S 5Retour dans mes Souvenirs

                               De Bab-El-Oued @ Miliana

Youcef le conteur

Par Ahmed MAHROUG

Episode: 4

 045 3316dbf 2Comme promis je reviens sur ce personnage, qu'on rencontre constamment entouré de jeunes gens toute ouïe en alerte. Il est seul à parler et gesticuler. Un silence cérémonial contraignant l'assistance au mutisme. Un bonhomme dont la vie s'est dilué dans les films et le conte. Au fil des années et de son intérêt accru pour les histoires et les rêves, il est devenu un goual en quelque sorte. Une imagination débordante, une utilisation du souffle qu'il est seul à maitriser. Le suspens est devenu son art. Il arrive à vous tenir en haleine pendant de longues heures. Il ne se fatigue jamais, quand il s'agit de reporter les histoires filmiques et les évènements. On l'aimait beaucoup.

 Il est très connu dans son quartier et on l'adorait. Il est toujours à Miliana ; A chaque fois que je le rencontre, il me fait sortir une scène d'un film pour faire le parallèle entre les situations. Sacré Youcef. Le songe et l'imagination des petites gens.
Brahim le gérant de la salle de cinéma était en concurrence avec M ; Boumaza.
La tradition fait qu'à chaque fois qu'il y a un film nouveau, on procédait à une campagne publicitaire restreinte localement. On collait les affiches sur un tableau de quelques mètres en y rajoutant un écriteau, ou on distinguait le terme nouveau. Un tableau en bois soutenu par de minuscules pieds en bois eux aussi. On attachait ce tableau contre un platane de la rue St Paul, à la vue des passants.
Il faut admettre que cette rue, fut le passage obligatoire de tous les Milianais et leurs invités. On aimait faire l'éloge de cette belle rue. Ses immenses platanes s'élancent à plusieurs mètres dans le ciel. Un endroit très frais durant l'été. En hiver, les feuilles mortes qui jonchent le parterre, à même la chaussé, nous poussent à glisser les pieds pour provoquer un son mélodieux.

Les feuilles crient sous vos souliers. Une musique. On s'en lasse. Jamais. Tous les Milianais s'adonnent à ce jeu musical. Les plus petits en raffolent. Provocant un retard pénalisant. Le rire est dans ces cœurs innocents.
Les fréquentations assez denses des cafés maures et leur important nombre dans cette espace, permettaient une communication directe : Attrouper les curieux et les adeptes du cinéma. Youcef n'est jamais loin.Une grande affiche, des photos du film et Youcef ....le Goual. Le tour est joué. Parfois il en existe plusieurs, chaque arbre retient en otage un placard. Il reste là jusqu'au prochain changement de programme, nuit et jour.

Il scrute les moindres détails des photos et des affiches. Il assimile et retient à jamais les noms des acteurs et tète d'affiche, le réalisateur, les couleurs utilisées, les graphismes, la maison de production, et le jour de l'arrivée du film à Miliana. En son fort intérieur, il réfléchit au moyen d'avoir des sous. Il s'abreuve de rêves et de fantastiques même en regardant des copies de photos sur lesquelles des mains anonymes traçaient des dessins illusoires et sémiotiques.
Il verra ce film. Les jeunes adolescents le suivent et l'entourent partout ou il va. A la conquête de la moindre information. Un cinéphile inconditionnel ce Youcef.

Youcef appartient à un autre quartier. Houmet cheikh. Un quartier qui englobe les rues adjacentes au bain maure mitoyen de Sidi Ahmed Benyoucef et des Mabrouk, le bijoutier. Une Houma de quelques quarante âmes de 15, 16, 17 ans. Ammi Meziane, un polygame, kabyle de Fréha, fan du colonel Amirouche et gérant du bain, fournissait pratiquement la moitié des éléments de ce quartier. Quand il ne va pas à la chasse il s'asseyait en face de son Hammam. Juste à coté de l'échoppe d'un vendeur des besoins féminins pour le bain. Un jour je vous parlerai du bain, Un lieu féérique et cérémonial. Le bain maure. Il ne s'entendait pas beaucoup avec lui. Il lui reprochait ces avances indiscrètes à ces clientes. Le vendeur s'adonnait aussi à certaines pratiques païennes qui dérangeaient beaucoup Ammi Meziane. Le vendeur écrivait des talismans et par moment prodiguait des produits aux femmes en détresse. Du « Kemmoun, mélangé au Djauoui. » à diluer avec un brin de je ne suis quoi, dans de l'eau de Javel et votre partenaire deviendrai aussi doux qu'un agneau ... à la bonheur et à votre santé. Les femmes s'achetaient beaucoup plus des grains de « Houlba ». Elles ce produit en tisane pour prendre du poids et devenir assez rondes. Les hommes de cette époque appréciaient énormément les dulcinées grasses. On disait bien, en faisant allusion aux volumes des femmes : « marie-toi avec une femme et demi. La moitié partira, il restera toujours la femme ». Allez comprendre quelque chose dans cette équation. La femme au poids. Ammi Meziane savait toutes ses manigances et redoutait qu'un jour le Taleb ne se tromperai de formules et enverrai la personne ciblée à quelques mètres sous terre...

