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De Bab-El-Oued @ Miliana

Sévérité à l'internat

De M.BENMERAD

Hqdefault 2  Un jour de 1961, j’ai été consigné 2h le Dimanche et nous, les élèves consignés algériens, c’était le "terrible «maitre d’internat PLANEZ (fils de colon) qui, sur ordre de M. BRUSCHINI (un corse) Proviseur, surveillait spécialement les consignés algériens. Donc le jour de cette consigne et à peine que nous nous sommes assis que le "fameux "PLANEZ «nous dit d’un ton menaçant : «Je veux un silence total et je ne veux pas entendre le crayon sur le papier». Alors un silence total, existe-t-il ? Et ne pas entendre le crayon sur le papier. Où a-t-il cherché cela. C’est donc les conditions terribles dans lesquelles nous, élèves algériens nous poursuivions nos études. Et je suis persuadé que nous maitres d’internat et d’externat (après 1962) nous avions ces reflexes de rigueur et de sévérité héritées. Depuis nous avions peur des reproches de nos supérieurs et de perdre notre job.

Donc que ce soir l’anecdote reste à méditer et il y en beaucoup d’autres et comme a dit le grand cheikh M’hamed EL-ANKA:" Lou n3oud hemoumi n3amer elf ketab"...

Commentaires (3)

tirsine  abdelkader
  • 1. tirsine abdelkader | 02/03/2016
Bonsoir à toutes et à tous .
merci ya si m Hamed , en 1961 j avais quitté le lycée depuis 1 an.. je voulais te demander si tu te rappelles ce fameux après midi de l année 1957 à l'école Maubourguet , cours moyen 2 eme année on avait monsieur grossetete comme instituteur. ,avec touahri Mahfoud, chergui, rouabah mohamed , benrabah,, ali bambino et nos autres amis dont j ai oublié les noms.( llah yarham li matou ) on avait fait grève un après midi et on a refusé de faire la dictée.
Un grand merci à monsieur AMAR AYADI de m avoir fait rappeler les noms de certains de mes anciens amis et parents qui ont été avec moi au lycée . certains ont même vécu chez moi à Miliana .
bien le bonjour à toutes et à ceux qui se reconnaitront dans ce message , comme HOUAIJI.KOURDELOUED.MELFOUF.MESLOUB.MENKOUZ.OUDJIDA.ROUABAH. SNP SAID.ZOUGGAR.ALLEL ET les autres amis .aussi merci à celle qui gère ce site et nous permet d échanger , merci mille fois.
Amar Ayadi
  • 2. Amar Ayadi | 02/03/2016
Bonjour la famille

Mon ami Benmerad
C'était le bon vieux temps, avec les Benaida, Kordeloued, les Fellah, les Hadj Sadok, les Mahmoudi, les Khelassi, Melfouf, Mesloub; Menkouz, les Oudjida,Tcham,Rouabah, les SNP Said, Zouggar, Allel,Chaheud,Houaidji,El Foul, Saadi et bien d'autres.

Il s'agit de Mr Blanesse le M.I et Mr Bruskini le Proviseur avec son gros chien blanc.
Pour ce qui est de la sévérité mon ami AEK Bedrani m'en a énormément voulu pour une gifle reçu dans les années 60, on s'est retrouvé 45 ans après , Mai 2012, on est devenu de bons amis.
Les élèves étaient éduqués, respectueux, disciplinés et pourtant ils venaient tous d'un milieu rural.
Il ne faut surtout pas accabler les jeunes d'aujourd'hui, s'ils sont ce qu'ils sont il y a certainement une part de responsabilité du milieu familial, de l'école et pourquoi pas de l'état.
On est tous responsable à des degrés de la situation actuelle et on continue à faire des constats et je crois qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire et commencer à agir .
Au plaisir de te revoir!
Chantal
Bonjour Monsieur Benmerad,

En dehors du fait que je n'ai pas compris la citation de la dernière phrase de votre texte, ce qui m'interpelle dans ce que vous dites à propos de la sévérité en internat (ou ailleurs) c'est que, malheureusement, nous, êtres humains - limités et défaillants par définition - reproduisons souvent le même "schéma éducatif" que nous avons reçu. Si cette éducation a été pleine de bonté, de générosité et d'amour, la plupart du temps c'est ce que nous transmettrons. Malheureusement, il en sera de même en ce qui concerne la sévérité, voire la violence à moins qu'une prise de conscience ne vienne mettre fin à cet "atavisme" qui se transmet de génération en génération ...

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