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L’albatros aux ailes bléssées

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L’albatros aux ailes bléssées

 

Le petit robert définit l’albatros comme étant le plus grand des oiseaux des mers .Le poète des fleurs du mal ,plongé dans ses émotions créatives regardait son oiseau naguère si beau, trainant la patte tel un exile sur le sol .
Les vents d’un hiver tristement précoce, d’habitude gonflés d’énergie et de sérénité avaient subitement cessé toute forme de jeux et d’aisance .Le front audacieux, longtemps soutenu, par une force supérieure de tuiles fantaisistes et de fer maniable à la main, dans une résignation stoïque, venait de rendre son âme douce dans une prière de grande gloire.
Albatros de tous les temps semés au vol des vents, combien de portes ont été soigneusement ouvertes à l’honneur de tous les âges rampant dans la douceur des veillées aux flammes pétillantes et la complainte de tant de souvenirs et de choses que la nature avait enchainé dans la mémoire des jours et des nuits .
Albatros, d’il était une fois, combien de portes ont été humblement fermées pour plonger discrètement dans le chuchotement des romances vagabondes.
Témoin infaillible des ruées vers les escaliers du vertige, seule alors une plume de tes ailes est capable de contourner tes amours, tes illusions et tes espoirs.
Albatros de tous les cieux parsemés d’étoiles étincelantes, dans tes rêves inachevés, trainant des larmes jonchées de gravats et de poussière tu as pu arranger les notes d’un ultime tango à l’honneur de tous ceux qui ont franchi le seuil de la délivrance.
Pour le nostalgique et pour celui que la chance vient de cueillir, c’est toute la portée d’une fulgurante saga.
Albatros, des terres jadis remuées par des souliers conçus à la fois pour se frotter contre le ballon rond et la trotte vers le grand tableau noir, triste, ému, je regarde tes haillons tissés dans l’absurdité d’un verdict prématuré. A la lueur d’un jour pale et anodin, dans tes lésions profondes des gamins espiègles avaient déjà élu leur poste de commandement. En files indiennes ils prirent pour otages les redoutables crevasses que l’engin par une main décisive avait abandonne sur place.
Albatros de toutes les figures qui sont parties comme ça, sans un cri, sans aucune pensée vers un passé devenu subitement obscur et vague, si ta randonnée parmi les choses et les êtres s’est éteinte, et si ta course est finie, pour l’auteur de la cité des cites une page de l’histoire est déjà partie prenante dans les récits du bon vieux temps.
Dans une prière émouvante, je joins mes deux mains à la mémoire de tous ceux que tu as pu voir heureux, grimper les marches de tous ces temps qui nous ont tant réunis. Albatros aux ailes blessées , albatros au cœur meurtri, si tu refuses la mort des inconnus parmi les décombres et la froideur des nuits d’encre noire, je n’ ai alors que mon humble plume à mouiller dans le terroir des anciens et te dire autant de fois merci pour avoir si bien enveloppé notre âge enfantin.

Maalouma / N O O R

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Step Up / Le Blues du Liberaliste

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Une année qui s'en va...

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Emportée sur les ailes des temps immuables, voilà une année qui s’en va emboitant le pas des faits et des événements cumulés tout au long des chroniques du jour et de la nuit.

Imprégnée de la marque et du sceau d’un instant solennel voilà une autre année qui s’en va, qui se faufile et se perd insouciante dans les méandres; loin devant nous.

Cependant, ni les longues promenades parmi les Boileaux et les cris des oiseaux, ni les instants passés à regarder le somptueux déclin vers le zénith ou cette aurore et son légendaire chant du coq n’ont pu freiner le formidable élan aux couleurs panachées avec les meilleurs vœux d’une existence qui se recherche depuis des lunes.

Big-ben encore une fois avait retenti et depuis les pagodilles de la vieille et lointaine Chine, des millions d’étoiles se sont alliées pour exprimer un seul vœu et une pensée unique, tissant ensemble une irréelle farandole de bonheur et de gaieté.

