Les flammes de l’horreur/Par Med MIDJOU
Commentaires
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la nuit des chouhadas ou le temps des retouvailles
Hier c'etait l'enfer colonial qui s'est jeté sur un peuple entierement acquis a son pays saccagent et brulant au nom de la civilisation tout ce qui est synonyme de vie.
pendant ce temps, un groupe de jeunes a leur tour ont fait rejaillir le brasier de tous les honneurs. Quatorze annees plus tard, jour pour jour, novembre etait au rendez vous avec la fierte et le courage des milianis qui livraient un combat de seigneurs au nom et a l'honneur des miliainis et de l algerie profonde. Hier vingt deux congressistes avaient planifie et decidé le declenchement d'un cataclysme au sein meme de l'otan alors que la memoire devait jour pour jour consigner dans le livre des temps immémoriaux la bravoure et la vaillance de vingt deux jeunes qui se sont jetes dans le brasier pour que miliana soit sauvee. Ils l'ont fait. Leurs noms sont désormais inscrits en lettres de feu.
allah yarhamhoum
Abderrahmane Belfedhal -
Je trouve extrêmement bouleversant tous ces témoignages sur cette nuit de l’horreur à Miliana. Ces jeunes qui ont péri dans des conditions absolument révoltantes méritent largement qu’on ne les oublie pas car, si j’ai bien compris les différents témoignages et commentaires que j’ai lus sur ce site, ce scandale aurait pu être évité … Même si je n’ai pas connu ces jeunes qui ont péri, ces familles en deuil, j’ai une pensée très émue pour tous en ce jour de commémoration. Je pense notamment à ces mères de famille qui ont perdu leurs enfants ! Comment continuer de vivre après la disparition aussi brutale et dans des conditions aussi scandaleuses de son enfant si ce n’est continuer de vivre avec la sensation d’avoir une jambe ou un bras en moins. On continue de vivre, certes, mais à quel prix ! Ces blessures ne se referment jamais. Le souvenir du bonheur ne donne pas toujours le bonheur, le souvenir de la souffrance donne toujours la souffrance. -
La nuit des Braves .
En cette nuit de cauchemar vécue, que de mères n’ont pu oublier ce qu’elles ont chéris tant
C’tait aux alentours de minuit, peut être moins bien que ce temps.
L’attente se faisait pour une dernière nuit d’octobre qui va s’ombrer
Miliana en ville héroïque allait fêter un premier jour de novembre qui naissait
Et tous deux en nuit qui part et jour qui approche pour se dire adieu ont choisi ce comble d’une nuit de l’année
En ce temps de l’an 68 qui se voulait pour eux à fêter
En Témoin d’un temps passé de ce premier jour qui rappelle le début de rudes combats acharnants
Un lieu dit du mont Zaccar fut pris comme garant
A cette attente de salve fêtarde attendue Une fumée vint embaumer l’air
Elle fut constante comme un brouillard épais dans l’atmosphère
D’imprévoyants témoins ont crié au loin que le Zaccar là haut pleure en feu
C’est dans ce funeste décor apparent que de lugubres personnages se distinguèrent à leurs yeux
Sortants des profondeurs de l’antre
Avec hurlements sauvages, atroces et inhumains à entendre
De la foule en spectacle un grand chamboulement s’en est suivi ici et là
La peur a élu domicile à chacun et le sang se coagula
C’était dû au passage du barouf de la cohorte des démons
Qui tambourine à son passage ses proies prises au dépourvu sans aucun pardon
Ne laissant aucune volonté de vie au plus prosternant
Ni fuite n’en fut possible, ni pour un plus petit ni pour le plus grand
Ceux qui tranchent ont dit que le devoir doit passer avant
Les flammes là haut fusent de partout leurs langues mortelles
Ni tronc d’arbre protecteur ,ni cachette sous une roche cachette n’en fut vitale
Les tombes alors s’ouvrirent en d’effroyables crissements
Et en martyres subissant la douleur 22 braves prirent en douceur leurs places à l’instant.
Au matin, les mères versèrent leurs larmes sur ce qui restait de chair en cendres de leurs propres chairs.
Cette nuit là, resta et restera pour longtemps cauchemar de l’horreur.
Où chaque mère et père, chaque frère et sœur a eu d'un brave son lambeau de douleur.
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