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La Surveillance Générale

Par Med BRADAI

17h30, On entendit frapper à la porte de notre salle d'études suivi après d'une tête qui surgit sans pénétrer et nous entendîmes cette phrase en quelques mots qui nous parvient sans d'autres explications " 72 ! Vous êtes appelé à la surveillance".

Tous de la 6ème 3 et 4 de cette année 64, l’apparition soudaine de cette tête et sa disparition comme celle d'un noyé que sa tête sort en surface de l'eau demandant secours et s'engloutir pour ne plus ressortir nous laissa perplexe. Le surveillant de la salle habitué pria celui qui le chiffre 72 correspond à son nom de se lever et sortir.

Ce numéro me concernait, il était mon logo comme tout interne en avait un brodé dans un coin distinct de tout ce qui était linge il aidait en outres à faire le tri de nos effets vestimentaires au niveau de la lingerie.

Brodé à la main pour ceux qui n'avaient pas les moyens d'en acheter les chiffres de fabrique, toutes les formes de chiffres possibles étaient à admirer, par un travail accompli par nos pauvres mères toutes heureuses et contentes d'avoir pu apprendre à leurs âges l'écriture avec des aiguilles.

Quelqu'un était là à la porte avec cette même tète attendant son bonhomme comme un prisonnier qu'on s'empresse d'emmener au parloir.

Cette surveillance des internes était tout près, dans cette salle 4 ou l'on trouve aussi le bureau du secrétariat et celui du proviseur dans cet étage de L’établissement. Indiquée par une plaque éloignant de loin tout élève désireux gouter les plaisirs d'un dimanche soir devant un écran de cinéma ou dans un stade à applaudir une équipe. La porte me fut ouverte par mon ange gardien, et là une personne encore inconnue de moi me donnait son dos était entrain de contempler le va et vient du dehors. Sentant ma présence, me lança une invitation asseyez-vous monsieur Bradai vous avez là devant vous une chaise près du bureau. Il m'a appelé Monsieur, moi simple élève.

En prenant place sur cette chaise, j’ai senti mes genoux tremblaient et fléchir, mes joues rougirent de cette peur inconnue. L'homme se retourna, c'était mon premier contact avec un Surveillant Général et comme pour ne pas m'effrayer plus, il s'avança lentement vers son bureau posa une main comme pour s'appuyer, me parla calmement et gentiment. Je l'entendis me dire pour me faire comprendre que ma présence et mon but dans cet établissement sont régis par un règlement qu'il ne faudrait en aucun cas faillir et que toute faute est passible de sanction qui va jusqu'au renvoi de l'élève.

Ahuri, je me demandais est ce que tous les nouveaux vont passer ce moment de morale, et puis pourquoi moi en premier. La question à laquelle je dois répondre ne tarda pas longtemps. Doucement comme un chuchotement de bouche à oreille, j'entendis sa voix me dire :

« Il y a eu infraction cet après-midi au dortoir 3 et un vol d'argent a été commis dans un des placards d'un de tes camarades .Quelqu'un a vu une forme qui te ressemble se faufilait entre les placards tu étais le seul à monter au dortoir en ce temps de bouftance ».

ZeIl ajouta, encore : «Tu es encore jeune, et tu as été inconscient de ton geste, tu n'as pu résister à cette tentation d'ouvrir l'armoire et d'en prendre l'argent qui s'y trouvait ».

J'entendis cette inculpation comme si mon interlocuteur me suppliait de lui rendre son dû, peur que je lui file entre les mains malgré que la porte en fut fermée ...

Il me regardait comme pour attendre une réponse de moi, niant que ce n'était nullement moi le fautif comme tout inculpé à la hardiesse de dire même si c'est lui le coupable.

Pour toute réponse, il vit deux petites larmes couler sur mes joues enflammées que mes paupières n'ont pu retenir. Pour tout confort à ce spectacle désolant d’interrogatoire, il me conseilla de rendre ce que j'ai pris que mes parents ne sauront rien de cela. J'ai beau lui crier mon innocence, son attitude envers moi resta ferme, en m'autorisant à sortir du bureau, ses dernières paroles furent pour moi comme un couperet, tu as pour demain soir, pour rendre ce que tu as pris et que tes camarades n'en sachent aucun mot de notre entrevue.

