Algermiliana banniere animee 2

Le Coin de BELFEDHAL Abderrahmane

  • Au temps de si Hmida

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    Le coiffeur est un distributeur de plaisir, La coiffure est un art de changement, il faudra donc évoluer ou accepter de disparaitre ; une telle affirmation est à discuter.

    Si Hmida, coiffeur des temps de nos âges enfantins disposait dans l’accomplissement de son œuvre d’un outillage très simple, usant également d’une technique tellement plus simple qu’elle égalisa la souplesse tant le geste mécanique était adapté au rythme du ronronnement de la tondeuse manuelle.Coiffeur d'antan Quant au coiffeur de ces temps qui nous échappent c’est toute une autre histoire, alors autant commencer par le commencement.

    Chaque village retient en mémoire le nom de son coiffeur. Chaque âge enfantin garde dans le recueil des nuits et les jours l’éclat de son premier Mouniou. Mon village, Ô royaume de tous les sentiers battus, encore une fois je te demande de rehausser le blason des cheminées bercées par la complainte des vents, propulsant en douce les arômes de la belle époque. Une époque, un âge enfantin et voilà l’une des plus belles romances qui nous revient portant sur ses ailes la simplicité qui avait tant charme le bon vieux temps.

    En ces temps-là il n’existait que trois modèles de haute coiffure répartis entre la coupe, la brosse et enfin celle qui plus tard devait s’attribuer le nom d’une référence à la fois historique et artistique se rapportant aux personnages de TARAS BOULBA et GOUJAK.

    Le coiffeur de nos jours vous surprend par le seul énonce du type de coiffure à adopter. Honorables clients nous utilisons un matériel rénove et nous sommes là dans le but de vous satisfaire et surtout pour vous embellir.

    Le menu est varié et comporte selon le goût et les préférences un certain nombre de choix :
    Nous avons la coupe classique, la coupe en dégradé, la bande, la bande courte, la casquette, la coupe militaire, les marines ect…ect...
    Du côté de la brosse, nous disposons d’un outillage roulant en entier par la bienfaisance des attributs énergétiques. La tondeuse électrique est réglée suivant des crans à niveaux variables et légèrement actionnée, elle suivra le chemin indique de façon efficace et sans aucune retenue.

    À l’époque de Si Hmida et à l’instar de tous les Si Hmida de la vieille romance, la tondeuse manuelle prenait souvent un malin plaisir à observer une petite pause pour rafraichir ses dents à cause d’un accrochage avec un cheveu entêté très attache à sa réserve.

    En dépit des signaux largues par le client, Si Hmida, calme, sobre et serein, trop bien à l’aise ne manifestait aucune gêne.
    Honorables clients, nous attirons votre aimable attention que les choses ont nettement évolué au niveau de la dissection et la répartition des bribes de cheveux, désormais les choses ont un look de vraie jeunesse.

    La boule à zéro, loin de rester rigide et kalbo elle s’est fait un nom et une référence. Bien plus, elle évoque la fantaisie. Au temps de Si Hmida, la tondeuse manuelle réglée au cran unique, encouragée par la hardiesse des doigts subtils suivait normalement le chemin à parcourir le plus normalement du monde, enfin presque ! Car de temps à autre manquant de carburant elle provoquait de légers sursauts. Le client habitue à ce petit jeu voyait en ce tour de manivelle un signe qualitatif de bonne œuvre. Honorables clients, nous disposons de la boula un, de la boula deux, et bien entendu même la boula trois. Ainsi va la vie, de quoi laisser pantois l’adepte de la coupe des anciens temps !

    Au temps de si Hmida, l’arsenal déployé était fort simple mais tellement mécanise face à nos yeux et à notre vision sur la complexité des choses qui nous entouraient. L’arsenal était constitué de :
    de peigne, brosse à cheveux, ciseaux de coiffure, sèche-cheveux, serviette, punto, et bien sur la serviette et la lavande. Cependant que dire de l’arsenal déployé par le coiffeur et la coiffeuse d’aujourd’hui ? Un arsenal digne de mabrouk s’en va en guerre ! A vous d’en juger : séchoir casque, fer lissant, rouleau de mis en pli, ciseaux à sculpter, tondeuse pour nez et oreilles, stérilisateur, etc. …etc. …la liste est loin d’être terminée, défrisant, mèche de cheveux, coloration des cheveux, décoloration, décapage, et la liste n’en finira jamais !

    De l’outillage utilisé par si Hmida les lames Gillette attiraient ma curiosité car très bien coffrées dans leurs boites, reflétaient le portrait d’un personnage à l’allure élégante et imposante.

    En relief, un grand navire sillonnait les hautes mers. Le message était clair net et précis : avoir cette force de disséquer le cheveu depuis sa racine.
    Le petit salon de si Hmida dégageait sans cesse la fraicheur de l’eau de Cologne et surtout cette poudre si douce et si agréable qui par les doigts tendres vous tamponne la nuque durant quelques secondes laissant sur place une profonde sensation couleur de Printemps.

    Le client retardataire ayant opté pour une belle coupe se contentera toute fois d’une simple touche de punto. Le tube à force d’être presse n’est alors qu’un tout petit bout de tube.

    La musique par contre ne manquait pas. Le tissef…TSF…relié à un ressort en spirale accroché au plus haut niveau du plafond, en dépit d’une réception en dents de scie, arrivait tant bien que mal à saisir au vol les ondes magiques.

    Si Hmida tenant par une main les ciseaux de coiffure, le peigne de l’autre main semait au gré des vents les restes ultimes d’une chevelure autre fois en liesse. Dans une démarche victorieuse la tondeuse se frayait un passage acquis parmi les cheveux qui, au fil des heures s’entassaient sur un coin du sol savamment arrose au grésil noir. A l’allure de petites dunes les bribes baignaient dans le gris, le blanc et le noir, signes des âges en passage.
    Une glace de moyenne dimension fixée sur le mur ajustait au mieux les gestes augustes de si Hmida. Sur une table basse, un bastos bleu grillait à petites étincelles gisant au fond d’un cendrier en porcelaine blanche.

    Défiant le vieil adage qui reprochait aux coiffeurs leur amour pour le bavardage, si Hmida dialoguait peu avec ses clients. Usant de la main, il orientait le faciès du client dans la position adéquate et permettre à la machine de suivre convenablement les instructions requises. Durant les jours de fêtes et la rentrée scolaire, le petit salon faisait preuve de bonne audience. Dans toutes les occasions et les situations si Hmida était présent.
    Pour nos parents, la brosse tenait une place de choix. Elle est économique et les cheveux mettront un peu plus de temps pour réapparaitre de nouveau sur scène.

    En pareille occasion, si Hmida doublait la vitesse s’appuyant largement sur une oreille sourde, fonctionnant à merveille. Les tics et les ais faisaient partie des décors. En quittant le luxueux salon on aura payé cinquante centimes. Si Hmida visiblement satisfait disait presque en silence : sahit.

    Cependant et contrairement à tous les HMIDA d’antan, le coiffeur d’aujourd’hui est soumis à des règles de formation. On s’intéresse encore plus à l’étude des risques provenant de ce métier.

    En France pour accéder au titre de coiffeur il est possible de suivre un CAP coiffeur durant deux années d’études, un autre diplôme complète le CAP, il s’agit du brevet coiffeur, d’autres diplômes sont proposé par les grandes écoles privées dites de hautes coiffures.

    Dans les détails que nous venons de citer on aura perdu de vue Si Hmida, mais patience mes chers clients car ce qui a été désigné comme art de changement n’est en fait que la face cachée de l’iceberg et quelle face ! Des études récentes ont démontré que le coiffeur et la coiffeuse sont exposés à des risques tels l’inhalation et le contact cutané avec des produits toxiques aggravés par la découverte de substances susceptibles d’entrer dans la composition des produits cosmétiques.

    Une expertise réalisée en 2016 par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ANSM sur l’exposition aux produits cosmétiques et les troubles de la reproduction, recherche effectuée sur les métiers les plus exposés aux produits cosmétiques c’est à dire les professions de coiffeur et des soins de santé.

    Les épidémiologistes et les médecins du travail ont observé que les coiffeuses sont plus exposées au cancer du sein que la population générale, ce risque est également détecte chez les femmes qui utilisent des teintures capillaires. Les risques de cancer du poumon et de la vessie ont été observé par les spécialistes cites ci-dessus. Ces types de cancer ont été retrouve également dans les industries des colorants. Les coiffeurs et les coiffeuses par l’usage de leurs mains s’exposent à des dermatites eczématiformes, allergies touchant à la fois la peau, les poignets et le bas de l’avant-bras.

    Certains gants talques ou non talques peuvent contenir des allergènes. Les notions scientifiques que nous venons d’étaler pour soutenir Si Hmida sont le résultat de l’expertise réalisée par ANSM. Si Hmida dans ta simplicité tu étais réellement un distributeur de plaisir et de bonheur, dans ta simplicité tu as atteint le top des Étoiles. Dans toutes les occasions tu as été égal à toi-même. Dans ton humble salon de coiffure la lavande et le grésil noir se partageaient le nectar d’une propreté conjuguée à tous les temps. Jadis on était ces petites têtes qui obéissaient sans faille aucune à la prouesse de tes doigts subtils et aujourd’hui nous sommes ces cœurs qui ressentent la joie de vivre un instant de toutes les grâces d’un temps révolu.

    Un temps que les métiers de la bonne heure avaient consigné dans l’un des plus beaux recueils intitule retour dans mes souvenirs. Un titre que l’agréable site Alger Miliana en avait fait son fer de lance ou même plus une sorte d’âme douce. La présente approche ne constitue pas à nos yeux un frein à l’émancipation et le développement mais bien au contraire une forme de questionnaire à dresser sur les aspects négatifs de ces produits multiples qui inondent les marches enflâmes par la surenchère d’une publicité vide de conscience car base sur le gain et le profit. Vu les risques qui caractérisent cette ruée vers les salons et les instituts de soin et de beauté, à mes yeux, le petit salon de Trézel restera toujours le réel distributeur de plaisir et de quiétude. Le vieil adage nous pousse à reconnaitre que la bonne soupe se trouve dans les vieilles marmites.

  • LOKMAN EL HAKIM

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    La sagesse peut provenir de longues grandes circonstances de la vie mais devenir sage n’est pas toujours vieux citation.
    La sagesse c’est la connaissance du vrai et du bien, fondée sur la raison et sur l’expérience.
    Lokman est le nom d’un sage pré islamique que le coran dans la sourate 39 a mentionné son nom cependant les savants en théologie s’accordent à dire que Lokman est pas un prophète il aurait vécu au 11eme siècle avant jésus christ.
    Lokman bien qu’il ne soit pas prophète dieu lui a accordé la sagesse qu’il a mis en pratique de façon exemplaire et bénéfique en insistant sur le mode suivant :
    Faire ce qu’il faut,
    Comme il faut,

    Au moment qu’il faut ; tout en respectant scrupuleusement les règles suivantes :
    Dire la vérité, respecter les dépôts et enfin délaisser ce qui ne me concerne pas ; Lokman transmettait à son fils les principes de la grande éducation tout en l’exhortant très calmement et avec beaucoup d’affection, cette attitude à enseigner manque douloureusement aux programmes de l’éducation et de l’enseignement de nos jours. Lokman dans ses recommandations a mis d’emblée l’accent sur l’unicité de Dieu en évitant de façon absolue de donner des associes à Dieu : les recommandations de Lokman sont un excellent exemple de sagesse pour gagner les cœurs et capter l’attention. À toutes et à tous les recommandations de Lokman el Hakim à travers la présente vidéo suivie par un énonce des différents enseignements tirés du récit coranique :

    Après avoir écouté le récit coranique, quels enseignements peut-on alors tirer ? Pour cela nous avons ensemble le grand plaisir de nous rapporter sur l’œuvre écrite par le Sheikh Abdou Rezek el Badr traduit par Habib Rahman, revu et corrigé par ISLAM HOUSE dont le lien est : www islam house, com. L’islam a la portée de tous.

    La sagesse est accordée par Dieu à qui il veut parmi ses serviteurs, elle représente un bien immense.
    Les moyens pour l’obtenir c’est l’obtention des causes que le serviteur doit mettre en pratique et compte tenu que Lokman étant un dévot plein de ferveur pour Allah, il est alors digne d’apprendre à son fils ces grands principes éducatifs bases essentiellement sur la sagesse, le bien et la réussite.

