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Miliana l’antique sauvée/ Source : El Moudjahid

Cette cité antique, pourtant foisonnante de reliques d’une histoire qui remonte aux temps anciens, partait en déliquescence malgré les efforts soutenus de toutes les bonnes volontés de la région. Voilà que l’État décide enfin de couvrir cette capitale-refuge des rois numides d’une chape protectrice. En découlera plans de restauration et enveloppes dédiées à la redynamisation de l’éventail artistique et culturel, déjà bien présent malgré le peu de moyens dédiés à ce jour.Mon image

A travers l’histoire de l’Algérie, Miliana apparaît à chaque chapitre, et ce, depuis l’Antiquité. Blotties sur les contreforts du mont Zaccar, l’ancienne Zucchabar fut une grande cité de la Maurétanie césarienne avant sa destruction par les Vandales au Ve siècle. Vers l’an 972, le fondateur de Dzayer (Alger) et Médéa, Bologhine Ibn Ziri, y érigea une ville sur les décombres de la ville romaine. Cette médina devint rapidement un pôle culturel et scientifique qui ameuta savants et érudits. Tous les géographes musulmans la citent en bonne place dans leurs carnets de voyage. A travers les âges, quelques grands noms y vécurent, tels que Ahmed Ben Otmane El Meliani, poète et écrivain du XIIIe siècle et Ali Ben Omrane Ben Moussa El Miliani, théologien, ou Ali Ben Meki El Miliani, théologien et juriste du XIVe siècle.

Aujourd’hui, Miliana a pu garder, tant bien que mal, un chapelet de sites historiques, qui drainent d’ailleurs beaucoup de visiteurs. Ceux-ci viennent pour la demeure de style mauresque de l'émir Abdelkader au centre-ville et qui abrite un riche musée, la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef (Abu El-Abbas Ahmed Benyoucef Errachidi), inhumé à Miliana en 1774, le minaret El-Batha de l’ancienne mosquée Djemaâ El-Turk, la manufacture d’armes de l’émir Abdelkader, le grand jardin public créé en 1890… et tant d’autre attractions culturelles témoins de notre longue et riche histoire.

Entre la visite de la statue de Ali La Pointe (Ali Ammar) érigée en ville ou celle des remparts séculaires qui ont vu le passage de tant de dynasties, les longues randonnées sur les flancs du Zaccar ou la célébration de la fête de la cerise, «Milianah», comme l’appelait Alphonse Daudet dans ses «Lettres de mon moulin», a toujours offert aux visiteurs sa myriade de curiosités. La décision de la classer, la restaurer, la protéger et l’exposer au monde ne fera que lustrer sa superbe et la préserver pour les générations de demain.

Kamel Morsli

Commentaires (1)

Chantal
Quel bel hommage à Miliana !

Merci Kamel Morsli !

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