Ma joie au lycée a débuté par cette malchance, une faute que je n'ai pas commis ni de près ni de loin. Ma seule faute c'est d'avoir été présent au dortoir au moment de ce vol, prendre quelques économies pour acheter deux ou trois livres de chez un ancien de la 5eme au nom de SLIMANI

Deux jours de calvaire dans ma tourmente et aucun appel de la surveillance, au 3ème jour dans le couloir en sortant du cours on vint m'appeler, j'ai cru que c'était mes dernières minutes de classe au lycée, comment faire avec mon père, me croira-t-il ou serait-il impitoyable envers moi. A peine entré, qu'un sourire se dessinait dans ce visage tout rouge et lumineux pour ceux qui ont connu et côtoyer ce SURGE qu'était Monsieur Abdelwahab qui garda de moi, le souvenir d'un élève qui a versé deux larmes pour son innocence. Le fautif a été découvert et l'affaire n'a été connue que par les protagonistes qui ont enquêté dans un silence qui a fait honneur à cet établissement. Il importait peu pour moi de savoir qui était le coupable. J'étais reconnu innocent c'était l'essentiel pour moi. Chaque fois que je passe près de ce lycée, je me rappelle que j'ai versé deux larmes pour pleurer mon innocence.

Commentaires (10)

cerise
  • 1. cerise | 16/04/2012
bsr
farah une faute avouée est a moitie pardonnée
lors des retrouvailles pour les abdountes MAI 2013 elle sera totalement oubliée.
personne n'est infaillible tu sais .
tu sais avec le net le copier coller est une forme immunante de tricherie et tous les profs le savent et ferment les yeux . nous les parents on donne des sous et encouragent nos enfants a aller vers le cyber pour faire du copier coller tout betement si tu demandes a ton enfant de te faire un resumé il n'a aucune idee de ce qui se trouve sur la copie .
toi au moins tu as pris la peine de lire et de recopier a toute fin utile tu savais de quoi il s'agissait.
guessoum
  • 2. guessoum | 16/04/2012
enseigner est un métier noble . mais c'est dure dure dure et pénible ! les collègues en savent quelques choses .et de nos jours avec la démission de tous les partenaires de l'école (parents,apc....)c'est devenu encore pire et vu le nombre d'élèves très élevé ; dans chaque classe et dans chaque établissement ,l'éducateur commet des "dépassements" non réglementaires et sans le vouloir.




il y a aussi les méthodes pédagogiques importées ou copiées .quand nous étions à l'école ,l'enseignant appliquait la règle pédagogique de j.j.rousseau "qui autorisait le chatiement corporel en application de la règle :<<qui aime bien chatie bien>>pour soit- disant "rendre l'élève plus pur et plus corrécte . il y avait plusieurs genres de punitions physiques connues .



dans les écoles coraniques c'était la "falaka" ;une punition physique très éprouvante (il s'agit de soulever les pieds joints de l'élève ,par son camarade et le taleb ,le cheikh qui se met a frapper avec un baton ou avec une ceinture)et gare à l'élève qui va se plaindre chez ses parents .



de nos jours avec les nouvelles règles pédagogiques il y a des changements positifs dans ce domaine :l'élève ainsi que ses parents -et la société en général refusent les sanctions qui jadis étaient permises .l'enseignant est passibles de sanctions pénales .


