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Retour dans mes Souvenirs

Le Coin de Chantal VINCENT

L'IMPOSSIBLE EST UN BON DEBUT

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L'IMPOSSIBLE EST UN BON DEBUT

Salim Ejnaïni

(Editions Fayard)

Salim est né à Bordeaux le 1er janvier 1992. Ses parents, marocains, envisageaient de retourner au Maroc dès que leur situation le leur permettrait. Malheureusement, ils apprendront en septembre 1992 - Salim est alors âgé de huit mois - que leur fils est atteint d'un cancer de la rétine et, quatre jours après son admission à l'hôpital, qu'il faut absolument lui retirer l'œil gauche afin d'éviter toute propagation de cette tumeur. C'est ainsi que débute la jeune vie de Salim.L impossible est un bon debut salim ejnaini

Si, pour reprendre le titre de ce livre : "L'impossible est un bon début", Salim a néanmoins de merveilleux parents. Une maman toujours présente et capable d'une abnégation sans faille pour apporter à son fils tout son amour mais aussi des petites "vignettes" de bonheur dans cet hôpital où certaines choses peuvent effrayer l'enfant. Par exemple, lorsqu'il se trouve dans la cabine de radiothérapie, sa maman lui explique qu'elle le regarde comme une vraie star à la télé. Et même s'il ne sait pas du tout ce que cela veut dire, Salim est heureux.

C'est ainsi qu'au fil des années, Salim devra être suivi par une équipe spécialisée. Il dit avoir "grandi dans les chambres d'hôpital" ! Certains traitements sont extrêmement douloureux et parfois, il n'en peut plus. Mais sa maman, son papa sont là pour l'aider à se "construire" et à apprendre à apprivoiser sa "différence".

Si Salim n'est pas familiarisé avec le monde des chevaux, il se trouve que sa maman travaillant à "Disneyland Paris" lui permettra un accès à ce parc d'attraction et lorsque celle-ci lui demande s'il veut voir les chevaux, il a un hochement de tête silencieux. La main de sa maman le guide alors dans un domaine qui lui est totalement inconnu. Parfois, il sursaute lorsque le nez d'un cheval vient le renifler. Ces premiers instants de contact avec les chevaux resteront à tout jamais un merveilleux souvenir dans sa tête et dans son cœur.

Dans ce livre, Salim nous fait partager ses débuts joyeux sur son premier poney mais aussi ses difficultés, ses désespoirs, notamment, lorsqu'un jeune garçon profite de la confiance que Salim lui avait accordée pour l'agresser parce qu'il n'était pas un "enfant-comme-les-autres"; ses moments de doutes qui le font s'isoler dans sa chambre afin de pleurer son désespoir et sa souffrance mais aussi son absolue détermination. Il fallut au moins autant d'opiniâtreté à sa maman pour arriver à l'inscrire dans un club d'équitation compte tenu du nombre de fois où elle avait dû se heurter à des refus pour accueillir Salim en raison de son handicap.

Cependant, au fil des années, Salim poursuivra sa passion en participant à de multiples concours et championnats, jusqu'au moment où il perdra totalement la vue. Cette épreuve sera douloureuse à accepter mais il se dit que, finalement, la vue n'avait pas tenu une place dominante dans sa vie et que son ouïe qui l'avait toujours secondé lui permettra de poursuivre son goût pour la compétition et le dépassement de soi. Lorsqu'un "journaliste" écrit dans la presse qu'il est "une espèce d'illuminé qui a perdu toute notion du réel en courant après un rêve bien trop grand pour lui" … Salim trouve ces propos immensément douloureux. Cependant, lorsqu'il évoquera cet article de presse avec Guillaume Canet, ce célèbre acteur, réalisateur, scénariste et producteur français que tout le monde connaît, celui-ci lui répondra avec beaucoup d'humour : "Alors, mon pote, je t'arrête tout de suite. Si tu dois te faire une idée de qui tu es avec les propos des journalistes, tu vas découvrir plein de choses. Par exemple, moi, il paraît que ma femme est enceinte de Brad Pitt !". Salim éclatera de rire et prit la décision non seulement de ne pas se laisser impressionner par les propos de ce journaliste mais, également, en poursuivant plus que jamais ses ambitions !

