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Par Med Bradai

Histoire d'un village Lavigerie-Djendel

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LAVIGERIE -DJENDEL, deux noms …. Un village...

Le récit de Mon histoire, est à montrer de ce « Bled » Lavigerie-Djendel, fut –il, durant tout un siècle baptisé Lavigerie pour être vrai, qu’on l’appelle de nos jours Djendel, aujourd’hui comme pour demain …


Lavigerie la place 1Autrefois, pour l’un, l’on disait Lavigerie, ce qu’à l’autre l’on dit de nos jours Djendel. Deux noms distincts du village, que l’un pour en être son vrai nom, l’on a spécifié sur un ultra de parchemin le nom propre d’un prélat. Un religieux missionnaire tout bonnement Mgr venu en armes épiscopales conquérir des contrées lointaines du Diocèse, qu’en plus de ce mémorial à son histoire s’ajoutant aussi pour avoir été baptisé une date le mémorisant en l’an 94 d’un énième et 19 siècle, tombant en éclipse. L’autre par contre, plus original fait part d’une conformité à la réalité et que même reconnu et rétablit dans ses légitimés comme tel. En cet an 62 d’un 20 ème siècle qui en cours d’extinction veut laisser place à un autre chiffre plus plaisant, peut-être que les deux déjà vécus, qui se dit bien être spolié pour ne pas dire en avoir été dépouillé d’un bien au cours de son 19 ème siècle, affirme encore appartenir à ce village bien plus avant tout ère de janissaires du beylicat de ses Beys et Deys.

M’étant trouvé à penser entre lequel des deux qui pour lui bien au début a été le vrai nom, je me suis penché donc à cette question pour reprendre ce dont le lexicographe Alain Rey nous indique pour : l’Allusion à une réponse comique d'un répertoire troupier qui dit ; ‘’ les deux mon capitaine !… Les deux sont vrais’’.
Et Où, pour exprimer une originalité suivante dont il montre un excellent exemple il dit : Toujours est-il que la formule a donné lieu à des blagues diverses, d'un très haut niveau intellectuel, presque aussi haut que certaines de mes plaisanteries à moi.

Dans une caserne, un officier dit à un militaire : Demain, le grand général des généraux va venir vous poser 3 questions : tout d'abord il vous demandera "Depuis quand êtes-vous ici ?" et vous lui répondrez "6 mois, mon général", après, il vous demandera "Quel âge avez-vous ?" vous lui répondrez "18 ans, mon général" et pour finir il vous demandera "Préférez-vous les petits pois ou les carottes ?" vous lui répondrez "les deux, mon général".

De cette formule de politesse rendue d’un subordonné à son auxiliaire j’ai tissé une histoire à raconter, l’histoire vraie d’un petit village à l’époque …ce village qui possède entre autre deux noms comme tel ou tel village dans notre pays assimilant le même cas…
A ce village d’autrefois que de fois pour écrire son nom j’ai eu à penser et à le redire comme le dit le soldat pour être du même avis que son supérieur…, ‘’ les deux mon capitaine !.. Les deux sont vrais ’’. Et Qu’un des deux noms si aujourd’hui parfois, pour le designer je me réfère toujours à l‘appeler Lavigerie plutôt que penser »à sa disparité c’est qu’à l’origine lointaine l’acte attestant l’exactitude de ma naissance disait, cela sur ses registres d’état civil.

Et Que si l’autre nom en est le plus courant à dire aujourd’hui son mot , il en est bien maintenant tout autre qu’un village, on le voit comme une Cité en pleine expansion, une petite ville tributaire des temps modernes
. Ainsi je les ai acceptés pour que je me sente heureux à dire que les deux sont aussi vrais à écrire leur ’histoire pour un seul village.

Je tacherai de vous en dire ce qu’il y a de si caché en moi dans l’histoire de ce petit village d’autrefois ET Si je n’y arrive pas au bout de mes peines à avoir sur le bout de la langue tous les bons mots de mes souvenirs, alors c’est encore loin pour moi à vous les dire entièrement une autre fois.

