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Le Coin de Ahmed ARBOUCHE

Émouvante histoire d'amour

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Je vous raconte une histoire d’amour bouleversante et émouvante, un amour d’une pureté et d’une blancheur cristallines ; au point de le cataloguer d’inouï, d’insolite relevant de la fiction.

Un ami m’appelle au téléphone voyant en moi la personne qui atténue sa détresse, en qui il peut déverser son trop plein d’amertume et de marasme et capable d’éteindre les flammes qui exacerbent son malheur. Avec une grande douleur il m’annonce la mort de sa femme, « la perle du Sahara » me dit il, une femme noire au cœur blanc pouvant éclairer tout un monde enseveli dans les ténèbres. Nous connaissons tous ces histoires parlant de Juliette, Cendrillon, Hizia de chez nous et tant d’autres princesses et fées habitant les plus somptueuses citadelles où l’amour règne en roi, si haut, à le loger au firmament.

Pour mon ami Bachir, Tombessa perle du Sahara dépasse Juliette, Cendrillon et toutes les autres et sa perte cruelle fait de lui l’homme le plus malheureux qui porte une blessure que nul remède ne pourra panser. Il ne se lasse jamais de faire les 1600 kms pour aller se recueillir auprès de sa tombe pour lui parler longuement, comme si elle est vivante et l’écoutait. Il me dit que ce trajet le détache du réel et le met en trans et comme emporté par une ubiquité envoutante, il traverse le désert sans fatigue et sans ressentir la chaleur ;le trajet, paraissant long, n’est pour lui que quelques kilomètres qui se succèdent, qu’il grignote comme on se donne du plaisir à croquer des arachides ; mais dur sera le retour, l’aurevoir au regard envieux d’avoir laissé derrière un si précieux joyau dans un écrin, sous terre. Arrivé au panthéon de sa reine, il s’oublie, il oublie le monde et il oublie presque qu’elle est morte au point de la voir ressuscitée et c’est pour cela qu’il lui parle. Sa profonde émotion laisse défiler des témoignages louant les qualités et le mérite d’une femme regorgeant de bonté, de tendresse et de profonde compréhension de la vie, avec tous ses coins et ses recoins. Étant sa 2° femme et sentant sa mort prochaine, suite à sa maladie, elle n’arrêtait pas d’insister, me dit- il, sur le bon traitement, l’éducation, l’orientation etc… de ses enfants, issus de la 1° femme.

Le long trajet de mon ami Bachir et son dialogue avec la défunte n’est qu’une sensation de rétablir le maillon qui fait défaut, de renouer avec le passé proche et faire en sorte que le lien n’est pas interrompu, feignant que le trait d’union est toujours là, qu’il ne sera jamais gommé. Il me rappelle avec une déconcertante similitude un vieil homme aux cheveux blancs de Gouraya devenu un grand ami par la relation professionnelle et les nombreux conseils qu’il me prodiguait ; me voyant jeune et candide, comme il me rappelle cet acteur qui a incarné le rôle du « vieil homme et la mer » de Hemingway. Oui, il est étonnant que ces hommes parlent seuls; peut être parce qu’ils ont tous des cheveux blancs et que ces cheveux blancs recèlent des langages secrets.

Mes deux amis parlent à leurs fidèles épouses, dans leurs tombes, qui les ont si longtemps accompagnés dans ces sinueux chemins de la vie et l’autre parle à un requin qui lui fait mener la vie dure. Mon ami Bachir m’a demandé de publier cette émouvante histoire pour que tous mes amies (is) prient Dieu pour elle, pour que ces supplications et ces vœux pieux-agrées par Allah lui procurent une place en son vaste paradis ...AMINE.

LA FABULEUSE LÉGENDE DU ROCHER DE LA FOURMI (GOURAYA)

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Ah ! Comme il est doux de revivre le temps de ces grand- mères qui furent le maillon fort de la chaîne familiale, ces bibliothèques, virtuelles, ambulantes qui véhiculaient tout un patrimoine culturel, sans livre aucun, que par des narrations qui constituaient, alors, un moyen cognitif avéré très concluant.

Nous devons vouer à ces actrices principales le grand respect pour le rôle prépondérant qu'elles avaient joué pour perpétuer, tout au long des siècles lointains, nos valeurs immatérielles, nos rites, nos légendes nos fables et nos contes qu'elles narraient aux enfants, aux lits, avant de dormir...à ces actrices que nous devons réhabiliter, nous décernons des médailles de grand mérite.

Parmi ces contes miraculés que peu de gens connaissent, je vous raconte la fabuleuse histoire du rocher de la fourmi de Gouraya (près de Cherchell), que les grands-mères de la région appellent "Tokeith intiche " intonation berbère.

