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Le Coin de BELFEDHAL Abderrahmane

AZIZ ET L'AVEUGLE

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OPHILE GAUTIER ABDERRAHMANE Aziz  et l'Aveugle

Dans la douleur les êtres humains se retrouvent. Ils crient leur désespoir et leur tourmente dès fois en pleurant d'autres fois dans un silence stoique à faire frémir les échos les plus lointains.

Ici dans une page errant dans les sphères des temps immuables le poète et le chanteur bien au delà des containtes et les intimes convictions livrent leur destinee à tout ce qui bouge à leur place et traduisent tant bien que mal leur détermination à se manifester timidement dans la nébuleuse du JE/ NOUS pourtant nombreux sont ceux qui regardent sans saisir la potée réelle des choses.

Le poète s'est livre entièrement à la grâce de son chien fidèle alors que le chanteur s'est adressé à la foule pour le mettre au diapason de la couleur d'un clair de lune ou un rayon pale soit-il caressant froidement à la fois son âme son esprit et son corps.

 

VICTOR HUGO le chef de l'école romantique a laissé entendre qu'il ne cherche pas à démontrer logiquement mais à frapper les imaginations.
ILLUSTRE POÈTE.

CHANTEUR DES ANNÉES DE JEUNESSE
L'AVEUGLE VOUS TEND SES BRAS ET VOUS SERRE CONTRE SON CŒUR QUI A SOUVENT PLEURÉ SANS VOIR LA COULEUR DE SES LARMES.


L'aveugle

Un aveugle au coin d'une borne,
Hagard comme au jour un hibou,
Sur son flageolet, d'un air morne,
Tâtonne en se trompant de trou,

Et joue un ancien vaudeville
Qu'il fausse imperturbablement ;
Son chien le conduit par la ville,
Spectre diurne à l'oeil dormant.

Les jours sur lui passent sans luire ;
Sombre, il entend le monde obscur,
Et la vie invisible bruire
Comme un torrent derrière un mur !

Dieu sait quelles chimères noires
Hantent cet opaque cerveau !
Et quels illisibles grimoires
L'idée écrit en ce caveau !

Ainsi dans les puits de Venise,
Un prisonnier à demi fou,
Pendant sa nuit qui s'éternise,
Grave des mots avec un clou.

Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L'âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau !


Théophile GAUTIE

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Le Poète Et La Foule

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Le Poète Et la Foule de Théophile Gautier

Feuille

La plaine un jour disait à la montagne oisive :
« Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu ! »
Au poète, courbé sur sa lyre pensive,
La foule aussi disait : « Rêveur, à quoi sers-tu ? »

La montagne en courroux répondit à la plaine :
« C’est moi qui fais germer les moissons sur ton sol ;
Du midi dévorant je tempère l’haleine ;
J’arrête dans les cieux les nuages au vol !

Je pétris de mes doigts la neige en avalanches ;
Dans mon creuset je fonds les cristaux des glaciers,
Et je verse, du bout de mes mamelles blanches,
En longs filets d’argent, les fleuves nourriciers. »

Le poète, à son tour, répondit à la foule :
« Laissez mon pâle front s’appuyer sur ma main.
N’ai-je pas de mon flanc, d’où mon âme s’écoule,
Fait jaillir une source où boit le genre humain ? »

 

Le Site à ce niveau top reflète à plus d'un titre tous les bien faits de la montagne sans pour autant amoindrir l'apport considérable du genre humain.

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