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Les oiseaux se cachent pour « survivre »

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Les oiseaux se cachent pour « survivre » et, savoir discuter avec la solitude procure un confortable siège entre le sage et le poète. De là, on peut donner libre cours à l’imagination pour voguer aussi loin et faire des pérégrinations qui vous conduisent jusqu’au tréfonds de l’âme. Mon ami Mohamed Kidad, notre lecteur solitaire est de ceux-là.Les oiseaux se cachent pour « survivre »

 Tellement humble, cultivé et instruit que ses qualités et son caractère sublime l’élèvent au rang des nobles. Il n’a d’amis proches que ses livres de poche et nous, il est d’une profonde spiritualité à rendre le simple si beau ; ce n’est pas magique mais c’est une faculté des grands hommes ; tellement ses mots sont si bien sculptés et polis, à ne laisser entendre aucune bavure.

 Je peux, sans exagérer, vous dire, que voyant son ombre et suite à un quelconque effet d’optique ou à une ubiquité ; il est capable de lancer spontanément un salut ; la confondant à un passant …Tellement respectueux.

 Mon admiration ne cesse de fixer cet homme très instruit qui impose le respect là où il se trouve, sauf à ces parvenus et ces va-nu-pieds qui peuplent nos administrations lesquels, profitant de leurs postes l’emploient dans des taches qui ne font dégrader qu’eux-mêmes.

 Au cours de nos discussions, on dénonce leur comportement mafieux ; il me parle d’un élu municipal fortuné à lustrer de son oseille le pavé de la ville qui l’a employé à des fins personnelles ; lui repeignant son domicile à l’œil et aux frais de la mairie…pour donner une image qui formule l’autopsie du complot qui a disloqué la nation.

Son niveau intellectuel, son séjour en Italie et sa vaste culture le placent au zénith parmi les grands hommes et comme la vie et les hommes distribuent des rôles - à tort - il se retrouve casanier comme moi qui n’ai jamais quitté son pays de peur de respirer l’oxygène d’un autre ciel... Croyant suffoquer ???
Le peintre et le calligraphe se retrouvent souvent tête à tête quand la municipalité et sa horde préparaient pompeusement les visites officielles, les élections toutes confondues ou les festivités ; le tout considéré comme moyen de gaspiller et faire couler l’argent à flots …au détriment du citoyen.
Un jour, il m’a lancé une expression qui s’incruste dans ma mémoire pour y rester à vie comme une citation gravée sur une plaque de marbre, me disant : « dans leur aveuglement, toi l’insoumis, vit sans leur merci ; ils te font appel malgré eux ».

Ces étalons « à labelliser » dans la société est un impératif des plus urgents pour recouvrer ces valeurs qui conduisent au summum, à la gloire et à la postérité. Ces modèles de sociétés pavoisent nos rues, nos places publiques et leurs places si bien lustrées, dans nos esprits. Ils sont si indispensables pour régler l’horloge et le temps précieux de la ville. La conjoncture et le maudit hasard tournent au mal pour ternir malencontreusement l’image des nobles alors qu’ils sont là à donner plus de vivacité et de volupté au prisme des couleurs.Je rêve de voir un nouvel horizon se lever sur de tels hommes intègres, honnêtes, jalousant leurs prérogatives, au paroxysme; à faire naître des opportunités et à réhabiliter Mohamed et tous les oiseaux rares qui se sont trop cachés pour survivre.

Téniet el-Hâad, mon village natal

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Mon image

 

Téniet El Hâad, c’est mon village natal aussi ! Comme a écrit Boualem Sansal : ‘’ Il s’est toujours appelé ainsi. Il était trop petit, pauvre et isolé pour que les conquérants venus d’Orient ou d’Occident se fatiguent à le prendre et à le baptiser selon leurs coutumes. Si haut placé dans la montagne, niché dans son immense forêt de vénérables et majestueux cèdres, Téniet est resté lui-même et jamais la solitude ne lui a pesé. Il n’y avait pas de raison, il était au paradis des cèdres’’.

Je suis né et j’ai fait mes premiers pas dans ce piedmont Sud de l’Ouarsenis, couvert par cette majestueuse forêt des cèdres, bénie de Dieu. J’ai personnellement beau cherché quelque chose de comparable à travers le monde, je n’en ai point trouvé. Alors je continue, plus que jamais, ‘’day in, day out’’ de penser à ma forêt et à mon patelin, toujours restés dans mon cœur, quel que soit l’endroit dans le monde où je me suis trouvé.  

