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Miliana/Guide Historique et Culturel

Préface

« Miliana et ses pentes vertes, ses vergers enchevêtrés de tournesols, de figuiers, de cougourdiers, comme nos bastides des provençales. »

C'est ainsi qu'apparaît à Alphonse Daudet le site de cette petite ville pittoresque du petit Atlas.

 Le visiteur qui prend la route vers Miliana, découvre un spectacle de couleurs et de senteurs. Ce sont des haies d'amandiers et de grenadiers, des clôtures de roseaux et de jasmin et des jardins fleuris de cerisiers et de pruniers qui s'étalent harmonieusement en contrebas des vieux remparts pour s'étendre vers la plaine.

 En plus de la splendeur du site, le lecteur trouvera dans ce présent guide une grande fresque historique de l'Antiquité à la période de la résistance populaire. Il connaîtra également la richesse du patrimoine archéologique et monumental que recèlent la ville et sa région ainsi que les valeurs des traditions et coutumes des habitants.

 C'est un long périple que le visiteur pourra effectuer à travers ces pages qui retracent le passé prestigieux de cette ville millénaire d'Algérie dont la fraîcheur et le parfum des traditions incitent le visiteur à s'y attarder.

Situation Géographique

 Carte de situation

 Située à 119 Km au sud-ouest d'Alger sur le revers septentrional du petit Atlas, Miliana se présente comme une ville pittoresque aux richesses naturelles multiples. Suspendue au penchant du mont Zaccar qui la couvre entièrement au nord, la ville est bâtie sur un énorme rocher de travertin aux contours abrupts.

 À l'est, elle domine à pic un ravin, au sud, la vallée du Cheliff, et à l'ouest un plateau arrosé d'eau jusqu'à la chaîne d'Ouarsenis. La ville s'étouffe entre ses vieux remparts au creux d'une végétation luxuriante. Ses jardins et ses vergers cultivés en banquettes s'échelonnent harmonieusement vers la plaine.

 Pour se rendre à Miliana, il faut quitter la route nationale N°4, entre Alger et  Khemis-Miliana au niveau du col kendek et emprunter soit la route qui passe près du village d'Ain-Tork ou bien celle du lieu-dit  Adelia comme l'indique le panneau de signalisation. On peut également y aller en prenant une autre route vers le Nord au niveau du centre-ville de Khemis-Miliana.

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A travers les Siècles

 Miliana est considérée, à juste titre, comme une ville plus que millénaire. Les témoins matériels des nombreuses civilisations qui se sont succédé attestent que la ville a été marquée dès le début par la préhistoire.

 

Période préhistorique:

 Les investigations menées aux alentours des sources de Boutechtoun, au nord de la ville, en 1961 ont révélé les traces d'une industrie microlithique datant de l'Atérien et du Capsien. 

Images  S  Index

Période phénicienne:

  Ce lieu devient sous l'influence des Phéniciens installés déjà à IOL CESAREA (Cherchell), un centre d'activité économique important et un emplacement stratégique dans l'organisation du dispositif de sécurité des royaumes berbères.

Pheniciens

Période romaine:

  Les anciens historiens comme Pline, Ptolémée et Antonin ont eu des divergences quant à l'origine du toponyme de cette localité. Plusieurs appellations ont été citées telles que :

  MANLIANA ou MALLIANA et ZUCCHABAR ou SUGABAR                                                  ZACCAR/ Période romaine

  E 8   a- Le nom de MANLIANA ou MALLIANA dérive du patronyme MANLAE (1). Ce nom, d'origine latine, est attribué à une fille de famille patricienne romaine (MANLIAE) propriétaire de grands domaines (FUNDI) dans cette région agricole de la vallée du Chélif.

     b- Le second toponyme ZUCCHABAR ou ZUGABAR a été mentionné dans les monuments épigraphiques (2) indiquant l'emplacement de la cité. Selon certains auteurs, ce nom est d'importation phénicienne signifiant " marché du blé" tandis que d'autres auteurs admettent que le nom est libyco-berbère dont l'origine serait : IZEIKER ABADIR, « la montagne du dieu Abadir » caractérisant le massif montagneux du Zaccar. Pline, quant à lui, qualifie cette cité de " Colonia Augusta".  

 Après la venue des Arabes, le toponyme Manliana fût arabisé pour devenir MEL-ANA (pleine, remplie), puis MILYANA. Cette appellation est due sans doute à l'abondance des eaux et la richesse des vergers qui caractérisent la région.

Miliana fut longtemps capitale refuge des rois numides. Elle fût l'une des grandes cités de la province de Maurétanie césarienne et siège d'un évêché (3).

  •  Inscription découverte à Khemis-Miliana en 1849 par Berbrugger.
  •  Il s'agit là de deux bornes miliaires découvertes l'une, en 1848 à Khemis-Miliana par Aussine de Chancel, remontant au règne d'Aurélien, l'autre, trouvée entre Arib et Ain-Defla.
  •  Les notices des conférences de Carthage en 411- 484 mentionnent la présence des évêques de Zucchabar.

Plusieurs voies la relient aux autres villes avoisinantes (1)

La ville romaine fût fondée par l'empereur Octave entre 27 et 25 av.J.C Ses antiquités ont été citées dans de nombreux ouvrages d'auteurs. "La cité romaine est située sur le flanc de la montagne Zaccar qui s'élève à 4000 pieds d'altitude. Des restes d'architecture et de sculpture découverts en ces lieux et réutilisés plus tard par les Turcs pour la construction des remparts de la ville démontrent l'importance de cette cité dans l'Antiquité".

 Quant au Docteur Shaw, parmi les documents archéologiques romains  trouvés à Miliana, il signale l'existence d'un cippe portant une inscription mentionnant que le petit-fils et l'arrière-petit-fils de Pompée sont inhumés à Miliana. Voici cette inscription (2).

   ___________Q-POMPEIO C.N.F
   ___________ QVRIT CIEMENTI
   ___________ PA/…. DURV
   ___________ EX TESTAMENTO
   ___________ Q.POMPEIO F.QVIR
   ___________ ROGATI FRATRIS SVI
   ___________ MARRA POSUIT

Grâce à son site fortifié en 375, le général romain, Théodose, évacuant Césarée, vint occuper "Sugabar" à mi-côte du mont Transcellens pour réprimer l'insurrection du chef berbère Firmus.

 Au Vème siècle, avec le déferlement des Vandales sur l'Afrique du Nord, la ville romaine s'effaça avec la plupart de ses monuments antiques.