 De Temps à autre, en kabyle, on entendait une voie de femme, parvenir de derrière le petit rideau signifiant l'occupation des lieux par les femmes, lui demandait d'aller voir la citerne d'eau si elle ne s'est pas vidée. Il s'exécute. Dans la soirée, durant la tranche des hommes, il se met derrière son comptoir, tout en sourire, il chantait « ababouren ».

Youcef fait partie de cet environnement et évoluait à l'intérieur de cette sphère. Il s'asseyait au bout de la rue qui fait face à sidi Ahmed Benyoucef.
Les jeunes l'entouraient, assis, même le sol, debout ou simplement accoudé contre un mur. Il raconte...il raconte.

Il ne s'arrêtera plus... Il rentre en transe. Sa voie change au fur et à mesure des péripéties et des situations. Une boite à rythme installé quelque part dans ses attributs vocaux fait le nécessaire dramatique Des sons aigus, graves, des middle, un mixage parfait.

Les protagonistes et les antagonistes du drame sont décrits avec les détails qui les différencient qui les identifient. Les effets, la musique, les bruitages, les leitmotivs, les scènes osées etc. tout y passe et en même temps. Tout.... Le moindre détail porté à l'écran est repris à sa juste valeur. Il y met du sien. Il change de registre sonore à chaque changement de situation. Quand il arrive au nœud de l'histoire, il s'arrête comme marquer une transition technique telle que nous la rencontrons effectivement dans la technique cinématographique.
Comment fait-il ? La séance peut durer des heures et des heures.
L'assistance, pas moins de vint corps inertes, part et revient, soumise et suspendue aux réactions des divers grimaces et expressions de Youcef. Un troubadour.

Il décrit d'une manière dramatique les évènements qu'on se sentait à l'intérieur des évènements. C'est pour cela qu'on se cotise pour lui offrir une place balcon, à chaque séance.Un report plein d'affection et de respect. Après cette séance on peut déguerpir et aller raconter dans une autre Houma les péripéties de Tarzan sans jamais pouvoir égaler Youcef.
Je t'adore Youcef !!!!!

Publié le 31/03/2010

Commentaires (37)

TALBI Samia
  • 1. TALBI Samia | 28/02/2013
Salut à tous!Merci Mr FERHAOUI,oui ,c'est bien le journal ,Touat(avant Touati)Fazo était mon amie (et le restera toujours)était excellente ,son article l'était surement, je ne me rappelle pas très bien ce qu'elle avait écrit à l'époque mais "Autant en emporte le vent" nous faisait rever et c'était une de nos lectures ,pas étonnant que le sujet ait été traité!Merci encore ,espérons que d'autres journaux seront mis "en lumière" pour qu'on puisse "retrouver" nos merveilleux souvenirs!
noria
Salut Ferhaoui, cette fois ça a marché, j'ai le document et la photo. Merci
ferhaoui
  • 3. ferhaoui | 27/02/2013
bonjour talbi samia, en effet j'ai dans ma possession le premier tirage du journal des élèves de mohamed abdou ( lycée de miliana des années 1970)dans un état souffrant peu de feuilles lisibles d'autres le sont:de très beaux sujets dont quelques uns ont retenus mon attention exemple celui de mademoiselle touati f. zohra elle traitait le sujet de la lecture ....un autre sujet excellent : autant en porte le vent l' auteur margaret mitchell.n.b.cette élève à titrée son écrit: à toi!....elle termine le récit par cette phrase...ce livre m'a beaucoup plu ..bien que ce ne soit guère le genre de livre qui me convienne.hélas le n de l'élève illisible .pour vous samia je suis désolé j'ai pas trouvé votre poème pour titre liberté! certainement des exemplaires existent dans les archives
ferhaoui
  • 4. ferhaoui | 27/02/2013
bonjour noria , j'ai appliqué a la lettre : algermiliana@yahoo.fr encore une 3 tentative . confirmation svp merci
TALBI Samia
  • 5. TALBI Samia | 26/02/2013
Bonsoir à tous,je viens de lire ce qu' a écrit Mr Ferhaoui concernant un "journal" conçu au lycée Abdou et paru en 1970!Que vous dire Mr Ferhaoui si ce n'est que je vous souhaite tout le bien qui puisse exister sur terre et dans l'Au-de là,il y a longtemps que je cherche un exemplaire de ce journal scolaire ou j'avais publié un poème que mr Berthier avait à l'époque apprécié mais dont j'ai oublié le titre(ça parlait de liberté,je crois!),j'espère que mrFerhaoui confirmera!
ferhaoui
  • 6. ferhaoui | 26/02/2013
bonjour tout le monde...et une mention spéciale pour vous mon grand bradai,et comme promis la suite du poème:ma grand mère.c'est l'oeuf du nid de l' arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère ...dans l'oeuf du nid de l'arbredu verger du jardin de la maison de ma grand mère ,il y a oiseau.....c'est l' oiseau de l'oeuf du nid de l'arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère ,a un corps ....c'est le corps de l'oiseau de l'oeuf du nid de l'arbre du verger jardin de la maison de ma grand mère . sur le corps de l'oiseau de l'oeuf du nid de l'arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère ,il y a du duvet .( a suivre demain acte 3 et fin ...poème de ma grand mère!)
noria
Salam, Ferhaoui toujours rien !!!
Tu as mes adresses é-mail.
noria
Bonjour,
Cher ami Ferhaoui, pour le moment je n'ai rien reçu....J'attends.