Comme à l’exemple de tout commis-voyageur pris par une clientèle au dépourvu d’identifier sa propre marchandise et à l’avantager comme produit à vendre par un miracle, j’essaie aussi à mon histoire de l’imiter dans sa démarche par où prendre mon meilleur chemin et montrer mon beau village pour qu’il soit plus beau encore. Et après réflexion et à toute pensée tout comme lui, j’ai fini à trouver mon début d’histoire pour ce que j’ai à exprimer que je commencerai par dire c’est bien Après l’indépendance, qu’on lui conféra finalement son nom d’originalité, son ancienne appellation usurpée et qu’agréablement il a repris ce joli nom des gens du Douar Djendel.

Toutefois, ce nom mythiquement le caractérise à des gens d’une communauté noble et puissante .Une tribu guerrière disait-on aussi très redoutée qui dominait la région par la bravoure et le courage de ses gens qu’on les surnommait les « Gens du Djendel ».  L’épopée qu’on raconte d’eux dit que leur Douar regroupait les Béni Ahmed, les Tel benêt, Béni Fatem et les tribus de Matmata mais aussi étonnante qu’elle fut paradoxale, ces tribus de gens dite« Arche mot du lexique parlé des autochtones » menaient farouchement une vie entre elles. Leur confédération en période coloniale a constitué la Commune Mixte de Djendel.

DJENDEL-LAVIGERIE…, Deux noms dissemblables mais qui se voient et se perçoivent nettement pour un même lieu de rencontre d’un village.

C’est à l’entrée du carrefour aux quatre chemins de ce village que le panneau d’entrée d’agglomération rectangulaire, jaune bordé de noir l’avait indiqué auparavant comme localité au nom de Lavigerie et qu’on le retrouve encore au même endroit à nos jours pour tout jamais à l’indiquer aussi à tout routier ou voyageur visiteur que sa route ou son chemin l’a mené jusqu’à ce lieu même qu’autrefois appelé Lavigerie est qualificatif de Djendel .

Etre promeneur-oisif dans un conte de grand-mère

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Par son fort appoint laissé dans un de ses commentaires Je crois que mon ami Djillali Deghrar m’en a donné cette occasion pour dire pourquoi je me suis trop attaché à raconter des contes de G.M au point de ne plus m’en séparer.
Là-dessus, je peux dire pour m’expliquer qu’être assujetti à la tendresse est l’intransigeance logique et morale à ceux que nous aimons. Il m’arrive des fois dans ma solitude d’être un promeneur oisif que je pense souvent à G. M et sa merveilleuse vie de tendresse qu’elle a menée.

D 3De cette douce tendresse aussi que m’a laissée G.M qu’elle m’a inculquée j’essaie de voir et comprendre les choses passées et à venir dans leurs réalités car L’existence d’un bout à l’autre n’est que le continuel d’un temps qui s’en va. On le voit aveuglement partir, emportant avec lui nos âges ; ces âges cumulés de nos printemps qui le suivent vers cette fin pour nous, dans son long parcours sinueux. Ainsi on ressent, qu’au cours de tout chemin de parcours consenti avec lui et sans réflexion aucune, de tout ce que l’on éprouve d’être un promeneur-oisif à cette destinée du devenir de la vie. Et tant que tanguent nos instants qui restent encore à vivre dans le parcours et à suivre ce phénomène du temps où qu’il nous mène et où qu’on doit le suivre baignera en nous l’oisiveté de son étreinte. Et c’est dans ce bain de tourmente qu’on se voit être absorbé dans des rêves qui aux délires d’une imagination illusoire iront à des souvenirs enfouis qui dorment en mémoires dans nos têtes. Malgré ce qu’on dit de cette douce oisiveté, qu’elle est l’ennemi de l’âme, elle ne fait qu’éprouver à faire ressentir en nous tout un flot de souvenirs. Des souvenirs proches ou lointains que la mémoire au moment de notre demande nous les restitue tantôt bons tantôt mauvais.
Dans mes souvenirs, le temps des années 50 est pour moi comme le calmant qu’on achète de chez tout pharmacien à un mal incurable. Chaque fois que dans un endroit quelconque je me sens être promeneur oisif ces souvenirs lointains me reviennent en mémoire et me donnent le temps d’évoquer mon temps dans un village avec G.M, que cela m’emmène à jouir de leurs circonstances heureuses ou malheureuses que je dois encore conserver…si bien que je les vois et je m’en contente d’eux comme une histoire de ma vie à quoi on ne peut se soustraire.
Mais en somme, ces souvenirs que j’évoque ne sont qu’une tranche d’époque que le temps a marqué leurs histoires événementielles dans mes années tendres. Parfois il m’arrive sans cesse à vanter ici et là ce temps passé, par des jeux enfantins sempiternels chaque fois que me ronge cette nostalgie d’enfance de penser que G.M est là partout avec moi à me conseiller ou à m’écouter dire des bêtises de la vie.
Et me souvenir de ces année-là, c’est penser que tout çà fut pour moi bien une histoire d’enfance pour ne pas que l’atrophie sentimentale ne m’en laisse la tête entièrement libre et Elle n’en sera qu’une ’histoire de souvenirs entre toute autre pour moi, que je tiens à raconter malgré quelques oublis.
Et comme pour toute histoire qui se narre d’un lointain passé, je devais aussi pour les relater dire comme à tous les contes de légende qu’on raconte, qu’il était une fois au lieu de dire il y a bien longtemps…Ce n’est bien sûr, que pour redire qu’elle en était bien du temps passé …et bien de G.M… De ces histoires de G.M, j’ai dû épointer pas mal de crayons pour elles, elles sont comme toute histoire qui se raconte avec d’un début comme tout commencement, mais comme juste un peu prolixe si ce n’est des fois superflues, que j’ai dû alors parfois les mener à bonne fin avant terme.