Avec mon ami d’enfance Thameur, juste au-dessus de la colonie de vacances, Forêt des Cèdres, en 2019, savourant un délicieux et spirituel moment au milieu de nos cèdres et de leur senteur. 

Téniet el-Hâad et les montagnes du Meddad

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Téniet el-Hâad et les montagnes du Meddad...

Mes souvenirs de toujours !

 

De l’Algérie avant le 1er Novembre 1954, je n’ai en mémoire que des souvenirs d’enfance. Mes souvenirs de cet âge innocent sont profondément enracinés dans un terroir que mes ancêtres ont fécondé des siècles durant. Le village de Téniet el-Hâad et les montagnes du Meddad éveillent des sensations dans une nature sauvage, voluptueuse, odorante et provoquent en moi de fortes émotions.

Téniet el-Hâad, le "col du Dimanche", mon village natal, fût tour à tour une capitale de tribus belliqueuses, un noyeau de résistance à la colonisation, un centre administratif de l’Algérie française... pour redevenir un village rebelle ! Sa vocation française prit corps dès 1843 lorsqu’un poste militaire, appelé alors bordj, y fut installé pour protéger les populations conquises et couper les communications entre les troupes de l’Émir Abdelkader. Il fut consacré centre de colonisation le 2 Août 1858 et devînt le siège d'une commune mixte, chef-lieu de canton et, plus tard, sous-préfecture du département d'Orléansville. Ce qui distinguait Téniet des autres “villages de colonisation” était le peu de colons qui s'étaient installés dans la région. La terre était pauvre et ingrate et les habitants européens, plus de 600 étaient des fonctionnaires, des entrepreneurs et des forestiers. Le contentieux né des appropriations de “terres indigènes” étant inexistant, les relations entre les communautés étaient harmonieuses.

Mon imageMais c'est surtout la montagne du Meddad et sa forêt de cèdres qui ont immortalisé Téniet. Guy de Maupassant écrivait : “Mais ce qui m'a laissé au cœur les plus chers souvenirs en cette excursion, ce sont les marches de l’après-midi le long des chemins un peu boisés sur ces ondulations de côtes d'où l'on domine un immense pays onduleux et roux depuis la mer bleuâtre jusqu'à la chaîne de l’Ouarsenis qui porte sur ses faîtes la forêt de cèdres de Teniet-el-Haad”. (Allouma, de Guy de Maupassant. Texte publié dans L’écho de Paris des 10 et 15 Février 1889, puis dans le recueil La main gauche).

Il s’agit du Parc National des Cèdres du Meddad, connu sous le beau nom de “Paradis des Cèdres”. Il se trouve à quatre ou cinq kilomètres au nord de Téniet, dernière étape avant les immensités désertiques sahariennes. La plupart de mes souvenirs d’enfance sont étroitement liés à cette majestueuse montagne couverte de cèdres. J’en connaissais tous les recoins, tous les mystères, toutes les odeurs... elle était aussi le paradis des enfants.

Elle était le champ de nos escapades interminables vers le Kef Siga et son sommet le Ras el Braret, qui culmine à 1.787 mètres. Les chemins forestiers y étaient bien tracés et couverts d’herbes fraîches et vertes, douces aux pieds. De là-haut, le regard se promène dans un paysage alpin, sensation visuelle que j'ai retrouvée plus tard en Suisse ; le Meddad avait même son chalet, le Chalet Jourdan ! A cette altitude, les cèdres sont superbes : les branches les plus élevées prennent la forme de champignons, de parasols, de dômes ; les autres branches semblent plonger vers le sol. Puis c’étaient des courses effrénées sur les pentes du Kef Siga vers le Rond-Point des Cèdres et nos jeux de cache-cache. Il était le lieu de prédilection de nos jeux d’enfants qui ne demandaient que des objets simples, billes, noyaux d'abricots, osselets et toupies de bois.