Adresse é-mail du site: algermiliana@yahoo.fr
ferhaoui
  • 9. ferhaoui | 25/02/2013
bonjour les amis(es) l'oubliée,chantal,b.f.z.,farah,ayadi et mon ami bradai,certes je ne suis pas poète de talent ou un....certain paul verlaine! plutot un tout tout petit poète en herbe ..et j'ai remarqué mon ami bradai qui adore sa grand mère ,notre amie chantal déjà grand mère et certainement le conteur ayadi la grand mère est souvent la vedette dans ses récits!: le titre de mon poème: grand mère..c'est ma grand mère.c'est la maison de ma grand mère .dans la maison de ma grand mère ,il ya un jardin. c'est le jardin de la maison de ma grand mère .dans le jardin de la maison de grand mère ,il y a un verger .c'est le verger du jardin de la maison de grand mère .dans le verger du jardin de la maison de ma grand mère ,il y a un arbre .c'est l' arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère .dans l'arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère ,il y a un nid .c'est le nid de l'arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère .dans le nid de l'arbre du verger du jardin de la maison de ma grand mère, il y a un oeuf .....suite demain la meme heure ...a bien tot! grand mère !
ferhaoui
  • 10. ferhaoui | 25/02/2013
bonjour l'amie noria, dans mon stock d'archives j'ai trouvé un document qui date des années 1970 il s'agit de la première page de journal pour titre horizons demain lycée mohamed abdou .rédacteur bertier.ferhaoui et ferghouli:dessins,manchettes caricaturales .et avec le concours de toutes les élèves de cette époque( 1970)....plus ma photo pour espace membres.j'ai envoyé aujourd'hui .prière confirmation.merci
ferhaoui
  • 11. ferhaoui | 24/02/2013
bonjour l'amie z. yahi,ministère de la culture selon l'adage populaire ,mieux vaut s'adresser au bon dieu qu'à ses saints; triste image de la direction d'une institution publique ( école des beaux arts d'oran) que peut-on espérer d' une administration qui ne peut meme pas balayer devant sa porte! s'il existe des ordures qui trainent un peu partout dans les coins de rues du centre-ville d'oran,comme cala se passe au pied de l'école des beaux arts oran ou les branches,bidons,plastiques,et des tas d'ordures y sont entassés, il n'y a pas de quoi s'étonner!c'est en ces mots pleins d'amertume et de colère ,qu'un ancien élève résume toutes les inconséquences des responsables de cette école qui aux commandes de la pls belle école que fut hélas jadis .l'élève poursuit:ceux qui sont incapables de nettoyer bien national qui abrite un patrimoine international franchement madame la chef de cabinet,ne peuvent en aucun cas s'occuper sérieusement à la bonne marche de l 'école.si la curiosité des touristes les poussait à se pencher par-dessus les fenetres donnant ce qui faisait jadis office de parc, tout simplement ils tomberaient surement des nues en découvrant des tonnes et des tonnes d'ordures jonchant le sol,d'ou se dégage une odeur insuportable et envahissant que les élèves qui sont contraints de supporter...n.b.une école nationale ou le drapeau est tout simplement absent sur le fronton un exemple parmi d'autres qui est la démonstration de l'incompétence des résponsables de cette institution.( ferhaoui abdelkader ex prof d'histoire de institut s.t. charles ( retraité) message adressé à z.yahi ancienne élève lycée abdou.miliana.
Farah
  • 12. Farah | 24/02/2013
Bonjour Prof Farhaoui.
Merci de partager mes sentiments nostalgiques.Vous ne pouvez pas imaginer notre sollitude (nous les déracinés) à chaque fois que nous pensons à notre pays, à la famille. En ce qui me concerne même au bout de plus de 35ans d'émigration et une grande famille fondée (enfts et petits-ents) je n'ai pas réussi à sortir de ma tête Miliana.Encore une fois, merci Mr Ahmed, Allah yarham likarawèk fi dounia wel akhira!
bradai
  • 13. bradai | 23/02/2013
De l’intérieur du bien pauvre taudis de grand mère battit sans aucun ove en guise de fenêtre pour un brin de lumière. Un appel bien faible vient de s’échapper et me parvient comme un cri de détresse. .. Fiston ! Fiston !... Il est de grand -mère .elle m’appelle !!, parfois ses appels sont pour moi un rappel pour les quelques détails du quotidien que je ne dois pas oublier. Oui grand -mère répondis-je même de loin je t’entends !... .C’est pour la soulager de garder un peu de sa salive pour d’autres conseils à me donner que je me presse d’aller vers elle...Fiston ! me dit –elle en m’approchant tout prés d’elle C’est pour te dire de ne pas oublier d’éteindre la lampe à pétrole auprès de ce petit ânon que