INGRATITUDE ENVERS CELUI QUI NOUS REND SERVICE

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Une histoire qui me tient à cœur à vous la faire relire pour vous faire connaitre cette mésaventure de notre pauvre âne bien aimé de mon père et que j'ai dû par mégarde corriger un jour pour sa désobéissance.

C’était au début d’un jour et fort bien depuis tout un matin, qu’à chaque fois que mon ombre passait tout prés de lui, que Père n’a cessé de répéter des mots de mécontentement à mon égard.
Assis au pas-de-porte de la maison il était vraiment en bile sans vouloir donner la raison qui le tracasse. N’y tenant plus je me suis approché de lui avec cette idée que ma mère m’en a mise en tête qui dit « Celui qui t'enseigne vaut mieux que celui qui te frappe».

Sans attendre je suis allé vers lui, me faire tout bas et embrasser docilement sa tête comme le veut la bonne tradition de chez nous. Mais son regard souverain étant toujours resté fixer à terre que je me suis mis à ses pieds à lui dire…
  - Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal aujourd’hui Père ?
  - Aujourd’hui pas encore mon fils. Mais hier OUI …!!! ton comportement était au comble de l’absurdité.

Sans titre 99Et là, tout en me disant cela, Père ne me regardait même pas... Me laissant perplexe debout devant lui comprendre que la faute est bien plus grande que je l’imagine.
Comme tout bon enfant crédule, j’ai bien compris que je dois vite exprimer mes excuses.
  - Père… Veux-tu bien me ménager cette faute commise ? Je te demande tout le pardon.
  - Va d’abord implorer ton pardon à l’âne qui n’a rien fait et que tu l’as battu à le laisser pour mort.
  - Mais Père…l’âne est sensé être domestique, servile et à tout supporter même les coups quand son maitre le gronde.
  - Pour tout le travail qu’il nous fournit et qu’ on a que lui à l’étable sur qui compter, il ne le mérite pas pour autant mon fils.
  - Mais Père…c’est d’après ses toquades intenables que j’ai agit ainsi et utilisé un peu ma force.
  - J'ai constaté cela par le gourdin que tu as brisé en deux et abandonné ensuite derrière la maison, que seule l’intensité de ta puissance de force l’a aidée à être bien manipulé sur une malheureuse créature.
  - Père, je peux te dire que j’ai supplié cet âne autant de fois avant que je me décide à me mettre en action pour le corriger.
  - Ne t’es-tu pas rendu compte mon fils du mal que tu lui as fait.
  - Père, je ne pouvais attendre plus qu’il n’en faut, il a failli renverser toute la récolte de notre labeur à l’eau..
  - Mais sais-tu au moins que tu lui as donné à boire quand il fallait lui donner à manger et que tu l’as frappé en plus de ça au point faible qui sont ses poumons.
  - C’est lui qui a bien voulu aller boire avant d’avoir mangé. En plus de ça Père, Il a une têtue tête d’âne qui décide avant de réfléchir et c’est pour le dégonfler j’ai pas su où frapper.
  - Mais il était aveuglé par tant de soif qu’il ne pouvait voir même devant lui tout ce pré vert en herbe. Tu aurais dû le laisser au moins terminer à boire sa gorgée, mon fils.
  - Tout était de sa faute Père, il a couru comme un diable en voyant l’eau limpide de la rivière.
  - Tu as l’aplomb de me répéter encore que la faute revient à l’âne ?
  - Mais père, je te fais savoir que Mère a été très contente de ma conduite envers lui. Elle m’en a même donnée tout a fait raison même quand elle a vu l’âne étalé de tout son long et gémir de douleur toute la soirée. D’ailleurs, Je vais tout t’expliquer du début à sa fin père comment cela est arrivé.
  - M’expliquer quoi maintenant !!!, après tout le mal qui est fait. Et puis tu me fais surgir même ta mère dans ta culpabilité comme si elle était juge et avocate pour ta cause. Sache que ta mère n’a été que satisfaite maintenant et depuis un temps n’attendait que l’occasion voulue pour se faire justice depuis le jour où la bourrique sans le vouloir a eu le plaisir de brouter un peu ses pots de fleurs pour se parfumer un peu les dents.
  - Je sais Père je me souviens toujours de cette drôle de tête qu’a fait ma mère en voyant le spectacle désolant à ses yeux. Ça a été un massacre pour ma pauvre mère qu’elle ne s’est plus remise depuis.…