    La nécessite de reconnaitre les bienfaits d’Allah qui dit : NOUS AVONS EFFECTIVEMENT DONNE À LOKMAN LA SAGESSE : SOIS RECONNAISSANT ENVERS ALLAH.
    Dans ce contexte Allah dit :
    SI VOUS ÊTES RECONNAISSANTS, TRÈS CERTAINEMENT J'AUGMENTERAI MES BIENFAITS POUR VOUS. La reconnaissance d’un bienfait s’exprime par le cœur, la langue et les membres du corps qui utilisent ce bienfait dans l’obéissance de Dieu.

    La reconnaissance de Dieu par le serviteur n'est d’aucune utilité pour Allah et le déni des ingrats ne nuit aucunement à Allah qui dit : quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même et qui s’égare, ne s’égare qu’a son propre détriment.

    Être convaincu de façon définitive qu’Allah n’a besoin de rien contrairement à ses serviteurs qui ont totalement besoin de lui. ALLAH dit : EN VÉRITÉ, ALLAH SE DISPENSE DE TOUT, ET IL EST DIGNE DE LOUANGES. De ce fait il détient tous les attributs de perfection dignes de louanges Allah dit : À LUI LA LOUANGE ICI BAS COMME DANS L'AU DELÀ.

    En conclusion le récit coranique met le paquet sur les bénéfices de la sagesse et il revient à tout serviteur de s’efforcer de l’acquérir en utilisant les moyens légifères qui permettent de l’acquérir.

    La sagesse est décrite comme étant la clairvoyance, la compréhension et la justesse dans la parole et l’opinion avisées. Elle est aussi méthode d’éducation et d’enseignement, dieu dit : ET LORSQUE LOKMAN DIT À SON FILS TOUT EN L’EXHORTANT. La manière d’exhorter à un impact sur l’éducation des gens et l’enseignement des enfants l’exhortation est un mode d’accomplissement du bien et l’interdiction de commettre du mal en utilisant les formes d’incitation et de dissuasion.

  • L’éducation à travers les citations

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    L’agréable site depuis quelques jours présenta en menu une citation du célèbre détenu par l’apartheid en la personne de Nelson Mandela qui considère que par l’éducation on change le monde.

    LE PETIT LAROUSSE nous renvoie à la définition suivante l’éducation est une mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain Le Philosophe ROUSEAU traduit ces moyens dans la citation suivante On façonne les plantes par la culture et les hommes par l’éducation Pour MANDELLA elle constitue une force unique pour créer le changement du monde pour Rousseau elle façonne l’être humain et les deux convergent vers une équation nécessaire et suffisante qui a mon humble avis repose sur un capital déterminant à savoir l’homme qualifie d’éducateur celui qui a la fois construit l’âme le corps et l’esprit Nous allons faire une petite randonnée dans les champs de la pensée humaine pour cueillir quelques fleurs colorées par la plume de ceux qui ont réalisé que l’éducation commence avec la vie.

    Celui qui n’a pas d’éducation ressemble à un corps sans âme. Par la nature tous les hommes sont semblables par l’éducation ils deviennent complètement différents. Il faut donner le pli a l’arbre tandis qu’il est jeune. Il est plus facile de plier un jeune plant que de redresser un arbre.
    Dans l’éducation le naturel est le sol l’instituteur est le laboureur les raisonnements et les bons avis sont les semences. Quand on éduque une femme on forme la société Quand on éduque un homme on forme seulement un individu.

    De la définition de l’éducation apparait clairement la notion de l’enseignement cependant peut alors localiser la différence qui pourrait exister entre ces deux notions Les spécialistes en la matière définissent la portée de l’éducation qui vise essentiellement à la formation globale de l’individu sur plusieurs niveaux religieux culturel social scientifique et médical par contre le terme enseignement a une portée plus précise soit celle de la connaissance transmise à partir d’une culture commune. De cette approche entre ces deux notions les spécialistes sont arrivés à la conclusion que si l’enseignement amène à l’éducation le contraire ne se vérifie pas autrement dit éduquer n’est pas forcement enseigner. Au-delà des quelques citations que nous venons de citer allons de ce pas voir ce qu’en pense l’illustre poète Victor Hugo du rôle et l’impact de l’instruction dans le sens de l’enseignement chez l’enfant Illustre poète à vous la parole :

    Poème sur l’instruction de Victor Hugo :

    Chaque enfant qu’on enseigne.
    Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne.
    Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
    Ne sont jamais allés à l’école une fois,
    Et ne savent pas lire, et signent d’une croix.
    C’est dans cette ombre-là qu’ils ont trouvé le crime.
    L’ignorance est la nuit qui commence l’abîme.
    Où rampe la raison, l’honnêteté périt.

    Dieu, le premier auteur de tout ce qu’on écrit,
    A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres,
    Les ailes des esprits dans les pages des livres.
    Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut
    Planer là-haut où l’âme en liberté se meut.
    L’école est sanctuaire autant que la chapelle.
    L’alphabet que l’enfant avec son doigt épelle
    Contient sous chaque lettre une vertu, le cœur
    S’éclaire doucement à cette humble lueur.
    Donc au petit enfant donnez le petit livre.
    Marchez, la lampe en main, pour qu’il puisse vous suivre.

    La nuit produit l’erreur et l’erreur l’attentat.
    Faute d’enseignement, on jette dans l’état
    Des hommes animaux, têtes inachevées,
    Tristes instincts qui vont les prunelles crevées,
    Aveugles effrayants, au regard sépulcral,
    Qui marchent à tâtons dans le monde moral.
    Allumons les esprits, c’est notre loi première,
    Et du suif le plus vil faisons une lumière.
    L’intelligence veut être ouverte ici-bas.
    Le germe a droit d’éclore, et qui ne pense pas
    Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre.
    Songeons-y bien, l’école en or change le cuivre.

    Tandis que l’ignorance en plomb transforme l’or.
    Je dis que ces voleurs possédaient un trésor,
    Leur pensée immortelle, auguste et nécessaire,
    Je dis qu’ils ont le droit, du fond de leur misère,
    De se tourner vers vous, à qui le jour sourit,
    Et de vous demander compte de leur esprit,
    Je dis qu’ils étaient l’homme et qu’on en fit la brute.
    Je dis que je nous blâme et que je plains leur chute.
    Je dis que ce sont eux qui sont les dépouillés.
    Je dis que les forfaits dont ils se sont souillés
    Ont pour point de départ ce qui n’est pas leur faute.
    Pouvaient-ils s’éclairer du flambeau qu’on leur ôte ?
    Ils sont les malheureux et non les ennemis.
    Le premier crime fut sur eux-mêmes commis.
    On a de la pensée éteint en eux la flamme.
    Et la société leur a volé leur âme.

    Comme pour approuver Victor Hugo voici un proverbe chinois qui déclare en substance que l’ignorance est la nuit de l’esprit et cette nuit n’a ni lune ni Etoiles Que notre agréable site continue de temps à autre a présenter au menu un proverbe ou une citation des célébrités car ça renforce le capital instruction et nous faire profiter de l’expérience des autres qui ont compris que l’éducation commence effectivement avec la vie Que tout le monde se porte bien AMINE RABBI EL ALAMINE

  • À l'Ombre d'une Chanson

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    Avril 1975 la chambre que j’occupais depuis quatre longues années dans la cité universitaire Es-Senia Oran vivait ce jour-là une ambiance électrique rappelant en l’état l’ère des fleurs. À l’image des jours de fête la chambre venait de recevoir un invité de marque qui avait tenu à marquer de par sa présence mon vingt cinquième anniversaire qui lui aussi s’apprêtait à la douceur des dernières séquences d’un adieu prochain. Trois jours durant aux nuits blanches interminables irrésistibles coutes et sans lendemain la galère aux chants improvises refusait de quitter le quai tant le beau monde qu’elle abritait était merveilleux accueillant et nostalgique. La guitare de Said tenant le gouvernail semait à tous les vents de superbes notes musicales traduites par des danses effrénées.

    Le 8 Avril a dix-huit heures l’administration du COUS me demandait en urgence car semble-t-il avait déployé toute son énergie pour me retrouver et du coup une étrange sensation me prit à la gorge dans ma tête mille et une hypothèses se disputaient jusqu’à l’instant où on me tendit la main assortie d’un télégramme bleu avec l’obligation d’apposer ma signature conformément aux dispositifs règlementaires. Le document enfoui dans ma poche, je me suis précipité vers ma chambre qui était à quelques mètres du siège du COUS. Quelques instants après, foudroyé, je ne sentais plus mes pieds à croire que le sol se dérobait sans crier gare une seule phrase avait suffi pour basculer mon existence. Cette phrase si rude et tranchante paraissait à mes yeux tel un couperet MÈRE BELHOCINE KHADRA DÉCÉDÉE VENIR EN URGENCE. Le soir tirait à sa fin son horizon était couleur de pourpre. À 22 heures le car assurant la liaison ORAN-GHARDAIA comptait parmi ses voyageurs un semblant de vie inerte et sans pensée. Au rythme du défilé des bornes kilométriques éclairées par les feux du car la route devenait longue pénible et insupportable. Quelques heures plus tard le compte à rebours en feu et en flammes finalisait le grand saut vers l’inconnu.

    Dans une nuit froide des hauts plateaux je tremblotais tel un enfant sur les genoux de mon illustre père qui atténue gardait stoïquement ses larmes il pleurait en silence sur un corps déjà mis sous terre avant même mon arrivée au domicile de tous mes rêves inachevés. Le retard d’un télégramme et un temps de route avaient fini par avoir le dernier mot me privant à jamais du dernier regard bien, que souvent je me disais au fond de moi-même je ne connais de visage que celui de ma mère si beau et si affectueux dans un corps vivant terriblement vivant. Le 30 Juillet 1979, le cœur de mon illustre père avait cessé de battre.

    Dans le vieux cimetière deux tombes côte à côte, enveloppant deux êtres chers, de l’un j’ai aimé la tendresse et de l’autre la rigueur à aller toujours vers le meilleur. Une semaine plus tard des amis à moi affichaient leur nette détermination à reprendre les cours ensembles et qu’ il était hors de question de rater l’autre grand rendez-vous avec la licence en droit pour le compte de la première promotion à travers l’ouest Algérien.

    Le 30 Juin 1975 dans une superbe grande salle de l’aéroport d'Es-Senia, la fête en cette occasion battait son plein pour finir avec les premières lueurs de l’aube alors que dans ma tristesse naissaient les paroles de NEJMA écrites de ma main cette même main qui avait tant espéré remettre le diplôme à mes chers parents. Les grandes vacances passées en entier à la maison étaient dures à endosser tant le poids de l’absence de ma mère était écrasant et infiniment indéfini.

    Début Septembre 1975, j’ai franchi le seuil de l’académie militaire interarmes de Cherchell pour le compte de mon service national qui avait pris fin en Septembre 1979.

    À toutes et à tous je dédie NEJMA mise en musique par Said et ses deux amis Chalani et Benghnia connus sous le nom LE TRIO D’EL HIDHAB, je ne cache pas mon enthousiasme pour ce retour dans mes souvenirs dans un site que je considère comme étant une partie de moi-même.

    Pour l’amie Chantal la chanson débute ainsi : Le jour est parti et la nuit est venue avec ses ténèbres en pleurs et toi NEDJMA dans ton ciel tu es remontée plus haut emportant avec toi les espérances dans les douleurs de la nuit et les souffrances du jour, seul tu m’as laissé entre un soir et un matin. L’espoir aussi est parti dans les montagnes du Tell et près de la grande rivière tu es née et de là tu as rejoint ton ciel emportant avec toi les espérances.

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  • Les feuilles éparpillées

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    “Pour aider les pauvres on ne peut pas toujours rester dans la légalité, je préfère avoir sur la conscience une porte fracturée qu'un SDF mort de froid.” Charles Hoareau.