nous avons amené ce matin de loin .On va manquer peut être de pétrole comme la dernière fois et on doit l’habituer comme nous à regarder dans le noir .D’ailleurs c’est dans le noir qu’ Il doit bien se reposer et dormir un peu le pauvre comme tout le monde. On doit lui apprendre dans les jours qui viennent que : se coucher tôt se lever tôt ,c’est amasser santé et sagesse. Pour lui Il en aura fort besoin à un moment venu.. Grand mère je peux ajouter un mot pour lui qui n’est pas encore habitué à notre vie pour nous le dire. Dis toujours fiston j’apprécie toujours ce que tu me dis….Rien ne vaut son chez soi grand mère d’après son regard qu’il ne cesse de me le faire comprendre de temps à autre. Dis moi grand mère est ce que je l’attache ou je le laisse comme l’autre qui s’en est allé oubliant de nous dire un au revoir comme tout le monde . Fiston nous avons pleuré un , ne pleurons pas un autre..Attache le on ne sait jamais Mieux vaut prévenir que guérir .Mais grand mère Asa tête qui me regarde bien reposante sur le tas de foin qu’on lui a préparé et à ses yeux qui commencent à donner du sommeil. On dirait un bébé qui dort .Fiston je t’ai toujours dans mes conseils dit qu’. Il faut se méfier de l’eau qui dort. On ne risque pas grand mère d’après son air si gentil si docile et le voir bien allongé dans son sommeil profond qu’il prendra la clef des champs. ; Grand mère calmement comme à ses habitudes sans me vexer me rappela à la sagesse qu’elle a acquit dans sa vie quil n’est pire eau que l’eau qui dort méfie toujours de ça fiston et qui ne veut de conseil, peut bien se passer d’aide.
En me disant ses derniers et en me disant bonne nuit cette nuit là j’ai senti quelques tristesses dans sa voix.
Tôt le matin, je me suis réveillé et dans le noir de notre taudis j’ai appelé grand mère. mais j’ai beau appelé Elle ne m’a point répondu, sa place bien froide depuis des heures était vide .J’ai couru au dehors ;Rien de sa présence aux alentours . J’ai couru vers l’ânon i peut être qu’elle lui a apporté son petit déjeuner du premier jour. Lui aussi ne s’y trouvait plus .La corde aussi a disparu. Alors je me suis souvenu pourquoi grand mère a acheté un ânon plutôt qu’un âne. Et que tous les deux ne sont plus là .Sa sagesse me dit qu’elle a prit le long chemin qui ne s’arrête nulle part et qu’aidée de son compagnon aussi jeune et débrouillard il ne peut la laisser marcher seule. .
Resté seul j’ai tant pleuré son départ puis , j’ai pensé que pour moi il ne me restait qu’à rentrer ,fermer la porte et espérer qu’un jour grand mère changerait d’avis et reviendrait frapper à sa porte pour me dire quelques mots à partager avec les quelques amis qui me restent chers .
ferhaoui
  • 14. ferhaoui | 23/02/2013
bonjour Farah oui je partage votre avis...c'est une surprise je l'ai eu en éducation artistique et les années se sont passées mahroug pour moi c'est la révélation rien à dire.je découvre le réalisateur et un écrivain de talent .et pour l'élève mahroug de jadis je le lui didie cette citation du jour:il y a un gout dans la pure amitié ou ne peuvent atteindre ceux qui sont né ....médiocres!...dites lui que j'attends toujours il comprendra certainement .
ferhaoui
  • 15. ferhaoui | 23/02/2013
bonjour chantal, b.f.z. l'oubliée, samia, et bien sur mon grand bradai...si ayadi le conteur.écoutez l'ami med que de fois je l'ai lu ..le tout dernier récit ou je tiens le premier role et j'en suis fier il me rappelle cette chanson qui a fait tabac à l' époque les années 69 alors que je venais tout juste de me débarquer au lycée f...et j'avais a peine 20 ans...écoutez la :dorbiha ya chibani...dorbiha....dorbiha...tath..dem..aalik..ouaa..liha....talaa.elaagba.ouel..nar...chaalaa....fih!( vous voyant de loin montant tout haletant cette crete !(f.d.c.) mon ami bradai je crois qu'il ya bien une morale qui se cache dans votre récit .en tout cas j'ai eu franchement que du bon plaisir dans vos récits lorsque j'ai eu cette sensation qu'il y avait en moi une sorte de don quichotte !( la 10.e.ligne.)..alors l'ami bradai faites moi plaisir un autre récit ou j'aurais le role d'un peintre qui incarne un homme sage ni ne se laisse gouverner,ni ne cherche à gouverner les autres :il veut que la raison gouverne ....seule et toujours...
Farah
  • 16. Farah | 23/02/2013
Pour Mr Mahroug:
C'est toujours avec un réel plaisir que je lis vos écrits qui relatent une partie de notre vie à Miliana et je ne vous cache pas qu'à chaque fois je me surprends entrain de rêver à mes années ados, époque que vous décrivez. Merci Mr Ahmed!
bradai