Père ne me laissa pas le temps de lui rajouter quelques mots, qu’il enchaina pour me dire encore …
  - Peux tu me dire sans dire autre chose mon fils est ce que La charge de fardeau des quatre sacs de blé était portée sur ton dos ou sur le dos de l’âne quand sa langue pendait jusqu’à toucher terre.
  - Sur l’âne pardi !.. et moi dessus sur les sacs …Père !!!…Et C’est pour l’apaiser de mon poids et le mettre à son aise que je suis descendu, je n’ai laissé alors sur lui en charge que les quatre sacs de blé de notre récolte.
  - Mais alors d’après ce que tu me racontes, je vois bien pourquoi la pauvre bourrique n’a pu tenir trop longtemps en voyant cette eau de rivière.
  - J’ai cru bon m’arrêter un peu et lui donner ce peu de repos qu’il a tant mérité et de le rassasier en herbe abondante et en eau si fraiche.
  - Pourtant vous étiez si prés du lieu d’arrivée de la maison, pourquoi l’avoir laissé aller vers le point d’eau ? L’âne à ma connaissance avait tout ce qu’il désirait en avoine à la place habituelle qui lui est réservée à l’écurie.
  - Père ne m’en veut pas c’est qu’avant d’arriver à la maison chemin faisant j’ai vu ce pré de ronces alors j’ai pensé à la panse à l’âne et à sa langue pendante tout le long du chemin. J’ai préféré économiser un peu d’avoine de sa ration de nourriture pour notre galette et lui faire plaisir de toute cette étendue d’herbe qui se présente à lui afin qu’il puisse se rassasier en plein air toute à sa guise. Mais voilà, ce qui m’a surprit en lui, voyant la rivière avec son eau qui scintille au soleil il s’est pris de ses quatre pattes à courir vers elle et a laissé l’herbe toute fraiche et c’est là que mon bâton est intervenu pour retenir son élan.
  - C’était son désir à lui de boire avant de manger, il fallait le laisser faire.
  - Mais père tu me disais… père ne me laissa pas terminer ce que j’allais lui dire de bon qu’il se leva pour aller voir l’état de santé de l’âne avec le vétérinaire qui s’emmène de loin sur sa carriole en me disant des paroles à exécuter au plus vite.
  - Ne me dit plus autre chose fils, va voir ta mère qu’elle nous prépare une grande bassine d’eau chaude et des bandes et n’oublie pas aussi de lui dire de préparer un bon café dont elle en a le secret et un repas supplémentaire pour le vétérinaire je crois qu’il va un peu tarder…
Mais avant entends de moi ce proverbe que tu dois savoir dans la vie « Nous sommes ingrats envers celui qui nous a rendu service ».