Une année, une nuit et une ultime seconde ont suffi pour faire trembler le jet immense d’une lumière qui, frisant le surnaturel, avait ramené la main dans la main, l’illusion et l’espoir.

La plume du navigateur à l’image d’un albatros aux ailes blessées usant d’une encre trempée dans le jeu des approches et des incertitudes retracera d’ici peu une page fulgurante dans les annales d’un monde qui s’entredéchire pour le pire et pour le meilleur.

L’illustre poète, emporté dans une tempête fouettant à la fois l’âme et le corps avait imploré le temps de suspendre son vol.

La terre tant chantée et tant clamée dans la fureur des rimes et des vers arrachés des bougies larmoyantes, ressemblait dès lors à un paradis artificiel.

Parmi les cris et les holà, l’existence entière s’était vouée à l’implacable raison du temps.

Dans le corridor de tous ces âges qui se suivent et se bousculent, la roue de l’histoire, dans une marche victorieuse n’a jamais cessé de hurler, jetant le désarroi et l’inquiétude dans un monde pourtant solide et dominant.

Il l’est pour ces âmes baignant dans l’angoisse et livrées à des lendemains incertains.

Il l’est pour ces créatures écœurées qui partent en silence. Il l’est aussi pour ces femmes que l’on étouffe à coups de doctrines alléchantes, tonitruantes, aux voies impénétrables.

Il l’est également pour toutes ces carcasses qui voyagent dans l’indifférence et dans l’anonymat.

Une nuit qui s’en va emportant avec elle un profond émoi en regardant ces enfants qui triment pour la gloire et l’honneur des aînés.

Dans une épreuve inégale, la sueur et la morsure humaine se partagent le gain amplement mérité, largement motivé et fort bien justifié.

Pourtant notre monde est épatant, et si les yeux du monde entier ébahis par l’éclat éblouissant des millions d’étoiles ont pu voir en direct le super élan des temps modernes, beaucoup d’autres larmes furent arrachées par les feux du métal et la senteur des poudres.

Aux États-Unis, terre de science et des libertés, la nation se confronte avec ses propres idéaux.

Dans les classes, les élèves sont ciblés à mort. Dans les taudis et dans les gratte-ciel on est persuadé que le tableau et la craie ne peuvent à eux seuls fermer une prison.

Loin de consoler, le building monétaire s’enlise davantage dans des comptes et des calculs amadoués à coups de statistiques et de surenchères.

Pourtant notre monde est une grande œuvre architecturale.
Véritable don du ciel, on y trouve énormément de belles choses.
Il y a également du bonheur, il y a des vœux et des souhaits.

Dans l’attente d’une nouvelle aurore.

Dans l’attente d’un jour meilleur.

Notre monde vivra son temps. Tout son temps.

Alors autant lire du même livre en nous touchant du front.
Ainsi disait le père de la légende des siècles.

Et c’est peut-être là, le plus beau souhait pour une année qui s’en va et une nuit qui nous ouvrira ses bras et son cœur pour exécuter la valse de tous ces temps qui s’enfuient loin devant nous.

Abderrahmane Belfedhal, janvier 2013

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Mon ange

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Mon ange.

( l'enfant qui est en nous ne meurt jamais )

Tout à mon périple intérieur, je n’ai pas remarqué la présence depuis un temps de cet ange qui vient à moi et me sourit, que j’ai le bonheur d’avoir à la maison et qui enflamme toute ma raison de vivre ! « Elle me dit des mots d’amour » et c’est ce pouvoir qu’elle a de débiter la magie des mots, qui m’ensorcelle ! La moindre expression de sa bouche ingénue, prononcée, devient poésie. Mieux qu’un livre, elle m’apprend à vivre, mieux que le temps, elle me réconcilie avec l’enfant que mon image d’adulte tient en otage. Seuls, elle et moi, deux gavroches complices qui s’éclatent, nous mordons l’instant à pleines dents si voracement qu’il devient superflu de distinguer l’enfant de l’adulte…le présent du passé. Quand elle est là, le temps fait sa révérence et se retire sur la pointe des pieds ; il sait que la vie aux mains de ce chérubin n’a pas le temps de s’ennuyer ! On y rit, on y danse, on devient humain. Quoi de plus naturel chez des gamins !

