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Retour dans mes Souvenirs

Idir/ a vava inouva

Triste de voir partir un des témoins de notre adolescence. Une icône de la musique algérienne aux chansons éternelles.

Au revoir l'Artiste !

Commentaires (11)

Chantal
Bradaï … tu m'as fait mourir de rire !!!!

Boussa Kbira à GM et à toi aussi !

Belle journée à toutes et à tous !

Bradai
  • 2. Bradai | 07/05/2020
Merci Chantal ,de m'avoir mis les deux points sur "I" , (Rire) chose que j'ai toujours negligé par mon ignorance. Alors dés que j'ai vu que c'est possible ,je me suis precipité au clavier pour ecrire " comment faire pour mettre non pas un mais deux points sur un I et ce pour les avoir sur le i de mon nom ".
La reponse est venu sans tarder.Elle me dit Monsieur
Appuyez simultanément sur les touches ↑ Shift + ^
Relâchez.
Appuyez ensuite sur la lettre i.

c'est tout bonnement ce que j'ai fait . Mais "Wallou" rien ne s"est produit
.Je suis allé une deuxieme fois à mon clavier . Pour écrire cette fois ,c'est impossible j'ai maintes fois essayé . Y a t il une autre mehode ,autre que celle-ci ,je tiens à vous dire qu'elle a donné un resultat à quelqu'un , mais elle parait trop difficile pour moi à l'appliquer

On me repond ,on regrette monsieur il n'y a que celle utilisée par une Dame au nom de Chantal .Allez voir ou prenez donc contact avec cette Chantal c'est elle qui possede le code.
j'ai ecrit un autre message "la Dame en question au nom de Chantal c'est GM qui la connait, ,moi je n'ai entendu parler d'elle que dans des retrouvailles .
MAIS d'apres mes recherches ,elle habite bien loin de moi et tous les vols vers elle sont suspendus .Essayez de voir une autre astuce ou quelque chose pour moi.
On me repond par "Niet.. Niet джентльмен ,un mot qui vient parés niet que je n'ai pas bien compris aussi.

c'est ce qui m'oblige à chercher l'explication de ce mot encore .
On me repond encore , notre logiciel est en français , adressez vous aux russes ,ils vous repondront peut etre à votre probleme.
J'ai eu peur de deranger les russes ,si ce n'est pas encore les chinois pour un petit point sur mon nom.
Alors je te demande est ce possible Chantal si ça ne te derange nullement si à chaque fois que tu vois mon nom sans les deux points sur le I tu me "corriges" ( et là corrigé c'est au figuré pas au sens propre ) du mot ça me ferait grand plaisir de le voir comme tu l'as si bien corrigé. Gm ,me disait toujours que nous avions deux points sur ce I et que moi comme étourdi je l'ai perdu ..

Je t'acherai de dire à GM ,que Chantal va faire dorénavant le nécessaire qu'il faut pour nous.
Merci Chantal et bonne fin de soirée à toi aussi.
Chantal
Merci Bradaï de nous avoir fait partager cet excellent article de Nadjia Bouzeghrane qui reflète tellement bien la personnalité si attachante d'Idir !

Bonne fin de journée à toutes et à tous !
Bradai
  • 4. Bradai | 05/05/2020
Article paru sur le quotidien "El Watan"
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Nadjia Bouzeghrane
05 mai 2020 à 9 h 45 min
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Idir : «Le seul symbole qui puisse exister, c’est le peuple»


