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ZOtlane : epilogue

Ezotlane epilogue

Commentaires (5)

Chantal
  • 1. Chantal | 19/04/2014
Merci « Miliani2Keur » pour avoir « ralenti » l’image qui m’a permis de prendre connaissance du texte : « Moi, Hayrettin Effendi » dans son intégralité.

Ton texte m’a « interpellée » à plus d’un titre. Tout d’abord, j’avais remarqué que tes personnages ne souriaient jamais malgré la drôlerie de certaines situations. Cela m’avait interpellée mais j’attendais néanmoins la fin de cette histoire pour te poser une question à ce sujet. Je crois, maintenant, avoir compris. Je suis moi-même la maman d’un artiste et je suis bien « placée » pour savoir que les artistes ont dans leur personnalité ce côté « lumineux » mais également ce côté « sombre » qui les amènent parfois à une sorte de « clivage » dans leurs différentes narrations. Dans quelques jours, mon fils, Philippe, aura 46 ans. Depuis l’âge de 20 ans, âge auquel il a commencé à travailler dans ce milieu artistique, j’ai vu un nombre incalculable de personnages de dessins animés qu’il a réalisés. La drôlerie pouvant succéder à la tristesse et vice versa. Grâce à lui, j’ai pu rencontrer des artistes de talent - tel que toi - même si … je ne te connais pas personnellement, avec lesquels il a travaillé et j’ai pu remarquer qu’ils avaient tous un point commun : une personnalité très attachante ! J’ai également trouvé qu’ils étaient tous, sans exception, d’une grande « authenticité », une qualité qui se fait de plus en plus rare de nos jours. L’authenticité étant remplacée par le « masque social » et je suis certaine que tu vois ce que je veux dire …

Par ailleurs, j’ai été interpellée par ton texte sur le jeune « Gülnata » qui m’a d’autant plus émue et touchée que je suis une farouche anti-colonialiste, « syndrome » que j’ai, visiblement, transmis à mes enfants et mes petits-enfants et … j’en suis ravie ! Si j’ai toujours été une farouche anti-colonialiste, c’est que le colonialisme est « une forme d’esclave » (pour reprendre ta « formule ») et j’ai pu en voir les méfaits pendant les huit années de guerre en Algérie qui ont profondément marqué la petite fille que j’étais alors.

Tes talents d’artiste vont avec ta sensibilité qui fait que tu es capable d’écrire des textes d’une très grande drôlerie mais également des textes qui décrivent une triste réalité avec des mots très émouvants qui nous touchent de la même façon.

Chapeau l’artiste et à bientôt !
Meskellil
  • 2. Meskellil | 19/04/2014
Aucun à-priori sur les femmes voilées Miliani2Keur. Je pense que tu ne m'as pas comprise. Je parle de l'espace privé, ("à l'abri derrière murs et fenêtres") réservé aux femmes en comparaison à l'espace public beaucoup plus ouvert réservé aux hommes. Et ceci, s'applique à toutes les femmes sans exception, voilées (haïk ou hidjab) ou pas, "simplettes" et "ignorantes" comme tu dis ou savantes, aux époques passées et actuelles! Il s'agit en effet, de remettre en cause nos propres représentations, et de se méfier des vérités qui ne le sont que pour nous!
Miliani2Keur
  • 3. Miliani2Keur | 19/04/2014
Bonjour a toutes et a tous
Bonjour Meskellil, keryma

oui, tout ceci nous interpelle sur l'Empire contemporain dont on est les sujets "... à nous plonger dans notre propre actualité" comme tu dis Meskellil !
ou comme dis keryma (qui a aussi des turcs a nourrir) "gardiens de harem jusqu'à NOS JOURS et je m'arrête là".
les femmes voilées (riirre le Haiëk est OTToman), tjrs penser qu'elles sont simplettes, ignorantes, rudimentaires ... jusqu'au jour ou?!
Ne s'agit t'il pas de remettre en cause "nos Représentations" !?

amitiées amitiées
kéryma
  • 4. kéryma | 19/04/2014
Bonjour tout le monde,

Cet épilogue qui résume en effet toute cette histoire qui nous a fait tant rire! Mais la fin nous interpelle sur cette population du 3ème sexe... Ces eunuques gardiens de harem jusqu'à nos jours et je m'arrête là.

Amitiés inchangées,
Kéryma,
Meskellil
  • 5. Meskellil | 19/04/2014
Bonjour Miliani2Keur,
Bonjour à toutes et tous,

Cet épilogue est en rupture avec tous les épisodes de ce feuilleton, et suggère en vis-à-vis, la face cachée du monde de ZOtlane. C’est un basculement total et complètement inattendu, bien évidemment !! Décidément Miliani2Keur !

Le texte relatif à l’enfant arraché violemment à son innocence est profond et tragique. Cette partie de l’épilogue dénote singulièrement avec la légèreté des épisodes précédents, et rappelle sans ménagement, que la frivolité et la vie fastueuse d’un monde intérieur confiné, et insouciant n’ont pu se faire qu’au détriment d’un autre monde fait d’humiliations, de souffrances et de privations. La confiscation de la vie et de l’innocence de cet enfant se plait à nous plonger dans notre propre actualité.

Le second tableau est très drôle, et le contraste aussi fort ! D’un côté les femmes au harem de ZOtlane légères et superficielles, et de l’autre ces femmes voilées échangeant leurs impressions, (il faut quand même suivre leurs échanges, waw !!!.).

Je ne peux m’empêcher de ressentir une forme d’enfermement et de confinement de ces femmes à l’instar des femmes du harem, à un espace privé confiné et très étroit !

Bien sûr, tout cela avec ma propre grille de lecture, et mes propres représentations (méfions-nous quand même autant que nous pouvons de nos propres représentations !)

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