Algermiliana banniere animee 2

Le coin de Med BRADAI

Mon histoire…/Part 9

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (9)

La particularité de ma besogne vacataire et tout ce qui devrait être effectué pour un temps, durant les vacances est devenue pour moi une manière usuelle. Le périple dans les rues du village est devenu ordinaire. Après l effort concevable d’une heure de peine, il me fait revenir toujours aux loisirs dans la rue dans le reste de la journée aves des gamins de mon âge.

C’est dans l’attente de cette demi-journée qui viendra avec son seul coup de cloche dans la -journée, que l’on aperçoit au ciel, un spectacle indescriptible de vol de pigeons. D’une façon soudaine, des pigeons par nuée mouvante sortaient de sous le toit de l’église. Terrifiés ces oiseaux urbains quittent ainsi le plafonnier de leurs loges. On pouvait les regardait tout effrayés par le subit son de l’horloge, fuir du toit, voler, planer, et tournoyer tant à chercher un autre endroit plus sûr. Même au ciel ces inoffensifs volatiles d’espèces domestiques n’auront pas une tranquillité. A l’affut de petits diablotins du village, seront aux alentours de l’édifice de l’église comme toutes les fois à attendre leur proie. Ils sont bien ces écoliers d hier à devenir du jour au lendemain dans un temps de vacance les galopins du village. A l’aide de tire-boulettes ils seront à mesurer leurs adresses de fin-chasseurs sur cette abondance de pigeons en plein vol. C’est leur joie dans ce moment opportun pour atteindre une cible au ciel .Leurs jouets proscrits se font de deux lanières d’élastiques tirées d’une chambre à air d’un pneu de camions .Certains possèdent encore ces terribles et résistants élastiques carrés rares à en trouver en vente. Bien des fois ces misérables pigeons seront atteints au vol de ce tout petit caillou qui leur sera fatal . Ils ne voleront certes plus jamais. Une des circonstances fâcheuses due à une insouciance déplaisante de l’âge enfantin . À pic , ils seront à descendre tout comme le redoutable ’avion jaune qu’ on pouvait dans ce temps voir de loin descendre son nez à fouiller à ras le sol la campagne .Ces pauvres pigeons faisaient autant de même pour tomber. Aux cris joyeux des galopins ils seront à piquer leurs becs à terre avec l’âme rendue. Ce n’est qu’à la vue des silhouettes des deux gardiens de la paix au village que ces pauvres ailés auront un vol plus tranquille .On les voyait surgir du néant ces inséparables qu’on les appelait Laurel et Hardy pour leur renom de popularité au village. Laurel était le français plus mince et long de taille , un képi noir de gendarme ornait sa tète , à la large ceinture noire portée et entourant sa taille comme un général appelé De Gaule . Un étui tout court était fixé qui pouvait cacher tout juste un petit pistolet , l’arabe était Hardy plutôt un patapouf , gras gros , petit de taille, sa bedaine avancée pour mieux la maintenir nécessitait pour lui une longue et large ceinture. Un chapeau de brousse entouré d’un ruban comme fétiche, reposait sur sa grosse tête plus ronde et qui cachait le peu de sa trombine. La vue de son chapeau de brousse rappelait pour nous écoliers à celui du docteur Albert Schweitzer en Afrique sur une page dans un de nos livres de lecture .On voyait aussi ce chapeau dans ces films BOMBA enfant de la jungle ou Tarzan des BWENA le portaient aussi. Ces BWENA chiquement habillés que les porteurs noirs suivent avec leurs fardeaux sur la tete les appelaient ainsi . Ces BWENA portaient aussi ces types de chapeaux en ricanant avec une pipe à la bouche dans ces films noir et blanc montrant où l’homme civilisé peut aller pour faire valoir sa supériorité à un monde a demi nu. . La tenue de garde -champêtre dans la rue pour Hardy a été tout un temps de couleur kaki . Un style d’uniforme d’un empire colonial qui fait penser qu’elle n’était pas loin de cette tenue de légion étrangère que même gosses nous avions peur de leur passage dans leur Dodge militaire . Le revolver qu’il portait dans un étui bien que long par son canon lui descendait le long de la jambe jusqu’au genou. Quand on le voyait courir, il devait tenir et soulever vers le haut l’étui pour ne pas trop faire souffrir sa jambe. Quand vient ce marathon à faire avec nous de temps en temps , derrière ce Laurel plus léger et plus rapide que lui il était toujours , son etui dans une main, dans l’autre main son chapeau.

Et dans ce quotidien de vie qui nous liait ,comme à chaque fois à leur vue au loin on prenait nos distances .Pour , ces funestes spadassins amateurs ils devront choisir la voie la plus propice qui puisse les sauver. Instinctivement ils cacheront quelque part ou laisseront à l’abandon leurs malléables élastiques carrés qui par la suite seront vite remplacés. A la peur d’être punis pour leurs fautes d’innocences ils crieront de loin au principe de la raison pour s’excuser, à mort l’innocent ; parce que personne n’a trouvé sur eux l’arme prohibée du crime.

De mes souvenirs avec Laurel et Hardy à raconter, c’est dans ’une course folle sans fin dans les rues du village. De ce jour Je m’en souviens, lorsque toutes poches pleines d’une quantité de prunes, j’étais surpris comme un larcin dans ’un beau jardin de fruits . Le lieu sans chien méchant de garde était une propriété privée, regorgeant surtout de prunes .Le jardin se trouvait ce jour là sans gardien ce qui était encore plus appropriée. Bien des fois ils m’ont surpris manger des fruits dehors, mais cette fois j’étais bien à l’intérieur . Pour fuir J’étais obligé à me faufiler à travers une ronce artificielle de fils barbelés. La ronce métallique avec ses nœuds à épines et pointes piquantes me laissa quelques égratignures tout le long du corps.

Pour pouvoir sortir de ce traquenard, les seules prunes qui ne prendront pas le chemin de la sortie seront celles que j’avais dans la bouche et les trois ou quatre dans mes mains. Les autres prunes enfouies entre ma peau et ma chemise et dans mes poches ont fini la course avec moi. Apres des tours à courir et des cache-cache à faire, mes poursuivants abandonnèrent enfin.. Ils savaient bien où me retrouver. J’eu l’ idée d’aller me cacher dans un endroit odorant bien commun et caractérisé à la volaille .Et, comme à arabe , arabe et demi ,il y a toujours plus rusé que toi. C’était lui qui est venu pour me sortir de ma cachette Comme toujours ce gros lard Hardy l’arabe se charge des grosses besognes. Il fouilla tous les recoins à l’intérieur de la maison. Laurel, le français par peur de ne pas comprendre le gentil dialecte de ma mère a préféré rester à l’écart. Mais c’était bien pour m’attraper à la porte et me barrer le chemin à la sortie en cas si jamais je me faufilerai .Je croyais bien m’être caché avec les poules, c’était sans compter sur ces poulardes qui à ma vue caquetèrent et ne cessèrent de se taire. Elles sautillaient par endroit à un autre ici et là comme si elles avaient cette gale des pattes, qu’elles ne voulurent pas de moi comme compagnon. Pour Hardy il lui était facile après le désarroi des poules de savoir où j’étais Ce jour aussi L’odeur nauséabonde du poulailler était de connivence avec son odorat .Pour me sortir de là il lui été facile de me tenir par le cou. Et toutes les prunes ont été laissées aux poules pour leur généreuse hospitalité.

Me fouillant ‘ partout ’de fond en comble même d’ouvrir la bouche , ils seront déçus que mes dents n’ont rien laissé comme trace ,que les poches soient vides et que ma chemise sortait aussi hors de ma ceinture .Ils décidèrent à m’emmener avec eux même si rien n’a été trouvé sur moi .Chemin faisant Laurel me tenait fortement le bras, Hardy me tenait par l’autre. , chacun d’eux croyait que l’autre tenait bien la proie. Alors ne fut il qu’un laps de temps d’inattention d’une mainmise, je les ai remercié fort bien d’une compagnie d’un prochain rendez vous. De loin je les ai regardé qu Ils n’ont pas bougé, ils se sont regardés pour faire aussi comme l’a si bien fait le lion avec le renard en traversant la riviere.

Mais, Cela ne tarda pas pour moi à nous revoir. Que voilà Il fut’ un jour de marché hebdomadaire du village. Un jour de marché c’est là où le monde rural se rencontre où tout s’achète et se vend du morceau de bois au grain de blé. Les anes ont leur places comme les vaches et les bœufs .Le boucher ne vend nullement par kilo mais par gigot .Le Meddah narre des récits lointains qui plaisent avec son BENDIr sans oublier de le tendre pour qu’on jette une pièce à l’intérieur. Et ce jour au lieu de me laisser entendre une histoire père m’envoya chez l’habituel marchand de légumes avec un couffin d’œufs déjà commandés par lui . Toutes les fois que j’allais le voir pour une commission, il l me donnait ou me laissait prendre soit une pomme soit un autre fruit de saison Ce jour il était occupé avec sa clientèle un cageot tout proche de moi était plein de orange, je me suis servi et j »en ai pris une du tas .C’est alors que j’ai senti une main sur mon poignet se refermait avec force. C’était Laurel qui me tenait .Je ne sais comment Laurel était là et tout prés Hardy à ’ bien m’observer. et Laurel m’a bien pris la main dans le sac et c’est Le faux geste qu’ils attendaient de moi .Il me tenait encore fortement la main Les curieux sont accourus pour voir le voleur à la tir . J’allais payer cette fois pour tout. Une chance pour moi que Le marchand prit le couffin que j’ai apporté pour me dire de le rapporter à mon père en me donnant une autre orange. Une fois encore déçus mes deux ennemis me voient partir gambader .Mais J’ai appris ce jour une leçon d’honnêteté qu’il ne fallait surtout pas mettre la main là où il ne fallait pas.