Aujourd'hui Salim cultive toujours la même passion des chevaux chevillée au corps. Il poursuit les challenges qu'il se fixe avec la même détermination et continue d'accumuler les victoires. Après tous les obstacles qu'il a appris à surmonter depuis sa toute petite enfance, sa joie de vivre force l'admiration !

A la fin de son livre, Salim se souvient de tous "ses vieux rêves de gosse" qui se sont réalisés pour arriver là où il en est, aujourd'hui, et il termine par cette phrase merveilleuse :

"… la folie d'en rêver et la force d'y croire

m'ont définitivement enseigné que prendre le risque d'échouer,

c'est se donner une chance de réussir".

MUSTAPHA FERROUKHI A PEKIN, il s'en est allé

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MUSTAPHA FERROUKHI

A PEKIN, il s'en est allé

Mohamed LANDJERIT

(Editions ECO media)

 

Ce livre est un merveilleux hommage à cet homme illustre qu'a été Mustapha Ferroukhi né à Miliana (Algérie) le 15 décembre 1922, mort le 17 août 1960.

Comme le dit très justement l'auteur de ce livre dans son "avant-propos" : "cet ouvrage n'est en fait qu'un grand reportage, où le côté anecdotique tient une place privilégiée".MUSTAPHA FERROUKHI A PEKIN

Mais ces "anecdotes" nous font découvrir ou, tout simplement, nous remettent en mémoire le parcours exceptionnel d'un homme qui a été un symbole d'abnégation et de sacrifice pour une Algérie libre et indépendante.

A trois ans et demi Mustapha Ferroukhi a fréquenté l'école coranique puis, l'école maternelle, puis l'école primaire supérieure où il intégra le groupe d'une quarantaine de scouts musulmans. C'est en 1942 qu'il adhéra au P.P.A. (Parti du Peuple Algérien) et animera la section de Miliana. Lorsqu'il prenait la parole dans les réunions publiques, il galvanisait littéralement les foules. Puis, il partit à Alger poursuivre ses études à la medersa Al Thaalibiya et devint l'un des responsables P.P.A. pour rejoindre ensuite le M.T.L.D. (mouvement pour les libertés démocratiques). A l'occasion d'un meeting, Mustapha Ferroukhi prit la parole quelques minutes seulement mais ses propos furent tellement "percutants" qu'il fut acclamé par tous. C'est le 17 octobre 1947 qu'il fut élu pour faire partie du Conseil Municipal de Miliana en tant que conseiller musulman MTLD du second collège. Cette assemblée algérienne élue en avril 1948 fut dissoute le 12 avril 1956. Les interventions de Mustapha Ferroukhi furent néanmoins particulièrement appréciées, notamment, celles qui concernaient la libération des détenus politiques algériens. Il ne "lâcha" rien et réunit régulièrement les sympathisants de son parti à Miliana. C'est ainsi qu'il se rendit à Tizi Ouzou, à Médéa, etc. Il fut condamné à plusieurs reprises à de la prison avec sursis ainsi qu'à des amendes pour "organisation sans autorisation d'une réunion sur la voie publique". Lorsqu'il se maria avec Zineb, le 2 septembre 1951, il fit même l'objet d'une enquête de l'inspecteur des renseignements généraux.

Au fil des pages de ce livre, l'auteur nous fait découvrir le fervent militant pour l'indépendance de son pays qu'a été Mustapha Ferroukhi, ses emprisonnements, ses évasions, etc. Devenu fugitif, il entra dans la clandestinité. Sa tête fut mise à prix. Il se rendit en France qu'il quitta avec l'appui du FLN pour rejoindre la Tunisie en passant par l'Italie dans une tenue totalement insolite … celle d'un curé ! Dès son arrivée en Tunisie, il fut affecté au Ministère de l'Intérieur en tant que secrétaire général Adjoint administratif du G.P.R.A. En 1959, il se rendit en Yougoslavie afin de participer au congrès de l'alliance socialiste. C'est également en 1959 qu'iI devint Chef de délégation de l'équipe de football du FLN. Puis, il se rendit en Chine et au Vietnam. C'est le gouvernement chinois qui insista auprès des responsables du G.P.R.A. pour qu'il soit nommé ambassadeur en Chine.

