Le piano D'ESTHER

   Histoire mouvementée d'un Milianais avec sa voisine Juive

L'histoire racontée par l'auteur est celle des amours maudites : « Celui d’un Arabe pour sa voisine juive, celui d’un exilé pour sa ville avec, pour toile de fond, l’intolérance, la haine et la violence, sentiments qui composent le cortège des sociétés troublées. » Hakim est un jeune médecin qui s’installe à Marseille. Il arrive à décrocher un poste dans un hôpital. Un jour, il sauve la vie d’une vieille femme juive Esther.
La fille de cette dernière, Hélène, ne sait pas comment remercier ce remarquable médecin qui a sauvé sa mère d’une mort imminente. Les visites d’Hélène ne feront que renforcer ses liens avec Hakim. Tombé éperdument amoureux, le couple décide de vivre ensemble avant de s’unir par les liens sacrés du mariage. Ils filent le parfait amour. Hélène tombe même enceinte. Une grossesse qui sera interrompue. Cette histoire d’amour tourne à la fin au drame. Hélène est en fait la demi-sœur de Hakim.
Esther qui habitait, à l’époque, à Miliana avait eu une relation secrète avec Mohamed, le père de Hakim. Ce dernier décède dans un accident de voiture emportant le secret avec lui. Hakim se souvient, que durant son enfance, il allait très souvent, chez une voisine juive Esther qui jouait merveilleusement au piano. A l’indépendance, elle est contrainte de quitter l’Algérie pour la France. Une double déchirure qu’elle vivra en secret. M’Hammed Bouziane Larbi a structuré son roman entre un va-et-vient entre le passé et le présent, imbriquant ainsi deux histoires. Celle du père et du fils.
La fin du livre se referme sur la mort tragique des deux amoureux. Hélène meurt d’une fausse couche chez elle en France, tandis que Hakim est assassiné sur la route de Miliana par une horde intégriste. Le voyage effectué dans sa ville natale Miliana pour régler un héritage familial lui sera fatal.

Commentaires (8)

1. semmkam 03/04/2012

Pour b.houria
le roman "le piano d'Esther" est disponible dans certaines librairies d'Alger, il est édité Musk éditions. M.B.Larbi a aussi édité "les voix et les ombres" chez les éditions Dalimen en 2006, et "Serre-moi fort...j'ai froid" chez Alpha éditions en 2008. Voici un lien pour lire un extrait du livre sur mon site: http://miliana.comuv.com/m.B.%20larbi/m%27hammed%20bouziane%20larbi.htm

2. semmkam 03/04/2012

ce résumé est assez maladroit à mon humble avis, car il a englobé toute l'histoire, enlevant ainsi la curiosité de savoir comment finira l'histoire. Le livres est beau en effet, mérite absolument d'être lu.
J'aimerai savoir si notre M'hammed Bouziane Larbi a édité ou non son roman intitulé "noyades et silences", son premier roman. Si oui, merci de m'indiquer la maison d'édition

3. 17/09/2011

je l ai lu le piano d esther un beau livre!!!!!!

4. b.houria 23/01/2010

ou peut on trouver le livre:le piano d'esther?j'aimerais le lire.

5. KHALFI 06/07/2009

Chère B.Houria
L'histoire du caïd m'a été racontée par mon père, qui faisait corps avec les zouaves, qui attendaient les khouanes à Aïn Torki. Ces derniers ont ajouté au nom du caïd "Aantri" c'est dire notre "Aatar" pour avoir défendu les manifestants...
Ziane Bouziane, reconnu Khaouni de Sidi Ahmed Benyoucef, a nommé l'ainé de ses enfants Aatri, ayant frère Bou-Aali, Merzouga.

6. b.houria 29/06/2009

l'histoire du caid bouzar est-elle vrai,?

7. KHALFI 25/06/2009

A Maubeuge, j'ai connu un maîtreplongeur, qui s'était évadé du Maroc.
Il était le fils d'un riche notable, qui en voulait à son fils amoureux d'une juive. Après de multiples tracasseries, celle-ci et sa famille ont fini par quitter le Maroc. L'amoureux en fit autant.
Avant de s'installer à Maubeuge, il était pareil au juif errant, à la recherche de son bijou, qui vivait enceinte avec son cousin, qu'elle quitta pour rejoindre son premier amour.

8. KHALFI 25/06/2009

Cette histoire d'amour est précédée d'une autre, s'étant déroulée en 1901 entre le milianais Bouzar, caïd à Boumedfa et une juive, qui a rompu son mariage avec son avare et raciste partenaire. Après le suicide de celui-ci, son unique fils s'engagea tirailleur à Miliana.
Après la nationalisation des terres de la zaouia de Sidi Yaqoub, l'engagé renoua ses relations avec sa maman, mère de quatre garçons, issus du caïd. Cela lui a permis d'être à l'écoute des recommandations que le caïd proposait aux ex-fellahs, voulant récupérer pour les terres de la zaouia, afin que se maintienne l'éducation de leurs enfants et que se continue l'aide aux handicapés.
Les conseils du caïd ne devaient pas dépasser une pacifique manifestation à Miliana, sachant que le sous-préfet n'était qu'un lien avec le gouvernement.
Pour briser celle-ci, les khouanes étaient attendus à Marguerite, l'actuelle Aïn Torki. Après l'historique massacre, l'aîné de la juive fut muté ailleurs, pour servir de témoin...
L'amour entre le caïd et Mémona se conserva, mais, leurs enfants eurent du mal pour se dénicher des épouses, étant enfantés par une juive.

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Mis en ligne le 02 Janvier 2008 - Noria - All Rights Reserved