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INGRATITUDE ENVERS CELUI QUI NOUS REND SERVICE

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Une histoire qui me tient à cœur à vous la faire relire pour vous faire connaitre cette mésaventure de notre pauvre âne bien aimé de mon père et que j'ai dû par mégarde corriger un jour pour sa désobéissance.

C’était au début d’un jour et fort bien depuis tout un matin, qu’à chaque fois que mon ombre passait tout prés de lui, que Père n’a cessé de répéter des mots de mécontentement à mon égard.
Assis au pas-de-porte de la maison il était vraiment en bile sans vouloir donner la raison qui le tracasse. N’y tenant plus je me suis approché de lui avec cette idée que ma mère m’en a mise en tête qui dit « Celui qui t'enseigne vaut mieux que celui qui te frappe».

Sans attendre je suis allé vers lui, me faire tout bas et embrasser docilement sa tête comme le veut la bonne tradition de chez nous. Mais son regard souverain étant toujours resté fixer à terre que je me suis mis à ses pieds à lui dire…
  - Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal aujourd’hui Père ?
  - Aujourd’hui pas encore mon fils. Mais hier OUI …!!! ton comportement était au comble de l’absurdité.

Sans titre 99Et là, tout en me disant cela, Père ne me regardait même pas... Me laissant perplexe debout devant lui comprendre que la faute est bien plus grande que je l’imagine.
Comme tout bon enfant crédule, j’ai bien compris que je dois vite exprimer mes excuses.
  - Père… Veux-tu bien me ménager cette faute commise ? Je te demande tout le pardon.
  - Va d’abord implorer ton pardon à l’âne qui n’a rien fait et que tu l’as battu à le laisser pour mort.
  - Mais Père…l’âne est sensé être domestique, servile et à tout supporter même les coups quand son maitre le gronde.
  - Pour tout le travail qu’il nous fournit et qu’ on a que lui à l’étable sur qui compter, il ne le mérite pas pour autant mon fils.
  - Mais Père…c’est d’après ses toquades intenables que j’ai agit ainsi et utilisé un peu ma force.
  - J'ai constaté cela par le gourdin que tu as brisé en deux et abandonné ensuite derrière la maison, que seule l’intensité de ta puissance de force l’a aidée à être bien manipulé sur une malheureuse créature.
  - Père, je peux te dire que j’ai supplié cet âne autant de fois avant que je me décide à me mettre en action pour le corriger.
  - Ne t’es-tu pas rendu compte mon fils du mal que tu lui as fait.
  - Père, je ne pouvais attendre plus qu’il n’en faut, il a failli renverser toute la récolte de notre labeur à l’eau..
  - Mais sais-tu au moins que tu lui as donné à boire quand il fallait lui donner à manger et que tu l’as frappé en plus de ça au point faible qui sont ses poumons.
  - C’est lui qui a bien voulu aller boire avant d’avoir mangé. En plus de ça Père, Il a une têtue tête d’âne qui décide avant de réfléchir et c’est pour le dégonfler j’ai pas su où frapper.
  - Mais il était aveuglé par tant de soif qu’il ne pouvait voir même devant lui tout ce pré vert en herbe. Tu aurais dû le laisser au moins terminer à boire sa gorgée, mon fils.
  - Tout était de sa faute Père, il a couru comme un diable en voyant l’eau limpide de la rivière.
  - Tu as l’aplomb de me répéter encore que la faute revient à l’âne ?
  - Mais père, je te fais savoir que Mère a été très contente de ma conduite envers lui. Elle m’en a même donnée tout a fait raison même quand elle a vu l’âne étalé de tout son long et gémir de douleur toute la soirée. D’ailleurs, Je vais tout t’expliquer du début à sa fin père comment cela est arrivé.
  - M’expliquer quoi maintenant !!!, après tout le mal qui est fait. Et puis tu me fais surgir même ta mère dans ta culpabilité comme si elle était juge et avocate pour ta cause. Sache que ta mère n’a été que satisfaite maintenant et depuis un temps n’attendait que l’occasion voulue pour se faire justice depuis le jour où la bourrique sans le vouloir a eu le plaisir de brouter un peu ses pots de fleurs pour se parfumer un peu les dents.
  - Je sais Père je me souviens toujours de cette drôle de tête qu’a fait ma mère en voyant le spectacle désolant à ses yeux. Ça a été un massacre pour ma pauvre mère qu’elle ne s’est plus remise depuis.…