L’âne ne se remit à son état de marche normale que plusieurs jours après et moi je n’ai jamais oublié que je lui ai fait un peu mal. Ma mère eut à planter d’autres fleurs et de la vente des œufs de ses poules elle en a pu faire une clôture en grillage tout autour de son paradis terrestre, et père, de ce jour pour éviter d’appeler le vétérinaire de si loin ne m’a jamais laissé seul avec l’âne.

Quant à moi Père a bien fait de m'apprendre ce proverbe, il m'a bien servi qu'à tout pêché miséricorde.

La bienveillance est une forme de la charité, et il faut être indulgent pour les autres, si l’on veut qu’ils le soient, à leur tour, pour nous...

Saha f'tourkoum

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G.M ! G.M ! Demain, le calendrier des retraites dit que nous serons le 20 du mois et ainsi tu vas te voir riche … bien trop riche comme tu me l’as dit, et tu pourras m’acheter comme tous les enfants de mon âge tout ce que je désire comme jouet le jour de l’Aïd. Mais G.M était bien trop absorbée pour me répondre. Elle était bien occupée comme à ce temps de se mettre à préparer sa superbe et délicieuse Chorba même sans viande des oies.

Allongée sur son lit non pas qu’elle a eu mal au ventre ou à cause du Ramadhan mais à cause du budget qui vient de s’épuiser avant terme et à10 jours à l’AID.

G.M m’avait bien entendu je la voyais Avec sa tablette qu’elle ne cessait de tripoter entre ses mains ;En me voyant tout près d’elle ,elle a tout simplement trop ri tout en regardant encore et toujours sa tablette.
Bien des fois, je la trouvais étendue sur son lit,  et là pour moi ce serait à mourir de rire de vous dire qu’il lui arrive des fois qu’elle suit l’épisode de cette série de «  ACHOUR EL ACHER »  qu’elle n’a pas pu suivre la veille tellement qu’elle s’endort facilement après le Ftor juste le temps de récupérer ce peu de force pour être en bonne forme aux TARAWIHS.

Mais ce jour Triste était son visage, G.M était là avec sa tablette à faire des comptes et à penser à ces dépenses du Ramadhan, où notre consommation du mois est devenue paradoxalement plus élevée que pendant les autres périodes du mois, elle qui s’attendait qu’elle va s’acheter enfin un nouveau foulard et une belle robe en plus du jouet de l‘Aïd pour moi.

Bien beau pour elle comme pour les retraités en apprenant qu’on a pensé encore qu’on va leur faire don d’une richesse inestimable, mais bien triste fut elle et ces retraités cette richesse qui ne représente que 2,5% de leur rente. Une richesse qui en dit pour ceux qui ont donnés plus ce qu’elle n’en faut de leur vie de jeunesse pour des jours meilleurs à leur vieillesse, une richesse qui n’en sera pour eux et pour elle et à tous les pauvres oubliés de la vie active même pas l’équivalente pour un sachet de lait subventionné.

Pour moi je me voyais alors sans aucun jouet de l’Aïd mais j’avais en moi cette gaité et la joie de G.M de vivre avec elle les meilleurs moments de la vie avec ces dons de richesse qui sont bien du Ciel et non pas de l’être.
J’ai cru bon de me taire devant elle mais à vous de bien vous dire même si vous pensez comme moi.