  • Route partant du Zucchabar : 1ère dans la direction du Nord vers Caesarea (Cherchell) 2ème probablement dans la direction du Nord-Est vers Aquae Calidae (Hammam Righa) 3ème dans la direction du Sud vers Malliana (El-Khemis).
  • Cette inscription est conservée au Musée National des Antiquités d'Alger.

 

Période musulmane :

27 8Entre 362 et 370 de l'Hégire, soit en 972-980 de l'ère chrétienne, Abou-El-Feth Bolokain Ibn Ziri Essanhadji, vassal d'Al Moez il Din Allah de la dynastie des Fatimides rebâtit la ville médiévale sur les ruines de l'antique Zucchabar. Bolokein devint le maître incontesté d'Ifriqya pendant un certain temps et Miliana fût la capitale d'une grande partie du Maghreb. Durant cette période, la ville renaît et connut une grande prospérité. Les nombreux historiens et géographes arabes qui ont visité cette ville ont tous confirmé son caractère d'opulence. Au Xème siècle, Ibn Hawqal fût le premier géographe arabe à citer le nom de Miliana dans ses écrits. Il la situe à une étape d'El-Khadra et la qualifie de cité antique, pourvue de moulins que fait tourner son cours d'eau et possédant un grand nombre de canaux d’irrigation. Au XIème siècle, El Bekri constate que la ville est romaine et renferme de nombreuses antiquités. La ville fût rénovée par Ziri Ben Menad qui en fait la résidence de son fils Boluggin.

D'autres voyageurs arabes sont passés à Miliana tels qu’Ibn Maachara, El Abdari qui lui dédie un joli poème et Ibn Batuta. En 1372/774, Ibn Khaldoun décrit la ville : "C'est une cité faisant partie du domaine maghrawa Beni Warsifen dans la plaine de Chélif … et que Boluggin a tracé le plan d'El Djezaïr, de Melyana et de lemdiya.

Au cours de cette période, Miliana fût un foyer de culture. Elle enfanta un grand nombre d'érudits dans différentes disciplines comme : Ahmed Ben Otmane El Meliani, poète et écrivain du XIIIème siècle, Ali Ben Omrane Ben Moussa El Miliani, théologien, Ali Ben Meki El Miliani, théologien et juriste du XIVème siècle et bien d’autres hommes de sciences qui furent très célèbres au niveau du Maghreb et du Machrek musulman.

À l'instar des autres villes du Maghreb, Miliana connut plusieurs conquêtes ainsi que des troubles politiques qu'on peut résumer comme suit :

     - 1081/473, Youcef Ibn Tachfin, chef des almoravides occupa Alger, Médéa et Miliana.
     - À partir de 1159/547, Miliana fit partie de l'empire almohade. À cette époque, la ville connut en 1184, le siège des Beni Ghania.

     - En 1261/659, siège de Miliana par les Hafçides de Tunis pour soutenir leurs alliés, les Beni Tudjin qui avaient pris possession de cette ville.
     - A partir de 1300/707, les Zianides imposèrent leur autorité sur presque toutes les villes du Maghreb central y compris Miliana.
     - En 1461, Abou Abdallah Mohamed El Moutawakil, sultan de Ténès, s'empara de Médéa et Miliana d'où il forma une armée pour aller conquérir les villes de Béni Rached, Mostaganem et Tlemcen. Depuis, les Milanais jouirent d'une certaine autonomie jusqu'à la venue des Turcs.

Période turque :

Cagpibs1 1  Les frères Barberousse firent leur entrée à Alger en 1516, aussitôt Aroudj, décida d'étendre son autorité vers 1517 sur les villes de l'ouest du pays, Miliana devint le premier caïdat de la région d'Alger (1). En raison de sa position stratégique, les Turcs installèrent alors les tribus Makhzen pour contrôler la région et ses environs (2). A cette époque, la ville rayonnait et vivait dans l'aisance. Elle fût décrite dans plusieurs ouvrages de chroniqueurs arabes et européens.

 Au milieu du XVIème siècle, le célèbre voyageur, Mohamed El Hassan El Fassi dit Léon l'Africain en fit la description suivante "La ville est située au sommet d'une montagne à 40 mille (64km) de la mer. Cette montagne est gorgée d'eau et couverte de noyers au point que les habitants n'achètent pas les noix et ne les cueillent même pas. À part la culture des vergers, certains d'entre eux sont des artisans. La ville est une ancienne muraille qui donne d'un côté sur un ravin et de l'autre sur une pente qui mène vers la vallée du Chélif, situation qui rappelle celle de la ville de Narni en Italie".

   (1) Miliana fût gouvernée pendant cette période par le caïd Othman le Kurde, père de Mohamed el Kebir , Bey d'Oran. Il fut remplacé, plus tard, par un certain Brahim.

   (2) Ce sont des tribus arabes dispensées de toutes redevances. Ils fournissaient aux Turcs des contingents armés chargés de faire régner la sécurité et de faire payer l'impôt.

 Hamdane ben Othmane Khodja dans "El-Mihat" fournit lui aussi quelques détails sur ses habitants et leurs activités", les habitants de Miliana se caractérisent par une sorte d'entêtement. Leur terre est extrêmement fertile, ce sont des jardiniers et leurs fruits sont excellents. Ils ne s'adonnent à aucune activité artisanale excepté celle de sécher les fruits et d'en faire une sorte de confiture à base de jus de raisin et d'amandes qui se conserve durant toute l'année, le climat chez eux est salubre".

 Émerveillé par le site de Miliana le docteur Shaw évoque: «Miliana a de remarquable, qu'il soit bien arrosé au Nord-Ouest du mont Zaccar, qu'il est environné de beaux jardins et enfin que la vue y domine sur les territoires de Djendel, des Matmata et d'autres tribus arabes jusqu'à Médéa. Au printemps, les dévots d'Alger de Blida et du voisinage y viennent baiser la chasse de Sidi Ahmed Benyoucef, le saint tutélaire de la ville».

 Quant à Venture de Paradis, Il donne un aperçu sur l'essor de la production agricole de cette ville en écrivant :" Dans le district d'Alger, du côté sud, on cultive du riz dans le territoire d'une ville murée qu'on nomme Miliana et dans le district de Mascara, à la contrée qu'on nomme Mina. Le riz de Miliana est d'une meilleure qualité que celui de Mina".

