups de bâtons sur la tête servis par nos présumés instituteurs pédagogues d'aujourd'hui .

Chantal
  • 13. Chantal | 07/01/2013

Merci Khaled d'une part, d'avoir satisfait ma curiosité intellectuelle, d'autre part, de m'avoir apporté la confirmation de ce que je pensais mais dont je n'avais évidemment pas la certitude compte tenu de mes connaissances très limitées de la religion musulmane.

CHENGAB KHALED
  • 14. CHENGAB KHALED | 07/01/2013

CHANTAL,BIEN QUE JE NE SOIS PAS LA PERSONNE LA MIEUX INDIQUÉE POUR REPONDRE A CES QUESTIONS ,JE VAIS ME LIVRER A CET EXERCICE QUAND MÊME.JE PENSE QUE D'UNE MANIERE GÉNÉRALE TOUT CE QUI SE RAPPORTE A LA VIOLENCE QUELQUE SOIT SA NATURE EST DU FAIT DES HOMMES ET UNIQUEMENT EUX.LE RECOURS AUX SAINTES ECRITURES POUR LA JUSTIFIER PARTICIPE DE CETTE TROMPERIE INTELLECTUELLE QUI CONSISTE A JUSTIFIER L'INJUSTIFIABLE AU NOM DE LA PAROLE DIVINE.POUR CE QUI EST DE SAVOIR SI LA PRATIQUE DE LA FALAKA EXISTE TJRS,JE NE PEUX HÉLAS TE REPONDRE.JE NE SAIS MÊME PAS SI LES ECOLES CORANIQUES EXISTENT TJRS.MAIS MON PETIT DOIGT ME DIT QU'ELLE A DISPARUE.SINON AVEC LES MOYENS DE COMMUNICATIONS ACTUELS ON AURAIT VITE VU QUELQUES UNES DE CES SEANCES TOURNER EN BOUCLE SUR LA TOILE.

Chantal
  • 15. Chantal | 07/01/2013

Ma question peut paraître stupide Khaled mais je la pose quand même ... J'ignorais ce qu'était "La Falaka". Ma question est la suivante : cette "pratique" a t-elle été totalement abandonnée ? Par ailleurs, existe t-il dans le coran des versets qui traitent, de près ou de loin, de cette pratique ou est-ce une invention des "hommes" (au sens "générique" du terme bien entendu) ? Merci pour la réponse.

CHENGAB KHALED
  • 16. CHENGAB KHALED | 07/01/2013

CHANTAL,LA SOCIÉTÉ FONCTIONNAIT SELON DES NORMES QU'ELLES S'ETAIT FIXÉES ELLE MÊME,D'OU LA REPRODUCTION DES MÊMES EFFETS.CE NORMATIVISME SOCIÉTAL AVAIT FORCE DE REGLE DE FONCTIONNEMENT ET NE CHOQUAIT GUÉRE,ENFIN EXCEPTION FAITE DE CELLES ET CEUX QUI LE SUBISSAIENT.AILLEURS MAI 68 A FAIT DISPARAITRE CES METHODES HERITÉES DE LA TROISIEME REPUBLIQUE,CHEZ N
OUS L'EVOLUTION DES MENTALITÉS A EU RAISON PROGRESSIVEMENT DE CES PRATIQUES QU'ON RETROUVAIT AUSSI A L'ECOLE CORANIQUE SOUS LA FORME DE SEVICE CORPOREL (LA FALAKA) DES COUPS DE BATON QU'ON RECEVAIT SUR LA PLANTE DES PIEDS PAR LE NERVI DE L'IMMAM QUI METTAIT UN ZÉLE PARTICULIER DANS LA TÂCHE .A VOUS FAIRE RAMPER UNE FOIS PASSÉ CE SALE QUART D'HEURE.

