Délires et Anecdotes des années lycée

Par Bradai Mohamed

Ce souvenir d'un élève dont j'ai oublié le nom s'est passé durant nos premiers mois de l'année 64.

SAM_0319.jpgCet élève est devenu en quelques temps de son séjour entre quatre murs le Gavroche du lycée,il ne passe pas un Jeudi soir ou un Dimanche (tout le temps consigné pour ses méfaits malicieux) où il ne prend la clé des champs malgré une surveillance .

Comment il s' y prend pour sortir à l'insu des pions personne ne l'a su jusqu'à ce qu'il soit pris la main dans le sac (comme on dit pour présenter quelqu'un devant le juge pour le culpabiliser davantage )et même pris par le Surveillant Général Mr. Abdelwahab il répliquât par un sang froid qu'il se trouvait là pour aider les agents de service à ranger les caisses de légumes.

Son astuce qui a duré un temps à faire suer tout le personnel de surveillance était:

A chaque désir de son cœur de goutter l'air frais et se sentir libre à son aise,il entre par l'escalier des cuisines qui mènent au sous-sol comme un agent de service fait pénétrer sa tête dans une caisse à légumes (en ce temps là elle était en bois) et se faufile entre le personnel de cuisine et se trouve en un clin d'œil dehors libre comme le vent. Ça a duré jusqu'à son expulsion définitive du lycée.

Une nuit de tonnerre

86603893dsc01424-jpg.jpgC'était une nuit d'hiver,une nuit glaciale ou seuls les radiateurs du chauffage central de ce lycée grandiose nous réconfortaient par leurs chaleurs douces ,blottis entre les draps et les couvertures dans ce dortoir N°3 réservé à une certaine catégorie d'âge, le sommeil nous emmenait vers le plus profond des rêves.Quand soudain,un bruit de tonnerre interminable se fit entendre et qui fit vibrer vitres et fenêtres .Sursautant de nos lits on croyait la fin du monde proche et tous que nous étions, la prière se fit entendre de nos bouches et cette peur bleue qui nous glaça nous fit pleurnicher si ce n'était le pion qui nous rassura peut être souriait -il tout bas ,ou notre courage d'enfant avait sa limite je crois que tous les milianais de l'époque se souviennent de cette nuit.

 

Contes et histoires fantastiques

C'était à une époque où les internes dépourvus de portables se racontaient des histoires d'enfants.Le lycée Ferroukhi comportait deux montées d'escaliers tout en marbre usées par la force des pieds qu'on ne peut s'en passer de les parcourir à la sortie des cours .Une des montées se trouvait juste là, prés de l'économat, c'était là, notre refuge, un coin bien tranquille.

On se blottissait les uns contre les autres en temps d'hiver pour avoir bien l'ouïe et notre narrateur se mettait bien au milieu pour qu'il n'attrape pas froid .Il était fin conteur et il tenait çà de sa grand-mère .

Alors commencèrent ses histoires fantastiques, dès fois longues ,dès fois courtes mais on ne se lassait jamais de les entendre,ces histoires nous faisaient vivre les mille et une nuits l'ogre(el ghoul) et ses enfants, si moha bel abid djeha .Il nous racontait et nous laissait toujours à notre faim pour qu'une partie de notre quote-part de goutter satisfera son désir d'estomac.

C'est bon de s'en souvenir de temps à autre de ce temps oublié.

La salle 12

SAM_0322.jpg

 

On était en classe dans cette salle 12,qui collait avec le réfectoire des Profs et nous rendions les notes de nos copies de Français.Chacun de nous avait sa note bien enregistrée dans sa tête en attendant que son nom soit prononcé par le prof pour la chanter.
La mélancolie des notes se lisaient parfois dans nos visages et c'était comme un châtiment de faire savoir sa mauvaise note.
Le cycle d'appel était entamé,et juste à cet instant mes idées voguèrent bien en dehors de la salle si bien que mon esprit n'était plus à moi.Le prof lança mon nom et sans m'en soucier de ce que je disais j'ai tout bonnement dit "traze" tout en ayant mon regard planté au dehors.
Je fus réveillé de mon songe par le fou rire de la classe et que même le prof en faisait de même . ILS RIAIENT ET TOUT LEUR REGARD VERS MOI.
Par la suite j'ai su que j'ai prononce le chiffre "traze" à la place de treize et ça été comme une bombe tellement il y a eu silence.