 À cette époque, Miliana devint un centre de rayonnement religieux et culturel sur l'ensemble de la région. Elle comptait par moins de 25 Mosquées, dont 8 importantes (1).

 En raison de son rôle prépondérant, les artisans de la ville ont largement contribué à la reconstruction de la ville d'Oran en 1792 et ce, durant le règne du Bey Mohamed El Kebir.

 Miliana et sa région connurent les soulèvements des tribus Righa contre l'occupation turque. En témoigne, l'insurrection de Bouterik Cheikh des Soumata en 1544 au cours de laquelle le Caïd Hassan trouve la mort près de Hammam Righa. (2)

  • Ces édifices furent pour la plupart détruits par l'armée coloniale. Il ne subsiste aujourd'hui que la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef datant du XVIII siècle et le reste de la mosquée dite El Batha transformée en horloge.
  • Cette insurrection fût vite étouffée par Hadj Bachir, Pacha d'Alger.

 

Période de l'Emir Abdelkader :

  Après la prise d'Alger en 1830, Abderrahmane, le Sultan du Maroc revendiqua la possession de Miliana et y installa un de ses officiers nommé Mohamed Echergui qui dû l’abandonner promptement.

  SqsqL'Émir Abdelkader fît son entrée en Avril 1835. Il fût chaleureusement accueilli par la population de la ville, dirigée par El Khaladi, descendant du saint Sidi Ahmed Benyoucef. Miliana devint le siège de son califat (1), il s'y fortifia en édifiant plusieurs ouvrages à caractère militaire dont une manufacture d'armes. Il confia l'administration de la ville à Mahieddine Esseghir jusqu'en 1837 puis à son valeureux calife, Ben-Allel Ould Sidi Embarek qui disposait de 10440 combattants.

  Les traités de Desmichels et de la Tafna lui garantissent la possession de cette ville en même temps que Médéa, devenues de véritables places fortes pour organiser sa résistance. Afin de renforcer l'unité de son état en 1839, l'Émir tint non loin de Miliana (Boukharchoufa) un conseil de guerre pour reprendre le djihad.

  En 1840, les hostilités ayant recommencé entre l'Émir et les Français, le Maréchal Valée reprit la campagne le 5 Juin 1840 à la tête de dix mille hommes. Se dirigeant sur Miliana, il franchit le Gontas et y arriva le 8 juin. La ville fût trouvée, complètement abandonnée par ses habitants qui y avaient mis le feu en se retirant dans les montagnes sans espoir de retour. Une garnison de deux bataillons fût installée sous le commandement du lieutenant-colonel d'Illens, conseillé par Omar Ouled El Pacha en qualité de calife des Français. Mais la résistance ne connût pas de répit, puisque l'Émir et son calife Ben-Allel soutenus par les tribus de Douars Boumaâd et du Zaccar ne cessaient d'harceler l'ennemi en lançant plusieurs attaques contre la garnison de Miliana qui subit de lourdes pertes." Cette ville, dit M.de Castellane, bloquée étroitement par les soldats réguliers de l'Émir en 1840 et 1841, ne pût communiquer avec Alger ". Des renforts furent alors dépêchés pour approvisionner les assiégés qui étaient soumis à des privations et à de terribles maladies(2).

  1. Le territoire du califat de Miliana à l'époque de l'Emir s'étendait vers l'Est jusqu'à Oued Cheffa, vers l'Ouest, Oued El Fadha, au Sud Boghar et Cherchell.
  2. Sur 1230 hommes, la garnison perdit 760 soldats durant ce siège.

  Le Capitaine Rozet du génie au corps royal d'état-major donne un aperçu sur la situation de cette ville juste après son occupation. "Comme la plupart des cités musulmanes, la ville est sillonnée de rues étroites et tortueuses. Les maisons sont construites en pisé blanchi à la chaux : elles se composent d'un rez-de-chaussée et d'un étage avec une galerie quadrangulaire intérieure. Un oranger ou citronnier planté dans la plupart des cours y répand son ombre et ses parfums, une multitude de canaux souterrains alimentent les fontaines publiques et les habitations particulières." Quant aux richesses naturelles que recelait la ville, le capitaine Rozet poursuit : " Le territoire de Miliana parait réunir plusieurs éléments de la prospérité industrielle.

 On assure que le Zaccar renferme une mine de cuivre ? Et de magnifiques bancs de marbre. On a trouvé, dans le voisinage des gisements, de sulfure de plomb, d'oxyde de carbonate de fer.

 La nouvelle trace de la ville effectuée par le génie militaire français a bouleversé complètement l'aspect de son ancien tissu urbain (1) pour la transformer en une ville de conception française. Le 8 Juin 1865, Napoléon III lui rendit visite.

 Pendant la conquête coloniale, les richesses de Miliana et de sa région furent emportées et saccagées. La population, dont la plus grande partie fût exterminée et dépossédée de ses biens, organisa la résistance en se soulevant le 26 Avril 1901 (2) et durant la guerre de libération.

 Malgré la douleur, Miliana survécut grâce à ses traditions et à ses valeurs ancestrales.

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Sites & Monuments

Il ne reste plus de ruines d'édifices anciens à Miliana où certains auteurs arabes, tel qu'El Bekri en signalait plusieurs (1). Les quelques monuments qui subsistent de nos jours sont pour la plupart datés du XVIIe et XIXe siècle. Néanmoins, le visiteur attardé dans cette contrée du grand Zaccar pourra admirer la splendeur du site et ressentir l'intimité des lieux.

 

 1- La Mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef :

 11 10Ahmed Benyoucef, grande figure mystique est né à la Qalâa des Beni Rached non loin de Mascara vers la première moitié du XIVe siècle. Son maître fût Hadj Zerrouk de Bejaïa. Mu d'un savoir fort étendu, il exerça une influence considérable au sein des masses maghrébines pour lutter contre la menace étrangère et les abus du pouvoir des rois de Tlemcen. Mort entre 1524 et 1526, il fût enterré à Miliana. En 1774, Mohamed El Kebir, Bey d'Oran fit construire le mausolée et ces dépendances (2) considéré comme le plus important monument à Miliana en raison de sa valeur architecturale et son impact social. Ce centre rituel est situé au centre du quartier nord-ouest de la ville.