  • 17. bradai | 23/02/2013
Où vas-tu grand mère je te vois avec ton bâton sortir ? ..Tiens ,tu es toujours là fainéant et moi qui te croyais dehors à m’attendre. ..Mais, c’est pour aller où grand mère ?.. là mon fils ,Je crois que ta tête commence à s’alourdir, ton grand père avant qu’il s’en aille là ou on sera tous ensemble me disait avant de sortir bien après m’avoir dit la veille ce que je devais faire après lui à la maison : il me répétait ce mot à chaque fois qu’il fermait la porte après lui :un mot dans l’oreille d’un sage suffit .C’était en son temps pour lui préparer sa boite à chiquer dont il a besoin après chaque repas le soir en rentrant épuisé ;et depuis elle est toujours tracé en moi…Oui, grand mère je crois comprendre en moi maintenant que vouloir trop convoité on laisse tout échapper. Attends grand mère ne t’en va pas seule, je te rejoints. Quelques instants s’écoulèrent et voilà que grand mère sentit de nouveau ma présence auprès d’elle …. Elle me dit alors, Je vois que tu arrives. tout essoufflé en daignant même pas me regarder….C’est pour être prés de toi le plus tôt possible. Grand-mère lui réponds je . Continuant en pas alourdit elle rajouta à la connaissance de mon esprit encore moins fertile: qui va lentement va surement mon petit fils, et mieux arriver sur la fin d’un repas, qu’au commencement d’un combat…Mais Espérant pour nous malgré le retard que tu m’as causé qu’on arrive pas trop tard et qu’on trouvera ce qu’on va acheter…Oui mais grand -mère, je ne pourrais te contredire dans le choix que tu désires . Dans ce choix difficile m’avança t elle à cet achat de cet ânon bien utile pour toi que pour moi :deux avis valent mieux qu’un et c’est pour ça que j’ai pensé à nous deux :que deux têtes valent mieux qu’une. Ah !grand mère auprès de toi toute parole a son don et comme moi venant au monde à apprendre pour plus tard :je suis tel un mendiant qui n’a pas le choix.
Chantal
  • 18. Chantal | 22/02/2013
Amar et Bradai … vous êtes INCROYABLES … votre imagination ne s’arrête donc jamais ?! On vous donne un mot (au hasard … un poisson …) un indice … par exemple … la sagesse chère à l’ami Ferhaoui … et vous voilà partis à échafauder une histoire invraisemblable ! Malgré l’arrivée de mes petits enfants ce week-end pour une courte période de vacances scolaires, j’espère trouver un petit moment pour venir vous lire de temps en temps sur le site car vous êtes sans pareils pour mêler humour, philosophie et sagesse. A bientôt !
bradai
  • 19. bradai | 22/02/2013
Grand mère qu’est ce tu cherches, je te vois depuis tout à l’heure tourner de droite à gauche .Ah ! enfin tu as parlé .Jje te cherche Petit fils , ne vois tu que ma vue baisse de jour en jour et sans toi prés de moi je ne suis rien. Ou es tu je ne te vois pas dans cette obscurité. Je suis là grand mère ,juste prés de ce coin très reculé . Je veux être calme comme toi et de loin je veux apprendre. Fils,Tu commences à me surprendre de jour en jour .Sache qu’être sage c’est être calme ,et tout homme sage apprend des erreurs des autres. Et l’endroit que tu as bien choisi me dit que tu es dans le bon chemin .on dit qu’à l’endroit où l’eau est profonde c’est là qu’elle est le plus calme.je suis tellement heureuse de t'avoir comme fils depuis le temps que je te vois tu ne me parais pas intelligent pour etre fou.Mais grand mère on dit qu' on ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.
Chut! tais toi le loup peut t'entendre.
D'accord grand mere penser contre son temps c'est de l'heroisme mais le dire c'est de la folie.
ferhaoui
  • 20. ferhaoui | 22/02/2013
bonsoir b.f.z.oh! que c'est non....un oubli et pas du tout un choix de personne(s) tenez restons dans le thème de la sagesse...l' erreur est humaine n'est ce pas b.f.z et après tout le plus sage d'entre vous, homme ,ou femme...c'est celui qui a reconnu comme socrate que sa sagesse n'est rien. pardon encore de plus c'est vous que je suis le plus sage !.....bonne nuit . l'ami ferhaoui.
B. f/z
  • 21. B. f/z | 22/02/2013
Bonsoir à tous,
Meme si je ne suis pas invitée au débat , Mr Ferhaoui a des préférences
il n'invite que quelques uns,je place mon grain de sel car le thème est
intérressant .
Et si le sage était celui qui reste égal à lui-meme en toutes circonstances,
car il a la maitrise de soi.C'est un travail de longue haleine et peu de personnes y arrivent.
Et si Kada était sage car il sait rire de tout?
je pense que chacun de nous peut avoir un brin de sagesse et un grain de folie.
Amar AYADI
  • 22. Amar AYADI | 22/02/2013
Bonsoir la famille