    “La liberté consiste a choisir entre deux esclavages l'égoïsme et la conscience celui qui choisit la conscience est l homme libre.” Victor Hugo


    En ce moment crépusculaire, l’appel du Muédhin accentué par la sirène municipale se répandait dans le ciel, se rattachant encore aux ultimes lueurs d’un horizon flambant, marquant à la fois la rupture du jeûne et la communion avec l’éternel dans l’accomplissement d’El-Maghrib. Un silence plat s’était vite emparé de la ville. les rues comme par enchantement se sont vidées de toute vie. Dans les chaumières et dans les demeures, la chaleur et le recueillement redonnaient à chaque organe sa vitalité et sa force originelles. Tel était le constat pour un jour, pour un instant, pour un ftour. Telle était la symbiose au sein des familles et telle était enfin la première accolade avec le mois de la piète, de la tolérance, du pardon et de la paix avec soi même. Cependant, bien des gens pris au dépourvu à cause d’un déplacement prévu ou insoupçonné auront manqué le rendez-vous. Mais combien sont ceux qui ont perdu même un petit moment de rêve pouvant écarter l’amertume et le désespoir. Marginalisés, ils ont oublié une origine, un gite ou même un propre nom. Pris dans un contre courant, leur répertoire est devenu subitement une chose parmi les choses. Ce sont les sans domiciles fixes. Abrèges dans le temps et dans l'espace on les appelle SDF- D’où viennent-ils ? Comment ont-ils pu échouer ainsi sur une terre d’asile ? Semblables à leurs semblables, ils avaient jadis une identité et une expression. Sur un lit de hasard, ils ont tout simplement un numéro. La hiérarchie sociale à leurs yeux se conjugue au passé. Peut- être que dans les temps impérissables, ces anonymes avaient bien vécu un moment glorieux ou une réussite éphémère de courte durée ou peut- être qu’ils ont levé bien haut le sacre tinté de vaillance et de bravoure ou peut-être ….Ou peut-être le destin les a réuni pour une longue et sinueuse marche vers l’inconnu. A leurs yeux, en frères jumeaux, le jour et la nuit dans un cycle continu leur paraissent sans gout et sans référence. Les âmes charitables et les programmes institutionnalises représentent à leurs yeux l’ultime bouée de sauvetage quand tout semble s’écrouler dans la nébuleuse qu’avec le temps va tout s’en va.

    Ailleurs, dans les demeures modestes ou pompeuses, la rupture du jeûne est aussitôt annoncée par la radio, par la télévision, par le muedhin et les cris joyeux des bambins, pour les occupants du lit de hasard, le gémissement de la sonnerie bousculera leurs réflexes dans chaque instant que dieu fait, omniprésent, il indiquera qu’il y a un temps pour se lever, un temps pour s'assoir sur une chaise et voir avec les yeux humides le couvert d'un quotidien trempé dans le soupir le plus profond, il y a aussi ce temps qui annoncera que le lit de hasard est vide, son occupant dans l’ indifférence est parti la ou le riche et le pauvre se rencontrent. en fixant leurs regards furtifs et lointains, en scrutant leurs pas, on sentira alors le poids d’une anecdote prête a s’arrêter à tout moment tout comme une fleur meurtrie par les coups d’une brise dans une nuit quelconque. Une fois le ftour terminé, quelques uns de ces anonymes auront droit à une petite randonnée en ville. Les plus âgés, démunis physiquement, regagneront en silence la place que le destin leur a réservée. L’heure est alors au coucher. La ronde une fois terminée, la sonnerie est là pour rappeler à tous les consignes d’un temps présent et celles du temps à venir et c’est là toute l’alternative entre un mirage par le quel on pense avoir vu et vécu les séquences d’une vie partagée entre le bonheur et le désespoir et un miroir qui nous contraint à regarder ce que nous aimons voir et ce que nous souhaiterions ne pas voir du tout. Il y a bien un temps pour se lever et agir et un autre pour s’arrêter afin de saisir au vol un reflet mince soit il de la réalité que nous vivons et que nous subissons. Mais qu'en est il de ceux qui ont été amené à choisir la rue avec tous ses dangers pour revêtir le blason des sans domiciles ?

    ENNAHAR TV, en ce mois des fleurs a diffusé l'histoire bouleversante d'une jeune femme qui garde encore les traits d'une jeunesse qui a perdu l'essentiel de sa substance, elle s'appelle FAJRIA, tout comme les lueurs de l'aube qui annoncent la fin de la nuit. Très jeune elle a aimé quelqu'un de son âge et c'était pour Fajria l'annonce d'un terrible ouragan qui lui a valu l'ouverture vers l'inconnu car son père l'a bannie à jamais bien qu'elle était en possession de son acte d'immunité et désormais la rue était devenue son repaire la où la vie en compagnie des rats était plus rassurante jusqu'à ce point.Ô noble Fajria ? c'était sa réponse suite à une question posée par le reporter de la télévision qui venait d'apprendre que suite à une tentative de mettre fin à son existence de SDF elle avait accepté une demande en mariage d'un homme à l'allure d'un homme qui cachait diaboliquement ses dessins de séducteur ayant choisi pour proie une sans défense fixe FAJRIA blessée, déçue et révoltée, devait se rendre à l'évidence que le postulant avait déjà perdu toute sa vie en choisissant les voies de la drogue. Arrivé à ce stade, est il logique de se poser la question à savoir qui est réellement SDF Fajria ou cette frange qui préfère tendre les filets à ceux qui endurent les épreuves les plus spectaculaires voire les plus innocentes ? Faut il se poser cette autre question qui rappelle en somme une vieille citation se rapportant aux oiseaux en cage qui pensent que les oiseaux en dehors sont des SDF ?

    En réponse à une question relative à sa propre vision sur sa vie, entre un sourire angélique et une larme à fendre les coeurs FAJRIA avait donné une explication des plus philosophiques. Ma vie est un livre abandonné dont les pages sont éparpillées après un silence, elle avait ajouté, cependant je suis incapable de les rassembler et mon coeur brule pour ma mère et mon frère et je n'en veut pas à mon père qui a préféré laver un honneur farfelu car moi je détiens encore mon certificat de moralité. Le reporter pour alléger ses souffrances lui avait offert un survêtement chaud et mon Dieu quel visage illumine que celui qui vient de dégager une sorte de lumière à croire qu'elle descend du ciel. Fajria tu es victime de la société car même sans domicile tu as choisi le ciel, la terre, les étoiles et l horizon pour cueillir les plus beaux rayons qui réchauffent à la fois le coeur et la raison. Fajria si tu as perdu le foyer parental, ton éducation et les brulures de ton existence te font gagner l'Algérie toute entière, FAJRIA dans ton coin tu te rappelleras sans doute que nous sommes tous épris de nostalgie et que chacun de nous garde en soi sa manière de revivre son rêve, face au miroir ou face au mirage on est toujours ce que l'on est.

    Brave FAJRIA que ton aube soit le signe d'une vie nouvelle et puisse ton père revenir à la raison afin que les pages de ton livre se réuniront à nouveau pour chanter le grand amour dans la chaleur du foyer de la première tétée et les pas premiers vers les horizons dorés. A toutes les Fajria de mon pays, je dédie la chanson SANAR JIOU YEWMANE

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  • Le cri des adieux

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    Quand les appels de la cloche écolière nous prenaient à revers dans une peur bleue une fois en files indiennes vers le calcul vivant et la récitation.
    Quand ils sont également porteurs de joies indescriptibles, une fois en route vers la cantine et le cinéma à vingt francs, le livre, aux pages jaunies par les arômes des temps, perpétue aux gré des vents la prouesse des souvenirs vivants.

    Trézel, Sougueur, et cette brave maman cantine qui répondait sans tarder à l’appel de nos ventres agités en nous offrant gracieusement pour le prix d’un «doro» ses merveilleuses réussites de riz, de pois chiches, de lentilles et autres résistants aux calories vitales pour soutenir les corps frêles.

    Au petit matin, un bol de lait chaud. La cantine, une fois par semaine, vidée de ses tables est utilisée pour la projection de films. Licoule la3rab disposait de classes pour nous instruire et nous faire comprendre les choses de la vie, d’une cantine pour nous rassasier et enfin d’un jet de lumière qui avait pris le pli de sillonner l’obscurité et larguer sur l’écran de fortune les images, les plus vivantes et les plus extravagantes.

    Ô Ciné des temps fuyants, faites rejaillir les éclats de la lointaine enfance bercée dans la douceur matinale et la chasteté des moments crépusculaires, ressuscitez les grandes émotions qui avaient accompagné nos regards noyés dans le vif de l’image muette et à l’écoute de l’image parlante magistralement interprétées par la paire des paires, ces grands alliés pour le pire et pour le meilleur, Laurel et Hardy, la petite taille au grand talent, le légendaire Charlot et enfin le cavalier masque que nous attendions tous et qui d ici peu allait surgir dans la nuit ZORRO ZORRO ZORRO.

    Que de joie, que de rires avaient, dans le coeur d'un instant féerique surpasse les règles de la rigueur entre les élèves et les maîtres, dans le recul d'un pas gigantesque les âges des uns et des autres s'évanouissaient dans les sphères des temps immuables.

    On éclaire de nouveau la salle, on tire les grands rideaux noirs qui avaient servi de cache lumière. La bobine et ses bruits cadencés se sont immobilisés. Un instant plus tard, la porte de l’école, humble et émouvante, sous la poigne auguste du gardien s’est repliée sur elle-même.

    La cour a son tour, vidée de son petit monde, serrait dans ses bras les restes sublimes d’une séquence qui se meurt sur le tableau noir de l'une de nos classes enfantines, une main audacieuse a eu le temps d'écrire, au revoir monsieur, vive les vacances.

    Au delà des horizons dores, les lueurs régénérées par la mouvance du disque de feu embrasaient les cimes des montagnes. Les bruits se sont tus il y a bien longtemps, très longtemps. Les étoiles annonçaient leur beauté dans un ciel de velours, le dernier troupeau des vaches suivis au pas par le berger et son chien fidèle regagnaient les étables. Peu de temps après le village s'est endormi a la faveur d une longue nuit qui secouera des années durant, le rêve et la réalité.

    Entre un rayon de l’aube blanchissante et un autre tirant sa tirade vers la nuit des contes, l écolier est pris en entier par le chant pathétique : Trézel, Sougueur, c’est un peu l’âme de ses enfants, c’est aussi cette nostalgie profonde qui nous pousse à baisser le chapeau bien bas. Dans un récent commentaire baignant en entier dans l univers de l'école indigène, soutenu cette fois ci par une description émotive du dernier maire de notre village, j ai le plaisir de reproduire quelques extraits de son poème intitulé Trézel.


    Il était un beau village en la fière Oranie
    Dont le nom a pour nous la douceur infinie
    Des journées d'autrefois dans l'exil cruel
    Seule nous reste aujourd'hui l image de Trézel
    Les toits aux tuiles rouges, que l'église domine
    De son clocher d'ardoise, lentement se dessinent
    Et voici les maisons le grand immeuble est rare
    Qui bordent sagement de larges boulevards
    Et puis la grande place, joyeuse évocation
    De ces jeux commencent à la récréation

    Dans la cour de la vieille école communale
    Cher boulodrome des soirées dominicales
    Ou viennent s'abriter nos amours naissantes
    La foule, tour à tour sportive ou bien dansante
    De ton coin de verdure appréciant la fraicheur,
    Se délassant ici des peines de labeur
    Mais, par-delà le stade, route de la rivière,
    Je sais un lieu paisible, un humble cimetière
    Ou dorment pieusement, à l'ombre des sapins
    Ceux qui nous furent chers, lors du dernier matin

    Nous espérions près d'eux connaitre le repos
    Plus loin, vignes et blés sur l'immense plateau
    Burdeau, Palat, Tiaret, toi aussi la Fontaine
    Et toi brulante Aflou, du sud porte lointaine
    Nous vous avons connues, nous vous avons aimées
    Et de notre jeunesse enfuie à jamais,
    Vous êtes le témoin fidèle et silencieux
    Avant que de mourir ou par l age trahi,
    Enfant de cette terre revenir au pays,
    Puis, accomplissant le sacré pélérinage,

    Revoir TREZEL et dire, Bonjour mon beau village

     

    __MICHEL SALADO__

  • L'impact de la bouteille à moitié vide

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    "L'espérance serait la plus grande des forces humaines si le désespoir n'existait pas"......VICTOR HUGO
    "Un monde sans espoir est un monde irrespirable"......ANDRE MALRAUX


    Le désespoir se définit comme une émotion qui se construit d'après l'impression personnelle d'avoir perdu tout espoir de réussite dans n'importe quel domaine, tandis que sous d'autres cieux, d'autres âmes attristées par la perte d'un être cher s'expriment dans une reconnaissance infinie pleine d'élévation :"Maman, toi qui nous a donné la vie nous voulons à notre tour te dire merci, de là haut malgré la route qui nous sépare tu seras toujours notre rayon d'espoir". "citation" dans ce contexte un proverbe albanais affirme; Si on a perdu de l'argent, on n'a rien perdu, si on a perdu les amis, on a perdu la moitié de ce que l'on a et si on a perdu l'espoir, on a tout perdu. L'espoir ou la vision de la bouteille à moitie pleine, le désespoir ou la vision de la bouteille à moitié vide nous renvoient vers des études réalisées par d'éminents psychosociologues sur l'optimisme et le pessimisme.

