Souvenirs d'une promesse

Au sommet du mont de Zaccar, Miliana me sourit et me tend les bras, je vole à sa rencontre, elle disparaît, me laissant perdue dans mes rêves, perdue dans mes souvenirs, perdue dans les brèves promenades, les Week-end après une longue semaine à l'internat, perdue entre la cité Nord et la rue Hamdane Batel, où nous prenions le déjeuner dans l'une et le dîner dans l'autre, perdue dans les balades entre ces plantes et ces vieilles pierres de ce jardin médiéval où nous passions des journées entières à se raconter, à imaginer l'avenir, à faire des promesses aussitôt oubliées, à se promener dans le quartier des annassers, les belles sources, Korkah, la rue Saint Paul, ZAZAC où nous prenions des photos à chaque rencontre dont je n'ai hélas aucune photo.

A chaque coin, un souvenir, une époque avec ses mauvais moments et ses bons souvenirs, on était jeune, on aimait la vie et on la découvrait, On avait mal mais on continuait à chercher, à soustraire, à additionner, à larguer, à se faire larguer, à pleurer, à penser, à s'amuser, en fin de compte, on a rien, c'est triste! il ne reste que des souvenirs, des interrogations, des regrets et de la nostalgie d'un passé révolu.

La cité Nord

Là haut de la cité Nord, je regardais la ville en jetant un regard attendri du côté de la rue Hamdane Batel où se dresse une imposante fontaine en marbre, autrefois alimentée en eau potable, où une partie du coeur est restée accrochée. Je me disais dans ma petite cervelle de 18 ans *y'a-t-il une place pour moi* ?

Là était la surprise ! Je voulais faire pour le mieux, mais le mieux étant l'ennemi du bien, quand on a beaucoup grimpé, pour revenir à son point de départ...Faut redescendre. Ma petite fierté ne m'avait pas laissé le temps de réfléchir, mais bon, quand il faut partir, faut partir. Les gens qui comptaient le plus pour moi seraient enfouis sous une blessure profonde, une blessure qui avait fait place à la révolte. A suivre....

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Commentaires (5)

1. nazo 06/05/2012

bon j ai 18ans je suis d origine de miliana chaque week end il faut que visiter ma grand mere laba a zogala et ca me fait vrement contant et ben je vous remersez p

2. TALBI Samia 29/04/2012

La lecture de ton écrit a ravivé en moi tant et tant de souvenirs,c'est écrit de façon spontanée et naive !C'est beau!!Des années sont passées mais tous les moments dans cette ville sont ... là..... vivaces :les lieux qui ont laissé leur empreinte ,sont évidement le lycée Abdou et toutes ses infrastructures ,le stade,la pointe des blagueurs,l'hopital"ce paquebot majestueux",l'école des mines,Korkah,les sources,Zougala,la rue st Paul avec Zazac le photographe,la patisserie d'un bonhomme connu pour ses mille- feuilles,les flancs du Zaccar ou un jour nous fumes priées d'accompagner un gardien au commissariat (nous avions été surprises,un dimanche, à voler des amendes sur notre passage:Cela avait donné plus de cheveux blancs à me OUZOU notre infirmière de l'époque) Merci Noria ..........................Mon émotion est grande au rappel de ce pan merveilleux de mon enfance-adolescence,je suis arrivée à Miliana à peine agée de 11ans et demi!!!!!!)C'est te dire combien ,Miliana et le lycée ABDOU m'ont marquée à jamais et c'est pour cela que je suis indulgente avec tout ce qui a rapport avec "MILIANA"!!!!

3. halfaoui hadjira 26/02/2012

bravo noria c'est beau en même temps triste, on sent que tu aimes MILIANA, continue...

4. Farah 10/08/2011

Mais où est passé Mr Mahroug ?:

5. Ahmed Mahroug 30/03/2010

..; je trouve votre texte tellement mélancolique et manifeste d'une grande emotivité et sensibilté .. Bravo espérant te relire.. la fontaine existe toujours , mais plus d'eau...bravo

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Mis en ligne le 02 Janvier 2008 - Noria - All Rights Reserved