Nous suivons ainsi les multiples voyages de Mustapha Ferroukhi, ses missions et ses engagements politiques jusqu'au moment de son voyage à Pékin où il partit pour occuper le poste d'Ambassadeur du Gouvernement Provisoire Algérien. Malheureusement, il n'y parviendra jamais puisque c'est lors de ce voyage reliant Le Caire à Pékin le mercredi 17 août 1960 que l'IIiouchine II-18 de la compagnie soviétique "AEROFLOT" explosa en plein vol. Mohamed Landjerit nous décrit avec précision les conditions de cette explosion ainsi que les doutes et suspicions  soulevés.

Au cours de ce dernier voyage, Mustapha Ferroukhi, alors âgé de 38 ans, avait emmené avec lui sa femme, Zineb (33 ans) et ses enfants : Naçiba (7 ans) Souad (3 ans) et Ahmed-Chawki (5 ans). Zoulikha, alors âgée de 8 ans, qui ne faisait pas partie du voyage (elle était restée chez ses grands-parents à Miliana) sera la seule survivante de la famille Ferroukhi.

Zoulikha Fodil (née Zoulikha Ferroukhi) nous bouleverse dans son témoignage (pages 95 à 98) où elle évoque sa relation avec ses parents mais aussi son "vécu" de petite fille à la suite de ce tragique voyage.

Mohamed Landjerit débute chacun de ses chapitres par une citation. Toutes aussi bien choisies les unes que les autres. Pour terminer ce compte rendu de lecture, j'ai retenu la suivante qui me semble résumer à elle seule la vie de combattant qu'a été celle de Mustapha Ferroukhi :

 

"Quand sonne l'heure du dernier rendez-vous, la seule richesse que l'on emporte avec soi, c'est tout ce que l'on a donné"

(Tahar Ben Jelloun).

LE LIEN/ Lycée Ferroukhi Mustapha

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LE LIEN

Lycée Ferroukhi Mustapha

Retour dans nos souvenirs

ALMF 2019

 

C'est lors de mon dernier séjour à Miliana, à l'occasion des retrouvailles du samedi 5 octobre 2019, que j'ai appris la publication de ce livre édité par l'ALMF. Je me suis alors empressée de l'acheter !

LE LIENEt, je dois bien l'avouer, je ne l'ai pas regretté. Celui-ci est merveilleusement écrit avec, semble t-il, le souci de la précision historique ! Nous remontons ainsi dans le temps, lors de la création d'une "Ecole Normale d'Institutrices" en Algérie décidée par le Maréchal de Mac-Mahon en 1874. Cette école avait été créée à Miliana pour les européennes et les indigènes. La première rentrée eut lieu en 1876. Puis, nous apprenons dans ce livre les évolutions qui ont suivi au fil du temps : la création du Lycée Alphonse Daudet en 1946 (qui deviendra plus tard le lycée "Mohammed Abdou") … le lycée de garçons de Miliana qui sera baptisé en juin 1963 : "Lycée Mustapha Ferroukhi", etc.

Nous pouvons y découvrir de très nombreuses photos dont celle prise dans la cour du lycée "Mohammed Abdou" (en juin 1963) lors de la remise des prix aux élèves des "deux" lycées ("Mohamed Abdou" ET "Mustapha Ferroukhi") en présence du Président Ahmed Ben Bella et de la fille du Chahid (Zoulikha Ferroukhi). On peut y découvrir également : des listes de professeurs, leurs noms et la matière qu'ils enseignaient. Mais aussi, en hommage à des camarades de classes, la liste de ceux qui sont décédés soit de mort naturelle, soit lors de leur combat pour l'indépendance ou encore, de sinistre mémoire, lors de l'incendie au flanc du Zaccar le 31 octobre 1968.

Puis, sera évoquée la création du site "Alger Miliana" (en 2008) par notre chère amie Noria ainsi que la décision d'organiser les premières retrouvailles au Lycée Mustapha Ferroukhi le 1er mai 2012. Cette initiative fut prise par un ancien élève du lycée : "Benameur Djelloul".

Concernant "l'avant-propos" de ce livre écrit par un ancien élève du Lycée (Djillali Kelouaz) dans lequel est évoqué le passé, le présent et l'avenir, je vous laisse le découvrir car celui-ci est très émouvant ainsi que son "éditorial" écrit par l'ALMF. Quoi qu'il en soit, au fil des pages, l'émotion est toujours présente dans ce "Retour dans nos souvenirs".