Nous jouions dans ce temps beaucoup dans la rue avec eux et leur histoire avec nous était vraiment du réel du matin au soir. Ils Venaient chaque jour nous voir jouer qu’ Ils ne manquaient jamais à l’appel soit aux jeux de billes, à la pelote fumée à ces carrioles comme de petites merveilles qui roulent avec trois roues de roulement .Pour ces carrioles comme nous n’avions aucun droit à circuler avec ,ils ne voulaient pas que nous les fabriquions .Notre atelier de fabrique de ces carrioles était juste sous leurs yeux et à aucun moment de leur passage , ils n’ont songé que le dispositif de la maintenance était tout prés d’eux . Ils nous confisquaient les armes prohibées comme l’arc, la tire- boulettes , et des bouts de roseaux munis d’un ressort en guise de pistolets . Au matin du jour d’un dimanche, tous les petits fideles venaient à la messe en vélos.. Avant la sortie de messe, c’était une joie à nous de faire d’innombrables cycles fermés autour du monument aux morts avec les jolis vélos à leur insu. Le décompte des tours s’arrête net dés la vue des tuniques Kaki et bleu qui approchent.

Et dans un temps inoubliable des vendanges, chacun avait en main un harpon. Tout un long roseau avec un fil de fer tordu au bout comme crochet .Ce fil tordu sert pour saisir et extraire une grappe de raisin des tombereaux ou d’une remorque de passage à la cave.
La présence de Laurel et Hardy se faisait aux alentours du grand bassin de la cave.C’est surtout Le convoyeur avec son impardonnable bâton qui nous empêchait de nous accrocher aux bennes de vendanges . Des fois à courir derrière une remorque sans avoir une seule grappe nous donnait de la peine .Mais le fait de courir même sans avoir cette grappe était mieux que rien pour nous. .Que de fois on se contentait du morceau de galette seulement attendant que l’occasion se présente que parfois les convoyeurs nous en donnent quand on le leur demande. Dans le cas contraire on se servait nous même.

Là où la vendange se termine, dans toutes les parcelles on y trouve toujours du raison les coupeurs et les cueilleurs auront toujours à laisser entre les branchages d’un pied de vigne quelques grappes de raisin . Ce qui donne une autre vendange de raisins, pour les nu –propriétaires comme nous .C’est libre de pénétrer à tout le monde, on appelle tout couramment ce ramassage de raisin laissé « ERRbiba’ » . Tôt le matin ,chacun ramènera un couffin et récolter tout ce qui a été laissé et inutile pour un sécateur. Dans une vendange , il arrive que les coupeurs pour être rapide dans une ligne de rangée de ceps , pour faire vite à remplir leurs sceaux des fois laisseront dans leur excès de grosses grappes de raisin cachées par le feuillage . Au retour , nos couffins en fin d’apres midi seront remplis et pleins de raisin . On sera bien reçu par la mère mais le pére demandera toujours la raison de notre absence dans la journée à la maison. Il donnera un air de mécontentement même si çà a été toujours une satisfaction cachée chez lui .Le premier couffin apporté donnera la voie à d’ autres qui suivront par la suite . Ces couffins de raisin rassurent tout pére de famille l’assurance d’avoir chez soi un repas pour quelques jours, comme tout roi dans son château chacun se sentira rassasié à sa faim .

En été la vie était facile à vivre au village .Elle était simple ,saine que même avec un tout bout de galette chaud il y avait toujours une grappe de raisin, une tranche de melon ou pastèque et ces figues barbariques qui font le bonheur d’avoir bien mangé .Quand on jouait et qu’on rentre à la maison et qu’ on trouve rien à mettre sous la dent ;c’est avec un morceau de galette qu’on y va à cette boite de lait Nestlé concentré que notre mère cache à nos yeux .On y verse le peu qu’on veut dessus comme on étale aujourd hui de la mayonnaise sur une tranche de pizza. On ressort à la rue tout content d’avoir trouvé ce qu’on desir. Dans cette vie rurale ,que mènent les villageois , même le médecin du village n’avait pas à se plaindre si toute fois pour lui la clientèle lui manque. Et pour aller le voir ils ne sont que des malades imaginaires où quelqu’un mordu par un chien enragé.

Les vendanges se termineront presque avec la rentrée de l’école sauf qu’aux grandes parcelles éloignées où elles tarderont encore un peu. Aux heures de classe c’est ces moments dans une rue calme et tranquille où les convoyeurs de raisin n’auront plus de souci à voir les grappes partirent ailleurs que de se déverser dans le grand bassin de la cave. Bien apres les vendanges viendra ce tour de la distillerie pour les marcs de raisin .Elle travaillera jour et nuit pour ressortir des marcs de raisin une eau de vie appelé alcool ,sitôt après elle partira pour une autre destination .Parfois on se voyait qu’au lieu de jouer ,on était obligé de ramener dans la journée un couffin des résidus pour faire cuire un pain quotidien de semoule. La cuisson se fait dans un four en terre composée d’argile compactée avec de la paille. Au moment de la cuisson, on sentira l’odeur venir vous pénétrer les narines sauf pour ceux qui malheureusement sont enrhumés Apres la taille de la vigne on voit le père qui ira quémander auprès d’un propriétaire de vignoble de lui permettre à donner et ramener par sa remorque un chargement de rameaux. Ces sarments seront pour toute une année utile à tout feu de cuisine. ça permettra à nous réchauffer de l’hiver rigoureux, au feu d’un café du matin, une cuisson de galette. Ou à une clarté de lumière pour veiller prés d’une cheminée. Je me souviens qu’on utilisait rarement qu’un réchaud à deux feux. On n’avait qu’une seule bouteille de propane qui peut bien durer des mois pour enfin être consommée.

Les souffrances et les peines de courir ne se termineront pour nous et notre Laurel et Hardy qu’à la fin des vacances .Mais dans ce quotidien de la vie au village avec eux c’était toujours Hardy et Laurel nos garde- champêtres les gagnants. Le jour de la rentrée des classes ils seront là à nous compter à la porte d »entrée pour nous dire nos bêtises. Une des bêtises pour moi où une fois j’ai fait l’école buissonnière et je reconnais ma faute si je suis en train d’écrire une histoire c’est bien grâce à une petite fille qui est grand mère à nos jours a indiqué à notre Laurel et Hardy l’endroit où avec un autre on avait fait bivouac .Entre les deux garde champetres la maitresse d’école nous voyait revenir à nos bancs de classe .

Nos zig zag dans des series d’obstacles avec eux ont été bien fréquents,. On avait peur de les rencontrer . Et toujours là où on les voyait venir de loin que par respect ’ à leur appel nous les fuyons toujours.

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Mon histoire…/Part 8

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (8)

Avec la chaleur de midi, le journal ne se vendait que peu dans la rue. Les gens préfèrent s’adonner à une sieste après un repas plutôt que mettre le nez dehors acheter leur journal. Quand dès fois ce problème se manifestait bon gré mal gré autant pour moi marcher que souffrir lamentablement. Et à maintes fois durant cette vente à la crié, cela me poussait à faire à travers rues et coins du village une course contre la montre. Chercher ce quelqu’un qui d’habitude achète son journal. Dans ces journées de canicule, qu’Il fut bon signe encore pour moi à mesure que le temps passe et que la quantité de journaux sous le bras s'amincie et diminuait de son poids. Parfois satisfait d’avoir épuisé mon stock, que dès fois, lorsqu’il en restait pas grand-chose à vendre il m’en coutait encore de courir jusqu’à entendre ce son de cloche de l’horloge.

L’entendre c’était voir mon travail terminer. Il fallait pour moi se rendre à cette ’évidence que seul l’horloge peut me dicter l’heure de liberté. Il m’était résolu d’attendre et d’entendre le seul coup de cloche de l’après-midi de l’horloge. Il l’annonce au village qu’il est 13 heures de l’après midi. En été c’est pour annoncer que la sieste est finie, c’est le temps du boulot. Pendant l’école il nous annonçait que c’est le temps de rejoindre les bancs de nos tables d’encrier.

Mon heure de travail se termine même si avec quelques journaux qui me restent sous le bras. A cette heure de l’après midi concernant ma tâche, tout abonné au village a eu avec régularité les nouvelles du jour.

Il me restait qu’à rentrer au bercail, mais avant il me fallait remettre ce qui ne m’appartient plus. Vider toutes mes poches, rendre compte qu’il n’en manque pas un sou au compte. Ensuite empocher mes maigres sous et partir. Comme dès fois, il arrive que tous les journaux ne soient pas vendus pour une raison telle, qu’au moment du passage les abonnés ne soient pas chez eux. Le journal non livré leur sera remis le lendemain ou les jours d’après au même prix sans ristourne.

