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Le Corbeau et le Renard

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Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute………………………….LA FONTAINE.
En toute chose, il faut considérer la fin…………………………………………….LA FONTAINE.
Je me sers des animaux pour instruire les hommes………………………….LA FONTAINE.

Amis du noble site bonjour.

La fable la plus célèbre de LA FONTAINE est sans conteste celle de maitre corbeau et de maitre renard. A cette époque maitre veut dire monsieur. La FONTAINE se sert des animaux pour instruire les hommes et propose une morale à la fin. La morale que nous propose l’auteur dans la fable que nous partageons avec nos amis dans les colonnes du noble site, est une dénonciation directe de ceux qui acceptent les flatteries, la morale est énoncée par le renard lui-même. Analysant les traits de son époque, LA FONTAINE, à travers la fable en usant du renard et du corbeau a posé le doigt à la fois sur ceux qui adorent qu’on les flatte, qu’on parle d’eux, et bien sur tous les avantages que tirent les flatteurs aux dépends de ceux qui les écoutent. Mes chers amis, si le renard est très rusé faut-il cependant croire que le corbeau est débile ou un dupe incapable de flairer le piège tendu par le renard? Nous allons vous le montrer tout à l’heure. Des études scientifiques ont confirmé que le corbeau est un animal très très très intelligent ! Il figure parmi les animaux les plus intelligents du monde ! La fontaine serait-il trompé sur le compte de cet animal qui est loin d’être une proie facile devant tant de flatterie ? Mes chers amis lisons ensemble la fable avant de passer à la vision d’une extraordinaire expérience qui nous révèlera que le corbeau est loin d’être dupe, ceci d’une part et d’autre part pourquoi le corbeau est-il considéré comme étant maitre (enseignant) de l’humanité ? La sourate el meida à travers les versets 27 à 33 retrace alors l’exécution du premier crime commis, l lorsque poussé par une jalousie aveugle, Quabile (Caen) tua son frère habile (Abel) mais que vient faire le corbeau dans ce contexte ? Nous le saurons tout à l’heure.

La fable :

Maitre corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maitre renard, par l’odeur, alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé bonjour, Monsieur du corbeau.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois »
À ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie ;
Et, pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute »
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus………

___Jean de la FONTAINE___

Après lecture de la fable, des centaines d’années plus tard des études scientifiques sur le comportement des animaux ont abouti à des conclusions étonnantes. Le coran depuis quinze siècles a confirmé que les animaux sont des nations au même titre que les humains. Mes chers amis du noble site, voyons de près la vidéo qui a été réalisée en nouvelle Calédonie sur le corbeau.
 


Le coran : La vidéo prend fin. Une conclusion s’impose. Le corbeau loin d’être un dupe, il s’avère être l’un des animaux les plus intelligents. Cependant au temps d’Adam que la bénédictions de Dieu soit sur lui, et plus exactement le temps ou Caen aveuglé par la jalousie due au refus de son offrande par Dieu, tua son frère. Le crime étant eu lieu, Dieu envoya un corbeau. Pour faire quo i ? Dans les colonnes du noble site, la sourate el maidah , dans les versets de 27 à 31 nous donnent la réponse suivante :

http://fr.noblequran.org/coran/sourate-al-maidah/ayat-27/28/29/30/31

Conclusion : le choix du corbeau revêt un caractère important. Il n’est pas le fruit d’un hasard. Quinze siècles plus tard, des études dignes de foi ont affirmé que les corbeaux se font justice entre eux et quand l’accusé parmi eux est jugé coupable par le tribunal siégeant en séance plénière, IL est alors condamné à mourir. Une fois la sentence exécutée, il sera procédé à son enterrement. Il y a plusieurs atouts dans le mode de vie des corbeaux. En conclusion, le choix du corbeau dans le coran n’est pas fortuit. Le choix de la fontaine non plus n’est pas fortuit eu regard a la morale qu’il nous propose et qui se vérifie pleinement dans le temps et dans l’espace, surtout dans les sphères politiques ou la flatterie est devenue une règle d’or dans les abc de la diplomatie. Si la FONTAINE s’est trompé sur le choix du corbeau dans le déroulement de la scène il a néanmoins visé a instruire les hommes en dénonçant leur défaut majeur qui les caractérise à savoir la vanité.