 Dans son ensemble, il est constitué de trois annexes, le Sanctuaire, la Mosquée et la Zaouia(3). L'entrée principale débouche sur un grand patio, bordé de galeries, munies d'arcades et fleuri d'un noyer, d'un oranger et d'un plant de jasmin. Au centre, l'eau qui coule dans une vasque invite le visiteur au rêve et à la sérénité. Le sanctuaire se trouve dans la galerie sud. C'est une salle hypostyle carrée, coiffée d'une coupole, couverte à l'extérieur de tuiles vertes et soutenue par huit colonnes torsadées supportant des arcs outrepassés brisés. Les murs de la salle sont tapissés de carreaux de faïence. Au centre, se trouve le catafalque en bois sculpté du saint Ahmed Benyoucef. Quant à la Zaouia, elle est située sur le côté ouest et nord, et renferme plusieurs petites cellules pour accueillir les talabas de l'époque et les voyageurs venus de Partout.

 Aujourd'hui, la ville de Miliana rayonne par la présence du tombeau du saint Ahmed Benyoucef qui est devenu un grand lieu de pèlerinage, drainant, le long des saisons, au rythme des fêtes religieuses, des flots de visiteurs venus d'Alger, de l'Oranie et du Maroc (4).

  • Revue Africaine. VIII, année 1864. p .428.429.
  • Notons que les bons rapports entre les pachas d'Alger et les descendants de Sidi Ahmed Benyoucef dureront jusqu'en 1830.
  • Cet édifice est classé monument historique depuis 1978.
  • Il s'agit des deux grands pèlerinages communément appelés Rak'b de Beni Far'h et Rak'b de Beni M'nacer. Voir également chapitre " Coutumes et Traditions.

 

2- Le minaret de l'Ancienne Mosquée D'El-Batha :

 Sans 33 titre 1 Le minaret est ce qui subsiste d'une ancienne mosquée dite "El-Batha", édifiée au début de la période Turque. Cette mosquée faisait partie des 26 mosquées construites à Miliana avant l'occupation coloniale. Elle fût détruite en 1844 pour laisser place au nouveau tracé de la ville. Le minaret fût alors transformé en horloge et baptisé "PLACE DE L'EGLISE, puis "PLACE CARNOT. Ce monument est situé au centre de la ville de Miliana, à proximité de la "Maison de l'Émir".

 D'une hauteur de 15 m, ce minaret de type maghrébin est érigé sur une base carrée. Sa tour est coiffée d'une couplette avec épi de faîtage composé d'une boule, d'un croissant et d'une étoile. Une rampe de sept merlons couronne le corps principal de cette tour. De petites arcatures sur colonnettes au nombre de quatre sont percées sur les quatre façades du minaret.

 Sur la façade ouest apparaît visiblement une entrée surmontée d'un arc en forme de fer à cheval et dont la porte en bois massif est fixée par des clous. Quant à l'intérieur de ce minaret, on remarque sur ses quatre façades, les traces de trois grandes arcades dont une petite et qui coïncide avec l'accès actuel.

 Cependant, on n'y voit pas de traces de noyau central ni d'escaliers (probablement démolis) qui en principe doivent mener au sommet de la tour, mais on y trouve quatre niveaux, séparés par des balustrades, soutenues par des rondins en bois.

3- La Manufacture de l'Emir Abdelkader :

 HECette manufacture a été édifiée deux années après le traité de Tafna vers 1839. Elle était dirigée par un certain ALQUIER CAZES, ingénieur minéralogiste français. Converti à l'Islam, il déserta l'armée française pour se mettre au service de l'Émir.

 Cette usine était à l'époque alimentée en minerai de fer extrait d'une montagne voisine, le Zaccar. On mentionne qu'on y fabriquait des affûts de canon et des baïonnettes. Cette manufacture est située au Sud-Est, en contrebas des remparts de la ville. Elle surplombe la route reliant Miliana à Khemis-Miliana.

 La superficie totale du bâtiment, constitué de deux pavillons construits en briques et en pierres, est d'environ 792,24m². L'autre pavillon d’un étage, en amont, est contigu à l'atelier qui en comprend deux.

 Il faisait office de résidence aux ouvriers de l'Émir. Cette annexe comptait environ 17 pièces et un petit hammam. Quant au patio, il était entouré de galeries soutenues par des arcs outrepassés.

 Aujourd'hui, après avoir subi des travaux de restauration, le bâtiment est devenu un musée (1). Ce monument historique est en instance de classement depuis 1995.

 4- Les Remparts :

13 12  Probablement d'origine romaine, les remparts furent reconstruits pendant la période médiévale. Les Turcs, en se servant des restes de construction romaine, édifièrent deux enceintes. L'une bien fortifiée entourait la Casbah qui occupait le côté sud-est de la ville, l'autre ceinturait la ville turque vers le côté est et nord.

 En 1849, lors du tracé de la ville par le génie militaire français, les remparts furent déplacés vers l'ouest pour implanter la ville moderne. Pour assurer la sécurité de la ville, cette enceinte inexpugnable a joué un rôle prépondérant durant des siècles dans la résistance contre les assauts et les attaques ennemis. Sur le plan pittoresque, cette muraille est située sur un promontoire agréable dominant le majestueux paysage de la vallée du Cheliff. D'une hauteur de 7 à 8 m, et d'une longueur totale de 3 km environ, les remparts sont construits en énormes pierres de taille. Ils sont pourvus de meurtrières, formant dans certains angles 17 bastions. Pour accéder à la ville, on devait emprunter l'une des deux portes principales, la porte de l'Ouest (Porte d'Oran) ou la porte de l'Est (Porte du Zaccar). De nos jours, il ne subsiste que l'enceinte sud, sud-est et sud-ouest, le reste étant détruit pendant la période coloniale. (1)

5- La maison de l'Emir Abdelkader :

10 29fc440 1  Selon la tradition locale, on affirme que cette demeure fût, durant la période turque, la résidence du Bey de Miliana avant d’être le siège du califat de l'Émir Abdelkader, d'où l'appellation actuelle "DAR-EL-ÉMIR".

 Après la prise de Miliana par les français en 1840, ce bâtiment devient le siège de la subdivision militaire, commandant le neuvième tirailleur et commandée respectivement par le lieutenant d'Illens et le Général Saint-Arnaud. Aussi, ce bâtiment accueille le 8 Mai 1865 Napoléon III lors de sa visite en Algérie.

 D'autre part, on affirme que l’une des cours de cet édifice devint, vers le milieu de l'année 1859, un véritable musée où on conservait de nombreuses antiquités (2) et ce, grâce à l'initiative du Général Liebert.