Père ne me laissa pas le temps de lui rajouter quelques mots, qu’il enchaina pour me dire encore …
  - Peux tu me dire sans dire autre chose mon fils est ce que La charge de fardeau des quatre sacs de blé était portée sur ton dos ou sur le dos de l’âne quand sa langue pendait jusqu’à toucher terre.
  - Sur l’âne pardi !.. et moi dessus sur les sacs …Père !!!…Et C’est pour l’apaiser de mon poids et le mettre à son aise que je suis descendu, je n’ai laissé alors sur lui en charge que les quatre sacs de blé de notre récolte.
  - Mais alors d’après ce que tu me racontes, je vois bien pourquoi la pauvre bourrique n’a pu tenir trop longtemps en voyant cette eau de rivière.
  - J’ai cru bon m’arrêter un peu et lui donner ce peu de repos qu’il a tant mérité et de le rassasier en herbe abondante et en eau si fraiche.
  - Pourtant vous étiez si prés du lieu d’arrivée de la maison, pourquoi l’avoir laissé aller vers le point d’eau ? L’âne à ma connaissance avait tout ce qu’il désirait en avoine à la place habituelle qui lui est réservée à l’écurie.
  - Père ne m’en veut pas c’est qu’avant d’arriver à la maison chemin faisant j’ai vu ce pré de ronces alors j’ai pensé à la panse à l’âne et à sa langue pendante tout le long du chemin. J’ai préféré économiser un peu d’avoine de sa ration de nourriture pour notre galette et lui faire plaisir de toute cette étendue d’herbe qui se présente à lui afin qu’il puisse se rassasier en plein air toute à sa guise. Mais voilà, ce qui m’a surprit en lui, voyant la rivière avec son eau qui scintille au soleil il s’est pris de ses quatre pattes à courir vers elle et a laissé l’herbe toute fraiche et c’est là que mon bâton est intervenu pour retenir son élan.
  - C’était son désir à lui de boire avant de manger, il fallait le laisser faire.
  - Mais père tu me disais… père ne me laissa pas terminer ce que j’allais lui dire de bon qu’il se leva pour aller voir l’état de santé de l’âne avec le vétérinaire qui s’emmène de loin sur sa carriole en me disant des paroles à exécuter au plus vite.
  - Ne me dit plus autre chose fils, va voir ta mère qu’elle nous prépare une grande bassine d’eau chaude et des bandes et n’oublie pas aussi de lui dire de préparer un bon café dont elle en a le secret et un repas supplémentaire pour le vétérinaire je crois qu’il va un peu tarder…
Mais avant entends de moi ce proverbe que tu dois savoir dans la vie « Nous sommes ingrats envers celui qui nous a rendu service ».

L’âne ne se remit à son état de marche normale que plusieurs jours après et moi je n’ai jamais oublié que je lui ai fait un peu mal. Ma mère eut à planter d’autres fleurs et de la vente des œufs de ses poules elle en a pu faire une clôture en grillage tout autour de son paradis terrestre, et père, de ce jour pour éviter d’appeler le vétérinaire de si loin ne m’a jamais laissé seul avec l’âne.

Quant à moi Père a bien fait de m'apprendre ce proverbe, il m'a bien servi qu'à tout pêché miséricorde.

La bienveillance est une forme de la charité, et il faut être indulgent pour les autres, si l’on veut qu’ils le soient, à leur tour, pour nous...

Par Med Bradai

Commentaires (1)

Chantal

Oh ! Med ! Comme "papa Bradai" avait raison !

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