 

Par BELFEDHAL Abderrahmane

Commentaires

  • BELFEDHAL Abderrahmane
    • 1. BELFEDHAL Abderrahmane Le 26/02/2022
    A MES AMIS DU NOBLE SITE BONJOUR.
    ………………………… La force et la ruse dans l’échiquier des stratégies guerrières…………………………..
    Une victoire momentanée réside dans la force, une victoire durable réside dans la raison…Proverbe chinois.
    Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour prendre celle du renard………Napoléon premier
    Les fleuves ne se grossissent que par les ruisseaux ………………………………………………Citation
    La force, la ruse, stratégies guerrières ou armes diplomatiques ? Mes chers amis nous essayerons à la lumière du terroir des temps relatifs à l’usage de la force et de la ruse, situer leur impact sur le déroulement et l’achèvement des grandes séquences ayant marqué le cours de l’histoire. A titre d’exemple nous nous baserons sur deux textes tirés de l’Iliade ou le poète Homère chanta les prouesses du roi d’Ithaque en la personne d’Ulysse et l’œuvre d ibn el moukafaa dans une littérature animalière de haut rang ( kalila et dimna) compte tenu de la richesse des enseignements prodigués aux hommes pour les instruire. Le célèbre jean de la fontaine s’est inspiré dans ses fables de kalila et dimna. Commençons par le commencement et voyons de près le sens du mot ruse. Le dictionnaire nous livre la définition suivante : la ruse est un procédé habile, mais déloyal, dont quelqu un se sert pour obtenir ou réaliser ce qu’il désire : déjouer les ruses d’un adversaire. Le dictionnaire nous livre en outre les synonymes du mot ruse à savoir l’astuce, la manœuvre, le stratagème, le subterfuge, la fourberie, le machiavélisme, la rouerie. Concernant la force, le dictionnaire nous donne la définition suivante : Il ya plusieurs définitions du mot force. En physique, la force se traduit par les actions mécaniques exercées par les objets sur un système (Isaac newton) , aujourd’hui ce mot désigne leur modélisation en quatre caractéristiques : le point d’application, le sens, la direction et l’intensité. En philosophie la force tirée du latin vis, est opposée à la faiblesse, elle désigne de manière générale le pouvoir d’agir. Elle est le principe ou la condition d’agir. L’asthénie (absence de force) empêche le sujet de fournir le moindre effort susceptible de modifier le réel. Sur le plan militaire, la force se traduit par le pouvoir, la puissance et l’épreuve de force. Apres cet aperçu, ouvrons sans tarder le livre des temps ou sont consignés les deux textes cités en référence.
    Texte premier : Durant plus de neuf ans de siège, Troie continua à résister ! Comme ni la force ni les armes ne suffisaient à l’ébranler, Ulysse songea à employer la ruse. Déguisé en mendiant, il entra dans la ville afin d’espionner les assiégés. C’est ainsi qu’il rencontra la femme de Ménélas, Helene, qui attendait avec impatience de retourner dans son pays natal. En rentrant dans son camp, le héros fit bâtir un gigantesque cheval de bois. Ulysse et ses plus intrépides compagnons se cachèrent dans les entrailles du faux animal. Quant aux autres ils mirent le feu à leur campement, s embarquèrent sur leurs bateaux et quittèrent le port comme s’ils levaient le siège. Mais ils n allèrent pas bien loin et se cachèrent derrière les rochers d’une ile voisine. C’est avec joie que les Troyens virent le départ de leurs adversaires. La bonne nouvelle se répandit dans la ville. Les portes de la cité s’ouvrirent et le peuple libéré défila sur la plage. L’énorme animal fut le principal objet de sa curiosité. Soudain les hommes aperçurent un grec, laissé la bas par l’astucieux Ulysse, qui tentait de se dissimuler sur une falaise. Se voyant découvert, celui-ci tomba à genoux en suppliant de l’épargner. § Ne me tuez pas, braves gens, je viens à peine d’échapper à mes concitoyens qui voulaient me sacrifier. Ils ont construit ce cheval en offrande a votre cité § Peu méfiants les Troyens le crurent. La journée se termina en banquets joyeux, puis tous s endormirent d’un sommeil tranquille. Alors dans le silence de la nuit, Helene monta sur les remparts, et munie d’une torche, fit aux grecs embarqués dans l’ile les signaux convenus. Pendant ce temps, les héros quittèrent les entrailles du cheval de bois ou ils étaient cachés et ouvrirent les portes de la ville aux grecs des troupes qui venaient de la mer. Aucun abri ne fut épargné par la bataille. Troie brulait de toutes parts. Le roi Priam et toute sa famille furent massacrés. Sur les lieux du combat, il ne restait que des cendres et du sang…Eduard Peliska.