Commentaires (17)

1. Refine Abdelkader 07/03/2012

Une anecdote pour Mr Abwahab (ancien Surgé.on l appelait ainsi à l epoque) avec un tres grand Bonjour: c' etait aprés les vacances du printemps 19...Ayed et moi avions rejoint le lycee une semaine apres la date d entreé prevue((ecole buissonniere...). reglement oblige on devait passer par la Surveillance Gle pour un bon d entreé en classe. On se présente devant Mr Abelwahab! Ah! vous voila messieurs o'u etiez -vous toute cette semaine ? Mmmrrr!!faute de moyen de transporttton a pas pu rejoindre le lyceé à la date ppprrevue..on a meme du faire de l auto-stop : LE CHAUFFEUR DU CAR SNTV nous a fait RRça :" je lève les mains, les croise ,et les décroise en l air "(ce en guise de nous dire complet...) Ah! il vous a fait ça...alors moi je vous fais ça ...il pointa du doigt la porte...SORTEZ!!! 4 Dimanches ...ainsi nous fumes privés de sortie pour 4 semaines.! Reglement oblige. Avec un tres grand RESPECT Monsieur ABDELGHANI. Aek Refine.

2. BENAMEUR djelloul 03/03/2012

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3. refine-kader 03/03/2012

Le contenu du bout du papier... Amicalement. Noria

4. noria 03/03/2012

Sans commentaire cher Refine....
Conceptrice oui, mais l'initiateur c'est bien Mr Benameur. Formidable!!!

5. Refine Kader 03/03/2012

le contenu du bout de papier je ne vous le dis pas,. sinon vous allez me prendre la moitié de la note neanmoins puisque vous etes l initiatrice de la belle initiative je vais vous le dire : en histoire il contient toutes les dates historiques notamment celle du 1er Mai 2012 en Geo le Lycee Mustapha Ferroukhi lieu du Savoir et Miliana la belle Ville des cerises.

6. noria 03/03/2012

Bonjour,
maintenant ce qui nous intéresse:
Le contenu du bout de papier ?????

7. Refine Kader 03/03/2012

Une deuxieme anectode mais surtout n allez pas me prendre pour un gourmand n est ce pas Noria ... en cours d histoire/geo Kouskoussa Ouis et moi partageons la meme table .profitant de l inattention du prof. je sortis de ma poche un petit bout de papier plié dix mille fois ce attira mon compagnon de table lequel me demanda de lui passer ce petit secret NON! il me le demanda une deuxieme fois NON!! passe moi SINON JE TE DENONCE.. AH!! OUI! je prends le bout de papier , le jette dans ma bouche ,et, sans le macher , je l avale VOILA CHEKEM!! CHEKEM!!! lui avais-je repondu...avec les nerfs.... MALHEURESEMENT et cest avec une Grande Peine que j annonce la douloureuse nouvelle ; OUIS A terminé ses etudes superieures en catastrophe impliqué à tort dans une grave affaire il fut victime d un choc psychique ce qui boulversa son etat mental , sa profession ( medecin).... il avait une soeur FADHELA au Lycee Mohamed AbdouRE

8. noria 02/03/2012

Alors Mr Refine M'SSEHT KOULECH...RIRES

9. Refine Aek 02/03/2012

en souvenir des deux BOUCEBSSI DJAMAL ET SON FRERE cette anectode avec un grand BONJOUR ; au refectoire, on etait huit par table ,avec un chef de table evidemment ,comme par hasard j etais chef de table j avais mis à mes cotés les deux BOUCEBSSI .Ces derniers etaient Végétariens... vous avez compris la suite... AMICALEMENT Refine.

10. Bradai 27/02/2012

N'est ce pas un dimanche vers les coups de 11h 30 et midi monsieur Hattab.
si c'est le dimanche.On se rappelle bien ce jour là. C'etait un jour ensoleillé.

11. HATTABI 27/02/2012

Permettez-moi chers amis d'évoquer cette journée de l'année 68 ou 69 où il y eut un tremblement de terre.Nous étions en étude quand nous entendimes un bruit étrange suivi d'un séisme qu'on a pas vu auparavant .Tout le monde se précipitait à la sortie des locaux et on se bousculait au seueil de chaque porte. Et,je me rapelle,exactement de la phrase prononcée d'un accent cherchelois par l'un des BOUSSEBSI : " Ekherdjou elpflafo tsersek." Ceque voulait dire (Sortez le plafond s'est fissuré).Tous les élèves se sont réunis dans l'unique cour du lycée et rappelez-vous tout le monde ,en une seule voix chantait : RAANA HNA WE EDDENIA MAZAALHA TWILA.

12. 24/09/2011

malgrè que il ya la difference des annèes mes les anecdotes sont presque les memes .moi je rends hommage a notre prof de philo melle abdelwaheb

13. Bradai 23/09/2011

En souvenir d'un ami que je n'ai plus revu voila bien des années.