Cet îlot, situé à près de 3 km du rivage du lieudit "Sidi Braham Khouas " à la sortie Ouest de Gouraya, faisait partie intégrante de la terre ferme et faisait falaise limitrophe à la mer, selon le conte.
Sur cette terre fertile aux vergers, forets et prairies, exubérants ; prospéraient divers arbres fruitiers et là paissaient allègrement le bétail des autochtones .Une vieille et méchante bergère, habituée des lieux, se rendait depuis belle lurette avec son troupeau pour passer toute la journée sans se rendre compte du temps qui passait, tellement il faisait bon y être ; oubliant souvent de prendre ses repas.

Un jour en allant paître son troupeau, elle décida de ne prendre avec elle que quelques noix, tellement le lieu abondait de fruits de bois où myrtilles, mûres framboises etc...Faisaient son bonheur.
Voulant consommer ses noix, la vieille mégère se servit d'une pierre pour les casser sur un rocher à proximité duquel se trouvait une fourmilière .Après quelques coups de pierre, la reine des fourmis sortit du nid pour signifier à la bergère qu'elle venait de tuer quelques fourmis effrayant, du même, toute la colonie.

Sensible et susceptible à la remarque, la bergère s'opiniâtrait à casser ses noix faisant ainsi abstraction aux doléances de reine fourmi. Cette dernière, désespérée, n’a trouvé d'issue que la voie du Ciel, ainsi elle invoqua Dieu pour que justice soit faite.

Au prochain coup de pierre ,le rocher se fissura et Dieu fit jaillir un immense jet d'eau qui entraîna la méchante bergère, comme par une crue, vers la mer .Alertés ,les fourmis et le troupeau quittèrent les lieux; envahis puis engloutis par le déluge ne laissant que le rocher apparaître en guise de leçon de morale ,d'hyperbole ... que nos grands-mères s'efforçaient d'inculquer à leurs générations naissantes.

Jadis, toutes les leçons et les enseignements qui régentent la morale, la raison et le noble caractère étaient véhiculés par le biais de sages narrateurs qui faisaient office de grandes écoles.

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La légende du logo

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Une histoire insolite

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Une histoire insolite, très rare en son genre, inspirée de faits réels, nous conduit aux abysses d’une affreuse et horrible prison de l’armée Française durant la guerre de libération nationale, où excelle l’art des tortures, des supplices et des exécutions.

Avant d’entamer le récit de cette émouvante histoire, truffée d’émotions endeuillant nos cœurs, je me dois d’abord d’exprimer ma profonde gratitude et mes sincères remerciements aux responsables de l’exposition affichant les œuvres de certains de nos Chouhada, Artistes (à la Bibliothèque municipale-Cherchell 2008), et pour les précieuses informations recueillies, inhérentes à l’histoire d’un Chahid et de son mouchoir. Ayant saisi et compris l’intérêt et la portée profonde que je vouais à de telles œuvres, ces responsables m’ont confié et permis de trimballer, jusque chez le photographe, une œuvre historique qui vaut des centaines de millions, vue sa valeur emblématique…Merci infiniment pour cette grande marque de confiance à mon égard.