    Texte deuxième : De cette stratégie qui nous est venue depuis les mythes et les légendes de la Grèce antique nous allons ensemble voyager sous d’autres cieux, d’autres lieux en feuilletant les pages jaunies par les empreintes du temps … Et pourquoi pas dans la littérature animalière ? Ibn el moukafa, bonjour… Dans une province de Chine, il ya une montagne dont le sommet se perd dans les nues. Il y avait au-dessus un arbre dont les branches semblaient aller au ciel : elles étaient toutes chargées de nids de corbeaux qui obéissaient à un roi nommé Birouz. Une nuit le roi des hiboux, qui s’appelait Schabahang, c’est à dire marche nuit, vint a la tête de son armée ravager la demeure des corbeaux, contre lesquels une vieille haine les animait.
    Le lendemain Birouz assembla son conseil pour délibérer sur les moyens dont ils se serviraient pour se mettre à couvert des insultes des hiboux. Cinq des plus habiles de sa cour, après les intentions de sa majesté, dirent leurs avis. Grand majesté dit le premier, je vous dirai donc, sire, que les politiques ont toujours tenu pour maxime qu’ il ne faut point attaquer un ennemi plus fort que soi, autant c’est bâtir sur le passage d’un torrent. Le roi se tournant vers le second lui ordonna de parler : Sire, dit le second visir, la fuite ne convient qu’aux âmes basses et timides. Il est plus à propos de prendre les armes et d’aller venger l’affront que nous avons reçu : un roi n’est jamais en repos qu’il n’ait porté la terreur dans le pays et dans l’âme de son ennemi. Le troisième visir dit ensuite son opinion : Je ne blâme point, dit-il, le conseil de mes camarades, mais aussi je ne l’approuve pas. Je suis d’avis d’envoyer des espions pour connaitre l’état et la force de l’ennemi, et sur leur rapport nous ferons la guerre ou la paix : c’est le moyen de vivre en repos, un roi doit toujours travailler à conserver la paix dans son royaume tant pour le repos de son esprit que pour le soulagement de ses sujets. Il ne doit jamais déclarer la guerre qu’a ceux qui troublent la paix et quand l’ennemi qu’il veut combattre est trop fort, il faut se servir de toutes les occasions qui se présentent de leur nuire par la finesse. Le quatrième visir, prenant la parole, représenta au roi qu’il valait mieux quitter le pays que d’exposer à perdre la réputation de leurs armes, qui avaient toujours eu l’avantage sur les ennemis, que ce serait une démarche trop honteuse aux corbeaux d’aller faire une soumission aux hiboux, qui jusqu’ alors leur avaient été soumis, qu’ il fallait tacher de pénétrer leurs desseins et se résoudre plutôt à combattre qu’ a subir un joug ignominieux, puisque enfin la perte de la vie était moins considérable que celle de la réputation. Le roi après avoir écouté ses quatre visirs fit signe au cinquième de parler à son tour. Le roi avait une confiance particulière en lui, le pria de dire avec sincérité ce qu’il jugeait à propos que l’on fit en cette affaire : déclarons nous la guerre, ajouta le roi, proposerons nous la paix, ou bien abandonnerons nous ce climat ? Sire, puisque vous m ordonnez de parler avec franchise, il me semble que nous ne devons pas attaquer les hiboux, parce qu’ils sont en plus grand nombre que nous. Il faut user de prudence ; cette vertu a souvent plus de part aux grands succès que la force et les richesses. Que votre majesté, avant de prendre sa dernière résolution, consulte encore ses ministres, leurs conseils pourront vous aider à faire réussir vos desseins : les fleuves ne se grossissent que par les ruisseaux. Pour moi je n’aime ni la guerre ni les troubles, mais je ne puis souffrir qu’on ait la lâcheté de faire des soumissions. Les gens d’honneur ne doivent désirer une longue vie que pour laisser à la