    YVES DE MONTBRON, administrateur du site de la ligue des optimistes cite comme exemple ce père de famille croisé il y a quelques années dans un port des Antilles. Il avait amené toute sa famille faire un tour du monde en voilier après avoir été sauvagement licencié, raconte t-il ce patron que j'ai tant haï il y a un an, si je le rencontrais aujourd'hui, je sauterais dans ses bras, grâce a lui, j'ai réalisé le rêve de ma vie.

    MARTIN SELIGMAN, professeur à l'université de Pennsylvanie qualifié de "PAPE" de la psychologie positive différencié entre le mode de la pensée optimiste et celui de la pensée pessimiste en prenant l'exemple du régime chez les uns et les autres. Pour les optimistes un régime ne marche pas quand on déjeune souvent au restaurant, pour les pessimistes "ça ne sert à rien de faire régime", les premiers voient la dimension transitoire des évènements pour les seconds, ils voient le caractère permanent. Un autre exemple dans la même optique basé cette fois ci sur la lecture d'un livre les pessimistes plombés par la généralisation affirment que "la lecture c'est nul" tandis que les optimistes disent ce livre n'est pas terrible. Le psychologue PHILIPPE GABILLET affirme a son tour que ce qui différencié les uns et les autres, ce n'est peut être pas leur intelligence, mais leur générosité.

    Une étude menée par THE ECONOMIC PULSE OF THE WORLD qui mesure la perception de la situation économique dans 24 pays, a fait ressortir que la FRANCE figurait en queue du palmarès, cette même étude a fait état que L'EUROPE mène en matière de désespoir suivie par l'AMÉRIQUE DU NORD, le reste du monde alors que l'AFRIQUE se trouve en tête du palmarès. Commentant la présente étude, un commentateur a laisse entendre que le 'pessimisme est un instrument efficace pour détruire une société et que l'optimisme relève de l'état d'esprit, de la santé psychologique.

    LE FIGARO sur un questionnaire en ligne basé sur les réponses de 11000 personnes avait conclu que pour retrouver l'espoir perdu, il est recommandé de suivre deux principaux conseils a savoir :

    1. L'importance de connaitre ses objectifs
    2. Identifier ses capacités

    Enfin, une récente étude scientifique a fait ressortir qu'être optimiste c'est bon pour le cœur.
    En conclusion, le mode de pensée optimiste vise de façon absolue la dimension transitoire des évènements, tandis que les pessimistes voient le caractère permanent des évènements sur ce plan, la distinction est de taille.

    Bonne fin de soirée à toutes et a tous avec l espoir de revoir les plumes de ceux et celles qui ont porté haut l'étendard du site ALGER MILIANA, car bien avant notre arrivée sur les rivages dorés du site tout laissait croire de façon sûre que les horizons étaient couleur de pourpre offrant l'un des meilleurs tableaux que pouvait sauvegarder dignement la parole, l'acte et la palette de nos artistes dans le livre des temps.

    Miliana recèle des trésors inestimables qui ne demandent qu'à être réhabilités, en effet que dire encore quand on projette un regard très admiratif sur ces écoles et leurs élèves qui ont vu le jour bien avant l'instauration des programmes scolaires pour les écoles indigènes ? SI pour ces écoles indigènes, ALI et  OMAR avaient marque l'ère du grand tableau noir avec ses encriers en porcelaine, à Miliana on se projetait déjà a la lueur de ce qui se construisait dans le littoral a tous les niveaux. L'espoir est vivant, l'optimisme en est l'essence et la substance et vivement le retour de toutes les plumes qui ont tracé les heureux jours d'un site très très agréable du nom ALGER MILIANA et tous mes souhaits d'encouragement et de persévérance pour notre amie NORIA.

    Pour finir ce volet, c'est avec un immense plaisir que j'invite nos amis du site à voir la vidéo qui va suivre pour saisir la portée réelle et l'importance des voies menant vers l'espoir en DIEU.

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  • Le Vagabond ou les Mamelles de la Providence

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    Une croûte de pain, ce n'est pas grand-chose, et c'est tout, cependant, pour le vagabond qui meurt de faim.....GEORGES MEREDITH.

    La vie pour beaucoup d'entre nous est belle, pour certains elle est effectivement belle mais pour ceux qui l'a comprennent, pour d'autres encore, elle est un long fleuve qui coule lentement. Cependant elle est aussi pleine d'embûches et de préjugés dignes de porter tristement le nom de ligatures selon l'expression du père de la légende des siècles VICTOR HUGO, ou selon l'éminent physicien ALBERT EINSTEIN qui soutient alors qu'il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé. Souvent la société condamne le suspect avant même sa comparution devant le juge, il trainera les chaines en attendant les boulets que l'on s'efforcera de forger au nom de la protection de l'esprit civil source de paix et de tranquillité.

    Oubliant toute fois que la société est pour beaucoup pour le façonnage de la déviance et celui a qui l'on attribue le geste condamnable.  Dans cette optique, j ai le vif plaisir de faire participer mes amies et amis à une lecture-audio de GUY DE MAUPASSANT intitulée LE VAGABOND et voir que c'est bien triste de constater comment un animal peut bien tendre la main et offrir la chaleur à un moment ou l'être humain s'est déchargé de toute obligation d'aider et soutenir son prochain.

    Par la même occasion j'ai le grand plaisir de vous faire participer à une expérience menée avec brio par un professeur et ses étudiants sur la définition de la vie.

      Bonne fin de soirée.

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  • LES FANTÔMES D'ABOU GHRIB

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     « Celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivre.» KARL MARX
     «
    L'histoire de l'humanité est un mouvement constant du règne de la nécessité vers le règne de la liberté.» MAO TSE TOUNG


    Derrière le rideau …. L’homme enchainé dans sa camisole affrontait les terribles morsures de la bête.
    La bête dressée par ses maîtres, jouissait en exécutant son jeu macabre par la manière la plus dramatique. Sans faille aucune.
    Les tomahawks, par la bénédiction de leur seigneur se sont alloués un instant de répit, tandis que les vestiges d’une vieille civilisation courbaient l’échine, saluant la force, la grâce et les coups de grâce du puissant libérateur des corps et des esprits.

    Le rideau se lève.

     

    - Abou-ghrib , bonjour. Te voilà enfin libéré du joug du dictateur. Les sbires du tyran sont aux abois. Ils agonisent.
    - Bonjour, dame liberté, excusez mon attitude fort désemparée, car je ne vous attendais pas de sitôt. N’ayez crainte pour votre temps précieux, je saurais écouter vos paroles.

    - Abou-ghrib , dans mes contes et récits , il est dit que tu incarnes le mal , que tu as toujours manqué de sensibilité . Plus noires que le noir, tes cendres sont parvenues jusqu’aux confins de ma planète. Il est dit que ton maitre t’a préservé le souffle de la vie pour avoir béni les tortures les plus abjectes et les actes les plus ignominieux. Fidèle serviteur tu as circonscris dans le silence le plus silencieux, les cris de la désolation et les lamentations des infortunés.

    - Abou-ghrib , les lois et les coutumes alignées en rang ne pourront désormais s’en passer de nos intérêts communs . Elles sont le gage de notre profonde reconnaissance.

    - Abou-ghrib , réconforté , souriait . La terre d’Errachid retenait ici-bas le ton d’un dialogue qui semblait être reconduit depuis l’aube des temps

    - Dame liberté, permettez que je respire du fond de mes appartements, que je chante votre bravoure et votre vaillance pour être venue de si loin porteuse d’espoirs et de meilleurs gages. Vous avez semé le blé, vous avez su préserver la substance , vous avez glorifié le temps , enfin vous avez libéré l’homme de sa propre emprise .

    Ô déesse des vertus, j’en suis comblé. je saurais alors sans faille aucune être votre messager auprès de mes semblables.

    La terre d’ERRACHID , calme , survolait les espaces célestes , tandis qu’une nuit d’encre s’apprêtait a couvrir l’existence , brusquement un éclair gigantesque zebra le ciel de Baghdad . Face à ce déploiement et à cette démonstration à sens unique, le grand saignement se produisit. Abou-ghrib horrifié, impuissant, assistait en direct à son déchirement. Les enseignements prodigués se matérialisaient sauvagement dans le fond de la chaire la plus chère, c’est la descente aux enfers.

    Ô terre des hommes et des bêtes, O barbarie sans nom et sans visage, de grâce faites appel au grand Larousse, demandez le concours du Robert, criez à l’humanité, faites l’aumône à la culture intellectuelle et dites moi seulement si mon sang est bel et bien rouge. Tout au long des récits et des contes, dame liberté bien assise, recevait l’éloge des plumes et des média. L’histoire et la camisole, enchainées criaient en silence. Elles ne se débattaient pas. Abou-ghrib dans un ultime effort, titubant, gesticulant et dans un redressement stoïque déguela sa propre sentence. Dame, que vous reste t il donc de séance sans ces boulets de canon, sans ces missiles sans lois et sans frontières ? O esprit libérateur souffrez vous de carence ?

    Dame liberté, telle une larve de feu éjectée par un cratère fou furieux, écumante de rage, annonçait le récital : oh ! braves gens ohé braves gens, vous avez senti la douleur et c’est là l’essentiel. Pour atténuer le malique vous avez couvé, nous en avons la médecine, l’abreuvoir et le feu. oh ! braves gens, convenez-vous à la réalité dans toute sa réalité, car en ce moment solennel, l’histoire est en train de se forger en lettres d’or…en lettres de feu. Bâtisseurs des conflits, arrangeurs de prétextes, politiciens et critiques à la carte, à vos marque…réjouissez vous.

    Abou-ghrib vous êtes primé au grade de la haute distinction, vous êtes une gloire planétaire. Ne perdez point votre temps, irriguez la sève, entretenez la substance. Les bases de la démocratie illustreront à jamais votre existence. Pour toujours elles accompagneront votre statu.

    Abou-ghrib, regardez sans voir la dame cynique, ressuscitant d’outre tombe l’esprit vivant de Néron.

    Abou-ghrib, surpassant les limites physiques et naturelles, debout, la tète relevée criait le récital des vivants : ici ou ailleurs, l’homme, la bête, ensembles ont compris la leçon de tous les temps elle Vivera tant qu’il y a un loup, tant qu’il y aura un agneau. L’un est fort pour un temps, l’autre est tendre pour toujours. Alliés ou adversaires, ils sillonneront les tranchées de l’histoire. Histoire en raccourci, histoire dramatique ou drame de l’histoire ?le philosophe Hegel soutient que l’histoire est un vaste champ de ruines, pour André Gide, le temps est meilleur juge, et la patience est meilleur maitre. Être juge, être maitre, le glas est là. Il sonnera. Telle est la loi de l’éternel.

    Dame liberté n’ayez crainte pour vos enseignements tant qu’ils puisent les principes en usant de l’alphabet de l’offense et des cultures canonnières.

    Ô esprit souffrant de mal, te voilà au rang des seigneurs pour guérir l’humanité..Pour sauver l’humanité. La terre d’ERRACHID survolant les échelles des temps percevait les échos plaintifs des larmes horrifies tout en regardant mais sans voir, tout en écoutant mais sans trop bien comprendre les contours de l’éternel récital. La terre d’ERRACHID, au-delà des signes et des chroniques soufflait sa tirade « la cigale n’enviera jamais la fourmi même si elle est son emprunteuse »

    Derrière le nième rideau : ça bouge, ça bouge, dame liberté sans perdre ni de temps, ni de nerfs, ni de patience avait déjà réglé sa boue-sol, les hommes de l’histoire, les hommes de la politique, les cartographes, les arrangeurs de prétexte, les experts tous azimuts, s’engageront pour la mission ultime en dressant le tableau de bord au nom de la raison d’Etat. L’outil juridique omniprésent n’a jamais été si bien huilé pour faire hurler les bouches de feux.