Du paquet à distribuer à remettre, il ne sera fait exception qu’au seul considéré rebut. C’est un journal froissé par l’emballage qui ne se vendait pas. Au lieu de le jeter à la poubelle ou le vendre pour un emballage, on me l’offrait pour s’en débarrasser. Petitement, je l’acceptai pour ma mère. Elle me le demandait toujours avec son petit mot « n’oublie pas mon papier ». Pour que je n’oublie pas c’est en me remettait le morceau de galette avec ma pomme de terre bouillie, que parfois aussi avec un surplus de deux œufs durs, qu’elle me le disait. C’était tout ce que je prenais pour un repas. Ce papier de journal tout abimé lui servait pour essuyer plus facilement ce qui se compose après chaque soir sur le verre à “quinquet”. Nous avions trois à la maison et à leur consommation c’était ce « Nouss Ritla », le demi litre qui suffisait en attendant s’il y avait à vivre un autre jour, c’était idem pour le demi litre d’huile que nous achetions. Minutieusement la petite cuillère faisait une précision de dose pour tout repas. Ce temps est si loin de nous et le relater c’est dire que nous vivons l’EDEN dans nos jours. Le papier journal qu’elle demandait avait plus de commodité que le turban “étoffe du couscoussier appelé ‘’ katal ‘. Tel un turban autour d’une tète, elle l’enroule entre la partie supérieure et inférieure du couscoussier. Avant d’utiliser le journal, ce ‘kefal‘ avec une tige lui servait souvent la première fois à rendre plus clair le verre à quinquet. Le reste du journal sera mis pour la décoration de l’âtre de notre cheminée. Pour le temps qu’il faut le napperon de fortune va orner toute la longueur de l’âtre de la cheminée. A l’aide de ciseaux de fines et petites coupures en zig zag, aux bordures seront faites pour faire jolie et beau à voir. Sur cette nappe on y trouve mieux exposé pour bien éclairer à tout temps notre quinquet. A tout entretien pour le ménage et propreté, mère trouvait à faire sans frais des astuces de nécessité. Quand dès fois elle n’a rien à faire, je la vois nettoyer son seul plat en cuivre qu’on possède et la théière d’argent qu’elle ne sortira que pour les invités. Elle frotte fortement d’abord avec de la cendre, les lave ensuite à l’eau de pluie qu’elle a si bien conservée pour un linge ou cette « haidoura » (peau de mouton) de l’Aïd. Après leur lavage, elle les essuie non pas avec un tissu mais de ces fragments de papier du napperon qu’elle ne jette jamais par-dessus le marché. Pour la levure de galette qui marque une consommation journalière à la nourriture d’un pain quotidien, on ne l’achète jamais. C’est mère à la fin après avoir pétri ses galettes qui la façonne et la prépare d’après une recette propre à elle. Une fois notre galette fut cuite sans levure, père en a été bien furieux pour ça. Mère lui a dit « ya radjal » (homme) ou tu manges ce qui est préparé ou bien tu achètes pour ce que tu veux mieux manger. Mère n’a jamais appelé père par son nom et père n’a jamais appelé mère par son nom devant nous, ça a été pour eux toujours de dire ’ya radjal’ (homme)‘’ ya mra ‘ (femme). Parfois père appelle mère par le nom de ses parents « ya bent flen’’. (fille de...et là il cite le nom de ses parents).

Au problème de la levure pour père, il était simple. Père n’avait pas ce jour là à chercher dans ses poches. Elles étaient vides de tous pièces pour un quelconque achat. Mais comme elle l’ignorait et ne le savait pas, mère avait cependant dit à père, si ce n’est ces « malaikates» (les anges c’était moi et ma fratrie) qu’on mangera dorénavant dans cette maison de cette galette sans levure à notre bouffetance jusqu’à ce que tu l’achètes. Elle avait dit cela pour inciter mon père à être plus compréhensible avec elle. Bien des jours pour notre nourriture, avec la mauve que tante cueillait des champs et nous l’apporter avec en plus une semoule d’orge (tchicha), mère nous faisait régaler avec toute une marmite pleine. Autour de notre meïda, on mangeait dans uns une seule assiette, sauf pour le plat de « mardoud » du riz, c’est autour d’une ‘djefna en bois’ ce grand plat en bois.

Le soir quand la lumière du quinquet est à son extrême il et qu’il fait sombre pour voir si un morceau est plus grand qu’un autre, on se contentait du bruit de la cuillère qui atteint le fond de la djefna pour dire qu’on a bien lavé notre djefna pour notre mère.

Son plat préféré et sa spécialité a été toujours le couscous. Elle le roule le soir même pour le diner. Parfois elle se voit à sacrifier de sa basse cour une poule qui ne pond plus. Parfois on se contente d’une sauce avec navet et carotte. Le plus bizarre en ce temps, même dans une cuisson avec une viande de poulet le navet ne se mangeait pas. Chacun l’écartait, mais on nous obligeait à le manger et là c’était bien difficile à supporter son goût pour le faire passer jusqu’au pharynx et l’avaler...

Aimée par tout le village, ceux de mon âge me parle d’elle et disent que tel ou tel jour ils ont bien mangé à leur faim; d’autres me diront qu’elle était généreuse à chaque fournée de pain qu’elle faisait cuir, il y avait une part de galette qu’elle offre pour un passant. Elle dit toujours en me remettant une khobza ftir à distribuer toute chaude du tajine pour des gamins jouant devant la maison. Elle me dit que l’aumône aux petits parvient aux parents défunts. Tout en invoquant abondamment Allah en leur faveur et en L'implorant de leur pardonner comme toutes les fois avant de lui remettre son journal, dans un coin je m’asseyais mais dans mes mains son papier de journal tout froissé. Je faisais semblant d’être absorbé de lire et ensuite de tourner et de tourner les pages. Ainsi mère dira à père que je savais comme tous les grands lire un journal. C’était une réalité qui était en ce temps que si un petit peut lire un journal c’est que son certificat d’études primaires était assuré. Ce qui nous été inculqué que le collège ou lycée pour certains au village était encore un rêve pour un indigène. Et j’ai su cela aussi bien après que pour avoir à compléter un trousseau du simple mouchoir jusqu’au costume avec cravate il faudrait bien vendre une vache et son veau.

Mon histoire…/Part 7

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (7)

Sous le soleil accablant et écrasant qu’à l’épreuve d’une chaleur, je me sentais faible à parcourir les quelques miles des rues du village. Mes journaux à vendre pas si lourds, étant comme toujours interposés sous le bras. À cette confrontation, s’additionne à ma faiblesse le sentiment de peur d’un étourdissement dû à une insolation. C’était l’uniforme complet d’une pétoche que je redoutais le plus et pour qui ma petite tête serait prête à tout lâcher. Et pour avoir ce cran de courage, je me mettais à répéter et revoir en boucle une série de tribulations salutaires. Elle se fera tout au cours de ma continuelle marche journalière. Dans une trame de rêverie je me suis laissé aller. Celle de l’audace d’un héros, être courageux et intrépide, bravant seul tout danger n’hésitant pas à confronter un mal. Je me sentais réconforté dans ce rôle fictif, bien capable et apte à affronter cette boule de feu en ardeur qui tout en haut tapait fort. En moi, la confiance aurait pris place et c’est ce qui me rassurait dans cette imagination.. Mais très vite le réel me sort et me retire de cette fiction .Je me retrouve dans une réalité dans la vie courante, à courir dans la peau de celui d’un impécunieux vendant un papier à lire. Cette réalité qui me dit que je devais pour ne pas perdre la boule chercher comment cacher une tête d’un coup chaud des rayons infrarouges d’un soleil . Pour n’avoir plus peur d’un risque de coup de soleil Il fallait donc me couvrir la tète.

Même si à la réelle apparence de ma tête verticalement à l’extrémité supérieure de tous mes membres. Je pouvais aussi la voir dans mon ombre sans sécurité bien précaire et fragile bien placée que bien située au sommet, la première à être exposée au soleil.. J’ai pensé à ce qui pouvait la couvrir et l’entourer complètement. J’ai cherché et trouvé que bien souvent que dans les champs de blé au moment des moissons les vieilles glaneuses avec leurs châles se protégeaient du soleil. Ça se pratiquait aussi pour les hommes par un chèche tout blanc comme neige parfois noir qu’ils enroulent de plusieurs tours autour de la tète. Mais pour la plus part le blanc réfléchit mieux le rayonnement dit’ on ; c’est pourquoi malgré la sueur et la poussière une gandoura ou ‘’Kamis’’ homme, sont de manière plus appréciées en été pour une chaleur et ces rayons de soleil. Le ‘’chèche’’ étant encore mieux qu’un couvre chef de doum (petit palmier). Ce vestimentaire d’élégance représentait l’ identité campagnarde. On en voyait souvent habiller plus d’un cavalier venant au village au jour d’un marché. J’ai réfléchi qu’avant toute fatalité contre toute atteinte au risque et péril, qu’Il m’en revenait de protéger mon pauvre’’ bouzelouf’’avant qu’il ne soit complètement cuit.

De toute ma structure culturelle et physique, je ne voyais que seule ma tête jouait en même temps le rôle de chef de file de médiatrice de négociatrice et de courtière. Inévitablement pour tout éloge venant à moi c’est donc cette tête de gondole qui sera portée au pinacle. J’ai décidé d’opter pour elle d’abord avec ma chemise. Par cette chaleur ça vaut toute une peine d’enrouler une chemise raccommodée autour d’une tête pour un bien être. Et offrir ma chemise à la prévention, elle n’en est qu’une solution meilleure qui écarte tout risque portant préjudice. Donc pour rester en forme la sagacité dans le discernement était cette bonne solution pour moi. Et mieux encore cela m’a fait réfléchir en pensant à cette tète de notre chien.