“Un monde à la mesure de nos rêves”

Les seuls habitants du Parc étaient le garde champêtre et son adjoint. Nous les évitions autant que possible pour échapper aux nombreuses règles qu'ils voulaient nous imposer. A l’exception des pique-niques du weekend et des journées où les villageois fuyaient vers la montagne pour trouver un peu de répit lors des chaleurs caniculaires de l’été, il n’y avait pas âme qui vive au Meddad. Nous étions en liberté dans le paradis des cèdres. L’immensité du Meddad nous appartenait, nous devenions les pionniers d’un monde à la mesure de nos rêves. Comme il n’était qu’à quelques minutes à bicyclette du village, nous y allions souvent, parfois plusieurs fois dans la même journée et il était devenu l'asile idéal de mes nombreuses heures d’écoles buissonnières... C’est encore au Rond-Point des Cèdres, centre d’un pré recouvert par un épais tapis d’une herbe moelleuse et odorante, que je volai mon premier baiser à une jolie vacancière. Le Meddad accueillait une colonie de vacances renommée et possédait une source ferrugineuse carbonatée, analogue aux SPA d'Europe, qui attiraient beaucoup d’estivants et de touristes. La saison touristique au Meddad était aussi celle de la chasse aux baisers et la rivalité entre toute une ribambelle de don juans en herbe était farouche.

Mon imageLa place du village est l’autre réserve de mes souvenirs d’enfance. Elle était le lieu de nombreuses rencontres de la communauté ténietoise. Téniet semblait vivre continuellement à l’heure de festivités : fêtes nationales et locales, mariages, baptèmes... la place, transformée en jardin public pour une grande part, prolongeait le parvis de l’imposante église de style gothique. Tout en longueur, le jardin était clôturé d’une grille impressionnante terminés en fer de lance. Un pavillon en forme de parasol avait été érigé pour abriter les musiciens lors des concerts en plein air. Des dalles plates et polies constituaient la piste de danse entourée de bancs rustiques et de plates-bandes fleuries. Le long de la grille qui ceinturait la place et le jardin, des dizaines d’arbres taillés à hauteur d'homme semblait isoler les participants à la fête du reste du monde.

Les Ténietois étaient avides de bonne chair et de musique. Toute rencontre était prétexte à festin! En fait, elle devenait un concours gastronomique au cours duquel chaque famille cuisinait ses meilleures recettes. Les plats, plus appétissants les uns que les autres, les sucreries et les pâtisseries s’amoncelaient sur la table commune ; nous goûtions à la cuisine de tous les coins de France comme l’omniprésent couscous... la journée finissait toujours en dansant et la soirée prenait alors des allures d'un bal populaire où plus d’une cinquantaine de familles européennes et trois à quatre familles d’Algériens “francisés” envahissaient la piste de danse. Les enfants faisaient leurs premiers pas, gauches et hésitants, sur les airs d’un accordéon ou ceux d’un vieil électrophone et sous l’œil attendri de parents fiers de leur progéniture. Je revois aussi, de l’autre côté de la barrière, les douzaines d’autres enfants moins fortunés, essayant d’escalader la haute grille, que les deux policiers du village, gourdin à la main, gardaient à distance. J’avais bien l’impression qu’ils auraient voulu être associés aux flonflons de la fête.

Tous ces lumineux souvenirs m’ont longtemps semblé être autant de rêves fracassés mais le cri d’espoir d'un écrivain algérien raisonne toujours dans ma mémoire “rendez-moi ma vallée qu'un ancêtre inventa

Bonne année 2020

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A toutes et à tous

Que cette année vous apporte le bonheur et la réussite,

Que vous rencontrerez le succès dans vos projets et l’accomplissement de vos rêves

Coeurdialement

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MUSTAPHA FERROUKHI A PEKIN, il s'en est allé

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MUSTAPHA FERROUKHI

A PEKIN, il s'en est allé

Mohamed LANDJERIT

(Editions ECO media)

 

Ce livre est un merveilleux hommage à cet homme illustre qu'a été Mustapha Ferroukhi né à Miliana (Algérie) le 15 décembre 1922, mort le 17 août 1960.

Comme le dit très justement l'auteur de ce livre dans son "avant-propos" : "cet ouvrage n'est en fait qu'un grand reportage, où le côté anecdotique tient une place privilégiée".MUSTAPHA FERROUKHI A PEKIN

Mais ces "anecdotes" nous font découvrir ou, tout simplement, nous remettent en mémoire le parcours exceptionnel d'un homme qui a été un symbole d'abnégation et de sacrifice pour une Algérie libre et indépendante.