postérité des exemples de vertus dignes d’admiration. Il vaudrait mieux n’avoir jamais existé que d’avoir mené une existence obscure. Ainsi je ne conseille point a votre majesté de faire voir de la timidité dans cette conjoncture, ni vous devez prendre un parti devant moins de monde, afin que les ennemis ne puissent saisir vos desseins. Un des ministres interrompit en cet endroit, le cinquième conseiller du roi et lui dit : A quoi pensez-vous ? Pourquoi se tiennent les conseils, si ce n’est pour délibérer entre plusieurs des affaires importantes, et pourquoi voulez-vous qu’une délibération de cette conséquence se fasse dans un cabinet ou il n ya personne ? Les affaires du roi dit le conseiller, ne sont pas celles des marchands, qui se communiquent à toute la société. Les secrets des princes ne peuvent être découverts que par les conseillers ou les ambassadeurs. Que savez-vous s il n ya point ici des espions qui nous écoutent pour rapporter ce que nous résoudrons à nos ennemis qui, sur leur rapport, ou préviendront nos entreprises ou du moins les déconcerteront ? Les sages disent : si vous voulez avoir un secret, tenez-le caché. La réponse du cinquième conseiller du roi était claire et suffisante : ce qui est difficile de l’avoir par la force, la ruse l’emportera. La ruse et la force, sont a jamais liées dans chaque entreprise et si la force est fixée, la ruse sous un nouvel habit, restera l’atout majeur dans son monde immuable et changeant appelé le monde de la diplomatie. Nous terminons cette modeste participation par une citation qui dit : On est bien fort quand on a le nombre, invincible, quand on a la ruse, ou par cette autre citation : tandis que la force terrasse a l’occasion, la ruse, règne a la durée.
  • BELFEDHAL Abderrahmane
    • 2. BELFEDHAL Abderrahmane Le 07/02/2022
    AMIS DU NOBLE SITE BONSOIR.
    Celui qui veut réussir trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse….citation.
    IL faut viser la lune, parce qu’au moins, si vous échouez, vous finirez dans les étoiles……Oscar Wilde
    A l’heure où les carillons de l’agréable site sont réglés selon le cadran des souvenirs impérissables, des images déferlent devant mes yeux dans l’attente de me projeter quelque part. Voilà c’est déjà parti pour un retour à la 4 eme B. Si monsieur Lavoisier avait soufflé de son génie pour motiver et stimuler ce qui est ancré dans l’esprit des pionniers de la 3 eme B, pour ceux de la 4eme B, c’est l’âge d’or de la poésie française qui va, tambour battant, conquérir l’espace , l’esprit et les cœurs acquis aux flèches sentimentales… Les lettres de monsieur Victor Hugo en proses, en vers et en rimes ont toujours attisé cette fureur de mettre le grappin dessus. Mes chers amis du noble site, l’élève responsable de classe vous invite cordialement à ouvrir le livre des temps pour un voyage parmi les vestiges littéraires… pardon, parmi les rares vestiges ayant survécu in extrémis… Dans la classe, dans le mobilier inventorié, il y avait une superbe bibliothèque qui avait pour tâche de veiller attentivement sur un fabuleux trésor datant du 19 eme siecle. Les pépites tournant autour des poèmes et des textes, majestueusement soutenus par la griffe des maitres de la pensée humaine, allaient d’ici peu, vivre l’une des séquences les plus dramatiques. Les éditeurs avaient misé gros sur la qualité du papier et le dessin exceptionnel avec en prime un super microsillon 45 tours reprenant à la fois la finesse de la voix et la sensibilité d’une musique réglée en sourdine. L’honneur étant accordé aux fables de jean de la Fontaine, le renard avait déjà relevé la topographie des lieux et soigneusement établi un plan strictement individuel. Le moment choisi pour la mise en main vient de pointer. A l’instar des autres classes du somptueux CEG, le responsable choisi parmi les élèves, s’attelait à rentrer en classe un peu avant l’heure prévue pour s’enquérir de l’état du bureau du prof, un regard sur la corbeille a papiers, sur les rideaux et les fenêtres en fonction du temps qu’il fait, un regard général tout autour de la classe et enfin une franche méditation envers les trésors superbement