 Occupant une superficie de 2624 m², cet édifice de style mauresque est dépourvu de tout ornement décoratif de l'époque à savoir, la céramique, la boiserie, le plâtre… Le patio, orné d'un jet d'eau, est entouré de galeries quadrangulaires, soutenues par des arcades.

  • Les remparts sont en instance de classement.
  • Revue Africaine.

 Après avoir subi des travaux de restauration, ce bâtiment a été aménagé en musée depuis 1997 et renferme plusieurs salles d'exposition (Ethnographie, antiquités romaines, résistance populaire, les mines du Zaccar, guerre de libération).

 Miliana renferme également quelques Koubas de saints vénérés comme celles de Sidi Belkacem et Sidi El Hadli dont la valeur architecturale s'intègre dans la richesse du patrimoine culturel de cette ville.

6- Le Musée :

 Ancienne demeure de l'Émir Abdelkader, le musée de Miliana est situé en plein centre-ville. Il apparaît comme un édifice de style mauresque. Il n'a été ouvert qu'à partir de 1997. Le bâtiment restauré est aménagé en plusieurs salles d'expositions.

Salle des armes :

 Dans cette salle, le visiteur pourra admirer une collection d’armes (fusils, pistolets, épées) utilisée durant la résistance populaire.

Salle de la numismatique :

 Cette salle est consacrée à l'histoire de la numismatique. Dans une vitrine sont exposées des pièces de monnaie, classées suivant l'ordre chronologique.

Salle de la résistance populaire :

 Dans cette salle, des photos, des cartes, et des notices historiques retraçant l'épopée de l'Émir Abdelkader sont exposées. On pourra voir également :

  • Le portrait de l'Émir Abdelkader (peinture) - Buste de l'Émir Abdelkader.
  • Une fresque représentant la bataille de Miliana - Copie de l'étendard de l'Émir Abdelkader.
  • La copie du journal relatant la prise de Miliana en 1840 - Manuscrit de Coran.
  • Le portrait du Cheikh Yakoub, chef de l'insurrection des tribus Righas au Nord de Miliana en 1901.

Salle de la guerre de libération nationale :

 Consacrée à l'histoire contemporaine, cette salle abrite un grand nombre de tableaux, photos et autres documents de Chouhadas de la région de Miliana ainsi que sur le combat du peuple algérien en général.

Salle d'architecture et d’Ethnographie :

 En visitant cette salle du rez-de-chaussée, on remarquera sur le côté ouest, les structures d'un hypocauste dégagé lors des travaux de restauration de l’édifice.

 La salle comporte également des photos, des maquettes et des gravures anciennes de la ville de Miliana avant et pendant la période coloniale.

 On remarque également deux vitrines où sont exposés des objets ethnographiques du Sud algérien – (plats, chaussures, sacs).

 À l'entrée du musée, sont exposés un certain nombre de vestiges archéologiques d'époques romaine et musulmane, notamment :

  1. Une stèle à sommet plat représentant, dans une niche, le bas-relief d'un personnage anthropomorphe.
  2. La partie inférieure d'une stèle représentant, dans un champ épigraphique, les formes de pieds d'un personnage et d'une colonne.
  3. Une stèle à sommet arrondi, portant sur son fronton, l’inscription DMS et dans une niche le bas-relief d'un cavalier.
  4. Une stèle à sommet triangulaire de 1.20m de hauteur portant l'inscription suivante :

   ___________ D.M
   ___________ VAL.SA
   ___________TCRN.IAC
   ___________ FABM.VRA
   ___________ AVISVA

  5- Chapiteau corinthien en marbre blanc ouvragé de feuilles d'acanthes qui s'amortissent en volutes à ses quatre angles.
  6- Fragments d'architecture musulmane portant des registres où sont gravées en relief des rosaces.

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Traditions & Coutumes

Le " Rakb Des Beni Far'h"

Fete 03 1f72a04 1  Le "Rakb des Beni Far'h" reste le pèlerinage le plus important par rapport à ceux qui s'échelonnent de mai à décembre. Il regroupe un grand nombre de tribus, venues des douars d'El Aneb, des Beni Ghomeriane et de Bouhalal de la région de Cherchell. Selon une vieille tradition, on dit que le wali Sidi Ahmed Benyoucef avait un visiteur berbère, toujours joyeux, qui, ayant rejoint sa famille à El Aneb, se plaignait de la stérilité du pays. Sur un vœu du Cheikh, la montagne se montra remarquablement fertile et les six enfants du serviteur devinrent père de mille six cent âmes.

                « Qui les rejoint est dans la joie, qui les quitte est dans la tristesse ».

 Ce dicton explique comment les Beni Far'h ont un nom qui exprime l'idée de la joie. Ce pèlerinage remonte à très longtemps, dès le 18ème siècle, le docteur Shaw en brosse un tableau, "Au printemps, des flots de visiteurs venus d'Alger, de Blida et du voisinage y viennent dévotement prêter louanges au tombeau de Sidi Ahmed Benyoucef, patron de la ville. "Ce jour-là, dès le matin, l'atmosphère rayonne de joie et d'ambiance pour accueillir les pèlerins. On décore l'intérieur de la Kouba avec de jolis tissus multicolores. On nettoie les abords du sanctuaire où des marchands de halawiyat viennent étaler leurs éventaires. Plus loin, des gargotes de fortune et de loteries sont installées à l'ombre des platanes de la " Place du charbon".

 Les clameurs de la foule, devenant plus dense, se mêlent aux sons nasillards des joueurs de flûte et de ghaïta et des "Glaglias", sillonnent de long en large la petite place, en jouant plusieurs aubades autour des curieux, qui, d'un air jovial leur lancent des pièces de monnaie. Vers l'après-midi, les Milianais et les visiteurs se pressent pour aller accueillir le Rakb devant l'entrée de "Bab El Gharbi", sur la route de Ben-Allel, à quelques Kilomètres des remparts et sur les talus qui dominent la route, attendant impatiemment les pèlerins. Soudain, on entend des coups de feu et des youyous, signe de l'arrivée du grand Rakb. Des cavaliers portant de lourds sandjaks (étendards), de couleur rose et bleu pâle, avancent solennellement en tête du cortège cérémonial, suivis d'un flot de pèlerins avec des mulets chargés de provisions et accompagnés de musiciens. Acclamant le cortège, la foule s'y mêle et tout le monde afflue massivement sur le sanctuaire. À l'entrée de la Zaouïa, les pèlerins sont salués par des chants et les youyous de femmes, engouffrées dans les galeries du petit patio. Les yeux se mouillent, les gorges se serrent, la ferveur est impressionnante. Une fois le couscous servi aux hôtes, les veillées sont rehaussées de concerts de Gasba, de Bendir et de M'dadha, assis sur de larges H'saïr, étendues dans l'enceinte du sanctuaire. On joue des airs forts, entraînant des danseurs virtuoses dans le J'Dib (danse extatique) et qui finissent par s'écrouler par terre.

