Le Coin de Chantal VINCENT

INTERVENTION DU 1ER MAI 2017

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RETROUVAILLES DU 1ER MAI 2017 - MILIANA

SOMATOTHERAPIE ET GESTION DU STRESS

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DEMANDEURS D'EMPLOI ET GESTION DU STRESS

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DEMANDEURS D'EMPLOI ET GESTION DU STRESS

 

Je suis bénévole à l'AREA en tant que somatothérapeute spécialisée en gestion du stress et relaxation depuis 2004.

Si, au fil des années, le nombre de demandeurs d'emploi (DE) a considérablement augmenté au sein de notre association, les profils des personnes faisant appel à mes services peuvent varier. Certaines peuvent avoir fait des études plus ou moins longues. D'autres, pas du tout. Par ailleurs, sur dix personnes venant me consulter, il y a environ huit femmes pour deux hommes.

En ce qui concerne les modalités de participation à ces séances de gestion du stress, celles-ci n'ont pas varié depuis mon arrivée au sein de l'Association, à savoir, lorsque les bénévoles constatent au cours d'un entretien que certains "DE" sont stressés, ils leur suggèrent, le cas échéant, de me contacter. Pour cela, le bénévole communique simplement mes coordonnées au "DE". Il appartiendra au "DE" de faire lui-même la démarche de me contacter car, bien entendu, la suggestion d'un bénévole n'implique aucune obligation. Le "DE" est entièrement libre de faire cette démarche ou de ne pas la faire.

Une séance dure une heure environ et se déroule de la manière suivante :

  • Dans un premier temps, je demande au "DE" ce qui l'a amené à me consulter. Les raisons peuvent varier. Parfois, certains "DE" ont fait plusieurs CDD qui n'ont pas abouti à un CDI comme ils l'espéraient. Parfois, ils sont en recherche d'emploi depuis plusieurs mois, voire plusieurs années et sont souvent découragés. Les raisons sont multiples mais, à celles-ci, peuvent s'ajouter des raisons personnelles : divorce, maladie, logement précaire, etc. En ce qui concerne les "DE" d'origine étrangère qui se retrouvent seuls en France, loin de leur pays et de leur milieu familial les problèmes émotionnels sont parfois très difficiles à gérer. Quels que soient les cas de figure, dans un premier temps, une écoute attentive, bienveillante et sans jugement leur apporte un apaisement certain.

 

  • Dans un second temps, j'explique au "DE" comment utiliser son diaphragme - ce muscle respiratoire qui monte à l'expiration et descend à l'inspiration occasionnant ainsi un massage profond des organes internes et une bonne circulation sanguine dans tout l'abdomen. Je lui donne également quelques conseils de base afin qu'il puisse utiliser cette technique de manière autonome et apprendre ainsi à gérer ses émotions lorsque, le cas échéant, il se retrouvera seul face à ses angoisses.

 

  • Dans un troisième temps, je termine par une séance de relaxation avec une musique douce en fond sonore et quelques suggestions de voyage dans l'imaginaire. Le but recherché étant la détente et le bien-être du "DE" en l'aidant à s'évader quelques instants de ses soucis et problèmes quotidiens.

 

En conclusion de cet article, j'aimerais préciser que si je propose trois séances de gestion du stress aux "DE" qui le souhaitent - ces trois séances étant réparties sur trois semaines - c'est que trois séances suffisent à apprendre la "technique". Par contre, une utilisation QUOTIDIENNE de cette technique est INDISPENSABLE pour en ressentir les bienfaits physiques et un épanouissement personnel. La respiration diaphragmatique est un outil qui ne coûte rien, toujours à notre disposition, très efficace pour apprendre à gérer notre stress de manière autonome quelle qu'en soit l'origine.

VENT D'ESPOIRS

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             VENT D'ESPOIRS

     Monique Massot - Escavarage

     Editions : AETH (www.lestemps.fr)

 

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FRANCINE LECA, SOIGNER LES COEURS

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FRANCINE LECA

SOIGNER LES COEURS

Brigitte Hemmerlin-Petitgand

(Editions : KERO)

S 1 Francine LECA est née en 1938. Elle a été la première femme chirurgienne cardiaque en France. Si elle prête le serment d'Hippocrate en 1971 - texte fondateur de la déontologie médicale - elle n'oubliera jamais l'une des suggestions éthiques de celui-ci : "Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent".