rangés dans la fameuse bibliothèque. L’élève faisait son travail de bénévolat avec beaucoup d’attention. En sus de la Fontaine, la légende des siècles, les fleurs du mal, madame Bovary, la chèvre de monsieur Seguin ressentaient eux aussi de temps à autre un besoin pressant de se dégourdir les jambes tant les portes de leurs exils ne s’ouvraient que rarement… enfin presque…si ce n’est… En tout cas le responsable de classe lui aussi, de temps à autre, ressentait ce précieux besoin de leur venir en aide. Chemin faisant, beaucoup parmi les élèves avaient remarqué que le délégué en fin de journée scolaire quittait la classe avec un cartable un peu gonflé par rapport à la normale ! Depuis, on se posait des questions au sujet de cette montgolfière sur quelle plate-forme, allait elle atterrir (pardon je voulais dire sur quelle tète elle allait tomber) … Le subterfuge démasqué, chaque élève s’efforçait au mieux pour montrer ses capacités pour le bien-être de tous et de la classe. Les jours passèrent dans une quiétude sans égale, les heureux délégués infatigables se relayaient tour à tour dans un taylorisme exemplaire, jusqu’ au jour ou…Il fallait bien que ce jour arrivera un jour ou l’autre. Notre très cher Ait mouloud mouloud, le directeur et prof de musique, en ouvrant la splendide bibliothèque faillit tomber en syncope ! Les collections jadis classées dans leur ordre chronologique, baignaient des lors dans un désordre numérique effroyable…ici on passe de 1 et 9, de 4 et 7… sans risque de se tromper... Notre cher directeur, face à une nouvelle proposition, sans doute dictée par un excès de zèle, avait balancé en l’air la réplique suivante : allez au diable… la bibliothèque sans délégué est en sécurité… bien sûr pour le peu qui restait de l’iceberg bien entendu… Pour ma part, je me rappelle avoir dépoussiéré quelques belles couvertures mais ma courte mémoire semble avoir perdu de vue leur acheminement dans les routes sinueuses menant haba haba… dougua dougua… vers les temps d il était une fois… qu’elques œuvres furent récupérées… un imposant conseil de discipline a été réuni … il faut réellement admettre que les ingrédients d’une classe difficile se réunissaient dans les horisons les plus proches. Cependant notre cher directeur et prof de musique lui revient avant et après tout, le grand mérite d’avoir sculpté son nom dans les annales du somptueux CEG et la kermesse qu’il organisait avec brio a l’occasion de la fin d’année scolaire. Cher maitre, nous avons pour vous le grand respect et la pleine reconnaissance. Votre nom, cité encore une fois, dans les colonnes de l’extraordinaire site Alger Miliana en est une forme de ce grand respect et de cette totale et pleine reconnaissance. Un jour peut-être nous hisserons les voiles pour un autre voyage vers une autre classe, la ou les élèves détenteurs de certificats de fin d’études, croyaient déjà avoir atteint le royaume des étoiles ...c’est la 5 eme B. Amis du noble site que les souvenirs de la belle époque resurgissent dans les colonnes du noble site là ou l’expérience sert à tous les coups pour stimuler le grand jet dans la vie de tous les jours. Peut-être aussi qu’un jour j étalerai avec le plus grand plaisir le rebondissement que j’ai vécu en passant de l’élève totalement out a l’élève studieux animé de bonne volonté… Les prémices de ce changement ont commencé à germer l’instant même où j’ai été sommé de payer les frais de l’internat, en sus de ce qui a été payé pour les commodités du trousseau… un tribut largement au-dessus des moyens d’un imam… et en face…des notes scolaires des plus indignes ! Le déclic s’est mis en mouvement sous l’emprise d’une volonté de fer jusqu’ à la fin de mes études universitaires. Cette même volonté m’avait permis plus tard de constituer ma petite pépinière d’universitaires. Avec la grâce de dieu nous gardons l’espoir et cette volonté de participer selon les aléas à l’enrichissement du coin qui nous a été réservé dans le plus beau site qui, désormais est déjà une partie de nous-même. Encore une fois chapeau bas pour les efforts déployés par notre respectueuse amie NORIA. A toutes et a tous in the guetto .