Ce livre contient une multitude d'informations très importantes autant pour les "Milianais" eux-mêmes (ou Milianaises) que pour les étudiants, qui n'habitaient pas forcément Miliana à cette "époque-là", mais qui ont néanmoins fait leurs études dans ce très célèbre Lycée.

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore lu "Le lien", je vous le recommande vivement car il vous fera voyager dans le temps avec joie et émotion.

 

A NOTER : un excellent DVD est joint à ce livre qui témoigne, s'il en était besoin, de la joie des retrouvailles entre Ferroukhiens et Abdounates.

HOMMAGE

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«MARIE-CLAIRE BOYET, LA MARTYRE DE TAGDEMPT» D’'AMAR BELKHODJA

En commémoration du 5 juillet et le devoir de mémoire

Paru dans le journal LE CHÉLIF

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ETRE ET NE PLUS ETRE AUTISTE

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ETRE ET NE PLUS ETRE AUTISTE

ou comment notre famille a vaincu l’autisme … naturellement

Nathalie Champoux

(Editions Thierry Souccar)

Lorsque j’ai lu le titre de ce livre, je dois bien l’avouer, j’ai été très sceptique ! Pourtant, dès les premières lignes, j’ai tout de suite été interpellée par la sincérité et l’authenticité de cette jeune mère de famille de deux enfants autistes, Nicolas (3 ans) et Olivier (9 mois).1ere de couverture

C’est parce que les parents de Nicolas avaient remarqué qu’il était toujours sage, qu’il ne riait jamais comme les autres enfants, qu’il fixait les choses et les gens dans un silence total qu’ils décidèrent de consulter à Montréal une psychologue ultra spécialisée dans les troubles du comportement. Après avoir passé plusieurs semaines à répondre à de multiples questionnaires sur le comportement de Nicolas, un rendez-vous leur avait été fixé le 25 AOUT 2011. Le diagnostic sera le suivant : Nicolas est autiste. Ce jour-là, la vie des parents de Nicolas et Olivier va « éclater en mille morceaux ».

DEBUT SEPTEMBRE 2011, alors que Nathalie observait ses deux enfants, elle remarqua, une fois de plus, l’inquiétude et les angoisses de Nicolas. Puis, son regard se porta sur Olivier. Il ne jouait pas, ne s’intéressait à rien. «Il ne faisait que battre l’air en fixant le plafond. Aucun son ne sortait de sa bouche et son visage restait inexpressif ». Au cours d’une visite chez le médecin pour Olivier, Nathalie évoque le diagnostic récent d’autisme concernant Nicolas. Elle s’effondre. Elle n’en peut plus. Cette doctoresse tente de la rassurer. Petit à petit, Nathalie prend conscience qu’elle est en train de perdre pied jusqu’au jour où tout bascule !

Le 7 NOVEMBRE 2011, Nathalie eut l’idée d'aller cliquer sur un lien internet de la FQA1. Elle décida de commander un livre proposé par cette Fédération dans lequel il était dit qu’un régime alimentaire excluant les produits laitiers et le blé (gluten) pouvait améliorer la vie des enfants autistes. Puis, elle contacta par téléphone l’ARATED-M2 à qui elle parle de sa découverte récente. Cette Association lui confirmera ce qu’elle avait appris.

Nathalie poursuivit ses recherches d’une manière de plus en plus intensive et découvrit, entre autres, les nombreuses transformations que le blé a subi au cours des années et, notamment, que le but « commercial » visait à sélectionner les grains contenant le plus de gluten car « plus la quantité de gluten est importante, plus les pains sont moelleux et odorants et mieux ils se vendent » ! CQFD ! Concernant le lait, Nathalie explique dans son livre, avec force détails, la grande différence entre le lait produit aujourd’hui et le lait tel qu’il était produit il y a plusieurs années … La raison en est simple : cela coûte moins cher à l’industrie ! C’est ainsi qu’elle fit part à son mari de ses conclusions : « … la caséine, l’une des protéines des produits laitiers, et le gluten, la protéine présente dans le blé, le seigle, l’orge, l’épeautre, le kamut et l’avoine affectent nos garçons et les amènent à réagir comme s’ils étaient drogués ». Ils prirent alors la décision commune de commencer ce régime alimentaire. Un soir, Nathalie décida de préparer un premier repas sans gluten, ni produit laitier : cuisses de poulet au thym, riz et carottes cuites à la vapeur. Après trois jours, le premier miracle se produisit : Olivier a regardé ses parents dans les yeux et il leur a souri ! Et des petits miracles de ce genre, il y en aura chaque jour pour Olivier et Nicolas. Motivée par ces premiers résultats très encourageants, Nathalie prit la décision de consulter une naturopathe.