Au phénomène naturel que vit ce pauvre beau chien noir pendant les chaleurs. Bien des fois dans mon temps libre à chercher la petite bête à ce chien pour avoir aménagé son territoire en poubelles d’ordures publics .J'ai pu le voir assez longtemps pour constater que le malheureux chien n’arrive même pas à gober une mouche ou aboyer en temps de chaleur intense malgré sa peau et ses poils noirs .Et que pourtant on dit que la peau noire se protège des rayons du soleil .Mais pour ce chien tout noir on ne le voit tout le temps de la journée que cacher sa tête entre ses pattes et attendre le retour prodigue du soir avec sa fraicheur. A ce moment dés’ la première chaleur du jour Il s’engouffre dans son trou d’abri . Même un chat ne le sortirait pas de l’intérieur de son bunker. Un vieux fut d’huile métallique aménagé lui servant de niche. Il fait rentrer même complètement sa queue dedans pour ne pas montrer son anxiété .Il cache entièrement sa tète, tire sa langue, et comme l’agonisant à bout de souffle halète sans s’arrêter.

À ce point du zénith, pour ne pas trop faire sortir ma langue. Ce bon chien m’a donné l’idée comment marcher pour errer dans la rue. Même protégé par une chemise, Il fallait aussi comme notre bon chien cacher la tête. Je devais comme lui empêcher le soleil de voir ma tête pour cela mettre mes journaux dessus. Je ne comptais plus sur l’ombre des arbres ou leurs feuillages même denses devenues inutiles...Et là je me suis heurté comme à celui qui doute veut se rassurer. Et sous ce soleil devant un risque je me trouvais à courir à droite et gauche cherchant les abris de l’ombre, longeant les murs jusqu’à me faire discret pour me cacher non par honte ou par peur de la foule. Pour moi c’était éviter tout rayon de soleil.

Dans mes idées vagues à protéger ma cervelle vient s’ajouter cette ambition d’un vélo à posséder. Ce vélo m’aurait facilité la tache. Le rêve de toutes les nuits depuis longtemps. Un rêve de vélo que je n’achèterai jamais, qui la nuit venue prend effet avant de m’endormir pour s’achever à mon réveil le matin. Et il sera ainsi pour tout lendemain pour moi, à reprendre sans relâche la même obsession d’un gamin de mon âge. Et dans cet emploi, je me suis bien trouvé vraiment comblé. Ça me faisait récupérer en même temps des B.D inutiles chez ceux qui pour une ancienne lecture s’en lassaient pour en faire du troc. Mon flaire et odorat de lecture m’emmenaient toujours vers ceux qui ont un bon cœur qui au lieu de les empiler dans des cartons avec une poussière au grenier préféraient les échanger ou en faire un don de bienveillance. Je me suis trouvé à mon gré,que je n’ai eu à me plaindre guère côté lecture. Je lisais tout ce qui est illustré apparu dans le mois courant. L’offre et la demande coulait à flot et les bédéphiles de BD pour moi ne manquaient point.

C’était le temps aussi des ciné-bravoure, ciné-star, ciné aventures et bien d’autres. À cette époque là, mon père appelait ces magazines et ILLUSTRES : les « Chouadas». C’est les singes que je ne devrais ni regarder ni les lire me disait-il. Dès fois de retour après une expédition d’échange, je le trouvais à m’attendre à l’entrée de la porte si je n’ai pas ces « chouadas »à la main, j’avais une astuce propre à moi de bien les ceinturer dans mon dos pour bien cacher mes jolis chouadas à sa vue.

Il était bien facile pour moi à cacher ou dissimuler quelque chose pour mon père mais pas pour ma mère .Elle qui a toujours cette grande acuité dans la maison avec un cœur tendre qu’elle n’a ne pas à le dire ou le divulguer au père.

Mon histoire…/Part 6

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (6)

Il était juste midi à l’arrivée de l’autocar et au dépôt du paquetage, qu’ au loin les douze coups de midi viennent aussi à sonner. Je voyais par là que le chauffeur du bus tenait à rendre plausible sa ponctualité à un mécanisme. L’autocar prenant tout le temps de son arrêt, n’avait pas encore pris son départ, mais pour moi je me suis trouvé déjà à courir. Tel un automate sans faire part de réflexion j’avais mon paquet dans les bras. J’ai pris en main le premier journal de la journée que je dois livrer et vendre à mon premier client.

A l’exemple du bus et de l’horloge ma course va aussi prendre fin à l’heure où du haut d’un cadran la petite aiguille indiquera le I en chiffre romain lorsqu’on entendra un seul coup de cloche. Avec un seul coup seulement on saura qu’il est 13 heures de l’après midi. Quand Il sera 13 heures ,il n’y a eu jamais plus de 12 coups pour l’horloge de notre village. Par le temps nous ’avons su que dans la journée après 12 heures il faut dire en français13 heures, qu’ en arabe «el wahda taa enahar. ».

Et dans l’ardeur du soleil j’étais à courir les rues de mon petit village entre midi et l’avant el wahda. Dans cette course craignant surtout à un coup de soleil la sueur collait à ma chemise que sur ma peau ça ruisselle. Mieux vaut encore m’éviter à ne pas trop cogiter à cette chaleur. Cependant, parfois je pensais à la fontaine publique du village. L’endroit idéal pour me rafraichir et laver une chemise de sa peine. La fontaine construite en pierre roc, avait ses trois longs bassins qui servaient d’abreuvoir pour les grosses vaches laitières d’un vieux colon agriculteur et propriétaire terrien. Le soir quand la chaleur d’été fait défaut à une fraicheur, la grosse dame de la maison ouvrait grande ouverte sa fenêtre. Celle-ci donnait à la rue. Du dehors on pouvait voir à l’intérieur où dans un poste radio des images bougent et parlent comme c’était le cas sur un écran de cinéma. Pour nous c’était cette première fois qu’on voyait devant nous des images dans une boite avec des boutons à tourner comme un poste radio. Le mot même de télévision était l’inconnu absolu au village. La vieille mère quoique peu sourde mais ne pouvait nous voir plus près d'elle que pour qu’on soit accroché à sa fenêtre .Elle était tellement acharnée contre nous qu’elle avait toujours son balai à la main. Son fils par contre ne voyait aucun inconvénient qu’on peut regarder de loin .Pour nous à chaque fois c’était la fête, Il y avait un arbre tout prés de la fenêtre où facilement on pouvait grimper . Perchés sur l’arbre,on restait tranquille le temps d’un film. Une fois il a fait appel à tous ses ouvriers permanents et nous comme voisins à lui; il nous a fait montrer un documentaire fait par lui au moment des vendanges de son vignoble . On voyait ce que nous connaissons comme personnes et qui devant nous sont à se montrer entre eux dans les séquences qui passaient .On les voyait comme vendangeurs entre les rangées des pieds de vigne avec leurs sceaux et sécateurs, les porteurs aussi , on les voyait vider leurs hôtes dans les tombereaux. Le plus heureux d’entre eux c’était le conducteur du tracteur tenant une grappe de raisin . C’était pour nous quelque chose de nouveau à les regarder bouger et travailler .A cette époque, ce fils travaillait à la RTF Radio d’Alger .Comme voisin ,on le connaissait aussi comme réparateur de TSF , il ouvrait son petit atelier tous les apres midi d’un samedi quand il revenait d’Alger.
En construisant une tour métallique de transmission de plusieurs mètres de haut , Il était le premier à avoir sa télévision au village. La transmission était reliée à partir d’ un émetteur au sommet de Chrea (Blida).

Ce fils de colon s’appelait Alain Marouby.
Je me rappelle toujours d’un des films dont je garde son souvenir en mémoire. Le film avait pour titre ‘’ la charge héroïque des tuniques bleues’ avec Victor Mature. L’acteur venait juste au foyer rural du village à passer dans ce film inoubliable de notre jeunesse « Samson et Dalila ». Le film était resté des jours à se raconter entre nous.

Mais pour les bassins, l’occasion se présentait pour les mulets et ânes des campagnards .Ils seront chaque jour à venir de très loin au moulin chargés de sacs de blé . Que de joie avons-nous passé avec ces ânes pendant l’absence de leurs propriétaires. On faisait même des paris de course. Le terrain était tout à coté, on évitait la rue et la piste cailloutée trop dures à une chute, la terre dans une chute était plus mole.

Dés lors dans cette activité d’opportunité, Je commençais à connaitre plus les gens du village . Parmi la clientèle Il y a , ceux qui étaient encore plus avares qu’on ne pense d’eux, et ceux qui sont plus généreux à me remettre un petit quelque chose à mettre dans la bouche. Une pomme , une tranche de pastèque qui me facilitait sans embarras de soif à continuer mon chemin.