à cette époque ,ces punitions très sévères étaient tolérées . c'est ce qui explique les divers coups qu'on a reçu tout jeune ,des fois avoir commis de fautes .tu es soupçonné tu payes :"si ce n'est toi ,c'est donc ton frère " .
cerise
  • 3. cerise | 16/04/2012
bjr
monsieur nostalgie Mr BAYON avait entiérement raison pour le niveau requis cette époque pour joindre lITE.
on etait en 3eme annee moyenne c'etait je pense en 1972 une commission nationale est passeée a notre CEM nous incitant à rejoindre l'ITE afin de subir une formation de courte durée bien sur afin d'acceder à un diplome d'enseignement au primaire .
c'etait une aubaine me concernant alors de retour à la maison j'ai fait cas à mon tuteur en mon frere ; ayant perdu mon pere a l'age de 3 ans elleh yerhamou c'etait mon frere ainé alors agé de 16 ans qui apres avoir quitté les bancs de l'ecole a rejoint les mines du zaccar pour subvenir aux besoins de son frere et soeurs MISERE OBLIGE .
donc pour moi c'etait une occasion servie sur un plateau d'or pour alléger ses résponsabilites .
en rentrant a la maison je lui ai fait part de ce projet sans réflechir il a retorqué avec un air menaçant " CHOISIS ENTRE TES ETUDES OU RESTER A LA MAISON ".j'ai du me résigner a poursuivre mes études au détriment de la lourde tache qui lui incombait des son age d'adolescent.
je voulais témoigner de ce récit pour montrer la gratitude a l'egars de mon frére qui a toujours éte un second pére pour nous sinon plus .
"MERCI MON FRERE MOHAMED JE TE SUIS ENTIEREMENT RECONNAISSANTE."
nostalgie
  • 4. nostalgie | 01/03/2012
On était au labo,un jour de l'année 1969,et on préparait l'examen du BEG qui était tout proche.Le prof de SN.Mr BAYON,était plongé dans l'explication d'un cours quand je levai la main pour lui poser une question.Croyant que c'était sur la leçon,il me donna la parole d'un air enervé: " Monsieur, qu'est-ce qu'on peut faire avec le BEG ?" Il me répondit par une question : "Ici ou en France ? " "Ici Monsieur ." " Professeur" me dit-il. "Et en France ? " demandai-je encore. "Balayeur, et quitte la salle pour avoir interrompu mon cours.A la surveillance générale c'était une autre histoire.
  • 5. | 14/09/2011
PUISQUE L'ON EST DANS LE REGISTRE DES CONFIDENCES RELATIVES AU COPIAGE,JE ME JOINS A CE CONCERT DE CONFESSIONS EN VOUS FAISANT PART DE LA MIENNE.
J'ETAIS EN 4eme,ET NOUS AVIONS COMME PROF D'HISTOIRE MR ABOU GHLIBA,UN PALESTINIEN TRÉS PASSIONNÉ PAR SON METIER ET TRÉS PORTÉ SUR LE CONFLIT QUI SECOUAIT SON PAYS D'OU PAR MOMENT CERTAINS DEPLACEMENTS DES LIGNES(PEDAGOGIQUES).
UN JOUR LORS D'UNE INTERROGATION ECRITE DISANT A LAQUELLE JE N'ETAIS PAS PREPARÉ,J'AI EU RECOURS AUX NOTES QUE J'AI EU LE SOIN INTENTIONNEL AUPARAVANT DE TRANSCRIRE A L'ENCRE ROUGE SUR UNE PETITE SERVIETTE CLASSEUR EN CUIR DE COULEUR MARRON QUI FAISAIT OFFICE DE CARTABLE,L'AVANTAGE DU MARIAGE DE CES DEUX COULEURS CONNU QUE PAR MOI,C'EST QU'ELLES OFFRAIENT LA POSSIBILITÉ AU CONTACT DU SOLEIL(J'AVAIS UNE PLACE PREDESTINNÉE POUR CE TYPE D'OPERATION,A CÔTÉ DE LA FENETRE) QUE L'ECRITURE SOIT VISIBLE SANS EVEILLER L'ATTENTION DU PROF SUR UNE GRANDE OPERATION DE COPIAGE.MALHEUREUSEMENT C'ETAIT SANS COMPTER SUR L'EMPRESSEMENT DE MON VOISIN DE PUPITRE DE PROFITER DE CETTE AUBAINE,ET LA VIGILANCE DU PROF SUSCITÉE PAR DES MOUVEMENTS SUSPECTS(ENTENDEZ,MA QUÊTE CONSTANTE D'ENDROITS PLUS LUMINEUX SUR LA SURFACE DE LA TABLE,ET SURTOUT LA TÊTE DE MON VOISIN PRESQUE PENCHÉE SUR MON ÉPAULE).LA FIN DE L'HISTOIRE ,C'EST QU'APRÉS UN ZERO BIEN ROND PORTÉ SUR MA COPIE,JE ME SUIS RETROUVÉ A LA S,G,EN FACE DE SI MOHAMED RANDI,QUI ME TINT CES PROPOS"MR CHENGAB,VOUS NOUS AVEZ RAMENÉ DES SIECLES EN ARRIERE AVEC VOS ECRITURES SUR DES PEAUX,POUR VOUS REMERCIER CE SERA QUELQUES COLLES,ELLES, ELLES SE SITUERONT DANS L'AVENIR"SI MOHAMED,J'AI ENVIE DE VOUS DIRE AUJOURD'HUI,ON ETAIT DANS UN CONTEXTE HISTORIQUE,IL FALAIT BIEN QUE LE CADRE S'Y PRETE.
CHENGAB KHALED.
Farah
  • 6. Farah | 14/09/2011
Moi je me souviens de ma prof d'arabe qui était Irakienne,je pense que j'étais en 2nd,elle était très sévère et nous avait donné une disertation à faire que j'avais complètement oublié de préparer le jour "j".La seule solution pour echapper aux mauvaises remarques c'est de copier sur un livre "édition Algérienne" donc inconnu dans sa propre collection,j'ai copié tout le texte mot par mot du début jusqu'à la fin de l'histoire,".Meilleure note de la classe,j'ai honte jusqu'à présent je repense souvent à cette note que je ne méritait pas.Excusez-moi mes chères camarades c'était l'âge bête et je ne voyait aucune autre solution.Pardon!
GUEDJAL Ahmed
  • 7. GUEDJAL Ahmed | 14/09/2011
.Ces années là, sont inoubliables et resteront gravés à jamais dans nos mémoires. Je vais vous raconter un gag que je n'ai jamais oublié : " en 5°, le prof de Math s'appellait M.KOJEVNIKOV, il me disait M. GUEDJAL, 1/20 et c'est beaucoups pour vous " " tellement j'étais nul en math et je ne faisais que copier sur les autres " en fait des drôles de souvenirs. Ceux qui se rappellent nous contacte. Vive Miliana et le SCM.