    Bonjour Abou ghrib… Bonjour Abou ghrib…l’écho se répandait de façon lourde et abstraite. cette fois ci le rideau est bel et bien tombe.
    Quand les photos terrifiantes furent libérées des geôles d abou ghrib et les langues déliées, les pseudos démocrates et les républicains avaient reconnu tour a tour que l histoire jugera l'invasion de l'Irak comme l'une des plus grandes mésaventures de la politique étrangère de tous les temps "SIC"... JOHN KERRY, Plus tard le sanguinaire RAMSFELD,devant le sénat avait reconnu avoir approuvé les crimes perpétrés dans Abou ghrib et dans l'impunité totale les victimes à ce jour trainent leurs horribles séquelles, tandis que les maitres du monde continuent toujours a confondre entre civilisation et force,entre civilisation et carnage.


    PS : par respect, j ai volontairement outrepassé certaines images dont l'horreur a dépassé la fiction. Que dire de plus, quand les loups garous dans leur basse besogne étaient secondés par une femme du nom de LYNNDIE ENGLAND. Des années plus tard Human right and watch avaient qualifie ces actes de crimes de guerre tout en affirmant avec force que les photos d'ABOU GHRIB ne sont que la partie visible de L'iceberg

  • LA PETITE PIERRE

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    «Aucune société n'est irrémédiable, aucun moyen age n'est définitif, si épaisse que soit la nuit, on aperçoit toujours une lumière» VICTOR HUGO

    Le poète Abou Madhi est né au Liban en 1889 après quelques années d'études il s'est déplacé en Égypte. Cette étape avait constitué pour lui le début de sa carrière littéraire avant de s'installer définitivement en Amérique ou il adhéra à la ligue des plumes présidé à cette époque par l'illustre khalil Joubrane. Très influencé par sa nouvelle situation en tant que membre de cette ligue littéraire il contribua largement à l'amélioration de la poésie arabe aussi bien dans la forme que dans le fond. Plongé dans la nébuleuse sociale avec ses aspects complexes, l'auteur avait conclu que la société était totalement prise en otage par la matière et que beaucoup qui pour avoir loupé le virage mettaient fin à leurs jours, oubliant que chacun quelque soit son rang social a un rôle à jouer, un rôle vital,utile et indispensable.

    Abou Madhi dans son poème avait introduit un style nouveau dans la poésie arabe c'est l'ère du symbolisme d'où la transposition matérielle de la nuit à l'image d'un homme usant de toutes ses facultés et de tous ses sens. Cependant lors d'une nuit étoilée qui avait enveloppé la ville blanche qu'elle fut attirée par des gémissements douloureux provenant d'une petite pierre qui se voyait en elle un être vil et sans importance, au point d'être une charge dans la société et prit alors la décision fatale de mettre fin à son existence. De cette fin c'était le déluge car la petite pierre avait laissé un creux qui au fil d'un temps avait encouragé le barrage à son tour d'envahir la cité et ses habitants. l'auteur est visiblement pour l'optimisme affirmant que chaque membre dans la société a un rôle important à jouer et une responsabilité à assumer, garant d'assurer un potentiel pour tout un chacun. A titre d'exemple nous citerons le grand travail que réalise un agent dans la propreté de la cité afin qu'elle ne se noie pas dans la pollution et la saleté et le travail que réalise n'importe quel responsable dans son secteur.

    Nous concluons donc que chaque membre au sein de la société a une valeur réelle résidant dans le travail qu'il réalise quel que soit sa situation et quel que soit son rang. Doit-on alors sous estimer l'apport d'une petite pierre par rapport a la force d'un grand barrage!!! mes chers amies et amis du site que cet enseignement nous sert de guide pour cette nouvelle année qui frappe a nos portes nous invitant à formuler les meilleurs vœux à tous les intervenants de l'agréable site ALGER MILIANA et que ce site soit une une ligue des plumes comme au temps de Abou Madhi. Je termine ce souhait pour relancer mon appel aux merveilleuses plumes de réapparaitre à nouveau car leur présence parmi nous est importante a plus d'un titre. A toutes et à tous je souhaite une très bonne nouvelle année en compagnie de la petite pierre qui réalise enfin qu'elle est utile, vitale, sociable et indispensable.


    Bonne année



    سمع الليل ذو النجوم آنينا... وهو يغشى المدينــة البيضــاء
    فانحنى فوقها كمسترق الهمس ... يطيل السكوت والإصغاء
    فرأى اهلها نياما كأهل الكهف ... لا جلبــة و لا ضوضــاء
    ورأى السد خلفها محكم البنيان... والماء يشبــه الصحــراء
    كان ذاك الأنين من حجر في السد... يشكو المقادر العميـاء
    أي شأن يقول في الكون شأني...لست شيئا فيه ولست هباء
    لا رخام أنا فأنحــت تمـثـــلا... ولا صخـرة تـكون بـــنــاء
    لست أرضا فأرشف المـــاء...أوماء فاروي الحدائق الغناء
    لست دراً تنافس الغادة الحسناء..فيــه المـليحـــة الحـسنــاء
    لا أنـا دمـعـة ولا أنــا عــيـن...لست خالا أو وجنـة حمراء
    حجـر أغـبــرأنــا و حقـــيـر...لا جمالا لا حكمـة ،لامضاء
    فلأغادر هذا الوجود و أمضي... بسـلام إنـي كرهت البقـاء
    وهوى من مكانه وهو يشكـو...الأرض والشهب والدجى والسماء
    فتحح الفجـر جـفنه ... فـإذا الطـوفان يغشى ((المدينة البيضاء))


    La nuit étoilée ayant entendu un gémissement couvrant la ville blanche,
    S'est déployée, sensible, elle écoutait un son plaintif
    Elle a vu les habitants dormir tels les gens de la grotte... pas de voix confondus ni de bruit
    Elle a vu le barrage bien consolide et l'eau étendue comme un désert
    Le gémissement parvenait d'une pierre du barrage, se plaignant des évaluateurs aveugles

     

    Prétendant être seuls les plus utiles, tandis que moi, je n'y suis pas, je suis vain
    Je ne suis pas le marbre pour sculpter une stèle ni un rocher bâ
    tisseur
    Je ne suis pas la terre qui, buvant l'eau, arroserait les jardins luxuriants
    Ni un joyau pouvant rivaliser la beauté somptueuse de Ghada
    Je ne suis pas une larme, ni un œil... Je ne suis pas non plus un point noir sur une joue rouge


    Je suis une pierre sale et vile... Aucune beauté, aucune sagesse, à faire valoir
    Je quitterai cette existence et partirai en paix . Je déteste rester
    Du haut de sa place elle s est jeté, tout en se plaignant de la terre, des météores, des ténèbres et du ciel
    Quand vint l'aurore le déluge avait déjà frappe la ville blanche et ses habitants.

  • LE LOUP MORALISTE

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    «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal,mais par ceux qui regardent faire». ALBERT EINSTEIN
    «La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux». EMMANUEL KANT

    La morale se définit comme étant un ensemble de règles de conduite considérées comme valables, de façon absolue. la morale avait toujours occupé une place prépondérante dans les programmes scolaires et sous forme de récits, de fables ou de contes, le plaisir de la lecture et les belles illustrations étaient souvent à l'honneur pour capter nos esprits d'enfants que nous étions mais souvent le récit avec ses rebondissements nous éloignait des fois de la règle maitresse basée essentiellement sur la moralité qui illustre l'âme et le fondement du récit. Prenant pour exemples les fables de jean la fontaine, les avis des critiques littéraires sont différents les uns des autres. Pour certains, les fables ne sont ni simple récit ni pure morale, pour d'autres la fable est à l'image de l'homme "corps et âme" le récit étant le corps et la morale en est son âme.

    Rousseau de son coté reproche à la fontaine dans son ouvrage l'Émile que les jeunes esprits sont portés à s'identifier au personnage le plus fort qui n'est souvent pas l'être le plus moral. Pour Rousseau il y va de la prééminence du récit sur la morale. Cependant dans plusieurs fables on constatera que la fontaine a effectivement mis l accent de façon remarquable sur la primauté de la morale à l'exemple de son récit sur le berger et son troupeau où tout était à l'honneur du berger. Pour beaucoup de critiques littéraires la fable de façon générale instruit en plaisant et plait en instruisant et c'est parce que le récit flatte l'imagination qu'il pousse à la réflexion et c'est parce qu'il donne à penser qu'il plait.

    Pour plus de détails voir moralité dans les fables de la fontaine.
    Nous terminons cette approche entre primauté de la morale et prééminence du récit en prenant pour exemple le récit de voltaire intitulé le loup moraliste et à vous chers amis du site de situer vos impressions autour de la primauté du texte sur la morale ou au contraire la prééminence de cette dernière par rapport au récit ou alors éviter toute forme de dualité et admettre alors que le récit et la morale ensembles constitueront le corps et l'âme à l'image de l'homme. A toutes et a tous bonne réception et très bonne réflexion.

    **********************************
    LE LOUP MORALISTE

    Un loup, à ce que dit l’histoire,
    Voulut donner un jour des leçons à son fils,
    Et lui graver dans la mémoire,
    Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
    « Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
    A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
    Vous pourrez cependant avec de petits ours
    Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
    Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
    Point de larcin : menez une innocente vie ;
    Point de mauvaise compagnie ;
    Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
    Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
    Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
    Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
    Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
    Car enfin, quelle barbarie,

    Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
    Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
    D’énormes chiens défendent les troupeaux.
    Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
    Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
    Dès qu’on s’en aperçut : O bête carnassière !
    Au loup ! s’écria-t-on ; l’un s’arme d’un hoyau,
    L’autre prend une fourche ; et mon père eût beau faire,
    Hélas ! Il y laissa sa peau :
    De sa témérité ce fut le salaire.
    Sois sage à ses dépens, ne suis que la vertu,
    Et ne sois point battant, de peur d’être battu.
    Si tu m’aimes, déteste un crime que j’abhorre. »
    Le petit vit alors dans la gueule du loup
    De la laine, et du sang qui dégouttait encore :
    Il se mit à rire à ce coup.

    « Comment, petit fripon, dit le loup en colère,
    Comment, vous riez des avis
    Que vous donne ici votre père ?
    Tu seras un vaurien, va, je te le prédis :
    Quoi ! Se moquer déjà d’un conseil salutaire ! »
    L’autre répondit en riant :
    « Votre exemple est un bon garant ;
    Mon père, je ferai ce que je vous vois faire. »
    Tel un prédicateur sortant d’un bon repas
    Monte dévotement en chaire,
    Et vient, bien fourré, gros et gras,
    Prêcher contre la bonne chère.

    Voltaire

  • Ma toute première classe

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    L’Enfant n'est pas un vase que l'on remplit mais une source que l'on laisse jaillir... «Citation»

    Ecole indigène

    BONSOIR À TOUTES ET À TOUS
    BONSOIR MAÎTRE

    Il y a longtemps, très longtemps, avant de rejoindre l'école indigène. Je revois encore ma petite classe si modeste avec ses lawhates, avec ses vieilles nattes et ses murs peints au bleu et au vert et une petite fenêtre qui selon les saisons laissait apparaitre le souffle des temps.

    Ma classe était vieille dans le cours des âges, elle était même vieille par rapport à la naissance de l'école indigène qui disposait de tout un arsenal lié à l’état civil, au registre des inscriptions et aux manuels scolaires. Doté d’une cantine et d'un cinéma de fortune, elle représentait aux yeux des enfants indigènes les merveilles d'un autre temps. Depuis l'ère lointaine, à ce jour, elle garde jalousement son nom de LICOULE LAARAB, tandis que LICOULE FRANCISSE, juchée sur les hauteurs du Nador assurait exclusivement pour les enfants de souche française, les cours d'initiation et du primaire dans des conditions dignes de leurs semblables implantes dans l’hexagone.
    Si les temps entre les deux écoles étaient répartis selon les mêmes horloges saisonnières, la différence était de taille allant du simple habit, aux programmes enseignés et jusqu'au virement vers la vie active.

    Mais, avant cela, qu’en est-il de ma classe réglée aux échos des voix qui s'élèvent haut dans le ciel, perpétuant les versets coraniques sans pour autant saisir la portée réelle car l'heure étant réglée au parcoeurisme Nous y voilà au seuil de la classe et que pour renter on prendra le soin de nous libérer de nos chaussures.
    Sbah el kheir sidi, Sbah el kheir sidi, sans attendre un instant, déjà le chotrog s'était mis à broyer l'atmosphère, alors que sidi, par sa voix ferme annonçait le commencement de la journée.