Au début c’était peu arrangeant et empressant ce travail, la connaissance dans la pratique me manquait. Il me fallait plutôt être courtois avec les clients .Il n’était plus pour moi à marchander comme je le faisais pour la vente d’un œuf , d’une poule ou lapin qui peuvent se vendre bien après. J’avais sous mon bras un paquet de papier à vendre au jour le jour. Je me voyais ainsi courir et à errer dans un parcours d’une heure des fois un peu plus. Ce que j’essayais de faire, chercher tout venant dans un but précis lui vendre du papier remplir mes poches de pièces de sou .Aller sans peur frapper jusqu’à trois coups à la porte des clients abonnés impatiemment en attente de leur journal. A chaque client intercepté sur mon chemin ou qui m’ouvre la porte , je n’avais qu’à lui remettre son journal en contre partie recevoir l’argent et filer en ayant l’air d’un gars pressé pour continuer sa route . Toute vente d’un journal était au comptant, sans ’échéance, et pas un centime de moins.

Parfois à certains j’avais pas du tout honte de le répéter s’il leur manquait le petit sou à me remettre qu’il n’est pas pour une autre fois. Dés le début les habitués ont pris le pli, bien obligés à payer pour lire ce qui se veut d’intéressant pour eux. Puis Ils ont pris aussi l’habitude d’avoir leur monnaie chez eux. Mes poches ont aussi pris un pli, ma mère avec toute sa manière astucieuse de faire s’est bien vue de leur’ rajouter un second tissu pour qu’il de conflit avec celui qui m’emploie...

Lorsque la majorité des clients abonnés prenaient tous leurs journaux ,il me restait encore à vendre du lot, l’autre moitié de journaux sous mon bras. Je devais courir à des moments de chaleur intense. Ces moments où il me fallait constamment boire et où mon morceau de galette que je porte toujours avec moi avec cette pomme de terre ou parfois un œuf dur ou deux, n’en valait pas la peine de les manger. Ce petit repas ne me servait à rien dans ces moments de chaleur. Les endroits les plus aimés pour moi à visiter c’était les cafés et les quelques boutiques encore ouvertes. Leurs lieux en fraicheur à l’intérieur me soulageaient. C’était un temps court qui passe à l'intérieur pour moi pour vider deux à trois verres d’eau et pour quelques journaux à vendre à des clients somnolents. Ils sont là sur leurs chaises à regarder des mouches volaient où à reposer leur tête sur une table. On sent même à l’ombre d’un toit qu’on vit vraiment la canicule au village.

Ce passage dans les cafés et boutiques pour quelque journaux à vendre est tout bénéfique il m’évitait à ne pas trop crier dans les rues.

Mon histoire…/Part 5

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (5)

Comme tout chaque couplet a tout un refrain qui se répète, à cette tâche de coursier mes jours aussi se suivent et se ressemblent. Mais néanmoins sans saisissement. A Midi l’arrivée habituelle du bus ne sera pas plus que prévu, que sitôt arrivé à destination je suis aprés pour une heure ou plus dans ma routine à livrer et vendre un journal en peine dans la rue. Des fois par peur de voir cet emploi s’envoler à jamais pour un autre, que bien en avance je me retrouve à attendre mon paquet de pacotille. Et comme beaucoup de personnes je n’avais pas de montre. Au village demander l’heure dans une rue c’était à vous entendre dire pour toute réponse : autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Dans ce temps au village; savoir l’heure il n’y a pas mieux que d’aller vers l’horloge de l’église qui se trouvait un peu loin. Pour beaucoup cet accessoire restait le seul dispositif périodique au village qui sans quémander pouvait indiquer l’heure à tout regard. Et c’est durant mes moments d’attente, à la rareté de voir une montre au poignet et à quelqu’un pour faire preuve d’humilité à m’indiquer l’heure. que je peux aujourd hui citer cette citation "Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée."

Le ²quotidien de la vie où va un train de vie au village comme peut être partout ailleurs, laissait voir pour chacun ce nécessaire de mesure de temps. Mais il fut reel à certaines catégories de gens au village ce manque en bien dont on ne peut se passer. Et que pour un luxe à tout gamin de mon âge la montrer autour d’un poignet n’était autre que se vanter. En dépit de cette carence au poignet de chacun ou à une montre à gousset au gilet d’une personne âgée qui manifeste à sa chainette joie et satisfaction, on avait au moins au village l’avantage pour connaitre le temps à tout temps. L’horloge de l’église, était pour nous le moyen infaillible dans son cycle de devoir d’assiduité dans le temps. Et avec précision cette bénéfique grande pendule communiquait l’orientation temporelle Elle fut à tout temps, au matin pour les écoliers tout comme au veilleur de nuit de connaitre l’heure du soir. En somme c’est elle qui régulait la vie du village. Pas loin du village, en banlieue retentissait à des heures précises une sirène à haute intensité sonore conçue et mise au point aux quatre coins du vent ; que si parfois le souffle est favorablement fort et vient dans la direction du village , on l’ entendra comme celui d’un cor. Un souffle long et grave. C’est la rigoureuse sonorisation pour les éloignés du village. Elle n’est nécessaire des lors qu’aux gens habitants à proximité des grandes fermes agricoles des gros propriétaires terriens de la région « Germain » et » Klein «. Le lond son continu est leur seul moyen pour être à l’heure aux champs. Les appels à ceux aussi qui à un temps partiel de l’année, en hiver sous la pluie et le vent, ou qu’en été sous le soleil ardent seront à travailler à cultiver la terre qu’à entretenir les pieds de vigne ou à ramasser le blé et le foin pour les fermes, ou pour des saisonniers payés à la journée lors de la récolte des oranges, où au moment des vendanges. Ce moyen facile de communication, est élaboré en un lieu élevé de la ferme, il averti quand il faut un début ou une fin de journée de travail. Les gens l’appelaient le « book » que pour eux c’était plus compréhensible de le dire en arabe pour être plus compris comme sirène. Le soir au coucher du soleil qu’au son du « book », on voyait revenir au village par groupe des files de peloton en hâte de rentrer chez eux. Des vélos qui roulent pour tout gabarit de personnes, mais nullement en ce temps pour une quelconque reflexion aux deux-roues. La priorité était accordée aux pédales d'abord pour demander plus. Aux guidons de leurs velos seront attachés leurs " Mozeta" ou paniers d'un repas d'une galette et pommes de terre bouillies bouffés dans un temps de repos. 

Au moment des recoltes de fruit elles seront cette fois, pleines d'orange ou de raisons au moment des recoltes, une faveur q'une quantité appreciable que le gardien "el wakafe " les laisse emporter. Malgré la fatigue leurs mozeta qui peuvent les gener. C’est vraiment une course unique de vélos qui se fait quotidiennement le soir au coucher du soleil pour celui qui arrivera chez lui le premier au village. Pour ceux qui reviennent à pieds et rentrent à bout de force ;ils ne seront heureux qu’après une partie de « rounda » ou de dominos dans un coin de table de leurs endroits dans un café maure, ils auront vite à oublier dans ce lieu de détente, leurs peines de la journée. Pour eux le matin d’une journée débute pour une recherche de mie de pain, le soir elle finie comme toujours par la joie d’avoir mangé avant de dormir. Avec tous les déboires rencontrés et subis, la vie était belle en ce temps.

Mon histoire…/Part 4

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (4)

Bientôt pas plus tard que midi , livreur-vendeur je vais commencer à travailler. Dans l’anxiété et l’ impatience l’attente confiante me paraissait bien longue . Un moment de joie pour moi qui sera un sentiment de circonstance par l’apparition de l’autocar habituel du village .Depuis les premières heures du matin je l’attendais. Il sera là à Midi . Le seul autocar qui quotidiennement assure la navette entre une ville proche et villages limitrophes. Il fait son premier passage le matin pour revenir à midi. A la fois pour un transport en commun et un service du courrier postal.Un paquetage special de journaux arrivera cette fois aussi à son bord.

Dans cette attente viennent à sonner pour tout le monde les douze coups de l’horloge. L’heure de l’horloge du village indique Midi, le postier est venu attendre son sac de courrier, prés de lui l’homme pour qui je vais travailler est là aussi .En le voyant dans son embarras à regarder sans cesse par où apparait le bus et s’essuyer le front pour’ avoir laissé sa boutique ouverte, j’étais sur que le lot de journaux arriverait sans faute. Il etait tout le contraire du postier ,qui tout serein etait dans son grand calme. C’est Juste après le dernier son de cloche , de loin, qu'un long klaxon se fit entendre avec un son étouffé comme toujours. C’est l’autocar qui arrive, pour mieux le voir tout notre monde present sur le quai de l'arrret regarde en sa direction. Même quelques personnes par habitude sortiront leurs têtes de leurs maisons. Et pour nous tous , en ce temps la vue d’un autocar qui arrive au village est un ensemble d’événement journalier qui se présente au regard à ne pas rater. Et l’entendre répéter son klaxon une deuxième fois c’est l’événement quotidien . C’est par lui qu’arrive toute nouvelle au village ., et qu’on peut s’attendre le plus souvent qu’un éloigné vienne rendre visite à la famille. Ce son de klaxon avertira aussi que tout passager doit se tenir prêt à monter pour reprendre le voyage. L’autocar est un vieux « chausson » rouge de couleur, usé par la route mais qui arrive toujours à son heure habituelle. Dans ces autocars anciens dans ce temps, Il n’y avait pas de soute pour bagages et gros colis. Tous les gros colis et grandes valises seront déposés ,attachés et mis au porte bagages sur le toit. En arrivant ,son parcours est connu de tous, Il ira d'abord faire son tour autour du monument aux morts pour mieux au départ trouver son sens de direction et pour qu' enfin marquer un court temps à son lieu du village. Sitôt après que tout passager et bagages est à bord il continuera son chemin de parcours. La route pour lui est encore longue et d’autres villageois attendent eux aussi leur événement du jour.

