Au sommet du mont de Zaccar, Miliana me sourit et me tend les bras, je vole à sa rencontre, elle disparaît, me laissant perdue dans mes rêves, perdue dans mes souvenirs, perdue dans les brèves promenades, les Week-end après une longue semaine à l'internat, perdue entre la cité Nord et la rue Hamdane Batel, où nous prenions le déjeuner dans l'une et le dîner dans l'autre, perdue dans les balades entre ces plantes et ces vieilles pierres de ce jardin médiéval où nous passions des journées entières à se raconter, à imaginer l'avenir, à faire des promesses aussitôt oubliées, à se promener dans le quartier des annassers, les belles sources, Korkah, la rue Saint Paul, ZAZAC où nous prenions des photos à chaque rencontre dont je n'ai hélas aucune photo.
A chaque coin, un souvenir, une époque avec ses mauvais moments et ses bons souvenirs, on était jeune, on aimait la vie et on la découvrait, On avait mal mais on continuait à chercher, à soustraire, à additionner, à larguer, à se faire larguer, à pleurer, à penser, à s'amuser, en fin de compte, on a rien, c'est triste! il ne reste que des souvenirs, des interrogations, des regrets et de la nostalgie, une nostalgie qui ne nous quittera jamais.
Là haut de la cité Nord, je regardais la ville en jetant un regard attendri du côté de la rue Hamdane Batel où se dresse une imposante fontaine en marbre, autrefois alimentée en eau potable, où une partie du coeur est restée accrochée. Je me disais dans ma petite cervelle de 18 ans *y'a-t-il une place pour moi* ?
Là était la surprise ! Je voulais faire pour le mieux, mais le mieux étant l'ennemi du bien, quand on a beaucoup grimpé, pour revenir à son point de départ...Faut redescendre. Ma petite fièrté ne m'avait pas laissé le temps de réfléchir, mais bon, quand il faut partir, faut partir. Les gens qui comptaient le plus pour moi seraient enfouis sous une blessure profonde, une blessure qui avait fait place à la révolte.
à suivre.......
Mis en ligne le 02 Janvier 2009 - Noria - All Rights Reserved