    « tchrak » « tchrak », Haya kraw, Haya kraw, la journée s'était mise en marche de façon chaude et décidée animée de bout en bout par les petits taleb appelés gnadizes.
    Le Chotrog est un bâton léger dont le bout est rattaché à une queue de bœuf bien séchée au soleil méditerranéen. Pour écrire, les plumes sont taillées dans le bambou et l’encre est obtenue suite à une fusion de l’eau et de la laine grillée, mixées autant de fois, elles produisent un extrait noirâtre. L’extrait soumis à de petites doses d’eau, remué à outrance, il devient ainsi une encre fluide pouvant reproduire lisiblement les écrits sur la surface polie de la lawha.

    L’œil vigile de Sidi, les claquements du chotrog, une récitation tout azimut, rappellent sans doute aucun, que l’on est bel et bien dans une classe coranique.
    Alhamdou lilahi rabi l 3alamin, Haya kraw, haya kraw, « tchrak » « tchrak », et l’atmosphère dans son amplitude baignait dans un rythme cadencé que la voix des petits TALEB entretenait en haut et en bas. Ravivée par le regard perçant de sidi qui pour chaque petit taleb n'est que le signal et surtout un sérieux rappel que la récitation individuelle qui se déroulera en fin de journée est décisive et capitale la récitation collective sorte de relaxe marquera la fin de la journée.

    Le lendemain matin, la lawha prend sa toilette quotidienne, elle doit glisser heureuse dans l'eau claire et limpide baignant dans la saveur du salsal et toute la joie pour les pieds mignons d'avoir évité les caresses du compagnon d’armes de la fabuleuse falaka, elle est loin d'être une forme de torture tel que ramené par certaines plumes tendancieuse visant à ternir l'image de la religion la plus tolérante.

    Cependant dans l’emploi des jours, il y avait aussi des moments de grande joie et de détente. Pour sidi et pour les gnadizes rien absolument rien, n’égalait la journée des sadakates. Le chotrog dans une attitude digne des grands fakirs est momentanément mis en veilleuse, mais si près de sidi. Les nattes brillant par mille feux recevaient gracieusement les exquises de la cuisine traditionnelle. L'honneur est au mbassas, au ftir et au kaabouche.

    Sidi, d’habitude au regard franc et taciturne affichait des lors un large sourire et il avait toutes les raisons du monde d’être de la sorte car tout baignait dans la quiétude et la sérénité.

    Dans peu de temps, chaque gendouz aura le privilège et l’honneur de glisser dans la main de sidi une jolie pièce de vingt francs. En somme, c’est une belle offrande fruitée d’argent.

    Le jour des SADAKATE c’est aussi un jour de grande référence pour le petit TALEB qui, au prix d’efforts titanesques avait enfin soldé un HIZB entier que la mémoire ne manquera pas de retenir de façon claire, nette, et précise.

    Une fois l’offrande ayant pris congé, laissant sur place les assiettes d'argile vidées de toute victuaille, sidi d’une main sobre et sereine, usant de crayons noirs et de couleurs, armé de patience, transpose sur la LAWHA un cycle de formes géométriques rappelant en leur état les talismans des époques lointaines.

    Une fois l’œuvre achevée, le flambeau ainsi conçu est remis aux honneurs du petit TALEB qui, fort confiant et rassuré, est dès lors fin prêt pour la grande traversée. Le petit TALEB, poussé par l’ardeur de montrer ses capacités de parcoeuriste, s’engage dans un périple qui doit l’amener en compagnie de sa LAWHA et de son HIZB tour à tour vers les ruelles, les rues, et jusqu’aux SOUKIFAS du village. Les habitants à leur tour n’ont jamais perdu de vue cette fierté de récompenser le petit TALEB : « tiens mon fils, tu mérites plus que ça. C’est le CORAN.» le petit TALEB en guise de reconnaissance s’attaque sans faute aucune, et sans aucune hésitation à une récitation digne des grands orateurs.

    Beaucoup, parmi les petits TALEB, armés de volonté ardue ont pu au fil des années, rejoindre la soixantième marche.la marche du podium de tous les podiums. « HAYA KRAW, HAYA KRAW », TCHRAK, TCHRAK, une récitation individuelle, une récitation collective et ainsi, chemin faisant, la classe coranique devait quitter son quartier pour une place de choix dans la mosquée. Sidi, fonctionnaire de l’état avait ainsi, perdu de vue les exquises d’antan, ainsi que le tintement des vingt francs. La classe coranique jadis libre et indépendante, est assujettie au règlement régissant les affaires religieuses. Le CHOTROG à son tour fut soigneusement rangé dans la mémoire « d’il était une fois ».

    La LAWHA, le SALSAL, et la dwaya à leur tour se sont effacé au profit d’une ardoise magique qui, suite au frottement avec un KALEM invisible, fait apparaitre en sus d’un verset, d’un HADITH, la passion d’aller toujours vers de petites choses nouvelles. Les CHEIKHS dans leur mission d’enseigner la parole divine n’ont jamais dissocié leur devoir du CHOTROG. Cependant un seul a fait l’exception. En guise de traitement, il offrait à ses gnadizes de succulents bonbons à la menthe. Il a pour nom : SI HNINI. Peu de temps après ces moments immémoriaux l'heure était fixée au fameux livre la lecture liée au langage communément appelé ALI OMAR et c'était le commencement d'un autre temps, d'une autre époque, d'une autre façon de voir le monde. L’écho de la cloche, le bruit du chotrog et le glorieux appel de la liberté remontés sur les ailes du temps, nous rappelleront toujours que le passé est la clé de l’avenir.

    Tant d'années se sont écoulées et au profond de nous-mêmes, au plus profond de nos souvenirs, sommeille le plus beau nectar de la plus belle fleur qui, trempée dans l'eau claire et limpide avait livré le meilleur d'elle-même. EL MIDAD Une lawha,un kalem, s'élevant au rythme des gestes cadencés nous rappelleront pour toujours que les sadakates bien avant les prodiges de la sociologie et de la psychologie avaient constitué l'un des élements les plus solides dans l'entraide et le rapprochement entre les humains.

    Ma classe toute première c est aussi le souvenir poignant de ceux qui nous ont quitté dans l'humilité et la sagesse, c'est aussi cette âme pure qui erre dans le ciel bleu nous invitant sans cesse à nous soutenir et à nous mieux comprendre par la façon la plus naturelle et sans contrepartie. Dans ma classe première, avant d'entrer on se libère de nos chaussures tout en formulant le signe de la paix et je pense que c'est ici que se dessinent les plus belles arabesques d’une fulgurante épopée que la lawha avait transposé depuis les temps illustres.

  • LE CHANT DES OMBRES ET DES LUEURS

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    Quand les vieillards croient gémir sur leur temps, ils se trompent. Ils ne gémissent que sur leur âge   VICTOR HUGO             

    A toutes et à tous, je dédie ces impressions qui baladent sur les ailes du vent, dandinant parmi les vestiges qui témoignent qu'avec le temps on apprend à aimer ce qui est beau, simple et naturel. Heureux qui comme ce petit nuage, traversant le ciel, par un après midi ambiant d’un hiver sentant sa mort prochaine. Dans un voyage destiné à être long ou réduit selon les aléas et les circonstances, le petit nuage libérait de temps à autre une douceur fine soutenue par un soleil souriant à l’allure pale et timide. Depuis les cimes blanchies par les restes de la neige, un vent léger caressait la splendeur des vignes et les champs trempés dans la couleur des soirs prometteurs.

    Des années plus tard, voila une masse grisâtre qui arrive, qui se dessine dans les horizons, couvrant d'un large manteau une existence qui semble avoir perdu de sa sérénité. Une goutte d’eau fuyante, encore une autre, un trait de fraicheur au visage et j’étais alors avisé qu’un orage faisait route vers une profonde expression. Reprenant les sentiers battus, je balançai mes yeux sur un espace entièrement gagné par des sentiments en éveil, conquis par des oiseaux en quête d’inspiration. Petit nuage des temps nantis.

    Ô Compagnon des nuages en voyage, te voilà aux approches des cimes élevées, baignant dans le chuchotement des arbres enlacés et les murmures des soirs endormis. Petit nuage reprend ton vol dans l’immensité des cieux, accroche-toi aux étoiles dansantes, accompagne par ton souffle le jour et la nuit, retrace dans la voie lactée autant d’arabesques qu’il te plaira de choisir, régénère les forces de la plume pour atténuer les flammes d’un grand feu décidé plus que jamais à renaitre de ses cendres.

    Ô Saga des tempêtes et hurle vent graves dans la mémoire des temps. Ô douceurs sculptées dans le bleu des mers et sur les rivages baignant dans le refrain des vagues. Ô champs des verdures voues aux grains de tous les espoirs, vous êtes sublimes, vous êtes inexplicables. Dans le crépuscule aux horizons dores. Dans l’antre des nuits éveillées. Dans la brume et le clair des lunes. Je bâtirai mes mots, je raccorderai la lyre de l’olympe aux airs du luth oriental et jusqu’aux poèmes de l’éternel Okad.

    • Quand la nuit des nuits se met en marche, déployant ses ailes obscures et téméraires.
    • Quand par la voix des loups, les chaines du silence se brisent en amont et en aval.
    • Quand les arbres s'accrochent aux vents des plaines.
    • Quand les bras suppliants se dressent vers le ciel exprimant la grasse des temps qui passent.
    • Quand les flocons de neige renvoient aux noces printanières.
    • Quand l’étoile du berger chante le repli vers l’âtre et le gite.
    • Quand le quinquet tient en haleine l’âme flottante du brasero.
    • Quand la chaleur et la lumière, la main dans la main, accompagnent la nuit des contes vers les rêves aux silhouettes dansantes.
    • Quand la nature majestueuse étend son voile impérial, invitant l’âme poétique à se confondre dans la beauté de ses couleurs.
    • Quand les cheveux bénis par les touches des nuits fuyantes, regardent impassibles le défilé de tous ces âges qui s'évanouissent dans les galères des temps.

    Sommes nous alors semblables aux astres qui éblouissent par mille feux avant de s'éteindre ? Petit nuage des temps nantis, Ô force de jeunesse qui se déverse dans nos horloges réglées aux notes des lassitudes et les joies éphémères. Sommes nous à l'image du vieux volcan qui se réveille, lui qu'on croyait éteint à jamais ? Quand tout se tait, quand tout se lit d'un trait, quand tout se mêle et se démêle en s'imprégnant de profonde philosophie, alors les ombres et les lueurs, la main dans la main, nous conduiront comme des enfants vers la nuit des contes aux silhouettes dansantes.

    Émerveillés, nous nous contenterons alors de notre vécu, symbolisé par ce grand peigne, que la vie nous offre une fois que nos cheveux aient exprimé leurs adieux les plus ardents.  

    Amis du site ou que vous soyez, je vous invite à une profonde méditation de LÉO et son temps qui s'en va, mais est il vrai qu'avec le temps on n'aime plus ? et si ensembles on fait un crochet chez deux chevaliers de la plume qui avaient perdu leurs êtres aimés et voir comment ils avaient réagi face au temps ? LAMARTINE, dans son poème le lac, rappelle le passé et la fuite du temps, alors que Hugo ouvre le temps vers le futur. Les deux chevaliers l'un pleurant sa maitresse, l'autre sa fille Léopoldine, l'un avait imploré le temps de suspendre son vol, l'autre va au rendez vous. " Demain des l'aube, à l'heure ou blanchit la campagne je partirai vois tu, je sais que tu m'attends " Le rapport avec le temps est nettement différent chez l'un et l'autre et vous mes chers amis qu'en pensez vous? en compagnie de LÉO. Je souhaite à toutes et à tous de passer un succulent bout de temps.

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  • LES ENFANTS AUX RÊVES USURPES

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    Les enfants sont, avant de naitre : Des lumières dans le ciel bleu  Victor Hugo

    Le petit jour venait de pointer. les taxis, les bus et autres moyens de transports se relayaient dans un va et vient sourd et interminable , transportant les uns vers leurs classes respectives, les uns vers leurs lieux de travail, d autres vers leurs occupations quotidiennes et d'autres encore aux grès des vents et du hasard se fiant à une étoile peu brillante quittent le gite en quête d’une occasion fortuite ou tout bonnement s’embusquer dans les galères d’el blassa et voir le monde tourner en rond.Cependant à chaque aube blanchissante que dieu fait, en dépit de l'age et des contraintes physiques, de petits hommes en alerte sont prêts pour affronter leur sort dans une épreuve inégale pour un enjeu hors du commun. Sur les gradins, la société observe ces gladiateurs armes par la seule foi de ramasser au plus haut degré ce qui peut constituer un gain en KHOBZ  YABES ET EN CHUTES DE FERRAILLE.

