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Articles de Chantal

NORIA - AZIZ - MOURAD - KERYMA - HADJER

Par Le 12/01/2025

Bakxesdv

Copie 2    Merci à toi gentille Noria pour ton message souhaitant un bon anniversaire aux familiers du site nés en août ! Pour moi, ce sera dans quatre jours, le 20 août. Une date mémorable dans la révolution algérienne ! J'avoue que l'anticolonialiste que je suis n'est pas mécontente d'avoir choisi ce jour-là pour venir au monde (lol !) à Palestro (pour les plus jeunes ... Lakhdaria d'aujourd'hui). Joyeux anniversaire à mes amis Aziz, Mourad, Keryma et Hadjer.

Bonne journée à tous.

CE QUI EST PROFOND A BESOIN DE MASQUE (citation de Nietzsche)

Par Le 31/07/2017

 

"CE QUI EST PROFOND A BESOIN DE MASQUE"
                  (citation de Nietzsche)


Depuis de très nombreuses années, sauf exception, chaque samedi, je pars de mon domicile dans le courant de la matinée pour me rendre dans une banlieue très proche de la mienne. Depuis quelques mois, je rencontre sur mon parcours un homme faisant la manche.  Je ne saurais pas dire s'il est SDF (sans domicile fixe) ou s'il vit dans une très grande pauvreté. Toujours est-il que, visiblement, il fait la manche non pas pour vivre mais pour survivre. Chaque samedi, au croisement d'un très grand carrefour traversant une nationale, il attend sur le bas côté de la route que le feu tricolore passe au rouge. Lorsque le moment est venu, il va fébrilement d'une voiture à l'autre, sa sébile à la main, qu'il tend aux automobilistes en essayant, souvent vainement, de quémander une aumône. Il doit être âgé d'environ quatre-vingts ans, si ce n'est davantage. Il a une jambe très nettement plus courte que l'autre. Il se déplace avec difficulté à l'aide d'une canne. La première fois que j'ai baissé la vitre de ma voiture pour déposer dans sa sébile une modeste pièce de deux euros, il m'a fait un immense sourire en posant sa main sur son coeur pour me remercier dans un français très approximatif. C'est ainsi que j'ai compris qu'il était algérien. Au fil des mois, une réelle complicité s'est installée entre nous. Chaque samedi, lorsqu'il aperçoit ma vieille Clio, négligeant les autres voitures, il se dirige vers moi avec un sourire malicieux. J'y dépose ma pièce de deux euros et nous échangeons quelques mots d'une grande banalité, certes, mais qui constituent un lien social. Je ne comprends pas toujours ce qu'il me dit mais il est visiblement d'une grande sincérité. Il pose sa main sur son coeur pour me remercier et me dire quelques mots gentils. Il implore Allah en regardant le ciel pour qu'il me protège et protège toute ma famille. Curieusement, si je ne subis jamais - ou très rarement - les coups de klaxon intempestifs des automobilistes qui se trouvent derrière moi pour exprimer leur mécontentement parce que je ne démarre pas à la seconde où le feu tricolore passe au vert, c'est sans doute que la scène qui se déroule sous leurs yeux a quelque chose d'insolite ! Une grand-mère parlant joyeusement et riant avec un SDF ! Cependant, lorsqu'il arrive qu'un automobilisme agacé klaxonne, je continue, imperturbablement, à discuter et à rire avec ce vieux monsieur avant de redémarrer à nouveau.

S'il est évident que de recevoir une pièce ou deux a une importance vitale pour une personne défavorisée, j'ai toujours pensé qu'il y avait une réelle sincérité dans le regard de cet homme que je croise très régulièrement. J'en ai eu très récemment la preuve !

Pendant toute la période des grandes vacances, je m'étais aperçue qu'il n'était plus présent, chaque samedi, à ce carrefour. Je m'étais dit que, peut-être, il était parti "au bled". J'étais assez contente pour lui car, dans ce cas, cela prouvait qu'il avait pu avoir assez d'argent pour traverser la méditerranée.