Un rendez-vous fut pris pour le 2 DECEMBRE 2011. C’est pleine d’enthousiasme qu’elle racontera à son mari les conseils que cet « ange-gardien » - dit-elle - lui avait communiqués au cours de ces deux heures trente de consultation dont, entre autres, l’élimination des métaux lourds - partout dans l’environnement - que les autistes avaient encore plus de mal à éliminer que n’importe qui d’autres. Il est important de préciser que ce nouveau régime n’a pas été accepté par Nicolas et Olivier sans difficulté au même titre qu’un toxicomane ne peut accepter de cesser de consommer sa drogue du jour au lendemain. Puis, la naturopathe proposera de faire passer d’autres tests à Nicolas et Olivier.

C’est en JANVIER 2012 que de nouvelles modifications doivent être apportées au régime alimentaire. De nouveaux aliments doivent être retirés de l’alimentation, entre autres : les noix, les graines, les légumineuses, l’ail, le sarrasin, le quinoa, la noix de coco. Le four à micro-ondes disparut de la cuisine car, outre les champs électromagnétiques néfastes auxquels il expose tous les individus, il modifie la structure même des aliments. Selon Nathalie, leurs menus ressemblaient à ceux des hommes préhistoriques : poulet, dinde, canard, poisson sauvage, agneau à l’occasion, fruits et légumes en abondance. Le bœuf et le veau avaient été définitivement éliminés de leur alimentation et bien d’autres choses encore.

SIX SEMAINES après le début du régime, les changements continuaient à se multiplier. C’est ainsi que les thérapeutes de Nicolas (non informés des changements apportés à son alimentation) demandèrent à ce que de nouvelles évaluations soient réalisées car ils ne comprenaient pas le changement SPECTACULAIRE du fonctionnement moteur global de Nicolas. Lui qui, à trois ans, ne faisait jamais de phrase, ne s’exprimait que par un mot ou deux dit un jour à Nathalie : « Maman, aujourd’hui j’ai joué avec mon ami Antoine ». Nathalie n’arrivait pas à le croire ! Il en fut de même pour Olivier qui avait quatorze mois. Il était devenu enjoué, taquin, affectueux.

MOINS DE DEUX MOIS après le début du régime, l’orthophoniste de Nicolas constatera que, à même pas trois ans et demi, son langage et sa compréhension étaient ceux d’un enfant de cinq ans ! Stupéfaite par les résultats obtenus avec ce régime alimentaire, elle demandera une faveur à Nathalie : celle d’accepter de venir partager son histoire au CMR3. Bien entendu, Nathalie acceptera immédiatement.

LE 28 FEVRIER 2012, Olivier avait rendez-vous chez sa kiné pour de nouvelles évaluations … il avait gagné trois mois et demi de développement en cinq semaines ! « Je n’ai jamais vu ça » dira-t-elle à son tour.

Après trois années d’un changement de vie totale, le but étant atteint : « vaincre l’autisme », Nathalie prit la décision d’écrire un livre sur son expérience. Lorsqu’elle en parlera à un médecin, celui-ci lui répondit : «Je suis très heureux de l’entendre … ce sont des mères comme vous qui réussiront à changer les choses ».

Un bonheur n’arrivant jamais seul, au cours de L’ETE 2013, Nathalie donnera naissance à son troisième enfant. Aujourd’hui, elle est la maman de trois enfants en PARFAITE santé ! C’est par ces mots qu’elle termine ce livre : « Surtout n’ayez pas peur d’emprunter le chemin le moins fréquenté. Tout au bout, il y a la lumière »

 

1ere de couverture

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PHILOSOPHER EN COURANT

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PHILOSOPHER EN COURANT

Serge Girard - L'ultra-marathonien

Edition Fayard

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LE PIANISTE DE YARMOUK

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LE PIANISTE DE YARMOUK

Aeham Ahmad

Editions : "La découverte"

hebergement d'image

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DEMANDEURS D'EMPLOI ET GESTION DU STRESS

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DEMANDEURS D'EMPLOI ET GESTION DU STRESS

 

Je suis bénévole à l'AREA en tant que somatothérapeute spécialisée en gestion du stress et relaxation depuis 2004.