 Quelques années plus tard, elle recevra un courrier en provenance d'Iran. Un homme lui écrit pour lui dire que si elle n'intervient pas, son enfant va mourir car il souffre d'une grave malformation cardiaque. Pour s'être rendue à plusieurs reprises dans différents pays et, notamment, dans ceux du tiers monde comme le font nombre de chirurgiens, Francine LECA sait que ce papa a raison, car la chirurgie cardiaque, lorsqu'elle est présente, n'existe qu'à l'état embryonnaire...

 Cette lettre sera un facteur déclenchant pour cette célèbre chirurgienne. Depuis qu'elle est Chef de Service, elle a souvent reçu des messages de parents désespérés auxquels elle ne pouvait pas venir en aide. Pourtant, cette fois, elle se dit que ce petit iranien, elle PEUT le sauver, qu'elle DOIT le sauver.

 Elle décide alors d'aller voir le Directeur de l'hôpital Laënnec. Ses arguments sont les suivants : il y a à l'hôpital tout ce qu'il faut, des lits, du personnel compétent et elle peut opérer gratuitement. Elle est persuadée qu'elle saura le convaincre. Malheureusement les arguments seront insuffisants pour le Directeur qui lui parle de budget, du risque de "réactions" du personnel, etc. Francine LECA l'a bien compris, il faudrait 50 000 Francs - c'était avant l'instauration de l'euro - pour opérer ce petit iranien. Elle sait qu'elle ne peut réussir, seule, à réunir cette somme. Elle contacte alors Patrice ROYNETTE, son filleul, fils d'ouvrier et exemple de réussite sociale qui connaît d'autant mieux le secteur de l'humanitaire qu'il a créé une Association "La mer à Suresnes". Tous les ans, cette Association permet à des enfants défavorisés de faire de la voile.

 Francine LECA ne s'était pas trompée. Patrice ROYNETTE - ainsi que quelques amis - mettront tout en oeuvre pour l'aider à la création d'une Association destinée à collecter des fonds. Cette Association s'appellera : "MCC" (Mécénat Chirurgie Cardiaque).

 Cela fait maintenant quatre mois que Francine LECA a répondu au courrier concernant ce petit iranien mais elle n'a toujours pas reçu de réponse. Est-il encore en vie ? Elle y pense chaque jour.

 Nous sommes en juillet 1996. Deux premiers petits enfants arrivent à l'hôpital Laënnec dans le cadre de "MCC" : Alexander (6 ans) et Anton (3 ans), deux petits Moldaves frêles et maigres. Si la séparation d'avec papa et maman a été une rude épreuve pour les enfants, mais également pour les parents, l'accueil chaleureux qui leur est réservé par tout le personnel hospitalier ainsi que celui de la famille qui prendra soin d'eux après l'intervention chirurgicale leur fera retrouver le sourire.

 Les années ont passé ! Vingt ans déjà ! Cette Association a grandi et déménagé à l'hôpital Necker.

 Brigitte HEMMERLIN-PETITGAND, journaliste et écrivaine, également famille d'accueil à "MCC" depuis 2002 et auteure de ce livre, nous fera ainsi découvrir, au fil des pages, les miracles accomplis par cette Association et les parcours tellement difficiles de si jeunes enfants qui devront être séparés plusieurs semaines de leurs parents afin d'être sauvés, tels que : Asmaou (13 ans) qui vit en Algérie; Alice (10 ans) du Burkina Faso; Yousra, marocaine de 2 ans; Nour, petite algérienne de 18 mois; Mahamoudou, malien de 8 mois; Grace, camerounaise de 2 ans et demi et tant d'autres ! Comment ne pas être ému aux larmes lorsqu'une fillette dira en pleurant à Francine LECA : "Maintenant, je peux courir !".

 En lisant ce livre on ne peut qu'être bouleversés tant les chances de survie de plusieurs enfants sont dérisoires que ce soit sur le plan médical mais, également, parce que certains enfants opérés par "MCC" se trouvent dans des pays en guerre. Les faire venir en France est alors un véritable défi. Cela nécessite un engagement sans faille de la part de tous les membres de cette Association pour laquelle, je dois bien l'avouer, j'éprouve une immense admiration. Les équipes médicales, les familles d'accueil, l'ensemble du personnel administratif sont non seulement très compétents mais également omniprésents et d'un dévouement à nul autre pareil. Il y a, malheureusement, parfois des échecs et ceux-ci ont une résonance telle qu'ils ébranlent absolument tous les membres de "MCC". Sans compter tous ces enfants qui meurent faute d'avoir pu être opérés pour de multiples raisons.