  • BELFEDHAL Abderrahmane
    • 3. BELFEDHAL Abderrahmane Le 02/02/2022
    AMIS DU NOBLE SITE BONJOUR.
    Retour dans mes souvenirs……Une classe et des idées…..
    village des souvenirs impérissables bonjour. Nous y voilà face au joli groupement scolaire, une œuvre architecturale datant de l’époque coloniale, un vrai bijou disaient avec fierté tous ceux qui avaient franchi le seuil pour accéder aux premières lettres alphabétiques et jusqu’ à la préparation des examens pour le passage au second cycle de l’enseignement général. Des années plus tard, nous y sommes au cœur du CEG en classe de 3eme B… concurrente de la 3 A chouchou du collectif enseignant. Pour mieux saisir le tempérament de ces deux classes, voici brièvement un rappel historique sur les conditions ayant amené à l’apparition des deux classes durant l’année 1965. En 1964, les futurs élèves de la 5eme B suivaient leurs cours en classe de fin d’études tandis que ceux de la future 5A suivaient leurs cours en classe de 6 eme . Les courfendistes (l’expression est de moi) a l’allure de la tortue de jean la fontaine, avaient été conviés à passer en fin d’année, l’examen, qui en cas de réussite, leur ouvrait les portes du CEG et de surcroit, l’inscription en classe de 5 eme. figure emblématique, elle trainera son propre cachet jusqu’ a la classe de la 3 eme B à côté de la brillante 3A. Le sérieux et l’extra muros illustreront a jamais un fulgurant parcours de trois années de longues haleines. Sur le plan individuel, la troisième B comptait dans son effectif d’excellents élèves qui n’avaient rien à envier à ceux de la classe concurrente, a l’image des belmokhtar, boufares, benbrahim, benmesbah,et rouane le sur doué en mathématique finira plus tard ses études dans le domaine de la pétrochimie. Cependant sur le plan global, la troisième A était incomparable. Ceci c’est pour l’histoire. En ce qui me concerne et pour apaiser la curiosité de mes amis du noble site, Je dirais sans équivoque que j’étais élève de la troisième B, décrocheur sans faille des mauvaises notes avec en plus le brillant cachet d’être un absentéiste attitré. Vraiment il n’y avait pas de quoi être fier !!! Mais patience mes chers amis, en classe de terminale non seulement j’avais obtenu mon bac mais aussi l’honneur d’avoir décroché trois premiers prix (en littérature arabe, en philosophie musulmane et en anglais) et surtout le merveilleux cadeau offert par le ministère de la culture : un carnet de cnep renforcé d’un montant de cinq cent dinars algériens. Ceci c’est pour l’histoire également. Nous sommes pour le moment en classe, notre cher maitre Atala allahou fi omorihi, monsieur Ait mouloud mouloud, à cette époque assurait la double fonction de directeur de CEG et professeur de musique. Notre cher maitre est celui qui a eu l’honneur de nous flanquer le célèbre sobriquet : la rangée des casseroles trouées. Commençons par les casseroles trouées qui, par un choix judicieux du hasard, se trouvaient tous dans la deuxième rangée… bien sûr, je faisais partie de l’effectif ! Il est 15 heures de l’après-midi, la troisième B roule dans les airs du solfège. Les élèves vont lancer leur magnifiques voix raccordées au plus