Saha f'tourkoum

Omra pour G.M

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  - Mais G.M, tu pleures ?
  - Et oui, je pleure Fiston .Je pleure, je me vois dépasser cet âge où il m’était avant facile de marcher pour y aller n’importe où sans fatigue .Aujourd’hui je me vois dans un état financier autant que physique, qu’il m’est difficile de remplir mon cinquième piller de l’Islam.
  - Mais G.M, notre religion dit « qu’il n’y aucune contrainte pour celui qui ne peut ou n’en a pas les moyens »
  - Je sais fiston, mais j’ai tant cela au cœur que j’en rêve de ces lieux Sacrés la Kaaba et le Mesdjid Enabawi
G.M pleurait encore ; Je voyais qu’elle pleurait, elle pleurait de plus en plus à chaudes larmes essuyant de son beau châle blanc des larmes qui lui coulaient des yeux.
Et là G.M me dit fiston, je sais que si tu avais les moyens de le faire tu aurais pu m’offrir ce voyage alors ne te fait point de soucie pour ça.
J’ai pensé à tout cet argent que j’ai cumulé ici et là dans mon travail et cacher à son insu pour m’acheter un vélo.
Je lui ai dit G.M : il y a un bienfaiteur que j’ai rencontré par hasard qui m’a bien dit qu’il veut offrir une « Omra » à tout nécessiteux qui désire y aller aux lieux saints. Sur le champ Je t’ai proposée et tu sais ce qu’il m’a dit encore G.M « Alors dans ce cas-là vous allez faire ce voyage à deux, c’est-à-dire que moi aussi je fais partie du voyage et que je vais t’accompagner.
G .M était folle de joie à m’entendre dire cela, elle qui pleurait que tout espoir était fini pour elle. Est vrai ! Est-ce vrai Fiston !
Je me voyais pour la première fois faire quelque chose de bon dans la vie.
J’ai écrit cette histoire de G.M avec son bon consentement non pas avec cette belle encre Waterman mais j’ai dû choisir et l’écrire avec une encre de chine bien meilleur, c’est ce qui convenait à son gout et c’est justement dans cette optique que j’ai placé tout mon orgueil.

Le temps d’une ivresse de jeunesse

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Sans titssre

Il s’en est allé vite, bien vite depuis longtemps ce temps de nos 10 ans à15 ans emportant avec, nos souvenirs pour que chacun essaie de s’en rappeler. Il est resté à jamais comme l’éternel temps qu’on doit évoquer et qu’avec lui parfois l’amertume de notre passé où jadis ses airs de chanson si joyeux sortis de notre souffle vaguaient dans l’air comme ces complaintes "ya Moustafa "« «, si tu vas à Rio ...»… » Et d’où se comptent parmi eux aussi tant d’autres que nous n’avions cessé à notre âge de fredonner leurs paroles comme des ménestrels.

C’était pour nous ce temps là qu’on pense maintenant, à celui d’une enfance enjouée. Nous étions jeunes…. Bien jeunes et insouciants pour connaitre ou comprendre la vie qui nous voyait grandir avec la folâtre d’humeur qui en nous ne nous fait pas rater une occasion propice pour rigoler tout le temps et à faire des blagues entre nous à longueurs de journées, si ce n’est surtout qu’il arrive, qu’on se consacre toute une semaine après l’école à grignoter quelques douros ou 20 frs dans la vente d’une B.D, déjà lue et ce pour la demi journée d’un Dimanche à un spectacle d’un film du 7ème art aux portes de la plus splendide et petite salle de cinéma de notre village d’antan qu’on appelait dans notre jargon villageois foyer rural. Il arrive qu’on se contentait parfois par manque d’un deuxième douro (5frs) du parterre cou tordu à l’arrière tête levée pour voir mieux une partie de l’écran juste au dessus de nos têtes.

A ce temps que nous voyons aussi loin de nous, rappelle ces passages incessants de véhicules et engins militaires dans les rues de notre tout petit village. Des fois on voit l’arrivée d’une jeep, d’un Dodge GMC ou celle d’un half track pointant à l’avant sa lourde mitrailleuse suivis une patrouille de soldats venant de la campagne feront leur entrée à la caserne du centre village et que nous nous trouvions à courir après chaque soldat juste pour un morceau de biscuit qu’on désirait tant ou un bâtonnet de ce chocolat noir. On évitait surtout ceux qui avaient leurs képis blancs, leur passage faisait toujours peur. C’était ce temps de jeunesse qui nous a vu grandir.

Et si on se rapporte aux jours des années que nous avions oubliés c’est à des photos jaunies par le temps mais qui elles ne vieillissent jamais qu’on sort des tiroirs et à nous rappeler en détails ce que comment vraiment nous étions jeunes.

Nos histoires de jeunesse enfantine regorgent de belles balades mais qui nous mènent aussi et toujours aux seuls endroits où nous nous sentions loin de la luminosité des deux garde-champêtres du village. Cette époque vécue par nous gosses fut dans ce temps vécue dans la jouissance comme dans la tourmente et la frayeur et pour nous en faire ces insouciants à courir partout dans une rue ou un chemin caillouteux à la recherche d’une histoire.

