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Anecdote ramadanesque

Par Fazin

Le Ramadan malheureusement tire sa révérence avec élégance, nous allons regretter ses belles soirées malgré la chaleur. En parlant de soirée il m’est venu à la tête une soirée ramadanesque passée au lycée Abdou, soirée inoubliable par ses péripéties

Après avoir pris notre S’hour ( kouskous avec du sucre ) nous montâmes au dortoir. Il était 11h. 2986726733 1 3 p8wuw7nd 2Nous résidions au dortoir numéro 4, réservé aux internes de 6ème, fraichement débarquées au lycée. Après avoir fait notre toilette nous nous mimes au lit. La pionne, rassurée, quitta son box et sortit du dortoir. A peine la porte refermée, nous émergeâmes de nos lits et commençâmes à papoter puis nous demandâmes à Kheira M de nous raconter une histoire. Nous étions très jeunes (12 ans ) et très susceptibles. Avant d’entamer sa narration, Kheira nous fit jurer de ne pas citer son nom en cas d’incident, ce que nous fimes. La parole d’honneur valait son pesant d’or à cette belle époque révolue. Le choix du conte se porta sur ‘’Aicha bent tadjir wel ghoul ‘’. C’est l’histoire d’une fille dont le père, commerçant de nature, est parti à la Mecque. Avant de la quitter, il lui acheta des provisions pour un an; car à cette époque, les gens allaient à pied et certains n’y revenaient même pas suite aux aventures survenues en cours de route. Il lui fit ses recommandations ,l’embrassa tendrement et quitta la maison. Tout allait bien pour Aicha jusqu’ à ce qu’elle manquât un jour de feu. Comment en effet cuisiner sans feu ? Aicha ne savait à quel saint se vouer. Puis elle vit des volutes de fumée s’élever dans l’air et cela fit renaitre l’espoir en elle. Eh oui elle allait avoir du feu , donc elle se dirigea vers cette source de feu toute contente. Elle vit un homme (ghoul) assit prés d’un feu. Toute confuse elle lui en demanda. L’homme prétendit ne pas l’entendre. Toute l’assemblée était suspendue aux lèvres de la narratrice. Un silence absolu régnait dans le dortoir. On pouvait sentir la respiration contenue des auditrices. Il ne faut pas oublier que nous étions jeunes, inexperimentées et que nous croyions aux histoires d’ogres et de fantômes. Donc le ghoul feignit ne pas comprendre ce qu’elle lui demandait et l’invita à se rapprocher de lui davantage. Encore et encore. Aicha naive, ne soupçonna point ses intentions et se rapprocha de lu. La tension était à son paroxysme. Un silence de mort enveloppait le dortoir et faisait battre nos coeurs, tels des oiseaux en cage. Alors il saisit un sabre et lui assena un coup à la jambe. A ce moment précis, Aicha dont le lit donnait sur la salle d’eau s’écria :" oh mon dieu il y a un homme sous mon lit". Ces paroles à peine proférées sonnerent le déclic d’une soirée mouvementée et incroyable, une chaine à reaction incontrolable. Toutes les filles hurlèrent de terreur et se ruèrent vers la sortie. Moi, hébétée, j’étais comme paralysée. Les filles m’enjambèrent et sortir comme un troupeau en furie hurlant toujours. Les internes du dortoir 5 d’en face en entendant le vacarme et les cris, sans raison apparente se mirent elles aussi à crier et s’élancérent hors de leur dortoir. Le palier grouillait de filles: certaines montant les escaliers vers le dortoir 3, d’autres les descendant vers la cour. La situation empira quand les élèves du dortoir 3 se joignirent elles aussi à nous, certaines tombaient par terre et étaient piétinées, d’autres s’évanouissaient. On courait dans tous les sens comme des hallucinees. C’était la débandade totale. Mme Ouzou, l’infirmiere du lycée, arriva sur les lieux et avait fort à faire pour ranimer les évanouies et calmer les histeriques. Affolées et éperdue, nous tremblions comme des feuilles. La surge, étant absente cette nuit là ; ce fut sa soeur, économe du lycee, qui se presenta sur les lieux et petit à petit le calme revint et tout rentra dans l'ordre. Heureusement, il n' y eut pas de punitions vu les circontances attenuantes (jeunes et laissées seules à elles mêmes. Mais chose inouie, personne ne denonça Aicha ou Kheira. Ce fut Aicha qui assuma l'entière responsabilité en affirmant avoir eu peur, propos que nous soutinmes par esprit de solidarite. D'innombrables années se sont ecoulées depuis, mais le souvenir de cette nuit là est toujours vivace .

