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IL FUT UN TEMPS ….

Sans titre 11

Comme J’aurai aimé continuer à rester aux yeux de GM comme je l’étais .Pas plus grand, pas plus petit .A l’ âge de cette frivolité et de l’’insouciance où tout me paraissait possible auprès d’’elle. Et Je ne sais aujourd’hui hui pourquoi il m’est advenu à l’idée de raconter une histoire inouïe d’un passé à ceux qui comme moi en ont eu une à leur époque dans la jolie folie de leur jeunesse . Mais il est beau parfois de se rappeler et de se raconter ces choses d’histoires extraordinaires de notre vie qu’on a connues et vécues dans la joie et l’amertume .Peut être que cela est par pur instinct naturel que l’on possède tous en soi ,ou bien à m’entendre dire entre mes deux petites oreilles qu’il n’y a que les braves copains d’antan qui peuvent les écouter et en les écoutant avec sollicitude, consoler après leurs vieux amis lors d’une peine consentie dans ces moments de nostalgies qu’on garde toujours dans nos cœurs et qu’il en vient le temps d’en parler même à soi même.
Ceci m’emmène à vous dire qu’’à un moment de ma vie d’adolescent J’’avais commis l’imprudence de jouer un petit jeu avec mon cœur en lui donnant tous les loisirs de ses désirs. Un jeu que nous avions tous plus ou moins connu durant un cap tumultueux de notre âge .Et il fut ainsi pour moi en cette période de transition sans avoir même au préalable demandé de GM l’acquiescement sur un tel projet de volonté fulgurante . Alors par le plus simple engouement Je me suis engouffré avec sa complicité dans le comble d’une joie infinie. Ce peu de bonheur que tout le monde cherche et parachève et auquel on a tous eu le mérite d’y goutter et éprouver son amertume dans notre folle jeunesse .Ce fut alors pour moi le temps des fleurs, ce temps où l’on ignorait la peur comme l’ont si bien dites les paroles de cette belle mélodie d’amour d’une belle époque qui évoque en nous nos plus beaux souvenirs. A présent , je ressent une métamorphose en moi qui m’enveloppe et m’éloigne et je découvre non pas ce désir de voir la vie encore devant moi ,mais à cette indifférence qui m’ échappe totalement au jour le jour tant que ce bout de chemin de ma vie dure encore .

