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La légende de N'fissa et Fatma/ La flamme de l’amour

 Re 8 Dans la Casbah d'Alger, vivaient à l'époque Ottomane N'fissa et Fatma, les deux filles du Dey Hassan Pacha. Au printemps de leur vie, elles rayonnaient de charme et de beauté. N'fissa et Fatma étaient comme les doigts d'une seule main, unies et inséparables. Leur complicité n'avait d'égale que leur amo...ur et leur affection. Un jour, leurs yeux croisent le regard d'un beau jeune homme. Cupidon est dans les parages. Le cœur des deux jeunes filles s'emballe. Elles s'entichent de ce jeune hidalgo. Mais comme aucune d'entre elles ne veut blesser l'autre, N'fissa et Fatma s'enferment dans un silence assourdissant.

À mesure que les jours passent, elles deviennent de plus en plus pâles. Refusant de se nourrir, elles sombrent dans la maladie, rongées par ce mal étrange qu'on appelle l'amour. Les deux filles du Dey Hassan Pacha se consument comme deux bougies.
Le chagrin d'amour a raison d'elles. On ignore qui est la première à passer de vie à trépas, mais leur histoire jette l'émoi dans toute la Casbah. «Que c'est triste de voir deux belles roses se faner au printemps de leur vie» murmure-t-on.
Les deux princesses sont enterrées à la rue N'fissa (ex-rue de l'Empereur, Casbah), à l'ombre de trois figuiers centenaires.
Aujourd'hui, une seule tombe subsiste, celle de Fatma, elle gît sous un jardin luxuriant, l'épitaphe est entièrement taillée de marbre. La tombe de N'fissa a, quant à elle, été saccagée durant la décennie noire.
Dans ce temple de légende, se dresse également la qobba de Sidi Ben Ali. Un cimetière qui dégage une douce sérénité. C'est dans ce havre de paix, que repose à jamais, les deux princesses, filles du Dey Hassan Pacha.

Commentaires (2)

chougarsadjia
  • 1. chougarsadjia (site web) | 24/11/2014
merci pour cette belle légende
Chantal
En lisant cette légende m’est revenu en mémoire une citation de Paul Eluard : « Comprenne qui voudra ! Moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdue, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés ».

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