Ouah Ya Khouya Kada , la pêche……..au poisson
Kada : « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. »

Ouah Ya Khouya Kada,. Il faut savoir courber l’hameçon à la mesure de la bouche du poisson comme il ne faut pas préparer la poêle avant d’avoir le poisson…….

Kada : « Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira une fois. Si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie. »

Ouah Ya Khouya Kada : Le poisson est toujours dans l'eau, mais pas toujours dans le filet.
Kada ; c’est tout simple, parole d’un pêcheur ………….
Haouette ……je précise……….

Amicalement

Amar AYADI
bradai
  • 23. bradai | 22/02/2013
Pour l'ami Ferhaoui.
Vous voyant de loin montant tout haletant cette crête qui limite notre fief avec le loup ,grand mère s’est vue inquiétée de votre sort et s'est dit que quelque chose de grave vous y est arrivé. Regarde vite m’a-t-elle conseillé non pas par le trou ordinaire de la fenêtre, mais monte par la cheminée comme au temps de notre désarroi et fait attention que ce méchant loup ne te voit on ne sait jamais une imprudence pourrait nous être fatale à notre survie .Grand mere as tu toujours peur du loup .Tais toi me lance t elle, il pourrait nous entendre avec tout le bruit que nous faisons .Fais ce que je t'ai dit et Fais aussi attention à ce que tu ne glisses du haut comme à tes habitudes , il y a belle lurette que le ramoneur n’est venue faire son travail.et tu risques de me salir toute la cheminée dans ta chute. Grand mère dis je, que vais-je dire à notre ami Ferhaoui il parait d’après la sueur abondante ruisselante tout au long de son front ,qu’il cherche d’autres explications à notre sage réponse dite à sa question peut être qu’il ne la pas bien saisi et qu’il est là pour l’écrire dans une petite feuille qu’il tient en main. Dis lui chère fils sans montrer trop tes oreilles au vent qui t’apportera d’autres questions qu’on serait obligé de répondre aussi avec sagesse :
Que la nuit est proche et et qu’on ne doit jamais laisser quelqu’un qui vient vous voir repartir plus triste qu’il ne l’était à son arrivée et que toute forme de sagesse est bonne à prendre quand l’inconnu se fait attendre..
Chantal
  • 24. Chantal | 22/02/2013
L’ami Ferhaoui … Et si … atteindre la sagesse « optimale » était la tâche de toute une vie … une sorte de long voyage vers une destination … que l’on atteindrait jamais ?
ferhaoui
  • 25. ferhaoui | 22/02/2013
r bonjour chantal ,tout simplement j'ai voulu donné à cette citation une variante un peu poètique....dire d'une chose modestement ..oui vous avez raison elle est détourner le sens et la morale ne change pas je suppose bonne journée .
ferhaoui
  • 26. ferhaoui | 22/02/2013
bonjour mon grand ...bradai,chantal, l'oubliée et notre ami le conteur amar(notre dickinse).écoutez cher bradai comme d'hab toujours je lis vos récits avec plaisir et attention le tableau que vous nous proposez je l'imagine comme une scène de comédie ,la phrase merveilleusement souple ,est toujours prete à épouser toutes les formes de la pensée..je crois que la sagesse pour moi est cet bel exemple. la vraie sagesse trouve dans l'honnete homme....tient le millieu entre l' habile homme et l'homme de bien,quoique dans une distance inégale de ces deux extrémes ..la distance qu'il ya de l'honnete homme à l' habile homme s'affaiblit de jour à jour et est sur le point de disparaitre....l'habile homme est celui qui cache ses passions, qui entendt ses intérets, qui y sacrifie beaucoup de choses ,quia su acquérir du bien ou en conserver...l'honnete homme est celui qui ne vole pas sur les grands chemins et qui ne tue personne voilà se que j' appelle un esprit de sagesse .n.b. bradai à démontré avec humour la sagesse par contre dans le récit amar il faut chercher le chemin le plus sur!. quant à moi j'ai donné ma version ..à l'amie : chantal , l'oubliée ,samia ..ajustez ses principes..tirez vous-meme les conclusions...(le thème la sagesse).
Chantal
  • 27. Chantal | 22/02/2013
Bonjour l’ami Ferhaoui. Je peux me tromper mais il me "semble" que votre citation est incomplète. Je connais cependant un proverbe chinois qui s’en approche et qui est le suivant : « Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira une fois. Si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie ». N’étais-ce pas ce que vous vouliez dire ou je suis complètement dans l’erreur ? Bonne journée.
bradai
  • 28. bradai | 21/02/2013
Grand mère avant de m’endormir cette fois comme à ses habitudes m'a bien dit : reste bien sage dans ton lit et ne sort sous aucun prétexte cette fois ci aux alentours de la maison comme tu en as l’habitude en plein nuit , le méchant loup est dehors et je risque fort de ne point t'être utile cette fois car moi même j'ai une peur bleue des loups en pleine nuit d’un mois de février . J’ai suivi son conseil comme toujours et enfoui ma tête sous le paillasson .ah ! Quand on a une grand mère comme grand mère qui vous conseil toujours la sagesse j’envie ceux qui ont aussi un grand père..la Grand mere les conseille en sagesse à l’interieur de la maison ,le grand père completera ce qui est à l’exterieur
Mais bien hélas pour moi , grand mère elle n’a que moi qui lui reste dans la famille et je dois me soumettre à ses conseils de sagesse ne serait ce que pour l’intérieur .Elle me dit tout le temps pour m’encourager à ouvrir bien mes oreilles : que depuis que j’ai suivi ce qu’ »elle me disait j’ai toujours bu mon café au lait le matin à coté d’elle et je conserve toujours ma dent de sagesse comme elle. Alors je crois que je vais pas m'amuser à sortir dehors jouer avec le loup.