haut niveau tant émotionnel qu’artistique. Le professeur, a l’allure d’un maestro, dirigeait l’ensemble d’une de main de véritable maitre. les cordes vocales sont désormais soumises à une dure épreuve. Les effets du Safi, de l afras 2, et de la Chemma kouatia(en référence à Laghouat) feront ils front face à la do ré mi et sa suite ? Nous le saurons d’ici peu…Allez y tous ensemble… do re mi fa sol la si dooooo…do si la…attendez un moment… répétez tous ensemble… do si la …sol..sol…soool. Le professeur n ajouta pas plus un mot sauf qu’il s’était mis à circuler parmi les rangs, regardant chaque élève d’un regard franc qui en dit long. Je le sentais si près de moi ! Mon cœur battait si fort. Ouf le voilà continuer sa marche victorieuse, mais rien à faire, le revoilà revenir sur ses pas. Allez y tous ensemble (regardez ces filles qui, se croyant à l’opéra, donnaient libre cours à leurs fantaisies, décidées plus que jamais à aider le maestro à dénicher les sons stridents qui, en dents de scie, tiraillaient la symbiose de la classe toute entière)… L’oreille exercée du maitre est sur le point de mettre la main sur… Allez-y tous ensemble sauf les élèves de la deuxième rangée. Do re mi faaaaa… Que c’est beau a entendre, quelle cohésion ! Que tous les élèves se taisent, et maintenant à la deuxième rangée de me suivre : dooo … pardon ? Répétez, DOOO… DOOO… DOOOOO… (Les cordes vocales manquant de graisse et d’huile avaient provoqué le tollé général) AH bon sang de bon sang, je le savais : c’est les casseroles trouées, même en musique elles ne servent à rien de bon. Debout halliset, do re miiiiiii assied toi, on sent de loin tes affreuses bouffées de Safi et compagnie, et toi belfedhal répète après moi : sol la siiiiii… occupe ta place bon à rien et toi hasnaoui et toi boudali… à longueur de journée vous chauffez les bancs et aucun résultat positif ! Idem pour les autres matières ! Vos professeurs ne sont pas du tout contents de votre rendement, excepté bien sûr, les mêmes élèves qui arrivent à sauver la face de cette horrible classe. En outre c’était une belle occasion offerte à tous les élèves, surtout ces filles qui ont rigolé à fond pour le plaisir de faire valoir l’éclat de leurs dentitions. Dans un silence lourd, je me disais au fond de moi-même, ne vous en faites pas, on aura nous aussi l’occasion de rigoler à pleines dents. Une semaine plus tard, jour pour jour, le téléphone à partir du bureau de monsieur le directeur venait de sonner et comme notre prof de musique est également directeur du CEG (un pied par ici et un autre la bas) il partit donc en pressant le pas pour s’enquérir de cet appel. La classe est alors sans gouvernail. C’est le moment propice pour dégager un peu de notre énergie. Histoire de rigoler un peu. La troisième B se préparait à vivre un épisode inédit dans les annales des grandes expériences chimiques dignes de Lavoisier ou rien ne se crée et que tout se transforme. L’honneur est attribué à notre futur proviseur de lycée ( actuellement en retraite) dont l’aspect physique correspondait à celui des chercheurs de labo( brun foncé, un peu maigrichon, et surtout une tête bien ronde avec de petits yeux assortis d’une grosse