Sans titre 110

LES GUEULES NOIRES

En hommage à nos vaillants  Mineurs

Sans titre 256

Commentaires (6)

deghrar djilali
  • 1. deghrar djilali | 02/02/2018
Cher Benyoucef, bonsoir

Ces hommes que tu appelles "gueules noires" furent tout le temps des hommes qui o, grâce à eux, la ville de Miliana a été tjrs une merveille et une coquette ville. Ces hommes valides nous ne pouvons jamais les oublier .Merci Benyoucef pour nous avoir rappeler ces vrais hommes .

Djilali
Benyoucef
  • 2. Benyoucef | 01/02/2018
C 'est vrai que la plupart de ces vaillants mineurs y ont laissé leurs vie dans le gopfffre des galeries sombres
.J'écris à ce sujet en ajoutant un paragraphe à mon poeme:
"Un éboulement se produit sans le prévoir,
Ensevelit des corps mutilés en lambeaux.
Le sang et la sueur se melent dans le noir
Des galeries qui deviennent leur tombeau."
Miliani2Keur
  • 3. Miliani2Keur | 01/02/2018

(mettez la musique pendant que vous lisez ce texte)


Âme Zaccar

Sous la Banniére verte étaient leurs ainés
Ces Forgeurs
qui a la "Blanche Houille" fondaient le minerais
Les Mineurs
Bigarrés, hirsutes mais de leurs coeurs, dents, yeux, riaient
Qui de l'Antique Antre
Zaccar arrachaient limaille a prix de chair et bras broyés
ces éclaireurs
lucioles Héllées au BOQ, nappe étoilée, sur El Annasser qui coulais
Dans la Noiceur
des gueules Galériennes du Mont, d'Humain toujours Affamées
ces Extracteurs
vérsaient l'ame, la sueur, aux Lampées d'Absinthe une fois recrachés
Eternels Véilleurs
Chair a Capital, Berbére, Barbare, Romaine et Occitane, Que leur flamme, qui nous embaumais
Jamais ne s'Egarre

M2K le 01/02/2017

Banniére verte : Banniére de l'Emir Abdelkader qui fonda sa forge à armes au pieds du Zaccar.
Blanche Houille : Force hydraulique des sources de la montagne
BOQ : Haut Parleur Hurleur qui sonnais la montée des mines au travail. Il rendra l'ame en 1996 dixit Med Lanjrit)
El Annasser : Quartier Est de Miliana
d'Absinthe : "La fée Verte" Un Alcool a trés bas cout et trés nocif qui permettaient a ces pauvres travailleurs le ventre souvent creux d'affronter la roche nue, et de laisser aussi leur maigre pitance au sortir des galeries.
Berbére, Barbare, Romaine et Occitane : des travailleurs du Maroc de Tunisie, d'Espagne, d'Italie affluaient a Miliana pour travailler aux Mines.
Meskellil
  • 4. Meskellil | 31/01/2018
Bonjour Benyoucef,
Bonjour à tous,

Le rythme de vie de Miliana était ponctué par la mine avec « boq lermiz », et qui ne se souvient pas de ce temps-là? Toutes les familles Milianaises étaient touchées de près ou de loin par les mineurs, ces vaillants hommes oui, qui trimaient dur pour un maigre salaire qui avait bien du mal à boucler les fins de quinzaines. Il y avait quand même et heureusement tout un système d’entraide, de solidarité entre les habitants de la ville et notamment avec ces carnets de crédit chez le boulanger, l’épicier… qui étaient très courants et en usage dans quasiment toutes les familles, on payait plus tard lorsque la quinzaine tombait, et ainsi allait la vie... Les mineurs, mais aussi les maraîchers manœuvres ou autres ouvriers ne roulaient pas sur l’or, loin s’en faut, mais ils étaient, il est vrai, fiers, dignes, pleins de courage et d’abnégation.

Cher ami Benyoucef, le poème comme l’illustration sont un très bel hommage à nos mineurs. Cette belle composition est touchante par la tendresse, l'admiration, la reconnaissance, le respect, la gratitude même qu'elle dégage envers ces hommes. Ils furent nombreux à travailler à la mine, et aussi, nombreux à y avoir laissé la vie. Merci Benyoucef pour les émotions suscitées par votre création, pour ce qu’elle évoque de sentiments profonds en moi.

J’ai écrit des petits textes aussi autour des mineurs, inspirés également des quelques extraits de Zohra, la femme du mineur, livre que je n’ai pas encore lu. Je ne désespère pas de le trouver un jour…
Benyoucef
  • 5. Benyoucef | 30/01/2018
En effet, ce dessin illustre bien que ces pauvres ouvriers travaillaient durant la periode coloniale dans de mauvaises conditions.Ils étaient mal équipés( Pas de casque ni soulier de sécurité) à part leur lampe à carbure.Ils étaient aussi atteints de gongrene à force de pousser avec leurs genoux les outils de travail
Ce dessin est inspiré du roman " Zohra la femme du mineur" de Abdelkader Hadhj hamou 1925.
Chantal
Bonjour Benyoucef,

Ce dessin est un bel hommage à tous ces hommes mais également ces enfants qui ont travaillé pendant des années dans des conditions ignobles et inhumaines pour des salaires de misère. Ces conditions de travail ont eu, pour la plupart d'entre eux, des conséquences irréversibles sur leur santé, notamment, à cause de cette maladie pulmonaire appelée "silicose" provoquée par l'inhalation des poussières qui entraînait une dégradation progressive et irréversible de leurs capacités respiratoires.

Ce dessin prouve, s'il en était besoin, qu'ils n'ont pas été oubliés.

Bonne journée à tous.

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