 D'autres sirotent du café et du sahleb, préparés sur des foyers de braise, en discutant sur leurs récoltes et d'autres affaires. La plupart des "Zouars" passent la nuit à la belle étoile, profitant de la douce saison. Le lendemain matin, les pèlerins se séparent, regagnant chacun son douar pour se donner rendez-vous l'année suivante. Le sanctuaire du saint, Sidi Ahmed Benyoucef replonge dans l'ombre pour retrouver sa quiétude et sa sérénité.

 

La célébration du Mawlid  Anabaoui.

  Depuis longtemps, la célébration du Mawlid Enabaoui à Miliana revêt un cachet particulier. Deux semaines avant la fête, les préparatifs se font d'arrache-pied. À cette occasion, les Milianais mettent en œuvre des "M'NARETTE", sorte de maquettes, faites de bois et de roseaux et prenant des formes de mosquées, de tours et de bateaux, de fabrication typiquement locale.1972481 615156001899005 679515577 n

 Les plus importantes "M'NARETTE" sont celles fabriquées notamment par les habitants des quatre principaux quartiers de la région de Miliana. À cet effet, une ambiance de compétition et de rivalité fait animer allègrement les habitants et les chouyoukh des quartiers pour réaliser le meilleur chef-d'œuvre. À la veille du Mawlid, une atmosphère de joie et de ferveur gagne les rues et les quartiers de la ville. Les "M'NARETTE" harmonieusement illuminées de bougies et achalandées de friandises, de fruits, de flacons de parfum et de bouquets de fleurs sont préparées à prendre le départ pour se rendre à la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef.

 Cheminant son itinéraire habituel, dans un cortège cérémonial impressionnant, chaque "M'NARA" est dirigée par Cheikh El Farqua et accompagnée des Aissaoua, des Rahmania et des Taïbia, glorifiant le Mawlid Enabaoui avec des chants religieux, mêlés aux youyous des femmes.

 Sous les bruits du baroud, le défilé des "M'NARETTE", accompagné de sons de Zorna, de T'bel, et baignant dans une foule massive de curieux, arrive enfin à la grande mosquée de la ville.

 Après la prière d'El Maghreb, les M'NARETTE sont disposées en demi-cercle autour de la vasque du patio, en face d’une rangée de tolbas conduite par Loukil qui, sous les regards curieux des visiteurs annonce le début de la cérémonie en récitant la Fatiha. Le rituel consiste à vendre aux plus offrants, les produits exposés dans les M’NARETTE, que les présents s'empressent joyeusement à acquérir en signe de Baraka. Parfois, la cérémonie se termine jusqu'aux premières lueurs de l'aube. La foule très satisfaite se disperse en se donnant rendez-vous pour le septième jour.

 

Textes écrits par Benyoucef ABBAS

Commentaires (28)

Lecteur
  • 1. Lecteur | 04/06/2017

L'Anneb, ou djebel Mechta Anneb , (« la montagne, celle d'Anneub ») , est un pic montagneux à l'extrême nord de la commune d'El Amra et de la wilaya de Aïn Defla, en plein massif central du Dahra et de la forêt domaniale d'Oued El Khemis.

Son altitude est de 1 118 m.

Après l’indépendance, la RTA, radio et télévision algérienne installe sur le pic d'el Anneb des récepteurs émetteurs qui sont connus sous l’appellation du Radar, nom que le pic et ces installations portent toujours.

grosse jean-claude
  • 2. grosse jean-claude (site web) | 04/06/2017

bonjour, j'ai été dans votre pays de septembre 62 à février 64, j'étais responsable d'une unité de transmission basée sur un piton dit El Aneb, je me souviens que c'était dans le coin de Miliana; pouvez-vous confirmer ou infirmer cette information et me situer l'endroit
merci d'avance

Chantal

Un guide historique et culturel d'une immense richesse. Ce guide est d'autant plus passionnant que j'ai quitté Miliana en 1962 sans savoir tout cela ! Merci à toi Benyoucef d'avoir comblé mes lacunes !

Bonne journée à tous.

Farah
  • 4. Farah | 24/07/2014

Merci maitre Benyoucef pour votre réponse, au moins ce soir je ne dormirai pas bête. Comme vous le savez ici en France il y a beaucoup de communautés qui se côtoient ,parmi elles la magrébine, et c'est durant une discussion de groupe que bon nombre d'Algériennes + moi avions été surprises d'apprendre par des Marocains que l'Emir est le petit fils d' IDRISS 2 fondateur de Fès. Nous avions pensé à une plaisanterie avant votre confirmation de ce soir, ! Je vais envoyer illico des SMS à toutes les concernées!!!!
Au fait Est-ce-que quelqu'un peut me donner quelques informations sur l'origine des Algériens. Il parait qu'il y ait 6 tribus : 5 Amazightes et 1 arabe. Les arabes sont minoritaires en Afrique du nord?
Saha f'torkom

benyoucef
  • 5. benyoucef | 23/07/2014

Bonjour Farah
Excusez moi de ne pas répondre à temps à votre question relative à la généalogie de l'Emir Abdelkader pour raison d'inattention.Je vous envoie le texte suivant;
"Abdelkader ibn Mahieddine,ibn Mostefa,ibn Mohamed,ibn El Mokhtar,ibn Abd El Qadi,ibn Ahmed,ibn Abdelqawi,ibn Ali,ibn Khaled,ibn Youcef,ibn Bachar,ibn Mohamed,ibn Messaoud,ibn Taous,ibn ibn Yacoub.....ibn Idriss II,ibn Idriss I"
Amicalement

benyoucef
  • 6. benyoucef | 23/07/2014

Bonjour Safia Abib
Suite à votre message qui vient de tomber sous mes yeux,je vous invite à me contacter sur mon email suivant
ben.abbask@yahoo.fr
Merci

Farah
  • 7. Farah | 23/07/2014

chantal, ce n'est pas par ce que je ne poste pas que je déserte le site, notre site. J'y suis pratiquement tous les jours pour les news, comme beaucoup, beaucoup, d'anciens(nes) intervenants(es) qui vous observent mais n'interviennent pas, dommage d'ailleurs, car avant les retrouvailles beaucoup de personnes étaient assidues, je pense que vos commentaires sont trèeeeeeees intello pour nous(rires) et moi personnellement le train est parti sans moi, je n'arrive plus à suivre. Chantal, je maintiens et je signe tu es veinarde, voilà!!!!!