Avec la pudeur, la retenue et la modestie qui le caractérisaient, mais d’un ton ferme, Idir parlait avec «les mots du cœur» de ce qui le touchait profondément : le déni de la langue et de la culture amazighes, la dimension amazighe de l’Algérie. Tout en refusant de se considérer ou d’en être présenté comme un porte-parole ou un porte-drapeau.
J’ai toujours dit que je n’étais le porte-parole de personne. Et comme dans mon parcours je n’ai jamais triché sur ce que je faisais, des gens me disent qu’ils comptent sur moi.
J’ai mes idées, si ces idées sont dans le sillage de la pensée d’un plus grand nombre, tant mieux, mais je ne voudrai surtout pas m’entendre dire »De quoi tu te mêles ? Tu ne vis pas la même chose que les autres »», nous disait-il dans une interview publiée par El Watan en date du 27 mai 2001 au moment des événements qui avaient ensanglanté la Kabylie.
Et il ajoutait : «Ce qui est vrai, je n’ai pas le même mode de vie que ces jeunes qui manifestent, mais s’ils me demandent, eux, de m’exprimer, je ne refuserai pas. Je ne veux être ni symbole ni porte-parole, le seul symbole qui puisse exister, c’est le peuple. C’est le peuple qui fait l’Histoire. Je ne crois pas en l’idée d’un chef, il faudrait un homme avec un charisme énorme.»
Ou, «Je ne suis qu’un simple citoyen, je ne me donne pas de grande dimension», nous confiait Idir dans une précédente interview, à deux mois de la sortie de son album chez Sony, IdentitéS (El Watan du 2 juillet 1999). Sur le même sujet : «J’essaie d’être dans la sérénité. Je suis conscient de mon identité. Je la connais…Elle me donne une certaine force et cela me permet de poser des questions.»
Avec des termes mesurés et réfléchis, il considérait (El Watan du 27 mai 2001) que «ce pouvoir doit partir, il a montré que depuis 1962, il n’a jamais été capable de faire face aux événements quand ils viennent du peuple. Le seul exploit qu’il a réussi à accomplir, c’est d’échouer» …«Le peuple est de plus en plus conscient, il a une dignité exemplaire, la manifestation de Tizi Ouzou l’a montré.» Les dirigeants «sentent que l’Algérie est en train de se faire sans eux, à partir de la base, et le jour arrivera, tôt ou tard, où le mouvement populaire les mettra dehors».
Pour Idir ce qui s’est passé en Kabylie au printemps 2001 «reflète la température de toute l’Algérie. Le mécontentement existe partout. A la faveur de l’étincelle identitaire, au départ, la population en Kabylie a logiquement conclu à des revendications de démocratie, de justice sociale, de libertés individuelles… Le jeune Massinissa a été tué dans un village kabyle, ce village a réagi. Massinissa, c’est tout un symbole de l’histoire de l’Algérie…
De tout temps, le pouvoir politique nous a pris pour des séparatistes, d’abord en voulant isoler les faits culturels, ensuite en voulant faire de nous des Algériens dans une Algérie moulée dans le creuset de l’idéologie, mais lorsqu’il s’agit d’affirmer notre identité, de vivre notre culture, c’est le déni… L’identité est fondamentale, car elle est le passage obligé vers d’autres concepts démocratiques».
Son album IdentitéS, associant des artistes d’origines, de langues et de styles différents comme le groupe Zebda, Geoffroy Oryema, Maxime le Forestier, Dar Ar Braz «induit outre l’échange, une notion de partage», caractéristiques propres à l’artiste. «C’est un espace à partager avec d’autres artistes exprimant chacun son identité propre. Il montre qu’on peut être différent et partager un espace commun, vivre ensemble. Cette expérience m’intéresse.
Que je le veuille ou non, je suis minoritaire dans un certain domaine dans mon propre pays et, ici, en France, je suis également minoritaire. Cela me permet de montrer que cette musique peut s’inscrire dans un espace plus large, qu’elle n’est pas figée ni fermée sur elle-même.
Le fait que d’autres artistes viennent à moi est une reconnaissance de ma culture, alors que d’autres univers plus proches de moi ne me reconnaissent pas. Cela fait des millénaires que ma culture existe, je suis Algérien, je ne sais pas être autre chose, mais bien que le pays soit indépendant depuis 1962, je ne suis pas reconnu en tant que partie intégrante de ce pays. C’est un malaise que je porte.» Peu importe la raison. (El Watan du 2 juillet 1999).
Idir a très peu chanté en Algérie.«Le fait d’aller en Algérie s’est peu à peu transformé en mythe. Je suis traversé par des sentiments contradictoires. Alors que ce pays m’habite, que je l’ai dans l’âme et dans le sang, il s’éloigne de plus en plus, car je ne l’enlace pas.
Après cet aspect émotionnel, il y a les événements, je suis tellement touché, proche de ce qui s’y passe, qu’il me semblait dérisoire d’aller pousser la chansonnette dans ce cadre. Mon rôle me paraît dérisoire par rapport à ce que vivent les gens. On me dit qu’un artiste peut apporter beaucoup de choses. Je le conçois, mais j’aimerais en être convaincu. Je ne peux pas me mettre derrière un micro sans penser aux drames du peuple algérien.
Pourtant, en France, je chante. C’est dire la contradiction dans laquelle je suis. Je l’assume mais je ne la contrôle pas… Et pourtant, je brûle de donner un superbe spectacle en Algérie», (El Watan du 3 juillet 1999).
Idir devait donner plusieurs concerts en Algérie en septembre 2001 mais il avait reporté cette tournée. «Je ne pourrai pas aller chanter en , alors que le sang de dizaines de jeunes n’a pas encore séché», nous avait-il dit à la faveur d’un concert au Zenith en hommage aux victimes de Kabylie et des autres régions d’Algérie (El Watan du 15 juillet 2001).
Et de considérer ce concert auquel avaient pris part de nombreux artistes algériens de tous horizons comme un «spectacle fédérateur, un moment fort de ferveur, de communion, de recueillement». Et, nous prenant à témoin : «Vous avez remarqué qu’il n’y avait aucune manifestation de sectarisme ou de violence verbale, mais de la fermeté dans les convictions.
Les milliers de personnes de tous âges, les familles qui étaient présentes reflètent les gens de là-bas dont nous sommes issus. Ce ne sont pas des gens violents.»