    Dans la vadrouille des visages aux couleurs usurpées, aux rêves assassines, d'autres petits hommes, d'autres portions vivantes initiées aux caprices des temps, constituent l'outil le plus efficace pour enflammer les âmes charitables sans jamais saisir la portée de leurs mains qui, soumises aux règles de la répétition, avaient perdu de vue la saveur du lait et la blancheur des fromages.  les petits hommes ont été élevés au rang du crouton du pain rassis et les calories en perte de vitesse. Quand, vint la nuit, ils plongent dans une évasion sans étoiles,alors que que notre âme dans un silence amnésique s'alliait avec l'incertitude. L'éminent chirurgien J.HAMBURGER nous fait savoir que la main loin d'être un simple outil se limitant à exécuter les ordres transmis par l'esprit elle dessine, elle écrit, elle compose, mais elle est aussi capable de couper net les éléments d'une nuit et en faire d'elle un enfer sans précédent.

    Les adultes, sirotant allègrement un thé ou un café dans un salon du bon coin réfléchissent à la résolution des mots croisés et des mots fléchés. Peu importe alors la confusion entre une main qui tremble et les doigts habitués au puzzle et au jeu des sept erreurs. Accrochées aux dents de l'enfer, les petites portions nous interpellent:  Investisseurs dans les entrepôts a ciel ouvert ou jonchent les bidons d huile et les chutes aux formes variables du fer et du plastique ne vous attelez pas trop aux  sous souilles dans le cri des gémissements. Honorables adultes et si la mélodie des  nuits  agitées vous est contée par les rides de ceux qui par votre vanité avaient loupe le virage et si les usagers de la bonne psycho et si la complainte des souffrances stoïques revendique son droit pour le droit de vivre et de rêver comme tous les enfants du monde et si  et si    les petits enfants savent que pour savourer leurs rêves ils devaient des la pointe du jour se débarrasser de leur sommeil et ne penser qu'à mieux pousser dans le soupir ces carcassents qui, autrefois, avaient réchauffe les entailles de ceux qui avaient le plein droit de croquer la vie a pleines dents  Ah yel khobz el yabes ila eyna ?

    Dans les locaux de la police, dans le bureau du juge des mineurs, les éducateurs pris au dépourvu se renvoyaient réciproquement la balle: Non, moi j ai veillé à l'éducation de mon enfant, non ce n est pas mon fils, c'est surement le fils du voisin  tandis que les petits, ébahis, perplexes, regardaient sans trop comprendre ce qui se trame au niveau de la responsabilité parentale qui n'avait pas résisté face aux sons des grincements perpétués bien au delà des calculs planifiés dans la froideur des mains occultes.
    En attendant la pointe de l'aube anodine incolore et anonyme, les petits hommes assommés par la cadence des roues que l'égoïsme et les calculs perfides en avaient fait une raison de vivre se maintenaient aux miettes misérables.

    Le cri strident des roues adapté au tremblement des mains et à la sueur des fleurs qui n'ont jamais connu ni le printemps, ni le chant des oiseaux, ni le somptueux déclin vers l'horizon nous interpelle pour regarder en face cette face cachée que nous couvons dans notre égoïsme nous empêchant de réaliser enfin que les petits hommes sont nos propres enfants. Ils méritent de notre part l'attention la plus rigoureuse, sans doute aucun, ils sont les hommes de demain. Tous les enfants, fils de césar ou fils de rien, ils ont le même sourire et le même soupir. Avec jacques Brell et sa fleur qui tremble, je vous invite chères amies et amis du site à passer un agréable moment.

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  • À la mémoire de tous les enfants privés de leur sourire

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    Je dédie cette approche,

    l'Algérie pays de la tolérance vit des temps douloureux et dramatiques en enregistrant des actes sataniques orchestrés par des commanditaires occultes ayant pour cibles des créatures tendres et innocentes soumises à des méthodes qui avaient vu le jour durant la seconde guerre mondiale, que dire alors quand les victimes sont de petites filles torturées à un point où le cri du désespoir fait trembler le trône d'ALLAH.

    Révoltées les femmes s'organisent non pas pour dénoncer seulement ces crimes odieux mais aussi pour traduire la rage du désespoir qui frappe chaque jour leur condition féminine dans une société où la violence sévit de manière à devenir une banalité. Que dire d'une femme qui se voit kidnappée en plein jour sans que personne n'intervienne. Chose totalement étrangère à nos principes qui ont de tout temps porté le sceau et la marque d’une société qui tire ses racines depuis l’aube des temps.

    Les hommes à leur tour révoltés font appel aux autorités suprêmes pour la mise en vigueur de la peine capitale pour les condamner définitivement en dernier ressort. Cependant une réflexion de taille s'impose et nous contraint à aller de l'avant pour voir de près les causes directes et indirectes de ces crimes odieux et tenter d'expliquer les raisons profondes de leur apparition et leur propagation dans une société qui rejette en bloc toute idée de troubler la quiétude et la paix. En d'autre terme la peine capitale est-elle en mesure de garantir la sécurité dans son sens le plus élargi et parvenir à éradiquer ce fléau et le bannir à jamais.

    Pour répondre à ces questions, il faut diagnostiquer en profondeur ce mal qui ronge la société sous tous ses aspects. Les criminologues soutiennent avec force que chaque société a sa propre criminalité. Est-ce à dire que la société fabrique ses délinquants pour qu'ils mettent ensuite sa propre sécurité en danger, et pour faire face à cet effet de boomerang. On fait usage de la contre violence par la violence et de ce fait on se retrouve éloigné de toute mesure capable d'éradiquer le mal car on aura perdu de vue les vrais remèdes qui résident dans l'étude, dans le diagnostic et enfin dans le médicament approprié.

    Quels sont alors ces causes qui font basculer l'ordre des choses et mettent en danger la sécurité des citoyennes et des citoyens craignant pour leurs biens et leurs vies ! à titre d'exemple nous citerons quelques-unes de ces causes car jugées très influentes dans la vie de tout un chacun. Ce sont l'oisiveté qui, aux yeux des sociologues, est mère de tous les vices, les mauvaises fréquentations et les difficultés draconiennes qui entravent et rendent insurmontable toute tentative de construire un foyer conjugal.

    A cela s'ajoute le prix à payer et les conséquences néfastes de l'abandon des enfants par leurs parents, à ces causes également d'autres aussi graves vont approfondir la blessure, appelées causes internationales car ils viennent d'ailleurs se définissant dans l'invasion culturelle et l'attachement sans réserve à tout ce qui brille sous l'étoffe de courants civilisationnels porteurs de maladies psychologiques et physiologiques. L'ensemble de ces facteurs inadaptés dans une société mal préparée encourageraient la propagation d'un fléau dévastateur à l'image du crime perpétré sur le corps d'une âme douce de nature innocente et claire comme l'eau de roche.

    Notre pays déploie des efforts titanesques pour éradiquer EL FASSAD EL MALI SANS POUR AUTANT USER DE LA MÊME FORCE POUR ERADIQUER EL FASSAD EL AKHLAKI et sans un meilleur remède aux terribles maux qui sévissent dans le milieu des jeunes et moins jeunes à savoir l'oisiveté, les mauvaises fréquentations et les difficultés matérielles qui retardent la création de foyers stables et durables entre autres. Cependant d'autres maladies sont également à mettre à l'index et qui ont un lien direct avec la propagation des actes meurtriers, telle la corruption qui a atteint des proportions inquiétantes au point d'être codifiée dans les rapports sociaux les plus louches ajoutés à cela les défaillances sécuritaires et l'adoption de modèles de sociétés sans assurer une assise capable de se défendre contre l'invasion de courants destructeurs.

    Pour conclure ma modeste contribution que pour éradiquer ce mal terrible qui nous prive de nos cœurs c'est d'abord lutter avec l'énergie du désespoir contre les causes du mal en cherchant les véritables remèdes pour arriver enfin à retrouver le sourire angélique de nos propres progénitures. Cette modeste contribution a omis volontairement de citer les grands principes de l’ISLAM qui sont nombreux et nous leur réserverons une place honorable dans une prochaine contribution IN CHAALLAH.

  • LES CAFÉS AUX BOLS D'AIR

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    À toutes et A tous et a la bonne étoile de l'artiste SI FERHAOUI
    JE DÉDIE CE PASSAGE

    LES CAFÉS AUX BOLS D'AIR


    Vendredi soir a l'heure où les lueurs du crépuscule embrasaient les cimes des montagnes, les tentes et les khaimas, sous la lumière des quinquets et des kerbiles calmes et silencieuses avaient l’allure d’un campement de guerre, qui l’as d’un long siège, se préparait à un ultime assaut. Les feux de bois crépitant ça et là dégageaient dans l’espace les parfums de la forêt, tandis que les premières étoiles chantaient la sérénade de la nuit trézélienne.

    À l’intérieur de ces œuvres dressées à la belle étoile, de larges nattes, pour la plupart usées par le temps, étendues de bout en bout, couvraient un parterre débordant de fraicheur, sans avoir à en rougir face à ce que pourrait offrir la moquette en luxe et en confort, pour les habitués de la vie citadine.

    De vieux bancs aux éléments serrés par des clous encore plus vieux baignant dans les arômes de la chadoulia et la romance du thé étoilé de la vieille et lointaine Chine procuraient aux burnous et aux gandouras de grands moments de sérénité de goût et de paix et au « kahwadji » de se confondre dans le meilleur accueil. Tôt le matin alors que l’aube se mettait à rosir, le marché de tous les samedis que Dieu fait est déjà prêt pour recevoir son monde habituel.

    Au fil des heures, les cafés, qui la veille avaient conquis le temps et l’espace ne sont plus que de petits points baignant dans le décors de la pure tradition et les bruits indéfinis. Le marché dans son ampleur était pris en otage par l’homme et la bête. Les discussions et les pourparlers dans une atmosphère chaude mais détendue se rapportant en valeur absolue sur les prix en conformité avec les besoins exprimés. La vieille règle de l’offre et de la demande se traduisait matériellement sur le terrain de façon claire, nette et sans ambiguïté.

    À l’entrée des khaimas et les tentes, de grands tonneaux en bois, alimentaient en eau claire et limpide la prouesse de la main locale qui a conçu et fabriqué la cafetière et la théière. Un morceau de tissu, jadis blanc, servant de filtre, avait depuis longtemps pris la couleur de son jus. À l’aide d’une tasse de la contenance d’un litre le sucre blanc tiré d’un gros sac est versé en entier dans un récipient rempli d’eau bouillie à haute température .Eau et sucre barbouillés à outrance sont versés dans la cafetière et la théière. Une dose unique, un goût unique et une pleine saveur pour les candidats aux bols d’air « Hé Kahwadji …wahed kahwa ….wahed tey rani jey ».

    Les tasses et les verres se remplissaient et se vidaient au rythme d’un feu qui se réanimait et se réduisait au rythme des voix en vogue. De temps à autre un verre servi à la hâte ne tardait pas à rejoindre ses compères baignant dans une bassine consignée au repos d’office.

    Au fil des heures qui s'envolent le calme doucement reprenait sa place au profit d une température qui balançait depuis l’aube blanchissante entre un haut et un bas.
    Douze heures tapantes les tentes et les khaimas sont repliées. Les nattes, les vieux bancs, les tonneaux et le reste des ustensiles rangés, le départ vers d’autres cieux est imminent.

    Des cafés aux bols d’air il ne restait qu’un bout de terre humide absorbant lentement les restes d’une lessive simple et peu exigeante et des trous qui avaient servi à renforcer les piquets et les poteaux en bois.

    Un matériel des âges premiers tant indispensable, pour relever bien haut la tête à ces édifices mobiles, libres et fantaisistes. En leur état, ils voyagent encore dans le temps et dans l’espace.

    La cafetière et la théière n’ont guère changé d’aspect. Le quinquet rangé dans la mémoire des contes autour des grands feux ressourcé au gaz butane souffle à ce jour la lumière en brillant dans tous ses éclats.

    Reprenant les sentiers jadis battus dans la nébuleuse des rêves et la fureur de vivre, je contemple ému toutes ces années qui se sont évaporées témoignant sans recul que les tentes et les khaimas continuent encore à embrasser les étoiles dans leur chant d'il était une fois la sérénade des nuits trezeliennes.

