Par CHENGAB Khaled

Une ville "Miliana", un lycée "Mustapha FERROUKHI"

Une ville Miliana,un lycée mustapha FERROUKHI, deux destins étroitement liés depuis longtemps.
Une ville haut lieu du mysticisme, patronné par Sidi Ahmed Benyoucef, une ville plus que millénaire,dont les remparts majestueusement plantés sont autant de défense contre l'oubli. Une ville parée de ses vestiges qui nous parlent comme un livre d'histoire ouvert ,des bouleversements historiques qu'a connu cette partie de l'Algérie.
Une ville dont l'histoire croise, et se sépare, pour mieux rejoindre plus loin celle des vieilles villes d'Algerie comme Alger pour ne citer qu'elle.
Une ville et une région, foyers de résistance d'où sont partis les premiers soulevements contre l'occupant, et les premières offensives pour une reconquête bien lointaine, je pense à L'EMIR ABDELKADER, à BEN ALLEL et  ses valeureux RESISTANTS d'avant l'heure.
Une ville berceau d'une certaine idée de l'Algerie, d'où sont partis porter la parole et le courage ,des Milianais illustres comme MOHAMED BOURAS, ALI AMAR dit ALI LA POINTE, MUSTAPHA FERROUKHI, et bien d'autres peu connus dont l'action a suivit, et suit toujours le combat mené jadis pour l'independance, et aujourd'hui pour le lancement des bases d'une democratie saine et apaisée qui enfin dira son nom un jour, et un état de droit, et pour la suppression des priviléges indus, une ville rebelle et rétive, quand les objectifs s'éloignent de l'intérêt commun et une ville qui a consentit à de lourds sacrifices, eu égard à sa dimension géographique, pour que vive l'Algerie independante.

C'eût été une abérration historique si une autre ville avait été choisie pour la construction du lycée Alphonse DAUDET,rebaptisé Mustapha FERROUKHI.Heureusement que le bon sens en maître a fait sortir du sol milianais un beau jour de la premiere moitié du siècle passé les fondations de l'un des premiers lycée d'Afrique. Les raisons de ce choix,sont à mon avis le cadre idyllique qu'offrait Miliana, et l'empreinte culturelle Algerienne,légèrement métissée à cette époque de son histoire dont jouissait la ville.
Là s'arrête mon aperçu historique sur le lycée, pour laisser place à ce que l'on a vécu dedans.

Des générations entières se sont succédées,internes,externes,demi-pensionnaires,de jeunes lycéens venus de toute la région, et pour quelques uns de plus loin encore parfaire les connaissances acquises ailleurs.
On a tous arpentés les mêmes couloirs,empruntés la même cour.On s'est tous croisés,vus, on a tous sentis les mêmes effluves qui émanaient des cuisines pour inonder les couloirs, on a tous eu plus ou moins les mêmes profs pour la plupart venus eux aussi de partout dans le monde,sans oublier les incontournables cheikhs MOHAMED LANDJERIT, ABDELKADER TIBAHINE. Je vous parle comme le dit si bien la chanson d'un temps que les ..........Bien d'autres sont arrivés par la suite que je n'ai pas eu le privilège de connaitre.
Ce lycée occupe une place importante de l'histoire de chacun d'entre nous. C'est dans cet établissement qu'une partie non négligeable de notre personnalité s'est construite, c'est en son sein alors que l'on ne s'en doutait même pas que les premières esquisses de nos carrières respectives se sont profilées. C'est enfin dans ses classes qu'a commencé l'apprentissage des matières et des dures lois de la vie. Le tout pour reprendre la formule de cheikh MOHAMED RANDI, dans une saine émulation.

C’est là aussi,que nos certitudes d’un moment se transformaient en doute l’instant d’après et vis versa.Que l’espace d’un cours qui nous paraissait long, notre esprit vagabondait au delà des murs, à la recherche de ses repères, pour buter sur le rappel d’un prof ou celui d’un surveillant.Chacun de nous a son histoire Ferroukhi, le lycée a gravé la nôtre sur ses murs, une histoire commune de potaches qu’il a vu defiler des décennies durant. Chacun de nous a connu pendant ces années lycée, des joies, des peines, des réussites et des échecs, de l’enthousiasme et des déceptions, le bonheur d’être là et le sentiment de solitude dû à l’éloignement des parents, mais nous lui devons tous d'être passé par lui, pour mieux cerner et comprendre le monde. Beaucoup d’entre nous ont reussi de belles carrières, qui dans le privé, qui dans le public ou l’ANP. D’autres sont partis pour de brillantes carrières à l’étranger, mais n’oublions pas ceux dont le cursus s’est soldé par un échec.

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Ayant une pensée pour ceux qui nous ont quittés.

Pour ma part, je pense à mes amis d'enfance et de quartier, BENYOUCEF CHEBLI ,BENYOUCEF SAIDANI,tous deux partis aux states pour de brillantes études,et sont décédés, le premier des suites d'une longue maladie,le deuxième en république Dominicaine où il s'était installé, suite à un accident de la route.J'e n'oublie pas non plus HADIDOU BENALLOUANE qui nous a quitté jeune, ALLAH YARHAMHOUM .
Je ne vais pas clore ce post sur une note de tristesse, pour vous dire que les joies et l'émotion qu'on éprouve à l'évocation de ces souvenirs,effacent les peines subies.

Miracle de la mémoire affective.


Khaled CHENGAB

Commentaire (1)

1. mirou Le 30/03/2010 à 00:33

que devient mr tibahine ancien prof de sport?
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Mis en ligne le 02 Janvier 2009 - Noria - All Rights Reserved