Paris
De notre bureau Nadjia Bouzeghrane
Chantal
Merci Aziz pour ce partage ! Bien évidemment, je ne connaissais pas Idir mais, par contre, au fil des années, à chaque fois que j'avais l'occasion de le voir à la télévision ou de l'entendre à la radio, j'étais toujours très sensibilisée par sa manière de chanter mais également, par sa manière de s'exprimer dans certains entretiens. Ce que tu dis de lui ne me surprend pas. Je dirais même que cela me conforte dans l'image que je me faisais de sa personnalité.

Bonne fin de journée à toutes et à tous.
Aziz Oudjida
  • 6. Aziz Oudjida | 05/05/2020
Idir mon bon ami, Allah Yarhmek oui Ouissaah Alik Inchallah,

J’ai bien connu Idir non sur le plan musical car je suis complètement ignare sur le sujet mais sur le plan universitaire. Idir ou je dirai Hamid entamait sa licence de Géologie/Géophysique quand moi je la terminai, ancienne fac du centre d’Alger en 1970. Plus tard, au service militaire, tous les deux affectés au Génie Militaire de Hussein Dey, moi je sortais, la quille et lui commençait. Et enfin à Paris, moi j’avais entamé depuis déjà 2 ou 3 années ma thèse avec l’IFP et lui commençait la sienne avec l’École des Mines, tous deux à Paris VI, Université des Sciences, Pierre et Marie Curie, Jussieu.

Une vingtaine d’années plus tard, j’étais en poste à Londres avec BP et j’ai vu son nom sur une affiche de spectacle. Il donnait un gala en soirée, au Barbican Center de Londres, réputé recevoir les plus grands artistes de ce monde. On y a assisté avec mon fils Samir, qui avait 10 ans et il m’avait demandé s’il pouvait avoir une photo avec Idir. J’ai saisi l’un des organisateurs, en lui donnant ma carte de visite à remettre à Idir, ce qu’il fit. Cela ne s’est pas fait attendre, à l’entracte du show, Le même bonhomme est venu me voir en me disant que Mr. Idir nous attendait.