OUI ZOULIKHA,EN EFFET IL Y AVAIT AUSSI LE BONNET D'ÂNE MAIS JE NE ME RAPPELE PAS L'AVOIR VU A L'ÉCOLE PRIMAIRE DE GARCONS.DISONS QUE LES METHODES ETAIENT BEAUCOUP PLUS HARD DANS CES ETABLISSEMENTS.DANS LE CAS DE CETTE JEUNE FILLE LIVRÉE EN PATÛRE AUX MOQUERIES A L'EXTERIEUR DE L'ÉCOLE.TOUT LAISSE CROIRE QUE LES INSTITS PRENAIENT UN MALIN PLAISIR A INFLIGER PAREILLES HUMILIATIONS.MAIS BON IL FAUT CONTEXTUALISER,L'ÉPOQUE S'Y PRETAIT.

zoulikha
  • 17. zoulikha | 07/01/2013

Khaled il n'y avait pas simplement l'ardoise et le bonnet D'ANE vous l'aviez oublié, au fond de la classe, debout .je me rapele une fois a l'ecole Etiene Dinet la maitresse a fait porté le bonnet d'ane meme ds le rue a une eleve

Chantal
  • 18. Chantal | 06/01/2013

C'est justement cela que je trouve terrifiant Khaled c'est que ... moi aussi ... je croyais que c'était "normal" à cette époque-là !! En ce qui concerne les "tortionnaires" toutes les études le prouvent aujourd'hui, des personnes qui maltraitent sont des personnes qui ont été maltraitées dans leur enfance. Heureusement, tout le monde ne reproduit pas ce "schéma" de maltraitance mais il y a néanmoins encore bien des tabous à lever dans ce domaine et, notamment, celui de "faire croire" à l'enfant que s'il est "corrigé" (par les coups et/ou les humiliations") c'est ... "pour son bien". Quelle infamie !

CHENGAB KHALED
  • 19. CHENGAB KHALED | 06/01/2013

CHANTAL,J'AI PEUT-ÊTRE UN PEU FORCÉ SUR LE TRAIT,MAIS CE N'ETAIT PAS AUSSI TRAUMATISANT QUE CELA.D'AILLEURS A CES "TORTIONNAIRES" POUR QUI AVEC LE RECUL ON PEUT AVOIR DE LA PITIÉ TELLEMENT LEURS PROFESSIONNALISME ETAIT LIMITE, ON LEUR RENDAIT BIEN BIEN LA MONNAIE DE LEURS PIECES ET CROIS MOI ON ETAIT PAS A COURT D'IDÉES.COMME JE LE DISAIS TOUT CECI FAISAIT PARTIE D'UN ENSEMBLE DE CHOSES QUI PARAISSAIENT A CETTE ÉPOQUE TOUT A FAIT NORMALES ET QUI NE LE SONT PLUS DE NOS JOURS DIEU MERCI.

Chantal
  • 20. Chantal | 06/01/2013

Oui. Khaled. On a survécu. On pourrait même dire que les humiliations nous ont appris (selon le terme consacré par Boris Cyrulnik) : la "résilience". Mais, avouez ... qu'on s'en serait bien passé ... Pour moi, en tout cas, c'est certain ... lol !!

Chantal
  • 21. Chantal | 06/01/2013

Bon ... je constate Bouchama que je n'ai pas été seule à subir des humiliations à l'école ! Ce qui me laisse à penser ... avec le recul ... que je n'étais peut-être pas si nulle que ça ... MDR !! Non, je n'avais pas de queue de cheval. Comme tu peux le constater sur la photo de cette fête scolaire, j'avais les cheveux noirs, frisés et mi-longs. Aujourd'hui, ils sont ondulés plus que frisés et très courts (beaucoup plus pratique pour la course à pied !).