A ce temps d’arrêt quelques passagers descendent, d’autres remontent. Un sac scellé du courrier postal est remis, un autre sac postal reprend sa place. Toute mon intention était préoccupée par le gros et lourd colis ficelé de journaux déposé. Pour ce paquetage le receveur exigera une signature de réception qui sera vite fait pour lui.
Et si pour moi l’attente va durer encore , elle n’est située qu’à l’endroit de vente du local. C’est là que va être la réception et la livraison de mon premier paquet de journaux. C’est de là mon premier pas de course de mon embauche. Tout content de ce premier paquet de journaux sous le bras, j’allais sillonner les rues du village .Mère m’a vivement conseillé de dire dés mon premier pas et avec le pied droit « Bismi Allahi , ala barakati Allah ,Allah ouma fethi li abouaba riskouka".,je n’ai point oublié d’imiter aussi mon père ,comme pour porter ses deux mains ouvertes pour les essuyer au front puis le visage ,les embrassait et dire ensuite « Amine Rabi el alamine,nahamdouk ala niaamike ». Et c’est ce que j’ai fait, Et fin prêt j’étais bon à faire ce tout nouveau travail comme livreur –vendeur, avec une consigne nette : la vente se fera sans rabais et pas de crédit ,un travail rapide et qu’il fallait’ satisfaire tout client abonné ou particulier.

Mon travail n’allait par la suite prendre son train de vie qu’après le louange dit à la lettre,.. Depuis. , Je me voyais après courir ,courir et aller sans distinction à faire à toute personne rencontrée dans la rue . Au début je n’avais en tête aucune expérience et avec elle, celle surtout qui représentait une incommodité pour moi. Faut-il hurler en pleine rue à toute personne ou crier simplement comme le fait au village à haute voix l’habituel vendeur de sardines. Ou bien prendre exemple du colporteur qui se donnait à des cris avec un peu de chant mélodique pour vendre ses articles. Sa voix d’enchanteur et supercherie attirait toujours toute malheureuse ou vieille qui bien naïves venaient faire un achat inutile. Ou à imiter ce tamisier avec sa voix rallongée comme celle d’un coq à la fin pour mieux dire et se faire comprendre que c’est uniquement aux vieilles qui connaissent le métier et qu’il s’adresse. Ses passages et tournées fortuites ne sont fréquentes au village qu’en été. C’est le temps où l’on prépare la provision sufisante du couscous pour l’année, et à passer au tamis avant un lavage le blé ramassé du « el ouchour ou zakat ».Notre bienveillant tamisier s’installera lui et son atelier ambulant à l’ombre , dans un coin d’un mur , ou d’un arbre pour un temps de réparer tout vieux tamis endommagé puis s’éclipse pour une autre rue. On le voyait ainsi trimbaler sur ses épaules tout son nécessaire de travail et crier pour dire aussi la même chose. Ainsi allait la vie pour ceux qui criait pour vivre une vie commode aimable,je me voyais comme eux .
En pensant à ce travail à la crié , hormis la connaissance de toutes les rues et les gens de chaque recoin caché , au seul avantage j’avais cette détermination de bien faire mon travail . Au désavantage je n’en avais autre que cette faculté manifeste à crier dans la rue . Mais elle était par excellence dans ma course qu’il me fallait pour l’animer crier aussi. A cette volonté manquante j’allais mettre toute l’ardeur à cette novice et pour ne pas être assez dans le defaitisme c’est dire tout haut maintenant ce qu’un Ami (Belfedhal)m’a conseillé de faire dans la vie si on ne trouve aucune conclusion, aucun aboutissement :Khaliha A la Allah. Et ce jour là ; je l’ai bien laissé Ala Allah.

A toutes les prochaines randonnées tout s’est bien passé .Les clients abonnés au lieu d’entendre ce cri qui les appelle de sortir ont eu à s’habituer du moment exact de mon passage. Avec le sourire je leur remet leur quotidien ,ils me remettent son prix de vente. Parfois pour certains aimables avec un prix de revient que je n’ai jamais exigé .Sauf qu’à tout défaut, pour une raison ou une autre d’un retard occasionné il serait juste seulement pour moi de m’excuser auprès d’eux pour que le journal soit acheté pour qu’il n’y est ni perte ni profit de par et d’autres.

Etre toujours galant et courtois dans la démarche dans mon emploi , c’est nullement entrevoir une compréhension qui pourrait venir d’un client.

Mon histoire…/Part 3

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (3)

L’évidence d’un travail pour moi était perçue comme toute réalité que tout autour de nous existe et qui est pour tous .Un moyen de subsistance qui sert à assurer l’existence pour tous, à tout le monde qui le souhaite ou le demande. En tout, comme l’air qui est pour n’importe qui , et chacun peut de manière libre respirer pour protéger et maintenir la vie. C’est une réalité qu’on sent mais qu’on ne voit pas, La providence, elle par contre tombe ou arrive sur nous ou pour chacun, tout comme un événement de secours exceptionnel. Elle vient comme un hasard ou comme par chance vers ou pour un but assigné à chacun, sans qu’on la voit ni la sentir...

Et combien de fois j’ai vu partir Père travailler dehors dans le but de nourrir la famille ,quant à ,ma mère que de fois aussi je ne la voyais sortir que si ce n’est pour un sceau d’eau à apporter pour le besoin de la maison. Elle faisait un travail de ménage à l’intérieur de la maison pour un confort de la famille. Cela m’a appris que quelque soit le travail entrepris ou fait, est bien la source de richesses et de bonheur. Et à un certain âge c’est pendant ces vacances scolaires que j’ai apporté ma contribution en me rendant utile par un travail. Un travail qui convenait à mes capacités sans oublier un temps de loisirs.

On m’a bien vu travailler avec mon père, que peut-être encore ici et là faire un autre travail. Peut-être j’ai acquis et gagné depuis un peu d’estime que peut être j’ai acquis aussi une considération d’estime par le travail... Et un jour dans les rues du village on a bien dit à l’ouverture d’une nouvelle boutique qu’un travail de livreur de journaux étant bien vacant. Une telle nouvelle au village se répand bien trop vite. C’était un offre rare qui se présente .Tout ce qui est rare est demandé et n’a aucun délai pour des postulants y compris moi .Et pour être dans la peau d’un livreur on n’allaient pas rater l’occasion par ce temps de vacances. Et j’ai eu cette chance parmi tant de gamins postulant comme moi. On m’a bien fait appel à cet emploi de livreur de journaux et qu’ heureux je l’étais plus qu’il en faut pour mon âge. La première chose qui m’est venue en tète, c’est m’acheter une chemise et un pantalon pour la rentrée scolaire. Je me rappelle encore ce magasin dans un angle de la rue à Alger, il était situé dans ce temps en face du monoprix de Belcourt. Ce temps c’est lorsque aussi j’allais dans une grande ville et pas une moindre, passer un temps de vacance. Voir des films qui ne cassent pas en pleine projection qui sont bien en couleur et grand écran, à m’acheter et lire autant de B.D et pour regarder d’un balcon cette chose bleue appelée téléphérique suspendue à deux câbles monter et descendre. Il m’est arrivé un jour de payer ma place pour voir aussi si entre ciel et terre j’aurai le vertige en regardant les gens bougeaient en dessous.

Dans cette circonstance c’est un truisme de dire l’évidence n’est pas réalité à tout le monde et à celui qui la demande. Et pour être à la fois livreur et vendeur de journaux la providence s’est présentée encore pour moi Mais deux ou trois postulants de mon âge ne manquaient jamais un jour à l’appel... Dans ces moments de vacances pour eux, qu’au lieu d’aller à des loisirs seront à l’affut à l’attente un prévisible changement de livreur de journaux. Ils s’agglutinaient tout au long du mur du magasin où chacun conjointait dans sa boite à idée un jour de chance. Chaque fois que le bus arrive Je les voyais venir coller le dos au mur sans se lasser un jour. Cela m’inquiétait. Ainsi d’heure en heure s’attachant à l’âpreté au gain, aux yeux du propriétaire l’espoir s’écoulait pour eux de convoiter un jour mon gagne-pain.

Pour eux ne pas se fier à l’évidence c’est refusé d’admettre un fait réel qui se manifeste pour tout le monde sans intermédiaire. Et le rappeler n’est peut être pas inutile. Dans ce nouveau travail pour moi, à chaque jour qui vient et que ma tâche va commencer, je me voyais attendre l’heure habituelle d’un autocar par qui le courrier postal et le paquet de journaux arrivent. Je vivais ces moments là où tout le monde rentre chez soi pour enfin reposer ses pieds. L’heure de travail ira se perdre sous la chaleur de midi, et son soleil d’aplomb difficile encore de vagabonder dehors. Et avec mes nu-pieds en nylon plus légères que jamais, je me trouvais donc courir à livrer et vendre un journal ici et là. La pratique du mode de locomotion du livreur que j’étais c’est courir par intermittence quand il le fallait au lieu de marcher. Une bien différence et de beaucoup à celle du facteur ayant tout son temps même à se reposer pour une fatigue ou un contretemps.