Chantal

De la chance ? Moi ? Farah ? tu crois ? Ah ! Ah ! Ah ! Une enquête pour l’inspecteur Adel ! Je vais m’y atteler ! lol !

Farah
  • 9. Farah | 23/07/2014

Bonjour à tous.
Siyam Makboul inchallah ,téfatrou béssahha wérahha.

J'interviens pour remercier Nono au sujet de l'info sur la diffusion sur le canal "Alger dzaîr ". Je regarderai l'émission avec plaisir inchallah, cela me permettra de m'évader de ma bretagne et d'être à Miliana parmi vous à travers la "chacha". j'espère ne pas être déçue par le contenu du sujet.
Salam à tous et à la veinarde de Chantal, (elle comprendra pourquoi)!

SAFIA ABIB
  • 10. SAFIA ABIB | 11/06/2014

bonjour Mr BENYOUCEF ABBAS
nous sommes un groupe qui essayons de découvrir l'algerie sous toutes ses formes et nous souhaiterions faire une visite guidée à miliana
comment faire pour prendre contact avec vous pour une éventuelle visite, et selon votre disponibilité,
merci

ferhaoui
  • 11. ferhaoui | 12/01/2014

bonsoir l'ami remmali, les amis..me manquent!!! miliana aussi... alors d'une pierre faire deux coups. j'attends la confirmation de notre ami benyoucef, et j 'accepte l'invitation avec plaisir j'espère il est toujours au poste de directeur de musée ?? parait-il...il s'est converti en herboriste ? sacré benyoucef, ( humour) l' ami ferhaoui, oran.

REMMALI
  • 12. REMMALI | 12/01/2014

Bonsoir cher ami Ferhaoui,
Vous avez raison,Si Benyoucef, n'est pas encore sorti de l'auberge,parce qu'il est entrain de préparer la marmelade d'Enneyer,il lui faut beaucoup de temps,c'est une recette spéciale c'est pour cela que j'ai demandé à Mme Farah de patienter un peu ,mais elle ne doit pas céder bien sûre.
Nous attendons toujours l'invitation, si c'est oui,Est-ce que vous pouvez vous déplacer d'Oran?
Sinon, nous souhaitons bon appétit à notre ami Benyoucef.

ferhaoui
  • 13. ferhaoui | 12/01/2014

bonjour l'ami remmali, un grand reveur ce benyoucef, il n'est pas sorti de l'auberge notre amie farah ,ne cède pas facilement et comme le dit le proverbe :el zamen taouil ana ouaraque!! ( humour) lami ferhaoui, oran.

REMMALI
  • 14. REMMALI | 12/01/2014

Bonjour Mme FARAH,
Mr ABBAS est occupé avec enneyer ,la nouvelle année comme il est habitué à certaines traditions ,donc il est entrain de récolter les différentes herbes tels que Selk,elkhobise et de rassembler le drez,il en a pour qqes jours.De toutes les façons nous attendons qu'il nous invite pour le partage de cette ghanima.
Patientez Mme et préparez d'autres questions.
Sans rancune Khoya Benyoucef.

Farah
  • 15. Farah | 12/01/2014

Slm. J'ai posé une question à Mr Abbas sur notre Emir et toujours pas de réponse de sa part, il a même disparu du site, j'espère que c'est juste un manque de temps ou un problème de connexion et il nous reviendra vite!
Amicalement.

Farah
  • 16. Farah | 10/01/2014

Bonsoir Mr Abbas.
J'aurais voulu savoir svp si oui ou non l'Emir A.E.K. est le petit fils de idriss-el-Akbar fondateur de la ville impériale " FES" du royaume du Maroc ???
Merci !

ZINE
  • 17. ZINE | 20/10/2013

envoyez-moi le guide de Miliana

aziz
  • 18. aziz | 08/10/2013

Si Benyoucef ABBAS,
Merci pour vos éclaircissements sur la manufacture d'armes de l'Emir de Miliana, apres 1837. Je ne sais pas si vous vous rappelez mais je vous avais envoyé un ami Hollandais (j'avais demandé à Mohamed, un ami de Sonatrach et de Miliana de l'accompagner) pour la visite de la manufacture. Cet ami, Dr Harry, est professeur d'histoire à l'Université de Leiden, ville située entre Amsterdam et La Haye, et réputée par son histoire et ses Universités, ville typiquement d'étudiants. Dr Harry est et a toujours été passionné par l'histoire de l'Emir. Lors de sa visite en Algérie, il a tenu à se rendre au sud d'Oran, à Mostaganem, à Médéa, Miliana et bien entendu Alger, et ce malgré les problèmes de logistiques qui se sont gréffés. Il a insisté pour visiter tous les endroits historiques, les endroits des grandes batailles de l'Emir contre les troupes françaises de Bugeaud et autres.
Mais avant de venir en Algérie, et pendant des années il a visité tous les endroits ou l'Emir a été emprisonné en France , à commencer par Toulon, le Chateau d'Ambroise sur la Loire et bien d'autres endroits. Il a recueilli énormément de documents et d'objets historiques au cours de ces voyages sur l'Emir. Il s'est aussi rendu plusieurs fois à Damas et a visité la maison de l'Emir et a discuté avec les familles descendantes de l'Emir et de ces compagnons.
J'ai pu consulter chez lui certains de ces documents et je dois avouer que j'en étais fasciné et qu'il en prend un soin religieux tellement ils restent précieux pour lui. Je dois préciser que tout ce qu'il a récolté au fil des ans sont des documents et objets acquis et payé à titre personnel soit en France, soit en Syrie. Il m'avait offert une copie d'une photo originale de l'Emir qu'il avait, photo prise en France, portrait officiel. Je suis sure que mon ami Dr Harry aurait été ravi d'assiter à notre réunion du 28 Septembre, surtout à l'endroit ou elle s'est tenue.
Peut être que Harry et moi viendront un jour vous rendre visite à Miliana, à la manufacture, et je serai certainement ravi d'assiter à vos échanges de vue sur cette partie de l'histoire de notre pays, meme avec un historien Hollandais, qui a tout de meme, passé une vingtaine d'années de sa vie sur les pas de notre Emir . En attendant, continuez à prendre soin d'une partie importante de notre patrimoine national historique et trouvez ici nos chalheureux et respectueux remerciements. Aziz