CHENGAB KHALED
  • 22. CHENGAB KHALED | 06/01/2013

CES BRIMADES ET HUMILIATIONS,OUTRAGE A LA PEDAGOGIE ONT MALHEUREUSEMENT SURVECUES A L'ÉRE COLONIALE PUISQU'ON LES RETROUVE PENDANT LES PREMIERES ANNÉES DE L'INDEPENDANCE.ELLES ETAIENT PRATIQUÉES PAR DES INSTITUTEURS ENGAGÉS A LA VA VITE ET SANS AUCUNE FORMATION PEDAGOGIQUE.L'UNE D'ELLES ET LA PLUS REPANDUE,ETAIT D'ECRIRE SUR UNE ARDOISE "JE SUIS UN ÂNE" ET DE FAIRE LE TOUR DES CLASSES AVEC.D'AUTRES METHODES BEAUCOUP PLUS MUSCLÉES SONT ARRIVÉES DANS LES BAGAGES DES ENSEIGNANTS MOYEN ORIENTAUX.IL Y A EU DES CAS TRISTEMENT CELEBRES D'ARRACHAGE DU LOBE DE L'OREILLE.IL FAUT DIRE AUSSI QUE LA MENTALITÉ DE L'ÉPOQUE S'ACCOMMODAIT DE CES SEVICES INFLIGÉES A L'ENFANCE.CERTAINS SE RAPPELERONT AUSSI QUE LE LYCÉE NE TRANCHAIT PAS DU QUOTIDIEN DES ELEVES DU PRIMAIRE.LES MÊMES RECOURS AUX MAINS EXISTAIENT DANS CETTE INSTITUTION,A LA DIFFERENCE QU'ON A JAMAIS VU UN COOPERANT TECHNIQUE COMME ON LES APPELAIT A L'ÉPOQUE (PROFS FRANCAIS) LEVER LA MAIN SUR UN ELEVE.C'ETAIT SURTOUT LES ORIENTAUX ET LES SURVEILLANTS.DEUX APPROCHES PEDAGOGIQUES .....TRÉS ELOIGNÉES L'UNE DE L'AUTRE...... ENFIN ON A SURVECU.

bouchama
  • 23. bouchama | 06/01/2013

à CHANTAL ,je me rappelle tres bien de cette methode d'humiliation de l'epoque pour punir les eleves.je n'ai pas eu de cahier epingle dans le dos lors de la recreation mais en CM2 injustement j'ai ete mise au piquet et maltraitee par un maitre d'arabe mr benblidia qui fraichement debarque à l'ecole française( pour une politique d'integration)voulait certainement montrer qu'il ne faisait pas de nationalisme???Ou voulait plaire à la directrice. que dieu ait son ame ,c'est la fille de 10 ans qui parle.avez tu une queue de cheval???RIRES

Chantal
  • 24. Chantal | 06/01/2013

Bonjour Bouchama. Quelle mémoire !! Je suis admirative !! Je ne me souviens ni d'une "Josette" qui était première de la classe, ni du nom de cette Directrice Madame Bigeard ! Je me souviens par contre de mes résultats lamentables en calcul (je devais avoir 7 ans ? 8 ans ?) et de cette institutrice qui m'avait épinglé mon cahier dans le dos (juste avant d'aller en récréation) afin que je puisse montrer à tous combien j'étais minable en calcul ... La psychologie n'était pas le point fort des enseignants de l'époque ... pas même la psychologie du bon sens ... Résultat : à 65 ans, je suis toujours aussi nulle en calcul mental ! MDR ! Si je ris aujourd'hui des "méthodes pédagogiques" de l'époque, je dois bien avouer que j'ai été marquée par cette honte d'avoir dû "m'exposer" aux yeux de tous dans cette cour de récréation avec ce cahier qui révélait mon incompétence !! Par contre, je ne me souviens pas du tout d'avoir été ridiculisée par mes copines de classe. J'ai plutôt le souvenir qu'elles semblaient se dire : "je ne voudrais pas être à sa place". Je ne sais pas si d'autres élèves se souviennent de cette institutrice ?

Bouchama
  • 25. Bouchama | 05/01/2013

chère Chantal il y avait une Chantal dans ma classe copine de Josette première de la classe. CM2 avec Mme Bigeard directrice et maîtresse du CM2. La scène se trouvait à l école saint jean. À très bientôt.

Chantal
  • 26. Chantal | 29/11/2012

Bonjour Khaled. Le début de votre message m'a bien fait rire. Mais, plus sérieusement, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites ensuite. J'ajouterais néanmoins qu'il n'est pas négatif du tout de parler des émotions que nous avons pu ressentir à cette époque-là en tant que françaises et algériennes. Cela n'augure aucun conflit bien au contraire ! Je pense même que c'est une preuve de confiance de la part des anciennes élèves de me dire ce qu'elles ont pensé et ressenti dans cette Algérie colonisée. Même si (comme me l'a écrit récemment et très joliment un internaute du site) : " ... il faut avancer dans le temps en tournant la page sans la déchirer ...".