Ahmed Mahroug
  • 8. Ahmed Mahroug | 14/03/2011
De bons souvenirs... qui forment intensément un homme et lui inculquent les valeurs de la justice et toutes ses formes d'expression. meme deux larmes c'est un prix forts à payer pour une innocence innocente ... Cela doit vous faire rire certainement . vous etes le gagnant dans cette affaire.
Bradai
  • 9. Bradai | 05/03/2011
Chaque pas de la vie est une expérience qui nous incombe à nous de le conformer à notre ligne de conduite du bien et nul n'en est infaillible d'un mauvais pas auquel il doit en justifier la correction.
Peut etre que le devoir d'un responsable est de faire respecter ce règlement auquel nous entravons ses tracés par nos lacunes
auxquelles il en sera soumis à exploiter et apporter une solution rapide le mettant d'avance dans l'embarras.
Le temps de notre scolarité et jusqu'à fin 68
date de mutation de ce SURGE auquel chaque élève de cette période lui doit respect,nous a montré et offert tout le bien qu'un élève a besoin pour conduite afin que le lycée Mustapha Ferroukhi ait cette faculté de rester parmi les plus prestigieux établissements du pays durant ces années 60 et apres.
Je ne sais Med Medjou si vous aviez eu l'occasion de le saluer un matin au seuil de l'entrée du lycée ce que je peux ajouter c'est que sa présence lycée a été fructueuse.
Merci Med Medjou avec toutes mes amitiés.
Med Midjou
  • 10. Med Midjou | 05/03/2011
Innocente victime d'une justice aveugle, un énième épisode qualifiant le recours à la vérité en prechant le faux. Ce SG était-il au moins conscient, en pédagogue, du tort qu'il vous a fait subir? Pourquoi n'a-t-il pas pris le temps necessaire à diligenter l'enquete? avait-il l'amabilité de vous presenter des excuses? toutes ces façons de faire forment l'élite de demain, sans quoi il y aurai cumul de haine sur haine à l'infini. Ailleurs, il aurait répondu de cet acte d'accusation gratuit, salir un honneur c'est durement payé par son auteur. Il reste malheureusement bcp à faire pour voir une justice trancher équitablement les faits en réunissant les preuves necessaires et les erreurs sont légion. Bravo à vous d'avoir su surmonter l'épreuve par votre patience avec la benediction du tout puissant, un passage plein d'émotions enfantines, merci de nous le faire partager

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