A trois ans et demi Mustapha Ferroukhi a fréquenté l'école coranique puis, l'école maternelle, puis l'école primaire supérieure où il intégra le groupe d'une quarantaine de scouts musulmans. C'est en 1942 qu'il adhéra au P.P.A. (Parti du Peuple Algérien) et animera la section de Miliana. Lorsqu'il prenait la parole dans les réunions publiques, il galvanisait littéralement les foules. Puis, il partit à Alger poursuivre ses études à la medersa Al Thaalibiya et devint l'un des responsables P.P.A. pour rejoindre ensuite le M.T.L.D. (mouvement pour les libertés démocratiques). A l'occasion d'un meeting, Mustapha Ferroukhi prit la parole quelques minutes seulement mais ses propos furent tellement "percutants" qu'il fut acclamé par tous. C'est le 17 octobre 1947 qu'il fut élu pour faire partie du Conseil Municipal de Miliana en tant que conseiller musulman MTLD du second collège. Cette assemblée algérienne élue en avril 1948 fut dissoute le 12 avril 1956. Les interventions de Mustapha Ferroukhi furent néanmoins particulièrement appréciées, notamment, celles qui concernaient la libération des détenus politiques algériens. Il ne "lâcha" rien et réunit régulièrement les sympathisants de son parti à Miliana. C'est ainsi qu'il se rendit à Tizi Ouzou, à Médéa, etc. Il fut condamné à plusieurs reprises à de la prison avec sursis ainsi qu'à des amendes pour "organisation sans autorisation d'une réunion sur la voie publique". Lorsqu'il se maria avec Zineb, le 2 septembre 1951, il fit même l'objet d'une enquête de l'inspecteur des renseignements généraux.

Au fil des pages de ce livre, l'auteur nous fait découvrir le fervent militant pour l'indépendance de son pays qu'a été Mustapha Ferroukhi, ses emprisonnements, ses évasions, etc. Devenu fugitif, il entra dans la clandestinité. Sa tête fut mise à prix. Il se rendit en France qu'il quitta avec l'appui du FLN pour rejoindre la Tunisie en passant par l'Italie dans une tenue totalement insolite … celle d'un curé ! Dès son arrivée en Tunisie, il fut affecté au Ministère de l'Intérieur en tant que secrétaire général Adjoint administratif du G.P.R.A. En 1959, il se rendit en Yougoslavie afin de participer au congrès de l'alliance socialiste. C'est également en 1959 qu'iI devint Chef de délégation de l'équipe de football du FLN. Puis, il se rendit en Chine et au Vietnam. C'est le gouvernement chinois qui insista auprès des responsables du G.P.R.A. pour qu'il soit nommé ambassadeur en Chine.

Nous suivons ainsi les multiples voyages de Mustapha Ferroukhi, ses missions et ses engagements politiques jusqu'au moment de son voyage à Pékin où il partit pour occuper le poste d'Ambassadeur du Gouvernement Provisoire Algérien. Malheureusement, il n'y parviendra jamais puisque c'est lors de ce voyage reliant Le Caire à Pékin le mercredi 17 août 1960 que l'IIiouchine II-18 de la compagnie soviétique "AEROFLOT" explosa en plein vol. Mohamed Landjerit nous décrit avec précision les conditions de cette explosion ainsi que les doutes et suspicions  soulevés.

Au cours de ce dernier voyage, Mustapha Ferroukhi, alors âgé de 38 ans, avait emmené avec lui sa femme, Zineb (33 ans) et ses enfants : Naçiba (7 ans) Souad (3 ans) et Ahmed-Chawki (5 ans). Zoulikha, alors âgée de 8 ans, qui ne faisait pas partie du voyage (elle était restée chez ses grands-parents à Miliana) sera la seule survivante de la famille Ferroukhi.

Zoulikha Fodil (née Zoulikha Ferroukhi) nous bouleverse dans son témoignage (pages 95 à 98) où elle évoque sa relation avec ses parents mais aussi son "vécu" de petite fille à la suite de ce tragique voyage.

Mohamed Landjerit débute chacun de ses chapitres par une citation. Toutes aussi bien choisies les unes que les autres. Pour terminer ce compte rendu de lecture, j'ai retenu la suivante qui me semble résumer à elle seule la vie de combattant qu'a été celle de Mustapha Ferroukhi :

 

"Quand sonne l'heure du dernier rendez-vous, la seule richesse que l'on emporte avec soi, c'est tout ce que l'on a donné"

(Tahar Ben Jelloun).