ferhaoui
  • 29. ferhaoui | 21/02/2013
bonsoir chantal, le conteur amar et mon ami bradai que je salue.et là je m'adresse à chantal au sujet de la sagesse que dégage le récit de amar et c'est un beau thème de débat que pensez- vous!....chiche! et je provoque le débat par cette citation: plutot apprendre à ton enfant de pécher que de lui donner tous les jours voilà ce que nous enseigne la sagesse!
Benchaib Larbi (Abdelkader )
  • 30. Benchaib Larbi (Abdelkader ) | 21/02/2013
salam à tout le monde ,
salam à youcef à qui je pose cette question : te souviens tu du film
" Amoha , la reine des incas "? à cette époque j'étais un voisin à toi fi dar BELLECH-HEB .Clin d'oeil à khaled ,mon ancien voisin de la rue Mogador .
CHENGAB KHALED
  • 31. CHENGAB KHALED | 20/02/2013
SALUT YOUCEF.TRÉS CONTENT DE TE LIRE SUR CE SÎTE OU TU OCCUPES DÉJA UNE PLACE DE CHOIX PAR TON TALENT DE CONTEUR QUI A MARQUÉ TOUTE UNE GÉNÉRATION DE OULED EL HOUMA,DE PETITES POUSSES DE CINÉPHILES.OUI C'ETAIT L'ÉPOQUE DES PEPLUMS,DES WESTERN SPAGHETTI,DES SEANCES QUI N'EN FINISSAIENT PAS POUR LE GRAND PLAISIR DU PUBLIC.TU SAVAIS RECRÉER LE SUSPENS ET NOUS REMETTRE AU COEUR DE L'ACTION ET CE JUSTE APRES QU'ON AIT VU LE FILM.CA NOUS LAISSAIT SUSPENDUS ENCORE UNE FOIS A L'ENCHAINEMENT DE SCENES DONT ON CONNAISSAIT L'ISSUE POURTANT ET TOUT CELA AVEC LA PRECISION DE L'AUTEUR.OUI MON FRERE,COMME JE L'AI DÉJA DIT.C'EST DOMMAGE QUE LE DESTIN EN A DECIDÉ AUTREMENT,SINON TU AVAIS TOUTE TA PLACE DANS LE SEPTIEME ART ALGERIEN BALBUTIANT,ENCORE A SES DEBUTS.EL MEKTOUB.AU PLAISIR DE TE LIRE MON FRERE ET LE BONJOUR A TOUTE TA FAMILLE.
benmoussa youcef
  • 32. benmoussa youcef | 20/02/2013
bonjour à tous de ceux qui sont fascinés de ma propre personnalité , de bien connaitre le septième art de l'époque , car tout avec cela est ceci j'avais tout à fait raté ma vocation d'étre un quelqu'un dans l'industrie cinématographique , malgré les 12 années d'activité de service sous les drapeaux de notre glorieuse armée nationale populaire (ANP) du 07/03/69 jusqu'au 30/12/1980, au sein de la 8eme brigade blindée (8eme Brigitte bardot), car je me suis engagé volontaire au titre de l'école des cadres du matèriel (ECM) de beaulieu El(-harrach ) Alger, toutes ces années passées ne m'ont pas fait oublier les anciens films westerns spaguèttis d'antant de ringo guiliano gemma montgomery wood et sartana wiliam berger et hunt powers sabata lée van cleef et django barret le déserteur de l'armée nordiste des yankée et durango brad harris et de garringo anthony stéffen sans autant oublier les anciens films romains tel que hercule maciste ursus goliath s'était le trés bon vieux temps les gens de tout les quartiers aller au cinéma voir un film , il y avait au cinéma le splendid et les variètés 03 fils au programme , ont rentrer a 13heure de l'aprés midi , et ont sortais vers 18 heures du soir , avant le commencement du film, ont lisait des illustrés comme blek le roc , hakim zembla, miki le ranger kiwi nevada star ciné bravoure , et aussi sans autant oublier salut les copains il parler sur l'historique et la biographie des chanteurs , avant de quitter cette page , je passe le trés grand bonjour a tout les anciens de houmet cheikh du quartier de sidi ahmed benyoucef ex rue mogador et la rue fontenoy miliana, et surtout pour mon frere et ami ahmed mahrouk de l'entv alger, qui est l'instigateur de tout cela , selon son talon et son savoir faire, avec tout ses éfforts , et son éxpérience dans le domaine de l'audio visuel, qui nous a fait revivre les trés bon moments passés jadis et aussi sans oublier mon frere et ami ancien voisin Chengab khaled vivant actuellement à l'étranger longue vie et bonheur pour lui et sa famille qui l'accompagne youcef Miliana a bientot
Ait-chalal
  • 33. Ait-chalal | 29/08/2011
Je suis agreablement surpris et intensement emu a l'evocation de certains souvenirs et surtout a la vue des photos d'une Miliana telle qu'on l'adorait bien avant que des decideurs illumines et des mains expertes ne lui fassent subir impunement un aussi hideux lifting.Je voudrai dire mon plaisir de lire certains noms associes a un long parcours commun (hors du commun?)qui nous font machinalement ouvrir les portes virtuelles et hermetiques qui gardent jalousement la copie originale du film de nos 20ans qu'il est important de derouler et de depoussierer de temps a autre sous peine d'etre emiete sous le poids inexorable du rouleau compresseur du Temps.Ce n'est certainement pas un hasard si la plupart des messages glorifient cette periode par douce nostalgie c'est certain mais aussi pour bien d'autres raisons qu'il serait fastidieux d'enumerer ici.Merci pour ces bons moments pleins d'emotion
B.Aitchalal Promo 74.
larbi bouamrane
  • 34. larbi bouamrane (site web) | 25/07/2010
salleme a tous les algerien surtout les milianais et joublie pas mon cartier korkah et le bonjour a monsieur ahmed mahrouk de la part de azzeddine salleme
Midjou
  • 35. Midjou | 13/04/2010
Voilà une année que nous a quittés Si Meziane que Dieu ait son âme, laissant derrière lui un quartier meurtri (Houmet Echeikh)avec un flot de souvenirs émouvants bourrés de boutades et dont l'existence rimait avec l'humour d'un chasseur tantôt jovial tantôt bredouille, reconverti en pêcheur malchanceux et souriant, incarnant l'humoriste à la bonne humeur, le rire éternel collé aux lèvres. Tout le monde le chérissait pour son tempérament amical et amusant avec tous les âges.