L’histoire relate les faits d’un mouchoir de poche, fugace et sans grand intérêt qui a intimement accompagné un condamné à mort pour faire chemin ensemble et se quitter un jour, l’un exécuté et l’autre, un mouchoir miraculé, un témoin qui en dit long sur la révolution Algérienne et les profondes meurtrissures qu’a connues le peuple. Mais en vérité, ils (le condamné et le mouchoir) font toujours route ensemble sur les pages de l’histoire, cette histoire où confluent, malheureusement, le vrai et le faux, elle nous a mentis en nous enseignant que la France est une grande civilisation où a été promulguée la déclaration des droits de l’homme; le libérant de l’esclavagisme et du vampirisme, comme elle nous a mentis en culpabilisant Oswald dans l’assassinat de Kennedy et les deux tours de la W.T.C et l’Irak etc…
Un mouchoir qui nous fait éclater en sanglots mais, comble du paradoxe, n’essuie aucune larme, se trouvant dans la poche du condamné, a servi de toile à un artiste qui n’a comme paysage que les murs de cette prison où finit la vie, les portes métalliques des cellules ténébreuses et une cour intérieure servant de « récréation » aux prisonniers.
Sans tact, ni adresse et loin du respect des proportions et des perspectives auxquelles sont astreints les artistes, le condamné donne libre cours à sa spontanéité pour estomper ce lugubre et morbide paysage que vous voyez sur la photo en essayant de faire éclore d’un cauchemar, un rêve et des abysses des ténèbres, une éclaircie d’espoir en parlant d’indépendance, de liberté et d’amour. Comme métaphore, je ne trouve pas autre que de comparer ce sentiment d’espoir à une bulle d’air qui se libère du fond d’une mer, qui se débat désespérément jusqu’à faire surface et voir la lumière du jour.
Sentant sa mort prochaine, notre ami confie son mouchoir, son œuvre inestimable, à l’un de ses compagnons de prison en incombant à tous la responsabilité de faire de ce mouchoir un miraculé qui survivra jusqu’au jour de l’indépendance. Après son exécution et à chaque fois qu’arrive l’heure fatidique et fatale de celui qui le détient, le mouchoir est confié au suivant.
Il arrive que le prochain se retrouve avec deux mouchoirs, celui-ci qui le fait pleurer et le sien qui essuie ses larmes.
Ainsi, de poche en poche, notre miraculé mouchoir est devenu le rescapé de ces prisons où finit la vie, où le mot pitié est interdit d’accès à ces arènes de terreur et d’horreur. Comme le monde est petit et la vie courte, je me retrouve, un jour, en compagnie de deux anciens combattants à qui je racontais, triste et endeuillé, cette émouvante histoire. Ils m’ont prêté oreille et écoutaient attentivement le cours du captivant et tragique récit qui les a, à leur tour, secoués au plus profond, au paroxysme. Un effet surprise m’a bouleversé lorsque le deuxième Moudjahid que je ne connaissais pas m’a fait part du fait QU’IL ÉTAIT L’UN DES CONDAMNES A MORT.

________ALLAH YARHAM ECH-CHOUHADA________

La lettre qui a failli m‘emprisonner

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La lettre qui a failli m‘emprisonner (Histoire insolite relatant des faits réels)

Tout le monde sait à quel rythme et à quelle intensité se déroulent les campagnes électorales, véritable branle bas ne sachant où se donner de la tête ; tous les antagonistes déploient toutes voiles dehors là où il est permis de croire à un vent en poupe et au sacre.

Quant-à moi (calligraphe ), en de telles occasions, il m’est très difficile de définir un programme de travail pouvant satisfaire tout le monde et je suis toujours chamboulé par des commandes inopinées venant perturber mon rythme de travail…éreintant en ces moments .

Un soir, aux environs de 22 heures, le Maire me téléphone pour me demander, dans l’extrême urgence, deux banderoles de soutien au Président sortant (Bouteflika) et candidat aux prochaines élections présidentielles (2004, je crois) ; je prends note en ces moments de fatigue morale où presque toutes les lettres de l’alphabet me paraissent comme des fourmis l’une à coté de l’autre et je me mets au travail.

14463218 940598452713302 1430786334011124302 nJe devais écrire « Votez pour l’homme de la concorde Nationale », en langue Arabe. Ici commence l’histoire insolite, rare en son genre, ressemblant à celle où on rapporte qu’une virgule, mal placée, a tué un soldat Allemand.

La transcription du verbe " votez " change complètement de sens en l’écrivant avec la lettre « ط » au lieu de « ت, «Malencontreusement, je l’ai écrite avec la lettre « ط » au sens de fouetter le Président plutôt que de voter pour lui.
Le lendemain matin, ces banderoles mesurant 6 mètres de long chacune, écrites en grand caractère, accrochées aux artères de la ville ont forcément inversé le message, faisant le malheur du parti du Président et le bonheur des partis opposants.

Le Maire me retéléphone pour me signifier que je venais de commettre une colossale erreur ayant provoqué un déluge, j’ai répondu en ponctuant que je ne suis qu’un humain assujetti à tout moment à l’erreur et il n’y a pas lieu de dramatiser sachant que des tirages entiers de livres du Saint Coran et d’illustres écrivains ont connu dans leur contenu des erreurs ; qui signifient que nous appartenons au rang de l’humain.

Bien sûr, la nouvelle s’est vite propagée à travers la ville et les autorités se voyaient dans une situation ambiguë, sans précédent, où la question : que faut-il faire ?, s’imposait. Certains me voyaient comme le déclencheur d’un séisme, voulant hâtivement me mettre au banc des accusés dans cette histoire où la montagne a accouché d’une souris, les autres me connaissant bien ont pris ma défense avec des témoignages favorables, me disculpant pour mon dévouement à mes longues années de travail fait avec assiduité et application; imputant donc cette maladroite transcription à l’inattention au lieu de me voir jugé pour un procès d’intention…Merci messieurs, je vous exprime ma profonde gratitude pour ces témoignages élogieux et vous promets de ne jamais fouetter quiconque à l’avenir.