A ceux qui pensent aux autres

Par Med BRADAI

Une dédicace pour tout le corps enseignant...

Douloureux est ce cauchemar qui me hante.

Suis-je donc revenu à mes débuts de pleurs.

A l'âge où l'en est, aucun remord  ne se vante.

Car choisir sa vie n'était nullement cueillir une fleur.

S'assoir au banc d'écolier était devoir de parents.

Et instruire revient au maître garant.

Nous disciples, attendons ce que note nous donne.

De nos têtes levées au tableau suivions ce que maître ordonne.

Notre savoir a prit forme dans cette lecture sur ce tableau noir.

Car le verbe lire au passé n'était pas voir.

La plume du maître était la craie.

Pour nous en mains, l'ardoise était sacrée.

Question au tableau, au plus vif de nous de surprendre.

Car on efface les mots inutiles pour en refaire d'autres.

Dans l'alphabet, tout mot en verbe trouve sa place.

Le maître sera à la recherche du verbe pour sa phrase.

Car son but pour notre vie, est de nous donner plein de savoir.

Seuls ceux qui vaguent ne peuvent l'avoir.

Même si ce savoir sera plein de chagrin.

Le maître toujours présent pour nous est parrain.

Cherchant, qui de nous manque sa plume et son encrier.

Il a vu au coin manquant un tablier.

Est-ce un absent qui manque à l'appel.

Insouciants que nous sommes, la réponse donnée fut non de la tête.

Etait-ce la bonne parole muette voulue à sa quête.

Dire non, c'est que nous avons mal appris la morale.

Et tout élève qui soit, la parole mensongère lui est fatale.

Alors, le maître fut en rappel.

Que lui aussi était et que pour sa révérence, c'est un appel.

Chercha sa craie et sa compagne de règle en bois qu'il mis dans un vieux cartable.

Demain pour lui, c'est le retour à la vie normale.

Avons nous enfin envers notre maître cette loi de la sagesse.

En serons nous encore à nous le demander depuis cette maladresse.

Douloureux est-ce cauchemar qui me hante.

Commentaires (3)

1. Bradai 16/09/2011

A Mr Bouamama Ahmed.

Un salut de ma part Mr Bouamama .Je me suis tant demandé comment y répondre à votre message.Il ne s'agissait pas de moi en ces années 70 au lycée et ces fameuses parties de match entre internes et externes mais bien de mon frère Ali .Il se rappelle tres bien de vous d'un certain Ahmed Guedjil et d'un blessé tombé dans cette cour au cours d'un match et que vous l'aviez évacué à l'hopital par manque de moyens sur le chariot du service à plats du restaurant.
A l'hopital,le blessé avait une plaie ouverte et il fallait le maintenir fortement.Sayeh le Surg (rabi yarhmou) etait de tout son poids sur le blessé avec d'autres. LE blessé Kerabchi criait à haute voix / Est ce que c'est fini !!!
et les autres criaient aussi tous en coeur et à haute voix: PAS ENCORE .COURAGE.Et ce fut ainsi jusqu'à la suture complète de la plaie .Les présents de cette scène s'en souviennent de ces moments inoubliables du Lycée .
Cette scène me fut racontée par le blessé lui même.

2. BOUAMAMA Ahmed 11/06/2011

bjr mr BRADAI au passage salut ca fait depuis 1975 dernier match entre les internes et les externes chaque lundi apres midi qu on s etaient pas vus mais pour cette dedicace je vous dit bravo et un grand hommage a tous nos profs qui ont fait de nous ce qu on est merci

3. TLENSI 21/01/2011

hommage a tous les maitres d'ecoles;et courage a tout eleves encore en classe.

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