CHENGAB KHALED
  • 27. CHENGAB KHALED | 29/11/2012

HOU LA LES FILLES EXHUMENT DE VIEILLES QUERELLES DE RÉCRÉATION.J'ÉSPERE QUE CELA NE SE FINIRA PAS EN CRÊPAGE DE CHIGNONS DANS LA COUR DE ABDOU LE 1er MAI 2013( JE RIGOLE).NON SANS BLAGUE,VOUS NE PENSEZ PAS QUE L'ÉVOCATION DE DISPARITÉS OU MÊME DE CERTAINES INJUSTICES DE L'ÉPOQUE POURRAIENT POLLUER L'ESPRIT MÊME DE CETTE RENCONTRE?CE QUI S'EST PASSÉ APPARTIENT AU PASSÉ,ET LE BUT DES RETROUVAILLES ETENDUES JUSQU'A CETTE ÉPOQUE DEVRAIT SURTOUT ÊTRE L'OCCASION POUR CERTAINES DE RENOUER AVEC LEUR HISTOIRE DEBARASSÉE DE TOUT SENTIMENT DE CULPABILITÉ A L'ENDROIT MÊME OU ELLES L'ONT LAISSÉ VOILA CINQUANTE ANS.LES ENFANTS QU'ILS ÉTAIENT NE PEUVENT ÊTRE COMPTABLES DES CONVULSIONS DE LA GUERRE D'ALGERIE,DE MÊME QUE TOUS LES PIEDS NOIRS NE PEUVENT ÊTRE ASSIMILÉS AUX ACTIVISTES DE L'OAS.IL EXISTE AUSSI DE TRES BELLES HISTOIRES DE GENEROSITÉ,D'ENTENTE ET DE SOLIDARITÉ ENTRE LES DEUX COMMUNAUTÉS QUE LES AFFRES DE LA GUERRE ONT TOUT FAIT POUR DRESSER L'UNE CONTRE L'AUTRE.

Chantal
  • 28. Chantal | 23/11/2012

Merci Bouchama pour ton message et les précisions que tu m'apportes ... que j'ignorais totalement ! Quelle horreur d'exclure des enfants d'une même école à la participation d'une fête pour des raisons de nationalité et/ou religion !! Au cours des 15 années que j'ai passées en Algérie, j'ai malheureusement pu constater les injustices dont le peuple algérien a été victime mais, trop introvertie, je ne disais rien. J'en souffrais en silence. Et c'est sans doute la raison pour laquelle - consciemment ou inconsciemment - j'ai tant tardé à envisager un retour en Algérie et à Miliana plus précisément. Le pas sera franchi le 1er mai prochain et je me réjouis de retrouver mes camarades de classe et tous les autres. Aujourd'hui, je peux m'exprimer et je ne m'en prive pas ! Mon fils me disait d'ailleurs récemment en riant : "tu ne parlais pas étant enfant mais tu t'es bien rattrapé depuis". Ce qui a fait éclater de rire mes enfants et petits-enfants réunis ce jour-là ! A 65 ans, je suis toujours aussi révoltée que je l'étais étant enfant lorsque je constate des injustices mais, aujourd'hui, je "dis" les choses que cela plaise ou non. La "loi du silence" n'est plus tolérable. Le Pasteur Niemöller (mort à Dachau) l'exprimait à sa manière : "Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai rien dit puisque je n'étais pas catholique. Puis, ils sont venus me chercher, et il n'y avait plus personne pour protester" ...

bouchama
  • 29. bouchama | 22/11/2012

merci chantal pour la photo et je suis de celles qui se souviennent de cette fete.j'ai une petite remarque à faire ,les belles fetes se passaient à l'ecole française c'est à dire à saint jean pour les filles .et les quelques filles arabes comme moi qui frequentaient cette ecole n'etaient jamais choisies pour participer .malheureusement petite fille un peu intelligente je l'ai vite compris et je rajoute qu'il y a eu un numero avec des poupees dans leurs boites et interieurement dans ma cervelle je me suis dit jamais tu seras choisie car la poupee ne peut etre que blonde aux yeux bleues.
il s'agit d'un detail de l'histoire. je te salue chantal et on t'attend pour le premir mai

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