Musique les tendres années "BEATLES"

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Visite à notre cher Ami et Photographe MohaKhouya

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Depuis bientôt une semaine que le ciel n’en a pas fini à faire déverser son eau pluviale pour une nature susceptible l’intercepter, battant aussi fort en outre toute surface construite à l’exemple du pavé des chaussées pour au mieux balayer et nettoyer ce qui reste des dernières traces d'une poussière d'été. C’était aussi une pluie bien froide, abondante obligeant chacun bon gré mal gré à garder le lit ou à rester tout près d’un feu.
Et c’est au cours de cette semaine pluvieuse, qu’un ami fort bien aimé de nous tous s’en est sorti indemne d’un bloc opératoire. IL est bien sorti de la clinique, et qu'actuellement au repos il est bien chez lui pour une convalescence.
Saviez-vous qu’il a eu ce mérite et le courage d’affronter à lui seul toute une équipe professionnelle de mécaniciens et d’électriciens pour tout simplement lui changer une conduite d’huile défectueuse dans son mécanisme. Ce n’est qu’après avoir endormi sa batterie qu’ils ont pu l’approcher et puis après âpres interventions, ils ont pu aboutir à confectionner au mieux sa force motrice qui lui sert dorénavant à entrainer sa charge.
Pour nous ses amis plus proches, avertis de cette panne subite qui l’a clouée au sol, il ne nous revenait qu’à lui apporter notre soutien moral et qu’il n’en sera qu’à lui seul à surmonter les conséquences de la réparation, il acceptait avec courage son sort. Il savait bien au début que c’était cette seule voie qui lui permettrait à bien faire fonctionner et tourner de nouveau les rouages de sa motrice.
Alors comme des spectateurs, nous étions là dans des gradins comme dans une arène à admirer dans une corrida un taureau blessé à mort à affronter la dernière charge du toréador.
A attendre aussi la fin du combat de ce duel final de la vie et de la mort d’un brave taureau dans une arène que le salut du taureau à sortir de l’arène en vie comme cette belle histoire qui s’illustre dans de belles pages d’un beau livre « les clameurs se sont tues » où un garçon sauve un taureau de la mort dans l’arène en demandant sa grâce au président. Pour notre ami elle n’est qu’à la grâce de Dieu.
A cette bonne nouvelle la moindre des choses pour nous ses amis, c’était d’y d’aller le voir et le réconforter pour toute sa bravoure à cette rude épreuve, lui rendre visite comme à tout malade et à lui souhaiter toute une bonne santé et prompte guérison.

Et voilà que par un mot passé entre nous « salamou alaikoum, comment va la santé, ça ne te dit rien si on rend visite à ce cher Djebbour dans un jour proche, il parait qu’il s’en est sorti et qu’il est déjà chez lui ? »
Cette visite eut lieu par ce temps très pluvieux et sitôt dit sitôt fait, nous étions prêts à prendre nos parapluies et décidés par un temps monotone qui comme des pèlerins à faire le chemin du philanthrope à ce cher ami Moha KHOUYA.
En bon hôte hospitalier, il nous ouvrit toute grande sa porte, et de notre nombre qui excédait la vingtaine, il en était tellement content. La bonne chaleur à l'intérieur ne manquait pas, qu’en cette circonstance Mohakhouya tout souriant n’arrêtait pas de nous dire « Al hamdou lillah » "Al hamdou lillah" louage et remerciements à Dieu. Il ne cessait de dire cela aussi à nos questions en ajoutant « je peux même marcher maintenant, et je me sens encore mieux qu’avant ». C’était un bon signe de santé alors pour nous de le voir déjà marcher.
En quittant Moha khouya, celui-ci remercia fort bien tout ce monde présent venu lui rendre cette aimable visite tout en recommandant à chacun qu'il sera le bienvenu chez lui chaque fois qu'il désire prendre un café.