Sitôt disparu que tout s'effonfre après lui, même son hammam, lieu de rencontres et de relaxation tant convoité par le 3ème age et l'inoubliable souvenir des baignades chaudes relevées par du sahleb préparé à la braise, le tout agrémenté par la mélodie berbère fusant de derrière le comptoir, assa nezha et azedjiga entonnées par le maître des lieux. Quel temps! c'était vraiment un climat radieux. Avec ton feuilleton rocambolesque cher ami, les nostalgiques ne peuvent retenir leurs larmes très longtemps.
Bonne continuation...
rahoual
  • 36. rahoual | 11/04/2010
sacre sid ahmed !
moi c est pas ce youcef , le legendaire conteur de miliana qui m a fascine , des annees durant ; mais toi mon ami et la maniere dont tu le decris !
mais bravo pour le style !
ta manniere de refaire vivre ce personnaage , refait vivre en meme temps , cet amour si special , si intense qu on a envers cette ville si belle et si chaarmante ou on a passe notre jeunesse !
moi , avec ton youcef le conteur, c est cet aamour que j ai et qui quelquepart dans mon coeur , me pousse a voir miliana coute que coute chaque weekend , et quand le devoir m oblige a rester un weekend au travail , c est le calvaire et le " chaouk " oui l amour de miliana , a mon avis est plus fort que l amour qu on a pour une femme , c est ca qui m appelle comme une voix venue de nulle part pour prendre la direction de miliana en toute hate ! comme si on allait louper un evenement , une minute , une heure , tellement on est presse de rentrer , oui peut etre le debut d un des recits de youcef le conteur !
enigmatique n est ce pas ?
ahmed rahoual
ferroukhi 1974
CHENGAB KHALED
  • 37. CHENGAB KHALED | 09/04/2010
IL EST DES VOCATIONS COMME DES RÊVES INASSOUVIS.ET LE CAS DE YOUCEF EN EST LA PARFAITE ILLUSTRATION.SON GENIE NARRATEUR,TOUT COMME SON IMAGINATION FERTILE ET SON POUVOIR DE TRANSPORTER PSYCHOLOGIQUEMENT SON PUBLIC ET DE L'INSTALLER AU COEUR DE L'ACTION,AURAIENT L'EMMENER A EPOUSER UNE CARRIERE MERITÉE DANS LE SEPTIEME ART ALGERIEN NAISSANT.LES ALEAS DE LA VIE ONT DECIDÉS AUTREMENT.C'ETAIT MON VOISIN DE HOUMET ECHIKH,APPELÉE AINSI EN RAISON DE SA PROXIMITÉ GÉOGRAPHIQUE D'AVEC SIDI AHMED BENYOUCEF ET A UNE ENCABLURE DE HOUMET TISS.C'EST LA OU JE SUIS NÉ,DANS LA MÊME MAISON QU'HABITAIT YOUCEF QUI ETAIT MON AINÉ DE CINQ ANS.ET C'EST LUI QUI M'A FAIT DECOUVRIR LE CINEMA.IL ALLAIT VOIR MA MERE QUI ME CONFIAIT A LUI DE TEMPS A AUTRE,EN L'INFORMANT DE LA PROJECTION D'UN BON FILM QUI POURRAIT M'INTERESSAIT.MA PAUVRE MÊRE LOIN D'ÊTRE DUPE ACQUIESAIT TJRS AVEC UN SOURIRE TANT ELLE ADORAIT YOUCEF,ET LE GRATIFIAIT DU PECULE INDISPENSABLE POUR PENETRER LES ANTRES DES VARIÉTÉS.PÉCULE QU'ELLE CHERCHAIT DANS SA MAHARMA QUI LUI SERVAIT DE SERRE-TÊTE,SINON C'ETAIT VERS LE CAFÉ MAURE QUE TENAIT MON PERE QU'ELLE NOUS ENVOYAIT PRELEVER LE SÉSAME.C'EST VIEUX TOUT CELA,JUSTE AVANT L'INDEPENDANCE,JE L'AI REVU LE MOIS DE DECEMBRE PASSÉ,LE PERSONNAGE N'A PAS CHANGÉ D'UN IOTA,A PART QUELQUES EMPREINTES DU TEMPS QUI PASSE.SA MÉMOIRE PRODIGIEUSE M'A FASCINÉ QUAND IL A ÉVOQUÉ DES NOMS D'ACTEURS ET DES SCÉNES LONGTEMPS DISPARUS DE MA MÉMOIRE.SACRÉ YOUCEF.PERSONNAGE PLEIN DE PANACHE.

Ajouter un commentaire