Si, au fil des années, le nombre de demandeurs d'emploi (DE) a considérablement augmenté au sein de notre association, les profils des personnes faisant appel à mes services peuvent varier. Certaines peuvent avoir fait des études plus ou moins longues. D'autres, pas du tout. Par ailleurs, sur dix personnes venant me consulter, il y a environ huit femmes pour deux hommes.

En ce qui concerne les modalités de participation à ces séances de gestion du stress, celles-ci n'ont pas varié depuis mon arrivée au sein de l'Association, à savoir, lorsque les bénévoles constatent au cours d'un entretien que certains "DE" sont stressés, ils leur suggèrent, le cas échéant, de me contacter. Pour cela, le bénévole communique simplement mes coordonnées au "DE". Il appartiendra au "DE" de faire lui-même la démarche de me contacter car, bien entendu, la suggestion d'un bénévole n'implique aucune obligation. Le "DE" est entièrement libre de faire cette démarche ou de ne pas la faire.

Une séance dure une heure environ et se déroule de la manière suivante :

  • Dans un premier temps, je demande au "DE" ce qui l'a amené à me consulter. Les raisons peuvent varier. Parfois, certains "DE" ont fait plusieurs CDD qui n'ont pas abouti à un CDI comme ils l'espéraient. Parfois, ils sont en recherche d'emploi depuis plusieurs mois, voire plusieurs années et sont souvent découragés. Les raisons sont multiples mais, à celles-ci, peuvent s'ajouter des raisons personnelles : divorce, maladie, logement précaire, etc. En ce qui concerne les "DE" d'origine étrangère qui se retrouvent seuls en France, loin de leur pays et de leur milieu familial les problèmes émotionnels sont parfois très difficiles à gérer. Quels que soient les cas de figure, dans un premier temps, une écoute attentive, bienveillante et sans jugement leur apporte un apaisement certain.

 

  • Dans un second temps, j'explique au "DE" comment utiliser son diaphragme - ce muscle respiratoire qui monte à l'expiration et descend à l'inspiration occasionnant ainsi un massage profond des organes internes et une bonne circulation sanguine dans tout l'abdomen. Je lui donne également quelques conseils de base afin qu'il puisse utiliser cette technique de manière autonome et apprendre ainsi à gérer ses émotions lorsque, le cas échéant, il se retrouvera seul face à ses angoisses.

 

  • Dans un troisième temps, je termine par une séance de relaxation avec une musique douce en fond sonore et quelques suggestions de voyage dans l'imaginaire. Le but recherché étant la détente et le bien-être du "DE" en l'aidant à s'évader quelques instants de ses soucis et problèmes quotidiens.

 

En conclusion de cet article, j'aimerais préciser que si je propose trois séances de gestion du stress aux "DE" qui le souhaitent - ces trois séances étant réparties sur trois semaines - c'est que trois séances suffisent à apprendre la "technique". Par contre, une utilisation QUOTIDIENNE de cette technique est INDISPENSABLE pour en ressentir les bienfaits physiques et un épanouissement personnel. La respiration diaphragmatique est un outil qui ne coûte rien, toujours à notre disposition, très efficace pour apprendre à gérer notre stress de manière autonome quelle qu'en soit l'origine.

DIX QUESTIONS

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DIX QUESTIONS

Interview paru dans l'hebdomadaire " Crésus", journal hebdomadaire national de l'économie, du Dimanche 22 au Samedi 28 Janvier 2017.

 

Dix questions posées à Chantal Vincent pour nous parler de son métier de somatothérapeute, spécialité, et aussi métier, qui traite du désarroi que subissent les hommes et les femmes dans leur chair et leur âme de par l’ampleur des méfaits psychologiques qu’engendrent les sociétésmodernes.


► Entretien réalisé par rachid Ezziane

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LE TOUT DERNIER ÉTÉ/ ANNE BERT

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ANNE BERT

LE TOUT DERNIER ÉTÉ

(Récit - Editions Fayard)

Le tout dernier ete premiere de couverture 1

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