Avide un mot qui veut tant dire pour G.M

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En arrivant devant la porte je savais que G.M était comme toujours impatiente à m’attendre et que malgré ma fatigue du long chemin parcouru de l’école jusqu’à la maison, elle va me refaire emprunter pour sa dernière commission ce même chemin qui me mènera encore jusqu’au village.
Alors avec tout un air grincheux, poussant le battant de la porte et entrant malgré tout, je voyais qu’à l’intérieur tout était calme mais qu’ Il faisait bien froid en cette fin d’automne, et là où l’on ne peut être pas plus loin en temps froid G.M s’y trouvait dans son coin, arc-boutant son dos au mur de l’âtre. Une buche et Les quelques brindilles allumées se consommaient à petit feu devant elle faisant le peu de lumière à l’intérieur où, tout près de son petit feu, elle épluchait calmement ce qui en restait d’une dernière pomme de terre qui fera tout un festin de roi à notre maigre repas du soir.
A travers mon cache-nez retourné sur mes pauvres oreilles entourant et couvrant tout le reste de mon visage ce qui ne me laissait que les yeux pour voir, Je la voyais ainsi, ce qui ne m’empêchait du tout en entrant de l’entendre m’appeler son appel cette fois sera pour moi, pour la dernière corvée de la journée. Tu poses d’abord ton cartable m’a-t-elle dit et viens boire vite ton café pendant qu’il est encore chaud, ensuite tu iras droit au marché m’acheter 1 kg d’oignons verts et fais en sorte cette fois ci que c’est comme si tu vas acheter une vache, assure-toi que la queue est comprise dans le marché. G.M voulait me dire par là de faire attention à ce que le vendeur doit me laisser le tout de la marchandise qu’il a pesée et que j’ai acheté, y compris les tiges.
Une méthode de vente qui a pris partout son ampleur de légalité, quand tu achètes on te fait peser la quantité que tu veux des oignons verts au marché, le «vendeur» pèse les oignons, te fais payer le prix de toute la pesée mais qu’ensuite sans te proposer il coupe court tout ce qui n’est pas comestible pour toi et bon pour lui qu’il garde pour afin de le revendre ou l’utilise ensuite à ses fins.


692 001 G.M disait vrai c’est ainsi qu’avec tous les marchands que ça se passe toujours quand je lui achète aussi les carottes. Quant aux choux fleurs pour G.M c’est une catastrophe. Elle jette aux ordures plus qu’elle n’en a gardé pour la cuisson. G.M, me dit pour ce légume qu’au moment de sa récolte on le coupe à ras du sol avec toute sa tige et ses fleurs qu’elles deviennent plus pesantes que sa tête, tout ça est de la malhonnêteté pour gagner plus de poids de ceux qu’ils veulent gagner en argent sale. Si ce n’est pour ta santé je ne l’achèterai pas. L’artichaut me dit elle ne se vendait autrefois qu’avec la tige que le poing de la main peut en fermer, maintenant c’est toute une longueur de tige d’un bras qu’on nous fait peser et payer et puis qu’on laisse au vendeur qui s’en réjouit avec pour le revendre encore.
Elle enchaina pour exprimer toute sa colère envers ces marchands malhonnêtes et avides gain qu’ on est bien dans un monde fou d’argent qu’ il n’y a que chez nous en ce Bled que ça se passe.
G.M tu me disais à l’instant « autrefois ». Est-ce que maintenant c’est différent à cet autrefois. Oh ! bien sûr, je dois te dire qu’un jour de marché autrefois on voyait les gendarmes qui contrôlaient tout ce qui se vendait et ce qui n’était pas dans les normes pour la vente. Ces moments-là le client était très satisfait de toute la marchandise qu’il achetait. Il était de même, mon garçon, pour les pauvres bêtes qui saignent du sang de leurs corps à cause de la charge, où à cet aiguillon très pointu qu’on utilise pour piquer ces bêtes et les faire marcher.
Et je te fais savoir aussi que pour la sardine que je n’achète plus de peur qu’elle soit d’hier et qu’on jette sur elle de la glace pour la rendre fraiche ne se vendait pas au-delà de 10h. Les vendeurs redoutaient les garde-champêtres qui s’emmenaient avec leur bouteille de grésil et asperger tout ce qui restait dans les cageots au-delà de l’heure prévue pour la vente de la sardine.

Sitôt que j’ai bu ma tasse de café au lait et sortant sans tarder, j’entendais encore G.M parler de son vieux « Autrefois » en me recommandant à ne pas oublier de bien refermer la porte derrière moi.