Calendrier astronomique agraire & Dictons

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Ajda Pekkan / Tu Pars Et Tu Reviens

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Exactement comme AlgerMiliana.com !


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LE LIEN/ Lycée Ferroukhi Mustapha

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LE LIEN

Lycée Ferroukhi Mustapha

Retour dans nos souvenirs

ALMF 2019

 

C'est lors de mon dernier séjour à Miliana, à l'occasion des retrouvailles du samedi 5 octobre 2019, que j'ai appris la publication de ce livre édité par l'ALMF. Je me suis alors empressée de l'acheter !

LE LIENEt, je dois bien l'avouer, je ne l'ai pas regretté. Celui-ci est merveilleusement écrit avec, semble t-il, le souci de la précision historique ! Nous remontons ainsi dans le temps, lors de la création d'une "Ecole Normale d'Institutrices" en Algérie décidée par le Maréchal de Mac-Mahon en 1874. Cette école avait été créée à Miliana pour les européennes et les indigènes. La première rentrée eut lieu en 1876. Puis, nous apprenons dans ce livre les évolutions qui ont suivi au fil du temps : la création du Lycée Alphonse Daudet en 1946 (qui deviendra plus tard le lycée "Mohammed Abdou") … le lycée de garçons de Miliana qui sera baptisé en juin 1963 : "Lycée Mustapha Ferroukhi", etc.

Nous pouvons y découvrir de très nombreuses photos dont celle prise dans la cour du lycée "Mohammed Abdou" (en juin 1963) lors de la remise des prix aux élèves des "deux" lycées ("Mohamed Abdou" ET "Mustapha Ferroukhi") en présence du Président Ahmed Ben Bella et de la fille du Chahid (Zoulikha Ferroukhi). On peut y découvrir également : des listes de professeurs, leurs noms et la matière qu'ils enseignaient. Mais aussi, en hommage à des camarades de classes, la liste de ceux qui sont décédés soit de mort naturelle, soit lors de leur combat pour l'indépendance ou encore, de sinistre mémoire, lors de l'incendie au flanc du Zaccar le 31 octobre 1968.

Puis, sera évoquée la création du site "Alger Miliana" (en 2008) par notre chère amie Noria ainsi que la décision d'organiser les premières retrouvailles au Lycée Mustapha Ferroukhi le 1er mai 2012. Cette initiative fut prise par un ancien élève du lycée : "Benameur Djelloul".

Concernant "l'avant-propos" de ce livre écrit par un ancien élève du Lycée (Djillali Kelouaz) dans lequel est évoqué le passé, le présent et l'avenir, je vous laisse le découvrir car celui-ci est très émouvant ainsi que son "éditorial" écrit par l'ALMF. Quoi qu'il en soit, au fil des pages, l'émotion est toujours présente dans ce "Retour dans nos souvenirs".

Ce livre contient une multitude d'informations très importantes autant pour les "Milianais" eux-mêmes (ou Milianaises) que pour les étudiants, qui n'habitaient pas forcément Miliana à cette "époque-là", mais qui ont néanmoins fait leurs études dans ce très célèbre Lycée.

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore lu "Le lien", je vous le recommande vivement car il vous fera voyager dans le temps avec joie et émotion.

 

A NOTER : un excellent DVD est joint à ce livre qui témoigne, s'il en était besoin, de la joie des retrouvailles entre Ferroukhiens et Abdounates.

65 eme Novembre d'Algerie ( SONNET )

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Au lieu d'avoir sur nos têtes de bons oiseaux,
Bâtisseurs de beaux nids, bosseurs tels des fourmis,
Nous avons eu plutôt à faire à des corbeaux
Méchants oiseaux de proie, qui se sont tout permis.
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Poussés par le Tyran et son garde des sceaux,
Ils ont pris des milliards et les leur ont remis,
Apres en avoir pris pour eux quelques morceaux
Et transfére. Le tout en pays ennemis.
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Ils ont été jusqu'à pousser l'outrecuidance
A vouloir s'ajouter un cinquième mandat.
Le peuple, lui, ÉN a perdu toute patience.
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Sur toute l'étendue de notre République,
Nous sommes descendus en marche pacifique,
Exigeant le départ de tous ces renegats.

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NourEddine Khorchid / وصلة نهاوند

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