Moyennement une rémunération pour la prestation fournie m’est accordée. Pour la sueur de mon front, je ne faisais aucune allusion d’un dédommagement comme frais supplémentaires. A toute éventualité de ma part d’une quelconque prétention désagréable d’accroissement la perte d’emploi était illico. Mais ce e qui n’était clairement pas spécifié lors de l’engagement, c’est la brulure causée par les rayons dus au coup de soleil qui au soir ça fait terriblement mal. J’ai été trop succinct quant à cela.

Devant cet embarras dû au dépourvu de mon inconscience, je me suis vu engagé mon paquet de journaux sous le bras j’avais à livrer qui se rapporte aux nouvelles de faits divers et d’événements. Et chaque jour ainsi en temps voulu et selon une tournée prédéfinie sous une chaleur ardente. Je n’avais ni la préférence ni nullement le choix à changer sa particularité de distribution. L’ingénuité m’avait conduit à accepter sans réfléchir aux conséquences. Mais cette candeur en moi m’a certes permis à trouver un travail rare, et pouvoir en outre gagner quatre pièces d'argent à rajouter au besoin du budget de la famille. Et nous étions de ceux qui en étaient tellement dans le besoin.

Comme on dit si le mal est fait, on ne pouvait revenir dessus et je me suis dit aussi que je pouvais tenir le coup. Je savais que le soir ma mère serait bien auprès de moi avec quelques effets magiques. Et à ne point regretter ce tort Il m’a fallu choisir dans ce contexte où l’on doit éprouver entre le mal qu’un travail donne et son bien qu’il procure. Et c’est au choix des pièces de sou que l’on m’offre pour un besoin économique que j’ai opté, au détriment de tout inconvénient d’un mal qui pourrait me clouer au lit. Tant pis aussi, aux brulures et au coup de soleil à cette pauvre tête de ciboulot si j’en ai préféré ainsi son sacrifice. A l’abnégation carabinée, je ne voyais que tout au plus qu’à une caboche victime et je me savais responsable.

Et si à ce passé lointain qui revient pour moi, sur cette hypothèse dire une morale en est bien nécessaire maintenant pour moi. Et mon ciboulot en cherchant a trouvé la citation qui dit tout simplement pour mon temps lointain, ‘
Ne conquiers pas le monde si tu dois y perdre ton âme car la sagesse vaut mieux que l'or et l’argent’’

Mon histoire…/Part 2

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (2)

Le soleil à midi tape si fort. Et l’été au village, on le ressent avec ses étapes de chaleur tout au cours de la journée... Au zénith l’air devient sec, étouffant et brulant. Un soleil d’aplomb dehors comme à l’intérieur va de plus en plus étendre son ardeur. Et s’il fallait ne trouver mieux qu’à apaiser une soif, l’eau de la fontaine publique du village était la propice. Le réfrigérateur l’inconnu, encore non familier pour l’indigent n’avait pas encore sa place sous un toit en terre cuite ou en chaume. Mais l’outre en peau de chèvre par contre ornait la poutre de l’entrée de la maison pour tout assoiffé. C’était formidable ce temps de trouver pour un gosier à sec la fraicheur d’une gorgée d’eau d’un gout agréable. Sa confection demande simplement une peau de chèvre à quoi ’on applique à l’intérieur une substance d’huile de cade appelé « gatrane ». L’outre garde l’eau dans une température constante de fraicheur et la substance appliquée lui donne un gout unique. Ce gout persiste chaque fois qu’on la remplie. Que de fois , par un temps chaud tout passager inconnu et imprévu, déshydraté par une soif, demande qu’on lui donne à boire. Pour toute goulée un remercie et des louanges viennent à son hôte ,que parfois pour illustrer cette générosité bienfaisante à tout assoiffé que l'hôte avec une "koucha" ou une galette bien chaudes accompagne le petit récipient d’eau. Et c’est à cette heure de l’après-midi pendant l’été que je me trouve dehors avec mon paquet de journaux sous le bras à courir.

L’ombre de tout arbre disparait de la vue. Et les quelques rues goudronnées du village deviennent si brulantes que même pour les pauvres moineaux venus picorer sur le sol leur nourriture on les voit sautiller. C’est leur seul moment de la journée où ils peuvent se sentir tranquilles loin des mauvais regards hostile et manger à leur faim. Par endroit de la rue le goudron en devient très chaud et lamentable à poser le pied dessus avec ces genres de chaussures nu-pied en nylon. Des sandales très répandues à l’époque, pour tout infortuné, malheureux et qui inspire de la pitié. Elles sont si Légères, souples et adaptables à tout pied de gamins, et elles se bazardent au marché à un prix quelconque que nos pères achètent non pas pour leur légèreté à nos pieds mais pour leur longévité. Malheureusement ils n’en savent pas ce qu’on ressent à travers leurs minces semelles au moment de ces chaleurs d’où une brulure pénètre la plante des pieds. Marcher sur du goudron chaud ou sur des braises c’était kif kif. C’était cuir à petit feu les pauvres pieds. Et si le pied, se pose par mégarde sur tout caillou pointu, un crie de douleur est lancé suivi d’un chant vocal d’injure et de grossièreté. Ce qui se fait entendre fera peut être rire les blancs-becs; mais pas pour longtemps chacun en aura pour son compte et en son temps pour chanter aussi.

A ces sandales absolues et inconditionnelles Leurs traçabilités de lanières dues à la sueur qui colle et une poussière qui s’y dépose laisseront des empreintes indélébiles sur la surface de l’épiderme de nos pieds. Elles feront une apparence tel un dessin de vertèbres thoraciques et que de fois a t-on vu nos pieds ainsi. On croirait qu’on ne les a jamais mis dans l’eau pour les laver. Toutes neuves leurs bordures sont un peu dures très tranchantes. Et comme toute chaussure neuve qui au début de la marche laisse sa marque, ces sandales attaqueront en premier les malléoles internes et externes du pied. Là où les bordures tranchantes s’arrêtent pet les maintiennent au pied. Leurs plaies feront mal un bout de temps. Il arrive pour certains que c’est bien nécessaire pour eux à marcher ou de jouer sans ces nu-pieds jusqu'à la totale plutôt qu’à crier de douleur au moindre contact. Qu’Il n’en déplaise après tout, ces fameuses blanches sandales nous en tant aussi servi pour marcher dans l’eau sans donner cette peine de les ôter ou pour frapper un ballon.

Et c’est Sous cette chaleur de midi, qu’il est difficile encore de vagabonder sous son soleil d’aplomb, que je me retrouve engagé à courir avec des sandales en nylon. Mon contrat de livreur dira que la livraison commencera à Midi et stipule la notion du temps : Que la remise devrait se faire par vent ou grêle, et tout autre obstacle naturel. Moyennant une rémunération pour ma prestation.

Mon histoire…/Part 1

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Mon histoire…L’histoire toute simple de moi (1)

Je la raconte enfin cette histoire, toute simple, facile à comprendre dans la vie, et que je reconnais comme mienne. Non pas toute l’histoire à raconter, mais juste à dire quelques phrases d’un pan de jeunesse de ma vie.

Avec passion aussi, telle quelle je vais essayer de la REVIVRE pour la remémorer. Mais il ne tient qu’à moi de la radoter comment qu’elle a aussi occupée une certaine durée réellement du temps dans mes fastes années d’une jeunesse.

Que l’on sache que Je ne suis ni écrivain, ni un humoriste qui n’a pas été assez heureux sur sa vie pour qu’on ne dira pas pour moi par la suite que : " Tout humoriste est un rosier qui a ses fleurs en dedans et ses épines au dehors."

En étant maintenant retraité je me repose enfin, éloigné de tout bruit équivoque à la vie. Je suis devenu comme tout guerrier au repos après un rude combat, épuisé et blessé; à contempler devant lui le champ de bataille et le résultat de sa gloire avec ses conséquences. Et tout comme lui, fatigué je me suis retiré dans l’espace choisi de mon endroit préféré où l’âme dans sa tranquillité peut se reposer à son gré.

En plus ma vue a tellement baissé, que je ne lis plus comme autrefois, plus de Chase ni d’Agatha Christie. Avec cette perte de vue qui cloua mes yeux même pour une lecture quelconque ma pensée s’en est allée ailleurs. Décidé à ne faire aucun effort même pour penser à ce qui vient et qui part et à ce que je devrais faire dans la vie... Et là, je vis au diapason du jour à ne pas penser mais à trouver des mots conformes à la réalité, qui sont convenables et courtois pour raconter au moins maintenant mon histoire. Cette histoire de jeunesse qui me tient tant au cœur à raconter.

Et là où mon histoire débute, c’est avant cette retraite il y a bien, bien longtemps et que tout gosse je l’étais. Je me rappelle que dans la vie courante que je menais pour un enfant qui va encore à l’école, j’ai fait ce qui pourrait être considéré « un hors du commun à mon âge ». Et à cet âge, j’ai travaillé tout comme un émondeur qui prend son sécateur pour la première fois pour tailler les branches d’un arbuste. Un travail pendant les vacances scolaires effectué et accompli comme saisonnier. Je me rappelle qu’on me disait que ce n’était pas un emploi à plein temps et que je vais m’y habituer par le temps. Mais pour moi il a occupé mes temps de loisirs avec mes amis... Et comme tous les mômes qui riaient à la vie au jour le jour : que pour moi dans ce temps le besoin impérieux de la famille m’incitait à sourire seulement, c’était une vie pour moi qui découlait dans une nécessité de pauvreté pour la famille que je menais et qui coulait au fil des ans au cours des vacances. Et sourire au lieu de pleurer pour moi c’était regarder en face la vie dans ses circonstances...