Un jour de cours d'arabe,dans cette salle que sa fenetre donne à la rue qui descend vers l'hopital tout pres de cet immeuble HLM envoisinant le lycée le prof "CHEIKH" Mahfoud nous faisait son cours de litterature et on devait connaitre l'auteur du texte.Il nous aida de deux de ses initiales au debut un "alif" et au milieu d'un "B"apres quatre lettres inconnus .Ce n'etait pas un jeu ,cela entrait dans le cours.
Pensifs embarrassés de trouver la reponse au plus vite.on se demandait qui pouvait bien etre cet illustre personnage de la litterature arabe.
Quand une voix s'éleva du fond de la classe .J'ai trouvé LE NOM Monsieur.
C'etait l'éleve Adib,le plus calé en arabe .Le plus petit de nous tous.Il peut se jouer du plus fin malin qui soit au lycée.
Tu as trouvé le nom Adib? Questionna Cheikh Mahfoud.
Oui monsieur j'ai trouvé le nom illustre.
le prof nous lança, vous voyez les gens qui veulent travailler on les trouve toujours assis derriere.
Et l'élève Adib tout calmement comme dans ses habitudes. DIT:
C'est IBLISS monsieur.
Là Cheikh Mahfoud fut hors de lui.
Et avec tout ce qu'il a trouvé devant lui comme chose dure fut reçue sur la tete de notre héros de bienfaiteur.
tout en le frappant,il ne cessait de repeter .Alors comme çà tu prends ILIA ABOU MADHI POUR IBLISS. C'est bien toi le premier IBLISS que j'ai rencontré.
Notre ADIB fut bien tabassé ce jour là.
Trois jours plus tard dans la meme classe ,on entendit ce pauvre Cheikh Mahfoud poussait un cri de douleur à fendre le coeur. Il s'est assis sur une punaise tombée du ciel.


14. Bradai 24/08/2011

Deux anecdotes du lycée Mustapha Ferroukhi telle qu'elles me furent contées .
La premiere.
Au moment d' une heure de cours de physique,la prof énervée par le comportement d'un élève au nom de FESSIER pria ce dernier de prendre la porte.
(façon de dire à l'élève de quitter la classe).
L'élève Fessier lui répondit ;
"Que pourrai-je bien faire avec cette porte Madame?"

la deuxieme.
Un parent d'éleve du village borylie la Sapie aujourd'hui Ouamri est venu faire sortir son fils .
Ce jour là,il était consigné et il le fit savoir à son père .
Son pere lui demanda qui en est responsable des sorties,le fils lui dit c'est "Brosse à dents".
Brosse à dents était le surveillant Général et il doit ce surnom à ses grosses moustaches fondantes sur ses lèvres.
Alors ,arriva notre brosse à dents et le père fut tout heureux de lui serrer la main en lui disant " Monsieur Brosse à dents bonjour heureux de faire votre connaissance.
Brosse à dents jeta un regard bien bas vers l'élève qui comprit aussitôt son erreur .
Que puis je faire pour vous monsieur dira Brosse à dents .Le père répondit .Je suis venu faire sortir mon fils.
La colère dans ses yeux à cause du surnom il lança au pere:il n'en est pas question cette fois, votre fils est consigné et il est bien là ou il est.

15. Bradai 16/04/2011

Dans ces couloirs du lycée,ou leurs espaces furent pour nous internes des airs de jeu nous rappellent un petit peu des passages qui ne peuvent s'inscrire au tableau mais restent en mémoire.Unjour, l'eleve s'appelait ABDAT RABAH
était entrain d'être tabassé comme à ses costumés tellement il aimait ce jeu et ce jour là à quatre pâtes face à la terre il etait entrain de se relever juste à ce moment precis arriva Mr KOJEVNIKOV le prof de Math et avec son accent russe il lui lança :
ABA RABA VOUS CHERCHEZ DEMONSTRATION?

16. Bradai 27/12/2010

On etait en classe dans cette salle 12,qui collait avec le réfectoire des Profs et nous rendions les notes de nos copies de Français.
Chacun de nous avait sa note bien enregistrée dans sa tête en attendant que son nom soit prononcé par le prof pour la chanter.
La mélancolie des notes se lisaient parfois dans nos visages et c'était comme un châtiment de faire savoir sa mauvaise note.
Le cycle d'appel était entame,et juste à cet instant mes idées voguèrent bien en dehors de la salle si bien que mon esprit n'était plus à moi.Le prof lança mon nom et sans m'en soucier de ce que je disais j'ai tout bonnement dit" traze" tout en ayant mon regard planté au dehors.
Je fus réveillé de mon songe par le fou rire de la classe et que même le prof en faisait de même . ILS RIAIENT ET TOUT LEUR REGARD VERS MOI.
Par la suite j'ai su que j'ai prononce le chiffre "traze" à la place de treize et ça été comme une bombe tellement il y a eu silence.

17. mirou 13/11/2010

merci mr bradai!que de souvenirs! et quel plaisir de vous lire ;!vous avez une memoire phenomenale!les anciens surtout de djendel sont ravis de replonger dans leurs souvenirs.

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