  • SOLITUDE

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    Me référant aux pages d'or d'un excellent ouvrage, conçu pour les élèves de la classe de terminale, édité en 1971 réalisé par les auteurs MAURICE MOREL et DENIS HUISMAN successivement agrège des lettres et directeur de l’école française des attaches de presse.

    Je propose une approche autour de la solitude que beaucoup d’écrivains inspires dans leurs méditations ont trouvé en elle un refuge des plus sécuritaires et une évasion à faire éclater aussi bien la prose que les vers poétiques animés de beauté de rêverie et de réalisme. Cependant, d’autres chevaliers de la plume avaient opté pour une limite de la solitude, car prolongée, elle provoque l’ennui pour MOLIERE elle effraie une âme de vingt ans.

    VAUVENARGUES, différemment de Lamartine dans ses méditations, de Rousseau dans les rêveries d’un promeneur solitaire, de Victor Hugo dans ses contemplations avait soutenu que la solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps ; cependant longue elle est mortelle que nécessaire. En d'autres termes, un solitaire est-il par définition quelqu'un qui vit en marge de la société ou bien au contraire c’est en marge de la société qu'il découvre les profondeurs de l'âme humaine et sentir réellement la douleur des autres.

    Dans une récente contribution j'ai reproduit un poème de Théophile Gautier au sujet de l'aveugle, pour cette fois-ci nous allons d'ici peu avoir le plaisir de boire le nectar de la poésie du père du romantisme Victor Hugo et l'élévation de l'homme a un degré que seul Hugo sait faire et cet homme c’est le mendiant.

    Le poète compte parmi ceux qui ont chanté les mérites de la solitude perçant à la fois les signes de la pauvreté et la grandeur des pauvres ; nous déduisons donc qu'être seul c'est s'intégrer corps et âme dans la nébuleuse d'aller au-delà de l’expression humaine. Suivant les sentiers battus des chevaliers de la plume, voyons de près ce que pense saint Exupéry dans son ouvrage Terre des hommes qui affirme qu'être un homme c'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée, c'est sentir en posant une pierre que l’on contribue à bâtir le monde.

    De ce qui précède, il semble clairement qu'il y a deux visions qui s'alternent autour de la solitude. Elle est pour certains à un certain degré une diète mais limitée dans le temps. Pour d’autres, c’est une source d'inspiration qui dynamite les sentiments au point de communier l'âme et l’esprit afin de prendre conscience des souffrances d’autrui. Théophile Gautier et son aveugle et Hugo et son mendiant illustrent magistralement cette percée humaine que l'évasion et la solitude constituent en fait un pont réel avec la réalité.

    Au-delà de l'expression humaine HUGO nous livre son âme solitaire issue de la grandeur des miserables.dans ce contexte notre prophète que la bénédiction soit sur lui a prié DIEU de lui préserver lors du jugement dernier une place parmi les pauvres et les nécessiteux.

    Le poème de VICTOR HUGO haut en couleur, terrible par le poids qu'il accorde au mendiant SAIT ON D OU IL VIENT SAIT ON DE QUELLE PART IL VIENT me renvoie a une célèbre chanson tirée de notre patrimoine et plus exactement de ABABSA qui avait interrogé une tête humaine que les temps avaient jalousement gardé dans le temple du silence : Ya ras ebnadem kallamni.

    Sait-on d'où il vient Sait-on de quelle part il vient, seule une âme solitaire est en mesure de nous livrer sa nature et sa portée et seule une âme qui a su contourner le profil de sa propre création est en mesure de nous amener à découvrir tous les trésors de ce roseau pensant.

    Poète sonore de son temps, dans le givre et le vent, je vois passer un pauvre homme si près de ta demeure et d'un geste auguste de ta main qui avait pris le pli d'élever les misérables au-delà de l’expression humaine, tu cognas sur la vitre, et ce fut l’un des plus vibrants poèmes.

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  • Quand les ailes ne repondent pas

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    Quand les ailes ne répondent pas 

    À toutes et à tous
    À toutes les belles plumes qui tardent a se retremper dans leurs encriers je dédie cette approche intitulée Quand les ailes ne répondent pas.

    Face à mon bureau se dresse un imposant immeuble datant de l'ère coloniale compose de cinq étages dont le rez de chaussée luxueusement amenage pour les prestations de la BADR est souvent sollicite par les usagers et particulièrement les hommes de la terre. L'appartement sis au deuxième étage dont le balcon est servi par une porte fenêtre renferme dans son espace réduit une cage et un oiseau. Apprivoise, l'oiseau n' avait eu ni le temps ni la joie de construire un nid de hasard. Durant la saison des grandes chaleurs et les temps de grande fraicheur la cage et son occupant regagnent le lieu familier tandis que le balcon avec joie offrait eau et grains de blé aux pigeons a la caille et même aux corbeaux.

    À l'âge enfantin, qui n'avait pas couru derrière un moineau sans réussir à le rattraper car plus rapide et mieux adapté aux espaces libres, gaiement, il savait où trouver son gite
    Qui de nous n avait pas réussi à déjouer le réflexe d un tout petit moineau qui dans une tentative désespérée avait finit par accepter son sort! C'était un jeu d'enfants un simple jeu d'enfants. Plus tard pensant lui prêter attention et affection bien que privé de son âme on lui confectionna un royaume digne des dignitaires. Jonché au coin du balcon il apprendra avec le temps a mieux apprécier la douceur de ceux qui chanteront pour lui.

    Me référant à un poème de Verlaine tiré de l’excellent ouvrage la composition française en 100 dissertations les auteurs avaient conclu ce qui va suivre :
    On peut emprisonner les oiseaux, opposer a leur soif de liberté les barreaux d une cage, les oiseaux chantent toujours! Seulement leur chant se fait plainte, appel, sanglot, leurs ailes frémissant se heurtent au fer de la cage et si leur ivresse de ciel se délivre leur corps se meurtrit, sans cesse ils ne peuvent plus que contempler le triste filet qui coule de leurs ailes. l'illustre poète avait conclu que si la cage est prison le chant est poésie. Illustre poète, partant de cette conclusion, humblement je me permet de me poser une question sur la nature de ce chant qui selon vous est une poésie et si l'oiseau qui est en face de moi chante un chant est il alors semblable aux chants de tous les oiseaux du monde. Illustre poète, l'oiseau qui en face de moi n'a jamais vu le Zénith ni l'aurore ni le somptueux coucher du soleil.

    La vision de notre poète peut elle alors égaler la sensation d'un grand chasseur du nord qui dans une expédition de chasse avait traqué et tragiquement blessé un ours. Seulement au lieu de l'achever il s'est déployé au bout des limites de son expérience pour le guérir et le sauver d'une mort certaine. Le chasseur avait consigné dans son ouvrage que la grande sensation qu'il éprouve dans la chasse ce n'est pas de tuer mais de préserver la vie. Le chasseur a compris que ces êtres sont nés pour être libres et quand le besoin et la nécessité les poussent a la lutte pour la survie ou l obligation de conquérir leur harem c'est pour préserver l'équilibre naturel et écologique et si les hyennes s'acharnent sur les carcasses au point de les blanchir, ils participent de la sorte à une grande œuvre de nettoyage autrement la nature elle même serait victime d'empoisonnement.

    Dans le milieu animalier, il existe une harmonie et un parfait équilibre que seuls les êtres humains savent enfreindre au nom de l'étique et les urgences civilisationnelles. Paradoxalement, l'immeuble d'en face, le balcon et sa sinistre prison au même endroit que mon bureau se situent RUE DE LA LIBÉRATION. Libération dites vous ! L'oiseau apprivoisé est il en mesure de saisir la teneur de ce mot ou alors est il convaincu que le célèbre chateaubriand avait ses propres raisons et sa propre vision en affirmant que le bonheur est une balle, on court après, elle roule, on la frappe quand elle s'arrête où le célèbre voltaire qui avait affirmé qui est causé de bonheur pour les autres réalise son propre bonheur.

    La journée s'étire mais touche à sa fin. Je regarde encore une fois cet oiseau si fortement scellé dans son lit de hasard et lui, dans son âme meurtrie, semblait me dire que si les ailes ne répondent pas dis à tes semblables que les plumes se retrempent autant de fois dans les encriers de la liberté et la libre parole et que les barreaux sautent devant l'initiative et toute idée constructive.

    L'OISEAU AVAIT CONCLU QUE LE BONHEUR EST BONHEUR QUAND IL EST PARTAGÉ  ET QUE LA SOUFFRANCE EST SOUFFRANCE QUAND ELLE EST SUBIE PAR UNE SEULE PERSONNE.
    Que les plumes qui nous avaient habitué aux commentaires magnétiques selon l'expression de notre ami l'artiste peintre Si Ferhaoui ressortent de leurs encriers la beauté et la noblesse du verbe et faites en sorte que les ailes se joignent aux plumes afin de redonner au site toute la vigueur et l'élan aussi puissants aussi hauts pour couvrir à la fois le ciel de Miliana Alger et tous les cieux de la pensée universelle.

  • AZIZ ET L'AVEUGLE

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    OPHILE GAUTIER ABDERRAHMANE Aziz  et l'Aveugle

    Dans la douleur les êtres humains se retrouvent. Ils crient leur désespoir et leur tourmente dès fois en pleurant d'autres fois dans un silence stoique à faire frémir les échos les plus lointains.

    Ici dans une page errant dans les sphères des temps immuables le poète et le chanteur bien au delà des containtes et les intimes convictions livrent leur destinee à tout ce qui bouge à leur place et traduisent tant bien que mal leur détermination à se manifester timidement dans la nébuleuse du JE/ NOUS pourtant nombreux sont ceux qui regardent sans saisir la potée réelle des choses.

    Le poète s'est livre entièrement à la grâce de son chien fidèle alors que le chanteur s'est adressé à la foule pour le mettre au diapason de la couleur d'un clair de lune ou un rayon pale soit-il caressant froidement à la fois son âme son esprit et son corps.

     

    VICTOR HUGO le chef de l'école romantique a laissé entendre qu'il ne cherche pas à démontrer logiquement mais à frapper les imaginations.
    ILLUSTRE POÈTE.

    CHANTEUR DES ANNÉES DE JEUNESSE
    L'AVEUGLE VOUS TEND SES BRAS ET VOUS SERRE CONTRE SON CŒUR QUI A SOUVENT PLEURÉ SANS VOIR LA COULEUR DE SES LARMES.


    L'aveugle

    Un aveugle au coin d'une borne,
    Hagard comme au jour un hibou,
    Sur son flageolet, d'un air morne,
    Tâtonne en se trompant de trou,

    Et joue un ancien vaudeville
    Qu'il fausse imperturbablement ;
    Son chien le conduit par la ville,
    Spectre diurne à l'oeil dormant.

    Les jours sur lui passent sans luire ;
    Sombre, il entend le monde obscur,
    Et la vie invisible bruire
    Comme un torrent derrière un mur !

    Dieu sait quelles chimères noires
    Hantent cet opaque cerveau !
    Et quels illisibles grimoires
    L'idée écrit en ce caveau !

    Ainsi dans les puits de Venise,
    Un prisonnier à demi fou,
    Pendant sa nuit qui s'éternise,
    Grave des mots avec un clou.

    Mais peut-être aux heures funèbres,
    Quand la mort souffle le flambeau,
    L'âme habituée aux ténèbres
    Y verra clair dans le tombeau !


    Théophile GAUTIE

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  • Le Poète Et La Foule

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    Le Poète Et la Foule de Théophile Gautier

    Feuille

    La plaine un jour disait à la montagne oisive :
    « Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu ! »
    Au poète, courbé sur sa lyre pensive,
    La foule aussi disait : « Rêveur, à quoi sers-tu ? »

    La montagne en courroux répondit à la plaine :
    « C’est moi qui fais germer les moissons sur ton sol ;
    Du midi dévorant je tempère l’haleine ;
    J’arrête dans les cieux les nuages au vol !

    Je pétris de mes doigts la neige en avalanches ;
    Dans mon creuset je fonds les cristaux des glaciers,
    Et je verse, du bout de mes mamelles blanches,
    En longs filets d’argent, les fleuves nourriciers. »

    Le poète, à son tour, répondit à la foule :
    « Laissez mon pâle front s’appuyer sur ma main.
    N’ai-je pas de mon flanc, d’où mon âme s’écoule,
    Fait jaillir une source où boit le genre humain ? »

     

    Le Site à ce niveau top reflète à plus d'un titre tous les bien faits de la montagne sans pour autant amoindrir l'apport considérable du genre humain.

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