M'NARA

La M'NARA, sorte de maquettes faites à base de bois et de roseaux en formes de mosquées, de tours et de bâteaux, et qu'on met à l'intérieur des bougies allumées, ces coutumes typiquement locales sont associées à la célébration du Mawlid Ennabaoui.

Dans une ambiance de compétition et de rivalité que les Milianais réalisent le meilleur chef-d'oeuvre à la veille de cette fête, une atmosphère de joie gagne les rues de la ville, les M'NARETTES harmonieusement illuminées de bougies, de fruits, de friandises, de parfum et de bouquets de fleurs sont  préparées à prendre le départ pour la mosquée de Sidi Ahmed-Benyoucef.

Sous les bruits du baroud , des youyous et des sons de zorna que le défilé des M'NARETTES arrive à la grande mosquée de Miliana.

Après la prière d'El-Maghreb, les M'NARETTES sont disposées en face d'une rangée de Tolbas qui annoncent l'ouverture de la cérémonie en récitant la FATIHA. Le rituel consiste à vendre aux plus offrants, les produits exposés sur les M'NARETTES en signe de BARAKA.

 Un regain d’intérêt, semble apparaître pour cette fête  célébrée dans le respect de la foi islamique, une occasion de rassembler les gens.

La cérémonie se termine jusqu'aux premiers lueurs de l'aube.

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Commentaires (2)

2. Benyoucef Abbas Le 07/08/2009 à 18:59

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Dans ce contexte il est à noter qu une association culturelle dénomée"El Manara"presidée par Mr Landjerit Mohamed vient de naitre dans le souci de preserver et de valoriser ce riche heritage qui fait partie du patrimoine culturel local.D ores et deja l'association a organisé de nombreuses activités ..
Salutations milianaises

1. KHALFI Le 28/05/2009 à 15:13


___________LA MENARA DES MILIANAIS___________

En 1930, le gouvernement français avait dépensé des moyens colossaux, pour fêter un siècle d'occupation. Les milianais avaient mis à profit la fête du Maoulid El Nabaoui, en transformant leur ménara en un petit bateau, mis sur roues, afin de traverser la ville de part en part, avant d'atteindre le mausolée de Sidi Ahmed Benyoucef.
Muni de quatre canons crachant du feu dans un bruit étourdisant, ce bateau avait pour but de rappeler aux usurpateurs, qu'ils n'avaient perdu ni leur religion, ni leurs traditions et la flotte algérienne a été l'une des meilleures du monde et que ne pas parler la langue de l'occupant était un combat continuel.
Cet exemple venu d'en haut a été suivi à Al Khemis, gâce au regretté Zizi, un ébéniste, qui a monté sur roues un plus gros voilier, qui a été entouré d'une dizaines de cavaliers, qui ont vidé leurs fusils dans la rue de Paris, avant d'attendre Sidi Abd Qader. Smiley
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