Et c’est à juste titre, que cela m'a fait penser à vous amis lecteurs du site. Parler d’un mémorable passé et vous en faire part de son histoire. Mais ne cherchons pas si c'est réalité ou fiction mais que l’on prend acte seulement afin d’ y rêver juste un peu pour que ça aidera à rappeler à un tel ou tel qu’à un moment de la vie la joie y était de bon cœur . On pensera aussi qu’à cette époque on ne pouvait se douter qu’on oserait enjamber continuellement une clôture pour voler une rose et qu’il arrivera toujours ce moment où l’on aura cette peine de la peur à franchir le seuil de la porte du jardin pour demander comment cueillir la rose .Et c’est ainsi que dans la solitude qui nous attend et nous console du mieux de ce qu’elle peut de notre temps à rester mais n’allons pas jusqu’à l’introversion , la rêvasserie viendra à ce chacun ; à penser aussi qu’il a vécu peut être dans un tel court -séjour de la vie une histoire inoubliable avec un ami
Il fut un soir d’été, un soir parmi ces temps de mes prestigieuses vacuités . Je me le rappelle encore même si ce temps pour moi en est bien loin à présent. Tout a commencé par une journée banale emboitant sa fécondité par une chaleur torride. Étouffante pour certains, impossible même à l’avoir pu à surmonter de nuit pour d’autres. Et c’était ce soir là que GM comme à ses habitudes grignotait son temps de solitude dans un coin de la seule pièce où il nous semblait bon de vivre à son intérieur ; lasse aussi à supporter une transpiration abondante de toute une journée qui lui a valu rendre difficile son port d’un maquillage soigneusement badigeonné en début de matin juste après sa prière . ce soir là désespéré et brisé, je me suis faufilé en douceur dans ce lieu familier en catimini afin d’éviter que GM pourrait sursauter de chagrin en voyant mes yeux pleins de larmes .GM .Elle me voyait et me revoyait vaguer en rond de bout en bout prés de son fief « makhzen ». Je sentais ce regard clairvoyant de GM même dans ce silence noir que domine l’oisiveté. Les yeux de GM toujours là à suivre à chacun de mes pas mais sans qu’elle puisse comprendre ce que ma petite tête fricotait. Tout prés l’un de l’autre que nous nous sentions êtres bien proches mais peut-être comme dans un No mans’ land, où chacun retranché dans une zone démilitarisée étant à guetter ce que ferait l’ennemi de l’autre coté.
Dans les instants qui marquèrent tant son désir de connaitre mon secret et à l’inquiétude qui me rongeait , elle ne m’en dit mot. Elle paraissait plutôt calme, elle n’a cessé de faire un geste très accompli comme on le fait avec un fer à repasser sur un tissu doux .Elle passait et repasser sa main gauche sur les quelques poils restants d’un vieux félin qui n’en demandait pas trop pour lui .Et dans cette quiétude propre à elle ,GM ne pouvait que me laisser choir à mes dépenses physiques et surtout aux efforts morales que je subissais. Peut être n’en voulait elle pas m’ébranler davantage de peur de me voir sauter de stupeur et de lui en cacher à jamais cette vérité qu’elle voulait connaitre. Et je savais aussi par instinct héréditaire que son désir ne supporterait l’attente qui se prolonge encore pour elle, que sitôt elle envoya comme toujours son adorable petit chat, noir de couleur tacheté de blanc au museau m’espionner. . Mais voila que c’est grâce à ce chat dépourvu à jamais de ses moustaches et à qui il m’en revient l(honneur et la gloire de les lui avoir fait arracher que j’ai pu trouver ce que mon cœur cherche depuis tout un temps perdu. Dans un coin sombre, les yeux de ce chat miroitaient de plaisir. Et moi je chantonnais quelque chose comme : il fut un temps …
GM avait compris que je cherchais à me cacher pour trouver dans la solitude qui m’aidera à oublier mon chagrin.
Car ce jour là pour moi fut tout surprenant . La rencontre d’une personne disparue de mon quotidien depuis fort longtemps. Drôle est la vie me suis-je dit , il y a de ça bien longtemps je n’espérais plus la revoir. Bien des années auparavant ont passé depuis, que je ne pouvais l’imaginer un instant que cela pourrait y arriver. Et ainsi, il le fut en un jour banal de l’année asséché dans mes ans comme tous les autres..A mon sujet de récit c’est qu’après ces longues années, deux chemins si longtemps effacés se sont de nouveau rencontrés. L’endroit inattendu n’était qu’une pure coïncidence .Le pur hasard d’une circonstance. Si bien que le destin en voulait peut être refaire un fait extraordinaire par ce beau milieu d’une journée chaude , Le moment était à son heure de pointe où tout le monde allant du simple ’écolier au passant de la rue dans une anonyme voie réglementée de la ville d' un passage clouté pour piétons . Deux foules regorgeaient de chaque coté où nous étions là à attendre .Tous pressés par la chaleur intense qui sévissait, et à chacun où il doit aller se rafraichir . Au signalement du feu vert pour piétons, cela libéra la foule de chaque coté de la rue. Les deux groupes de gens s’engagèrent pèle -mêle à traverser la voie .Et c’était là devant moi venant juste dans ma direction sans avoir l’air qu’elle était pressée de passer une personne m’avait presque frôlé au passage où tout un monde aussi à coté se donner du coude pour quitter la voie. A l’instant même de sa vue, J’ai senti alors en moi la manifestation d’un vif sentiment m’ayant jadis troublé. C’était l’émotion forte que l’on perçoit en un coup sec suite à un choc. En ce moment là, je ne savais si la personne m’avait aussi reconnu ou si son regard resté longtemps bien loin de ma présence l’avait éloigné de cette réalité et dont je me sentis confronter comme dans un rêve. Je vivais une réalité et ce n’était nullement une création de mon imagination , La personne rencontrée m’était bien connue malgré les ans qui nous ont séparés et que je ne pouvais l’oublier facilement Ses traits restés bien ancrés à ma connaissance ne reflétaient aucune différence à ma vue et sa démarche si familière pour moi pointillait le pas comme à ses habitudes.. Je ne l’ai regardé une deuxième fois alors après avoir emprunté cette voie qui nous a uni un laps de temps qu’à l’autre bout de la rue. Elle continuait son propre bout de chemin comme si de rien n’était mais une chose d’elle m’en est restée en tête. Il m’a semblé l’avoir vu retourner une fois sa tête, oui une seule fois en direction de l’endroit du passage ou plutôt derrière elle. J’étais resté abasourdi le nez en l’air à regarder tout ce qui était devant moi et attendre si quelque chose de phénoménale comme’ autrefois allait se reproduire. Mais Apres un bref bout de temps rien ne se passa à mes yeux. Le passage laissa libre champ à d’autres piétons qui s’empressaient à traverser la voie .La personne que j’ai cru connaitre un instant n’y était pas cette fois parmi la foule des passants.Elle est bien partie pour de bon . Ce n’était peut être qu’une apparence .

Mais tant pis ça ne m’empêchera pas de chantonner encore le temps qui me reste : IL FUT UN TEMPS .

Merci Keryma pour le titre de mon récit.

Par Med Bradai

Commentaires (4)

Nadjiba
  • 1. Nadjiba | 01/12/2014
Oh, des sentiments enfuis en nous qui surgissent sans nous avertir tout comme ils sont survenus sans prévenir non plus ... Tans mieux qu'ils existent ... et là, ami Bradai, votre récit fera rejaillir des volcans ...
Agréable retour et Bonne journée aux ami(e)s!!
Bradai
  • 2. Bradai | 01/12/2014
Bonjour Keryma, bonjour Miliani.
On peut espérer maintenant défier ce temps perdu pour tout le plaisir qu'il nous a fait qu'on s'est retrouvé à trois ... non plutôt 4K .
Avec tous mes amitiés à vous 3.
kéryma
  • 3. kéryma | 30/11/2014
Mon cher ami Bradai,

Je suis très admirative devant ton audace, cette audace honorable qui t'a poussé à nous révéler cette partie de ton vécu, contrairement à Miliani2Keur je ne dirais pas "je crois avoir vécu cela" mais vraiment...
J'ai réellement vécu cela ...et ouh que cela fait mal et je ne suis pas aussi courageuse pour le raconter car contrairement à toi je n'ai pas GM. Et je me contente de ce peu... Mon commentaire est terminé .
Je suis contente pour :IL FUT UN TEMPS Par contre un 'ti peu triste quand même, mais cela me passera!

Kéryma avec le temps...
Miliani2Keur
  • 4. Miliani2Keur | 30/11/2014
Bonjour Bradai

je crois avoir connu cela ... et ca fais mal

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