 

J’aperçois dans ses yeux ce regard malicieux qu’elle tient de moi, et que je n’ai plus parce que l’âge vous l’effrite à force de se prendre trop au sérieux ! J’écoute le rire franc et sonore, qui émane de son cœur et une foule de situations fourbes dont les adultes ont le secret et le monopole me fouettent l’esprit et me font honte ! Ma fille m’enseigne chaque jour les leçons de la vie, simplement, naturellement. Elle m’apprend que tout acte sensé se construit de sa spontanéité et de son ingénuité, prédisant par là les préjudices immenses qu’on lui fait subir tôt ou tard par nos ingérences musclées et traumatisantes ! Elle va jusqu’au bout de ses rêves, jusqu’où peuvent l’entraîner ses jeux et ses désirs : voilà un joli exemple d’émulation dont malheureusement nous brisons l’élan ! De ses frêles bras, elle m’enlace et me réchauffe d’un grand amour qui ne triche jamais, si sincère qu’il vous charme et vous désarme jusqu’aux larmes. Sa chevelure frisée et rebelle ne supporte aucun accessoire ni aucun chignon, elle est, comme ses cheveux sauvages, avide de liberté et de contestation. Chez elle tout est petit : ses yeux, son nez, sa bouche mais ce corps en miniature porte un immense cœur dans ses menues mains et sème sans compter dans chaque moment qu'Allah fait une multitude de grains de bonheur.

 

                    A la voir courir dans tous les sens, rire à gorge déployée, faire « la folle » embaume tous mes sens et la fête, l’entière, la vraie est en moi ! Cette fée possède ce don envoûtant de faire éclipser mes peines et mes tourments, de faire fuir par le soleil de son sourire les gros nuages sombres de mes soucis, me rappelant quand elle m’embrasse à quel point la vie est fugace et que le propre de l’homme depuis l’éternité est dans le rire. Alors les profondes retenues de mes captives privations se déversent à flots telle une averse sur les rides taries et creuses de mon âme qui régénère le cours de sa source asséchée ! Avec elle à mes cotés, les ultimes ressources renaissent et les verrous de tous les tabous se brisent. Son irrésistible « sésame » fait des siennes : il m’emmène par le chemin le plus extravagant qui conduit au carrefour de son éden et là, en ce jardin, de fleur en fleur, cette abeille abuse de tous les nectars de la vie. La voyant ainsi irradiée de bonheur, j’ai envie d’être la rose de toutes ses fleurs préférées ! D’être, mieux que son père, le compagnon sincère de ses multiples fantaisies, l’oreille vigilante de ses francs étonnements, les jumelles par lesquelles elle se représente les choses et, plus que tout, l’ami de ses jeux et de toujours.

   Toute la vie « m’est en elle » et toute sa vie est en moi ! 

                     Même si l’homme rationnel que je suis tenu d’être fait beaucoup d’ombre à l’enfant lunatique que je suis resté, même si j’assume assez péniblement ma destinée d’adulte et que les aléas de la vie me privent souvent de cette fugue enfantine, il y a enfin une chose qui me fait plaisir, me rend le sourire, conforte mon avenir, c’est que mon ange, que j’aime à en mourir, me procure ce précieux pouvoir de me défaire du temps ! Les anges sont intemporels et le mien me rend si léger que parfois il me semble voir pousser des ailes dans mon corps qui s’élance au septième ciel, au hasard de ses pérégrinations ! Pour comprendre un ange il faut de l’altitude, de l’élévation et des quantités d’amour. Là où c’est pur, limpide et spontané, où c’est accessible par une vue supérieure du cœur. Aussi quand je m’amuse avec ma petite fille, nous sommes sur un nuage et rien n’a plus de valeur à nos yeux que ces instants d'immortalité !

Ghalia Benali / هيمتني

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Benbou News Hebdo Edition 32-221118

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Une lettre à GM !

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Tres chere gm page 2

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Rim Banna / زدني بفرط الحب

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