Meskellil
  • 19. Meskellil | 06/10/2013

Je vous remercie beaucoup, ce serait un honneur pour moi aussi de vous avoir comme guide.
Bien sincèrement

benyoucef
  • 20. benyoucef | 06/10/2013

Bonjour Aziz
J'ai le plaisir de répondre à votre question en disant ceci:
Quand le traité de la Tafna, conclu entre le maréchal Bugeaud et l’Émir en 1837, a été violé par les français en l’occurrence le duc d'Aumale, fils du roi Philippe, les hostilités ont repris entre les deux parties vers septembre 1839 .
A cette époque, la construction de la manufacture d'armes de Miliana était au stade de finition .Deux mois plus tard, en 1839 , la production d'armes avait commencé sous la direction technique de Alquier Caze, ingénieur minéralogiste français que l'Emir avait désigné avec d'autres ouvriers dont la plupart était des européens.
Ce bâtiment de guerre,après la prise de Miliana le 08 juin 1840, fut saccagé et abandonné par l’Émir et ses hommes pour aller s'installer vers un autre site militaire au sud de Miliana , Taza.
Sous les ordres du maréchal Valée, cette manufacture fut transformée en moulin à farine à partir de 1845 ,gérée par la compagnie Maury
J’espère mon cher ami Aziz que j’étais clair et précis en répondant à votre question bien intéressante.
Avec mes amitiés cordiales

benyoucef
  • 21. benyoucef | 06/10/2013

Rebonjour Meskellil
Marhaba bik,j'aurai tout le plaisir et l'honneur de vous accueillir au musée de la manufacture d'armes que l’Émir Abdelkader avait bravement édifié au milieu des jardins et en contrebas des vieux remparts de Miliana .
Je vous ferai une visite exclusive richement étayée d'explications historiques , afin de vous montrer en valeur les traces qui témoignent du génie militaire de ce fin stratège.
Avec mes meilleures amitiés

aziz
  • 22. aziz | 06/10/2013

Si Benyoucef
Je souhaiterai vous poser une question au sujet de la manufacture d'armes ,de l'Emir. Qu'est devenue cette manufacture au le demain de l'expedition des Portes de Fer par le Duc d'Orleans qui a signe la fin du traite de la Tafna, rompu par la France et donc le debuts des hostiltes contre les Algeriens, en vue d'une colonisation massive, meurtriere et injuste. Merci de nous eclairer.

Meskellil
  • 23. Meskellil | 06/10/2013

Bonjour M. Benyoucef,
Et tout le mérite vous revient M. Benyoucef. Je ne me permettrai jamais de critiquer le travail admirable que vous faites. Votre investissement, votre implication et votre volonté de faire évoluer les choses vont bien au-delà de votre fonction. Vous êtes exigeant et rigoureux, et c'est ce qui fait votre valeur et votre mérite. Je vous remercie infiniment de contribuer à la préservation de notre patrimoine. J'espère sincèrement avoir l'occasion de vous rencontrer un jour, et de visiter le Musée avec vous si vous le voulez bien.
Amicalement

benyoucef
  • 24. benyoucef | 06/10/2013

Bonjour Mesklil
Merci d'avoir pris la peine de venir lire ce guide et de relever quelques fautes maladresses au niveau linguistique.En effet, je devais charger un professeur de français pour lire et corriger le present guide avant de l'éditer, mais en vain.Je suis archéologue et historien, donc j'ai axé tous mes éfforts pour travaiiller surtout sur la recherche en matiere historique et bibliographique.
Ce guide est appelé à s'ameliorer à l'avenir grace à vos critiques et suggestions constructives.Nul n'est parfait.
Amicalement

Meskellil
  • 25. Meskellil | 05/10/2013

Bonjour M. Benyoucef,
Bonjour à toutes et à tous,
Je viens de lire le texte qui présente Miliana, et je me demandais si c'était là la version revue et corrigée du guide de Miliana? Si c'était le cas, il me semble qu'il y persiste des erreurs et maladresses non pas du point de vue historique, mais seulement linguistique. Pardonnez cette intervention pour laquelle j'ai longuement hésité, craignant de heurter les sensibilités, mon objectif n'est pas de corriger, mais bien de contribuer à la construction d'un guide appelé à circuler, et à voyager beaucoup, à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières

Amicalement

benyoucef
  • 26. benyoucef | 04/10/2013

Bonjour cher ami Remmali
Pour ton information , le musée de la manufacture prévoit dans un proche avenir l'édition et la diffusion au public d'un cd et des dépliants relatifs à l'histoire de Miliana et ses monuments
Ne t'inquite pas mon cher ami Remmali,,le guide ne renferme nullement des informations historiques éronées , à part quelques fautes d'impression .L'histoire de la ville y a été fidélement relatée; en respectant la chronologie et l'authenticité des faits historiques ,appuyées par des références bibliographiques fiables.La mise à jour du guide concerne uniquement le nouveau fonctionnement de certains monuments historiques qui ont été restaurés , comme la manufacture ou le siége du califat de l'Emir Abdelkader
Je souhaite que pour les prochaines retrouvailles 2014, nos invités auront certainement le plaisir de découvrir une nouvelle documentation inchallah
Amicalement

REMMALI
  • 27. REMMALI | 03/10/2013

Bonjour tout le monde,
Merci cher ami Benyoucef d'avoir écouté et exécuté rapidement la correction de ces erreurs d'inattention présentes dans le guide de la manufacture.Cela ,permet aux visiteurs nationaux et surtout étrangers d'avoir des informations historiques exactes .Normalement,il ne faut plus remettre l'ancien guide aux visiteurs et mettre à jour un nouveau surtout quand il s'agit de l'histoire du pays.

benyoucef
  • 28. benyoucef | 03/10/2013

Bonjour à tous
Merci Noria d'avoir la gentillesse de publier le contenu du guide de Miliana, qui a été distribué aux invités lors de la rencontre du 28/09/2013.Cette nouvelle correction va certainement aider le lecteur à mieux lire et comprendre l'histoire de cette ville plus que millénaire
Enfin, je tiens à informer nos chers lecteurs que ce guide est une ancienne édition datant de 1995.Elle est appelée donc à etre enrichie et acctualisée à l'avenir.
Bonne lecture
Amicalement

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