Parfois, cependant, je ralentissais. Cet homme n'étant pas très grand, je me disais que je ne l'avais peut-être pas vu ... jusqu'à ce récent samedi. Alors que je venais de m'arrêter au feu rouge (j'étais assez loin du carrefour), je l'ai vu se diriger vers la première voiture en tendant sa sébile, sans succès. Il repartait tristement lorsqu'il m'aperçut. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ce vieil homme se précipiter en direction de ma voiture. Cela représentait pour lui une grande distance à parcourir compte tenu de son handicap. Il devait faire vite car il ne pouvait pas rester en plein milieu du carrefour sans risque de se faire renverser par les voitures lorsque le feu passerait au vert. Si je pouvais lire la joie sur son visage, je pouvais y lire également une grande émotion. Je ne savais pas ce qu'il se passait. Je ne comprenais pas non plus pourquoi il prenait tant de risques. Lorsqu'il est enfin arrivé à hauteur de mon véhicule, j'ai baissé ma vitre d'une part pour déposer mon obole dans sa sébile mais également pour lui dire que cela me faisait plaisir de le revoir. Si j'ai pu constater que la courte distance qu'il avait parcourue l'avait essoufflé, j'ai vu également qu'il cherchait quelque chose à l'intérieur du vêtement qui lui sert de veste. Ses mains tremblaient car il lui était très difficile de se tenir debout avec sa canne et, dans le même temps, fouiller dans sa veste. Pourtant, assez rapidement, il en a sorti un modeste flacon d'eau de parfum et, sans un mot, il l'a mis fébrilement dans ma main avec une émotion palpable.

J'étais abasourdie ! Je n'en revenais pas ! Un homme faisant la manche dans la rue qui m'offrait un parfum ! Aucun son ne pouvait sortir de ma bouche ! Pourtant, au moment où le feu passa au vert pour les automobilistes, voyant ma stupéfaction, très vite et à sa manière, ce vieil homme "pris les choses en main" et il me dit sur un ton qui se voulait "directif" : "Allez, va t'en" tout en s'éloignant de mon véhicule mais en restant en plein milieu du carrefour malgré les voitures qui avaient redémarré. Je l'ai regardé totalement ébahie et, bien qu'il se soit éloigné de moi, j'ai pu voir son regard larmoyant. Il était visiblement tellement heureux de m'avoir fait plaisir et il avait sans aucun doute remarqué ma propre émotion.

J'ai poursuivi mon chemin jusqu'à mon arrivée dans la banlieue voisine. Après avoir garé mon véhicule, j'ai repris ce petit flacon d'eau de parfum pour lire ce qui y était écrit et je me suis aperçue d'une part, que sa fragrance était "orientale" et, d'autre part, qu'il provenait d'un pays que je connais bien, et pour cause, puisque j'y suis née : l'Algérie !

Nietzsche avait bien raison : "Ce qui est profond a besoin de masque".


26 Septembre 2015

LE VOILIER

Par Le 17/12/2015

 

Bonjour à tous,

Je souhaite vous faire partager ce très joli poème (dont l'auteur est anonyme) et que l'une de mes amies m'a envoyé à la suite de la disparition de son mari. Je précise que tous deux ont fait de la voile pendant plusieurs années. Ce poème contient tout l'amour qu'ils ont partagé l'un pour l'autre pendant plus de cinquante ans !

 

 

MON MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE SOMATOTHERAPEUTE

Par Le 23/10/2015

 

EXTRAIT DE MON MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE SOMATOTHERAPEUTE - PARIS-1997 - "Un mode de communication dans la relation d'aide - Le toucher par le massage".

L'HERITAGE DE LA PAIX - MOHAMED EL OUAHED

Par Le 21/07/2015

 

 

O mon fils ! écoute le bruit sourd des canons
C’est la mort qui dévale le long des terres brûlées
Regarde ces soldats qui violent nos maisons
Pense à nos rêves d’antan qui se sont écroulés.

C’est la guerre mon fils ! inique et cruel démon
Sa douleur est atroce, tant est féroce son fléau
Sombre qu’elle est, grande et lâche est sa déraison
Elle ne fait ni vainqueur, ni vaincu, ni héros.

Entends mon fils ! ces cris qui déchirent le silence
Venant des épouses navrées et des mères éplorées
Apprends à bon escient que la pire des souffrances
Et le plus souvent un livre de sagesse avérée.

Prends acte fils ! que l’histoire est la maîtresse du temps
Nul ne ressent l’ardente braise d’un cœur mortifié
Et lorsque coule sur des joues des larmes d’innocent
Alors renonce à ta haine que tu dois étouffer.

Tresse une couronne de Paix de rameaux d’olivier
Indique la voie céleste à la blanche Colombe
Pour que vive en concorde l’espoir recouvré
Ainsi je peux reposer en paix dans ma tombe.

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