Ce fut une grande retrouvaille et la gentillesse, l’amabilité, la courtoisie et l’honnêteté de Hamid toutes notoires et que je connaissais, n’étaient pas feintes, elles étaient innées, en lui, un seigneur de gentleman. Mon fils a eu ses photos avec lui et ses autographes ce que Hamid a fait avec son éternel sourire légendaire.

Il m’avait demandé si j’étais toujours actif dans le monde pétrolier, ce que je lui avais confirmé, en ajoutant malheureusement loin de mon pays. Je lui ai posé la question s’il était retourné à son premier amour, la Géologie/Géophysique. Il m’avait répondu qu’en ce qu’il le concernait, depuis qu’il avait obtenu sa thèse de l’École des mines de Paris, il avait mis son mémoire dans un tiroir fermé a clef, et ne l’a plus réouvert depuis. On a bien rigolé ensembles. On s’était promis de se revoir à Paris, à titre personnel.

Repose en paix mon bon ami, tu resteras toujours présent dans nos pensées et ton sourire ne s’effacera jamais de nos pensées.
Amar
  • 7. Amar | 04/05/2020
Un chantre de la chanson kabyle s'en va. Que Dieu lui accorde sa miséricorde et l'accueille dans son.paradis. A Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons.
Bradai
  • 8. Bradai | 04/05/2020
Paix à son ame. Allah yarhmou by rahmatih.
Pour toi Chantal j'ajouterai à cette traduction le mot "etrangere" pour le mot non traduit dans la chanson "GHRIBA"

La traduction ne vient pas de moi c'est du copier -coller et j'ai du laissé le texte tel quel ,il ne me revenait nullement à le modifier.
Merci pour tes remerciements Chantal. C'est un plaisir pour ce Site à rester à notre disposition chaque fois qu'on passe un message pour passer et avoir des nouvelles.je crois que ce qui nous manque le plus Noria le complete.Merci à Elle aussi.
Chantal
Merci Noria de nous avoir fait partager cette merveilleuse chanson d'Idir. Merci à Bradai pour la traduction. Très utile pour moi ! J'aimais cette chanson depuis sa création et je l'écoutais, à chaque fois, avec beaucoup d'émotion même sans en connaître la traduction. Idir était un chanteur, un homme pour lequel j'avais beaucoup d'admiration. Il était intelligent, d'une grande sensibilité, modeste, discret et profondément humain. Son visage n'exprimait que de la bonté et de la générosité au sens large du terme. Comme lui, j'étais née en Grande Kabylie. Lui en 1949, moi en 1947. Mon père s'apprêtait à quitter cette région pour aller vivre à Miliana lorsque Idir est né. Même si je suis profondément triste aujourd'hui d'avoir appris sa disparition, je pense néanmoins que la mort c'est comme un soleil couchant à l'horizon. On est triste lorsqu'il disparaît mais on sait qu'en même temps il se lève quelque part, ailleurs. C'est ainsi que je vois Idir à présent. Sa lumière brille quelque part, ailleurs car c'était un homme trop bon pour pouvoir disparaître à jamais.
fatiha
  • 10. fatiha | 03/05/2020
Qu'elle triste nouvelle un grand chanteur de liberté. Un géant des temps modernes.
Paix à son âme.
Bradai
  • 11. Bradai | 03/05/2020
La traduction en français de cette belle chanson de Idir ça été toujours triste de l'entendre comme c'est triste aujourd hui de le voir partir.

je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi.
Le vieux enroulé dans son burnous
A l'écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne pain
Passe en revue les jours du lendemain
La bru derrière le métier à tisser
Sans cesse remonte les tendeurs
Les enfants autour de la vieille
S'instruisent des choses d'antan
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi
La neige s'est entassée contre la porte
L'"ihlulen" bout dans la marmite
La tajmaât rêve déjà au printemps
La lune et les étoiles demeurent claustrées
La bûche de chêne remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l'oreille au conte
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi

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