Rêves amers

Enfant d'Alger

 

 

Poèmes d'amertume d'un enfant banni d'Alger. Un recueil de poésie édité par un très bon ami Pierre-Charles MAZELLA (que je salue au passage). Voyez le rêve fou d'un enfant de la rue Tanger -Alger-.

Je suis né le 11 Novembre 1946 au N° 12 de la Rue de Tanger à ALGER, Département d'Alger, République Française.

La rue Tanger - Alger

Poussières de rêves amers

Comme tous les Français nés là-bas, j'ai au cœur et dans ma vie les stigmates de ces événements cruels.Mais les miens sont différents de ceux d'un adulte, car je n'avais pas seize ans lors de mon exil. Au fil de ces pages, je vous les dévoile. Je les ai longtemps, trop longtemps tus.

* J'ai vécu huit années d'enfer en pension chez les jésuites.

* J'ai perdu mon Ange gardien, mon Père à l'âge de 12 ans et demi.

* J'ai perdu mon confident, mon cousin Claude MAZELLA assassiné à 15 ans.

* J'ai perdu mon amour d'enfance, parce que n'avions pas la même race et soi-disant le même pays. Mais pourtant, tous deux nous avions et nous rêvions d'un même monde... celui à construire ensemble.

* J'ai perdu mon royaume, ces rues d'Alger que je parcourais à l'insu des décideurs et concepteurs de mon avenir.

* J'ai perdu à jamais mes espoirs d'adolescent, dans un pays qui me rejette toujours.

* J'ai découvert ma tache originelle marquée étranger, car je ne suis pas un " Sang de France " , mais seulement un " Sang de Pied-Noir " .

* J'ai découvert en Béarn, un Soleil qui m'a fait accepter de rester vivre ici.


 

Je vous livre, ici, mes angoisses passées, mes douleurs et aussi mes cauchemars.

Commentaires (5)

1. Pierre-Charles MAZELLA 01/01/2012

Ma Chère NORIA, cette fois ci, en ce début d'année, je marque mon passage. Je préfère être discret, car j'erre dans ma nostalgie, et je ne veux déranger personne.
Mais aujourd'hui je me signale pour vous souhaiter une BONNE ANNEE 2012.
A vous particulièrement, et à tous vos lecteurs et amis.
Je vous dédie, ainsi qu'à eux, cette pensée de Xavier De Maistre :
" Les souvenirs du bonheur passé sont les rides de l'âme. "
Amicales pensées à vous
Pierre-Charles

2. Pierre-Charles MAZELLA 17/02/2011

Pour ZOUIOUECHE
Bonjour, je réponds à votre demande, hélas, je n'ai pas de photo de la rue de Tanger, mes parents n'avaient pas les moyens d'acheter un appareil photo à cette époque. Les rares photos que je possède, ont été faites par des photographes professionnels lors de mariage, ou communion à l'église Saint Augustin.
Croyez bien que je le regrette.
Amicales pensées.

3. claude alcaras 14/02/2011

Bonjour Pierre-Charles.
Tout d'abord merci pour toutes ces pages plus belles les unes que les autres. Je ne voudrais pas me tromper mais je pense que j'ai connu ta maman qui elle-meme connaissait la mienne. Comme toi le soleil du Bearn m'a permis de continuer à vivre mais mon coeur m'a fait fuir cette France car " je n'avais que du Sang de Pied Noir".....Mon Chenoua me manquait , l'Hotel "Tout Va Bien " de mes parents me manquait
Sauf erreur ta maman avait un magasin à Pau " une mercerie " prés de la rue desz cordeliers et je crois meme t'y avoir rencontré
A présent j'ai posé mes valises à l'étranger pour etre plus précis au Costa Rica
Si je ne me trompe pas fais-moi un petit mot
Claude Alcaras
claude.alcaras@yahoo.fr

4. zouioueche 26/01/2011

Bonjour,

je suis ému parce-que moi je vis au 12 rue tanger jusqua nos jours.

je voudrais savoir si vous avez des photos de cette rue de votre époque ou quel autre information.

merci.

je serais a votre service

5. Pierre-Charles MAZELLA 07/12/2010

Un grand merci pour cette attention, ma Chère NORIA.
Je ne vous cacherai pas le plaisir que j'ai à vous lire.
J'erre souvent et discrètement dans vos photos d'Alger et j'ai même découvert miliana. Les nuits, je croise mes ombres et leurs sourires, il m'arrive même de trébucher sur des noyaux d'abricôts abandonnés de-ci de-là par les chenapans que nous étions. La rue de la Frègate est vide des rires de mon enfance. La lune obscurcie encore plus mes arcades chéries du front de mer. Le square Guynemer est vide et sa fontaine assèche encore plus ma gorge angoissée. Ah ! Ces souvenirs qui me hantent !
A quand le départ pour mes rues aimées au firmament de mes rêves amers.
Mes vieux s'éteignent et leurs souvenirs s'effacent dans mes pensées.
Etre seul ... L'exil est plus lourd à porter.
Permettez-moi de vous prendre la main et d'y déposer une larme de mes pensées.
A bientôt
Pierre-Charles

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Mis en ligne le 02 Janvier 2008 - Noria - All Rights Reserved