 "MCC" est née grâce à la détermination et l'opiniâtreté d'une femme admirable : Francine LECA qui poursuit, envers et contre tout, chaque jour son combat et ce, depuis des années. En quelques mots, elle témoigne de son engagement : "Tout le monde me dit qu'il faut y aller doucement, mais je n'oublie jamais que si on n'avance pas, on recule".

 Je tiens à préciser aux lecteurs que les droits d'auteur de ce livre sont reversés en totalité à "Mécénat Chirurgie Cardiaque" car cette Association ne bénéficie d'aucune subvention publique et que chaque enfant opéré coûte, en moyenne, 12 000 euros. Par ailleurs, cette Association est parfaitement "transparente". Ses recettes proviennent des appels aux dons, des entreprises partenaires, des réseaux sociaux et autres médias.

VOUS N'AUREZ PAS MA HAINE

 

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VOUS N'AUREZ PAS MA HAINE

Antoine Leiris

(Editions : Fayard)

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WLADYSLAW SOBANSKI

Sans titre 87 

    

WLADYSLAW SOBANSKI

CAMP 113 - SE TAIRE EST IMPOSSIBLE

(Editions Amalthée)

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LE VOILIER

 

Bonjour à tous,

Je souhaite vous faire partager ce très joli poème (dont l'auteur est anonyme) et que l'une de mes amies m'a envoyé à la suite de la disparition de son mari. Je précise que tous deux ont fait de la voile pendant plusieurs années. Ce poème contient tout l'amour qu'ils ont partagé l'un pour l'autre pendant plus de cinquante ans !

 

 

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MON MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE SOMATOTHERAPEUTE

 

EXTRAIT DE MON MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DE SOMATOTHERAPEUTE - PARIS-1997 - "Un mode de communication dans la relation d'aide - Le toucher par le massage".

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CE QUI EST PROFOND A BESOIN DE MASQUE (citation de Nietzsche)

 

"CE QUI EST PROFOND A BESOIN DE MASQUE"
                  (citation de Nietzsche)


Depuis de très nombreuses années, sauf exception, chaque samedi, je pars de mon domicile dans le courant de la matinée pour me rendre dans une banlieue très proche de la mienne. Depuis quelques mois, je rencontre sur mon parcours un homme faisant la manche.  Je ne saurais pas dire s'il est SDF (sans domicile fixe) ou s'il vit dans une très grande pauvreté. Toujours est-il que, visiblement, il fait la manche non pas pour vivre mais pour survivre. Chaque samedi, au croisement d'un très grand carrefour traversant une nationale, il attend sur le bas côté de la route que le feu tricolore passe au rouge. Lorsque le moment est venu, il va fébrilement d'une voiture à l'autre, sa sébile à la main, qu'il tend aux automobilistes en essayant, souvent vainement, de quémander une aumône. Il doit être âgé d'environ quatre-vingts ans, si ce n'est davantage. Il a une jambe très nettement plus courte que l'autre. Il se déplace avec difficulté à l'aide d'une canne. La première fois que j'ai baissé la vitre de ma voiture pour déposer dans sa sébile une modeste pièce de deux euros, il m'a fait un immense sourire en posant sa main sur son coeur pour me remercier dans un français très approximatif. C'est ainsi que j'ai compris qu'il était algérien. Au fil des mois, une réelle complicité s'est installée entre nous. Chaque samedi, lorsqu'il aperçoit ma vieille Clio, négligeant les autres voitures, il se dirige vers moi avec un sourire malicieux. J'y dépose ma pièce de deux euros et nous échangeons quelques mots d'une grande banalité, certes, mais qui constituent un lien social. Je ne comprends pas toujours ce qu'il me dit mais il est visiblement d'une grande sincérité. Il pose sa main sur son coeur pour me remercier et me dire quelques mots gentils. Il implore Allah en regardant le ciel pour qu'il me protège et protège toute ma famille. Curieusement, si je ne subis jamais - ou très rarement - les coups de klaxon intempestifs des automobilistes qui se trouvent derrière moi pour exprimer leur mécontentement parce que je ne démarre pas à la seconde où le feu tricolore passe au vert, c'est sans doute que la scène qui se déroule sous leurs yeux a quelque chose d'insolite ! Une grand-mère parlant joyeusement et riant avec un SDF ! Cependant, lorsqu'il arrive qu'un automobilisme agacé klaxonne, je continue, imperturbablement, à discuter et à rire avec ce vieux monsieur avant de redémarrer à nouveau.

