Facebook the green dressing 3 Images 4

Gifasm uuwrpoesbptd1104

Le lycée, années 70

Par Med LANDJERIT

10 15

  Cette imposante structure grise et austère barre coté ouest la rue PASTEUR (à l’opposé de la rue principale EMIR ABDELKADER ex Saint PAUL).
Protégé par un balcon qui donne sur le bureau du proviseur (messieurs Nouredine FERROUKHI puis HENNI) un large escalier de marbre nous conduit sur notre droite devant la porte de la conciergerie tenue par monsieur SELIM Menouar, à gauche le bureau de messieurs les surveillants généraux Mohamed RANDI et Mokhtar SAHI (ce dernier remplacé plus tard par Madjid EDDAIKRA).
En franchissant cette deuxième porte, un large corridor s’offre à nous, a gauche, la salle des professeurs ainsi que deux classes de maths et sciences. A droite, avant d’arriver au logement de Cheikh Randi, un grand tableau d’affichage renseigne sur l’activité et les résultats sportifs.
L’économat de Monsieur Mustapha ABDESSEMED assisté de Mahdi BENTABEK et peu après Benmira BENRABAH précède les classes de lettres coupées par un couloir qui donne sur les classes en préfabriqué cernant le terrain de Basket-ball. Enfin les réfectoires superbement faïencés et la grande cuisine terminent ce rez-de-chaussée.
La partie basse accueille la chaudière, la buanderie, les douches pour internes d’un coté et de l’autre le magasin de vivres, la menuiserie ainsi que le vestiaire des ouvriers chargés de la maintenance.
De chaque coté de la cour, des platanes tendent leurs bras vers le bleu du ciel. Le rectangle de cette cour en petite pente, habillé d’un revêtement en goudron s’arrête sur une petite porte d’accès extérieur, ainsi que d’un abri précédé d’un préau.
Faut-il citer le recoin en bas de cour, les W.C avec sa cohorte d’apprentis fumeurs, une « AFRAS » dans le creux de leur main recourbée, en aspirant goulûment, l’air inquiet tout de même avec un œil scrutant le déplacement des « pions ».
A la moindre alerte : « TCHAKH, TCHAKH…. ! », ils ventilent à grands renforts de moulinets la fumée et disparaissent derrière les portes des latrines, en permanence entrouvertes. Accroupis sur les sièges turques, ils attendent la fin de l’alerte.
A l’étage, l’amphithéâtre trône, en bas le fief du prof, une table assez longue et faïencée est chargée d’éprouvettes et de tubes à essais coupe la salle, en haut la foule tendue et attentive, sur le mur un immense tableau vert est accroché.
Enfin au deuxième étage, les dortoirs, l’infirmerie ainsi que la lingerie forme un immense U.

Commentaires (1)

deghrar djilali
  • 1. deghrar djilali | 24/04/2016

Ces années de 1970 et et cette grande demeure qui était le lycée Ferroukhi nous rappellent et nous interpellent beaucoup de souvenirs néanmoins certains de ces acteurs ne le sont plus.Nous avons toujours en nous cette image de ces murs qui sont devenus pour nous un grand temple du savoir.

Un grand bonjour de ma part à ces anciens, à ces profs et aussi à tous ceux qui compatissent maintenant en l'honorant de par leur présence.

Merci Mr Landjerit

Djilali

Ajouter un commentaire