paire de lunettes , une sorte de Dr Mabuse près a fonctionner ! pour expliquer davantage le topo de cette classe, il ya lieu de mentionner que cette dernière disposait d’une très grande armoire contenant une multitude de flacons tous gabarits confondus , spécialement conçus pour les expériences a caractère scientifique. Un élève a été chargé de se positionner a côté de la porte entrouverte, en qualité de guetteur, au moment même où notre Lavoisier s’est accordé la lourde tâche d’ouvrir les flacons. comme nous ignorons leurs indications scientifiques nous les appellerons par leurs couleurs donc : un peu de rouge, un peu de bleu, de jaune ,de noir, un liquide d’une odeur suffocante, un mélange et soudain un grand pffffffff…PFFFF…( à ne pas confondre avec les bruits émanent de la 4 cv de tante Pim ( pardon je voulais dire tante GM) ou de la Clio de notre amie Chantal, qui aux dernières nouvelles de la dépêche locale, culture et loisirs, toutes les deux ont été déclarées lauréates de la danse el allaoui, avec malheureusement un séjour au centre de soins à cause d’un décollement de la clavicule et une importante luxation au niveau du talon droit et de sérieux enflements au niveau des orteils, sans doute suite à l’utilisation de bottes avec de très hauts … talons… en fer forgé) mais qu’ en est-il de notre vaillante troisième B qui s’est découverte un don insoupçonné dans la recherche scientifique dans l’intérêt de l’humanité ? Pendant que je parlais de la tante GM et de notre amie chantal, la troisième B vivait le spectre de la démence. Une fumée multicolore s’était vite propagée, renforcée à fond par une odeur âcre et suffocante à la fois. Des cris fusaient de partout, les élèves sont déjà dans la cour. Alerté, le directeur courait dans tous les sens ne sachant quoi faire devant ce chaos inédit dans les annales du somptueux CEG … Bande de voyous … Je fermerais cette classe mille fois maudite …AH j’enrage ! O RAGE… O DESESPOIR !... Mille excuses cher directeur, nous vous aimons pour votre sens très profond du devoir et de l’abnégation. Des années plus tard vous n’avez jamais caché votre satisfaction quant aux résultats enregistrés par vos élèves de la troisième A et B eu regard au dévouement dans l’exécution des tâches qui leur ont été assignées dans le cadre de leurs fonctions. Mon cher maitre, depuis les colonnes de l’extraordinaire site Alger Miliana je vous dédie ya Qalbi khalli el hal, la chanson que vous avez toujours si bien interprété en maniant les touches miraculeuses de votre piano, témoin des tribulations d’une classe aux couleurs de légende. Il m’arrive de temps à autre de rencontrer certains de mes amis de classe, de penser aussi à ceux qui ont choisi les lointains horizons et surtout une pieuse pensée envers tous ceux qui sont partis à la lueur d’un dernier rayon crépusculaire…. Houkm el illah mahtoum… Pour notre amie Chantal la chanson débute ainsi :
    O mon cœur laisse le temps vaguait à sa guise,
    Ne t empresse pas, et n’écoute pas les paroles insensées.
    Celui qui sait patienter, réussit.
    La tristesse et la consolation relèvent du pouvoir Divin….
    La vie est ainsi faite, elle rehausse et rabaisse un peuple.