S'il est évident que de recevoir une pièce ou deux a une importance vitale pour une personne défavorisée, j'ai toujours pensé qu'il y avait une réelle sincérité dans le regard de cet homme que je croise très régulièrement. J'en ai eu très récemment la preuve !

Pendant toute la période des grandes vacances, je m'étais aperçue qu'il n'était plus présent, chaque samedi, à ce carrefour. Je m'étais dit que, peut-être, il était parti "au bled". J'étais assez contente pour lui car, dans ce cas, cela prouvait qu'il avait pu avoir assez d'argent pour traverser la méditerranée.

Parfois, cependant, je ralentissais. Cet homme n'étant pas très grand, je me disais que je ne l'avais peut-être pas vu ... jusqu'à ce récent samedi. Alors que je venais de m'arrêter au feu rouge (j'étais assez loin du carrefour), je l'ai vu se diriger vers la première voiture en tendant sa sébile, sans succès. Il repartait tristement lorsqu'il m'aperçut. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ce vieil homme se précipiter en direction de ma voiture. Cela représentait pour lui une grande distance à parcourir compte tenu de son handicap. Il devait faire vite car il ne pouvait pas rester en plein milieu du carrefour sans risque de se faire renverser par les voitures lorsque le feu passerait au vert. Si je pouvais lire la joie sur son visage, je pouvais y lire également une grande émotion. Je ne savais pas ce qu'il se passait. Je ne comprenais pas non plus pourquoi il prenait tant de risques. Lorsqu'il est enfin arrivé à hauteur de mon véhicule, j'ai baissé ma vitre d'une part pour déposer mon obole dans sa sébile mais également pour lui dire que cela me faisait plaisir de le revoir. Si j'ai pu constater que la courte distance qu'il avait parcourue l'avait essoufflé, j'ai vu également qu'il cherchait quelque chose à l'intérieur du vêtement qui lui sert de veste. Ses mains tremblaient car il lui était très difficile de se tenir debout avec sa canne et, dans le même temps, fouiller dans sa veste. Pourtant, assez rapidement, il en a sorti un modeste flacon d'eau de parfum et, sans un mot, il l'a mis fébrilement dans ma main avec une émotion palpable.

J'étais abasourdie ! Je n'en revenais pas ! Un homme faisant la manche dans la rue qui m'offrait un parfum ! Aucun son ne pouvait sortir de ma bouche ! Pourtant, au moment où le feu passa au vert pour les automobilistes, voyant ma stupéfaction, très vite et à sa manière, ce vieil homme "pris les choses en main" et il me dit sur un ton qui se voulait "directif" : "Allez, va t'en" tout en s'éloignant de mon véhicule mais en restant en plein milieu du carrefour malgré les voitures qui avaient redémarré. Je l'ai regardé totalement ébahie et, bien qu'il se soit éloigné de moi, j'ai pu voir son regard larmoyant. Il était visiblement tellement heureux de m'avoir fait plaisir et il avait sans aucun doute remarqué ma propre émotion.

J'ai poursuivi mon chemin jusqu'à mon arrivée dans la banlieue voisine. Après avoir garé mon véhicule, j'ai repris ce petit flacon d'eau de parfum pour lire ce qui y était écrit et je me suis aperçue d'une part, que sa fragrance était "orientale" et, d'autre part, qu'il provenait d'un pays que je connais bien, et pour cause, puisque j'y suis née : l'Algérie !

Nietzsche avait bien raison : "Ce qui est profond a besoin de masque".


26 Septembre 2015

NORIA - AZIZ - MOURAD - KERYMA - HADJER

Bakxesdv

Copie 2    Merci à toi gentille Noria pour ton message souhaitant un bon anniversaire aux familiers du site nés en août ! Pour moi, ce sera dans quatre jours, le 20 août. Une date mémorable dans la révolution algérienne ! J'avoue que l'anticolonialiste que je suis n'est pas mécontente d'avoir choisi ce jour-là pour venir au monde (lol !) à Palestro (pour les plus jeunes ... Lakhdaria d'aujourd'hui). Joyeux anniversaire à mes amis Aziz, Mourad, Keryma et Hadjer.

Bonne journée à tous.