Commentaires (6)

Hortense
  • 1. Hortense | 15/07/2014

Salam,
Fazin
Pourquoi me vouvoies-tu?
Bien-sur que j'étais au lycée et j'ai passé d'autres années.
Donc j'étais de la partie,et j'ai aussi volé des amendes!
Je préfère faire mon mea culpa illco-presto.
Nous avons vidé toutes nos poches tu disais et comment!
Aller au commissariat avec preuves à l'appui?
Ca ne nous ressemblait pas!
C'était la belle époque.Merci d'avoir répondu à ma demande.
Je te souhaite un bon Ramadhan.

fazin
  • 2. fazin | 15/07/2014

Bonjour tout le monde ,
@ Hortense ,vous vouliez savoir en quelle annee a eu lieu cette sortie vers le Zaccar et ses consequences facheuses .Je suis desolee de ne repondre que maintenant ,n'etant pas sure de la date et j'ai du demander à Samia d'eclairer ma lanterne et finalement nous pensons que c'etait en 68. Alors etiez vous au lycee à cette epoque ? Bonne journee à tous et toutes et saha ftourkoum .

fazin
  • 3. fazin | 13/07/2014

Bonjour Samia bonjour tous et toutes ,
Comment oublier cette journée mémorable !!!!C’était un dimanche .Après avoir pris le petit déjeuner ,nous quittâmes le lycée pour une virée vers le Zaccar où on devait passer toute la journée ! Nous étions tellement contentes de quitter la geôle dans laquelle nous nous morfondions.Nous entreprîmes l'ascension ,gambadant telles des gazelles éperdues,riant aux éclats ,heureuses de se sentir libres !!!! Et c'est le soir ,en revenant vers le bercail que nous ne pûmes résister aux amandes qui nous tentaient drôlement .Nous avions en effet ravage ce verger !!!Non seulement nous en avions mange à satiété mais aussi avions rempli nos poches ,provisions pour plus tard .Et merci Samia d'avoir levé le pan sur cet incident qui était vraiment enfoui dans les abysses de la mémoire !!! Oui je me souviens très bien de la scène au commissariat ,de Mme Ouzou suppliant et rouge de honte et de nous aussi tremblantes de peur ...Nous avions jeté toutes les amandes que nous avions cachées dans nos poches,pour éliminer toute preuve de razzia !!!! Quelle belle journée nous avions passé!!!!! Merci encore une fois ma chère amie .Que de tendres souvenirs nous lient au lycée Med Abdou !!!!!! Il suffit d'un déclic pour que tout remonte en surface et cette douce nostalgie est en quelque sorte notre raison de vivre .Bonne soirée et saha ftourkoum .

Samia TALBI
  • 4. Samia TALBI | 13/07/2014

Bonjour à tous et saha ramdhankoum!
Une visite au site et voilà que je tombe sur cette anecdote de ma soeurette Fazin!
Et comme parenchantement ,je me suis retrouvée comme dans un film endossant le costume d'adolescente pour revivre minute par minute ,le merveilleux récit relaté par Fazin!

Mes souvenirs enfouis dans un tiroir intitulé"Lycée Abdou des années 70",semblaient loin ,loin dans un monde que je n'arrivais plus à matérialiser et voilà que le miracle Fazin a opéré et je me retrouve ce Dimanche 14 Juillet 2014 projetée vers la fin des années 60 dans le monde merveilleux d'Alice :Un monde d'aventures .J'ai eu juste à fermer les yeux!
Merci soeurette!
Mme OUZOU paix à son ame car elle ne doit plus etre de ce monde,a vu de toutes les couleurs avec nous ,nous, jeunes filles très espiègles avec l'insouciance et la joie de vivre de l'adolescence de ces années là!
En parlant de couleurs,notre chère infirmière a connu des vertes et des pas mures avec nous,un dimanche ,jour de sortie vers le Zaccar!T'en rappelles tu Fazin?
Nous fumes escortées au commissariat par le gardien des vergers,fusil aux mains,visage fermé,l'oeil vigilant(des fois qu'une de nous se sauve!!Alors que cela nous amusait à la folie!!)ET ce malgré les supplications ce notre chère Mme OUZOU.....La pauvre!
La cause ?...Nous avions ravagé un verger d'amandiers à coté duquel on passait telles des sauterelles affamées .....Les amandes étaient vertes mais si tendres ,si blanches et si délicieuses que le gout me revient à l'instant ou j'écris!
Les policiers ayant eu connaissance de notre 'forfait" furent amusés et attendris par nos mines désolées au rire contenu, pret à exploser,demandèrent à notre accompagnatrice de continuer son chemin vers le lycée en faisant attention à ne pas perdre l'une de nous en cours de route.
Ce fut une journée inoubliable et une aventure des plus exquises dans nos jolies tetes d'adolescentes!!
T'en rappelles tu soeurette? Peut etre étais tu de sortie,nous autres étions condamnées à ne sortir que pour les longues vacances!
Merci encore une fois Fazin,d'avoir fait sortir ta soeurette du coma périodique dans lequel j'étais plongée!
Merci à Noria,je vous souhaite une agréable journée et saha ftourkoum!

noria

J'ai bien aimé l'anecdote, ce retour...Nous l'avions vécue aussi, (nous la promo 78) mais lors d'une séance de spiritisme avec notre maîtresse d'internat Samia T, au dortoir 03.
Merci Fazin pour cette séquence souvenir.

snowball
  • 6. snowball | 29/07/2013

Bonjour tout le monde ,
Merci Fazin pour t'etre souvenue de cette aventure rocambolesque survenue une certaine soiree pendant le ramadan en effet .Elle fut haute en couleurs et en emotions ,voire spectaculaire .Tous les details sont là .Merci pour ce rappel d'un souvenir enfoui au fin fond de la memoire ,mais que tu as reussi à lui redonner vie .Ah la nostalgie d'un passe riche en valeurs morales !!!!A d'autres souvenirs encore .Bonne journee et sa7a ftorkoum .

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