Je me rappelle qu’à cette époque comment tous les petits colons bien aisés bénéficiant d’un bien matériel aux commodités disponibles jouaient à la fin de l’école au moment des vacances que cela faisait rouler la bosse en rêve et en espérance pour les moins chanceux de la vie à posséder en ce temps un petit vélo. Et pour ces moins aisés dans la vie, ces commodités matériels resteront indisponibles, si ce n’est le vélo du père qui ne rentre d’un long parcours que tard le soir et qu’il sera déposé et confiner dans son coin pour qu’il ne puisse être qu’admiré sans y être touché.

Et rare des mômes de mon âge qui ont et qui auront le privilège à posséder ces deux-roues comme jouet propres à eux. Mais le besoin nous a appris que pour ne pas pleurer sur notre sort, nous nous contentions d’adoucir et amadouer notre amour propre. Alors nous fabriquions nous même pour notre plaisir seulement avec quatre planches, quelque clous, trois petits roulements et un axe boulonné avec écrou nos petites merveilles qui rouleront sans fuel ni essence. Sauf qu’ils feront entendre aussi pour nous faire plaisir leur mécontentement par un bruit infernal qui fera mal aux oreilles aux gens biens aisés au moment d’une bonne sieste. Ce qui leur fera au lieu d’en rire comme nous à grincer leurs dents sous leurs oreillers.

Et c’est à ces moments de bonheur pour nous avec nos jolis engins de bois ,que nos deux garde-champêtres un gros et un plus mince ‘(surnommés Laurel et Hardy pour leurs formes identiques) trouvaient de la peine pour ne pas nous laisser rire dans la rue comme ceux qui avec une raie au milieu de leurs cheveux ou bien coiffés d’un béret riaient sur de jolies vélos panachés aux divers couleurs...

Et à cette époque de ma vie, j’étais à l’ âge qui se veut qu’obtenir une chose pour jouer c’est se démerder à en faire quelque chose d’autre pour jouer avec ou à vendre des figues de barbarie pour avoir un sou en contre partie. Il arrive qu’en été à la récolte du tabac le cultivateur contre quelques sous fera appel à nous garçons et filles en bas âge pour ramasser et emmener les feuilles à sécher jusqu’aux femmes vieilles habituées. Une besogne qui demande pour elles la rapidité. Ces femmes travailleront assises, la plus part habituées à cette tâche pour percer les feuilles, les rassembler sur une longue et grande aiguille et à les enfiler sur un bout de ficelle comme on en fait un chapelet. Chaque longueur d’un bout de ficelle compte douze feuilles de tabac. Cela facilitera au décompte de chacune des vieilles femmes et nous avec au moment du paiement. Et comme une machine qui ne s’arrête que si elle tombe en panne, ces veilles s’activent et nous demandent à nous gosses de leur en apporter ces feuilles de tabacs. Il s’avéra ensuite pour moi que même vacataire ce travail de temps à autres des saisons m’a donné l’aspect de vivre la vie d’un homme.

Et un jour au cours des vacances, que pour moi va commencer une nouvelle vie. Me voyant inutile à la maison et sur conseille de ma mère, voilà mon père qui m’engage sans contrat comme associé à lui. Elle me dira ce jour là pour consoler ma peine que cela aidera mon père à payer mes cahiers de classe et mon vieux pantalon qui commence à perdre sa face normale de derrière en plus des genoux qu’elle trouve de la peine pour les rapiécer encore davantage. Elle m’a dit aussi que je ne travaille que la matinée des jours de marché des villages voisins au nombre de trois y compris le jour de marché de notre village. Ça m’a fait de la peine au début de me lever si tôt avant que le coq ne se lève et chante. Par la suite je me suis habitué à réveiller même ma mère pour préparer le café du matin avant notre départ.

Et c’est par un matin, j’ai commencé à vendre des œufs et des poules, les canards et leurs œufs de couleur obscure et vert-crème et comme je ne les aimais pas du tout que je m’en passais d’eux. Père me disait que pour bien des gens c’est le canard qui est bien demandé pour son foie. Père me disait ça parce que je n’aimais pas du tout la chaire et la viande d’un canard. Comme à tout temps je le voyais patauger dans une mare d’eau parfois sale que j’en avais horreur. Par contre le jour de l’an pour nous autres autochtones, la trop appréciée dinde malgré son prix se vendait plus facilement. A l’époque mes souvenirs me disent, il n’y avait que des dindes et dindons noirs et difficiles à approcher ; maintenant de nos jours on en voit certes des dindes mais toutes blanches bien dociles et qu’aucun glougloutement ne sort de leurs beaux gosiers. Le temps a bien changé même pour cette volaille d’être moins agressives et leurs plumes devenues blanches ne sont plus noires. L’évolution a changé même l’aspect du gout, que la dinde n’a plus son gout d’avant Le lapin se vendait lui, plus facilement à cause de sa peau. On venait même faire sa commande à la veille du jour d’un marché pour en faire de sa peau une « derbouka, instrument fait en terre cuite et qu’on joint à l’une de ses extrémités une membrane telle cette peau de lapin. Un joujou préféré aux jeunes filles pour leurs soirées de Ramadhan et de noces».

Puis à force de rester parfois inactif en dehors des jours de marché et à dans ce métier travailler en association avec mon père. Les dépenses à mes caprices d’enfant s’empilaient pour mes maigres revenus à acheter un MIKI le RANGER.

II me fallait changer de métier au plus vite. Je suis passé à un travail de fourmi plus actif. Un travail permanent plus simple pour moi et plus libre de mes mouvements. L’occasion m’a été donnée et offerte pour vendre des journaux. La vente se faisait à midi juste à l’arrivée de l’autobus qui ramenait le courrier à la poste et mon paquet de journaux. Cette tâche consistait d’aller frapper de porte-à-porte, vendre les nouvelles du jour pour ceux qui somnolaient dans leurs lits au milieu d’une sieste ou au moment de mettre leur couvert pour un repas de midi.

Parfois en m’ouvrant la porte cette odeur d’une bonne cuisine m’arrivait jusqu’aux narines. Parfois je sentais ce creux d’estomac que j’enviais ceux qui étaient à table en pensant à cette maigre mais fétiche « Meida » de ma mère. Que parfois dans l’imagination je me suis percuté à cette question : et si par bonté, ils ont rajouté à la table un couvert pour moi, que vais-je leur dire pour m’excuser de leur geste d’hospitalité. Que de fois avec mes journaux à la main en frappant à une porte je me suis imaginé invité comme un convive à prendre un repas copieux. Que de fois de mon imagination sortira cette réponse qui leur dira pour ne pas les vexer qu’un travail important m’attend et ils comprendront...

Et que de fois j’ai pensé à la moralité de la laitière et le Pot au lait ; rêver l’existence c’est plaisant ; agréable et que c’est bien. Et que : ‘’L’imagination est un refuge nécessaire qui compense la médiocrité du réel.’’ (Lafontaine).

El Menfi, le Déporté

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Pour l'ami Abderrahmane, si cette traduction convient bien que mal à la chanson d'el Menfi


El Menfi le deporté


En écoutant cette chanson ceux qui ont vecu le passé colonial ont les larmes quand ils pensent . Les paroles vont droit au coeur.
goulou lommi matebkeesh : yal menfi = O » ! Déporté. Dites à ma mère de ne point pleurer..
waldek rab
bi mayy khalleesh : yal menfi = O » ! Déporté . Dieu n'abandonnera pas ton fils .

aw ki dakhal fi wast bibaan = O » ! Déporté ! toi qui vas rentrer à travers les six portes ..
wa seb3a fih el gidaan = la septième dans son intérieur , y en a des « gidaan » (Gidaan= ???)
wa galou li kashi dokkhan = On m’a dit si j’en ai du tabac?
wana fi wasthom dahshan = moi ! parmi eux j'étais déconcerté

aw ki dawni le tribunal = Quand on m'a trainé au tribunal
jadarmiya kbaar wisghaar = Gendarmes grands et petits
aa wissensla tewzen qantar = la chaîne en pèse le quintal
darbouni aam wa n'haar = la sentence a été pour moi à 1 an et 1jour

3ala dakhla haffouli raas = Dès mon arrivée ils m’ont rasé la tête
wa aataouni zawra ou bayas = m'ont remis couverture et paillasse
wil grifounia assaas = le prévôt fut pour moi gardien
arift minya tesmaa siyyet = A huit heures , on n’entendra que le silence

aw ya galbi wish daak diif = O ! Cœur pourquoi t’en prends tu au dégoût.
wa souba day man kifkif = La soupe n’en est que toujours la même
wil gamila maamra bil maa = la gamelle remplie d'eau
wal gralou 3ayem fiha = Que des cafards nagent dedans
sobri yemma matebkeesh : yal menfi = O » ! Déporté. ! Mere patiente ne pleure point.
goulou lommi matebkeesh : yal menfi = O » ! Déporté !. Dites à ma mère de ne point pleurer.

waldek rabbi mayy khalleesh : yal menfi = O » ! Déporté !. Dieu ! N’abandonnera pas ton fils.