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Le temps d’une ivresse de jeunesse

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Sans titssre

Il s’en est allé vite, bien vite depuis longtemps ce temps de nos 10 ans à15 ans emportant avec, nos souvenirs pour que chacun essaie de s’en rappeler. Il est resté à jamais comme l’éternel temps qu’on doit évoquer et qu’avec lui parfois l’amertume de notre passé où jadis ses airs de chanson si joyeux sortis de notre souffle vaguaient dans l’air comme ces complaintes "ya Moustafa "« «, si tu vas à Rio ...»… » Et d’où se comptent parmi eux aussi tant d’autres que nous n’avions cessé à notre âge de fredonner leurs paroles comme des ménestrels.

C’était pour nous ce temps là qu’on pense maintenant, à celui d’une enfance enjouée. Nous étions jeunes…. Bien jeunes et insouciants pour connaitre ou comprendre la vie qui nous voyait grandir avec la folâtre d’humeur qui en nous ne nous fait pas rater une occasion propice pour rigoler tout le temps et à faire des blagues entre nous à longueurs de journées, si ce n’est surtout qu’il arrive, qu’on se consacre toute une semaine après l’école à grignoter quelques douros ou 20 frs dans la vente d’une B.D, déjà lue et ce pour la demi journée d’un Dimanche à un spectacle d’un film du 7ème art aux portes de la plus splendide et petite salle de cinéma de notre village d’antan qu’on appelait dans notre jargon villageois foyer rural. Il arrive qu’on se contentait parfois par manque d’un deuxième douro (5frs) du parterre cou tordu à l’arrière tête levée pour voir mieux une partie de l’écran juste au dessus de nos têtes.

A ce temps que nous voyons aussi loin de nous, rappelle ces passages incessants de véhicules et engins militaires dans les rues de notre tout petit village. Des fois on voit l’arrivée d’une jeep, d’un Dodge GMC ou celle d’un half track pointant à l’avant sa lourde mitrailleuse suivis une patrouille de soldats venant de la campagne feront leur entrée à la caserne du centre village et que nous nous trouvions à courir après chaque soldat juste pour un morceau de biscuit qu’on désirait tant ou un bâtonnet de ce chocolat noir. On évitait surtout ceux qui avaient leurs képis blancs, leur passage faisait toujours peur. C’était ce temps de jeunesse qui nous a vu grandir.

Et si on se rapporte aux jours des années que nous avions oubliés c’est à des photos jaunies par le temps mais qui elles ne vieillissent jamais qu’on sort des tiroirs et à nous rappeler en détails ce que comment vraiment nous étions jeunes.

Nos histoires de jeunesse enfantine regorgent de belles balades mais qui nous mènent aussi et toujours aux seuls endroits où nous nous sentions loin de la luminosité des deux garde-champêtres du village. Cette époque vécue par nous gosses fut dans ce temps vécue dans la jouissance comme dans la tourmente et la frayeur et pour nous en faire ces insouciants à courir partout dans une rue ou un chemin caillouteux à la recherche d’une histoire.

Par Med Bradai

Commentaires (2)

djilali,deghrar
  • 1. djilali,deghrar | 21/02/2017

C'est nostalgique avec les dourous et 5 fr de l'époque.La ,photo imbrique et rappelle bien l'époque

bradai
  • 2. bradai | 20/02/2017

Merci pour cette photo Noria ,
Pour tout habitant ancien de ce village en voyant cette photo meme jaunie ça lui rappellera avec nostalgie cette rue principale du milieu de ce village appelé dans le temps par certains Djendel par d'autres Lavigerie.
Elle nous montre toute sa beauté d'antan et ,juste devant cette charrette il y avait notre coiffeur preferé ,on l'appelait "El Karouazi"
" il nous faisait tres beaux dans le temps comme tous ces jeunes qu'on voit actuellement à leur mode de vie où aucun brin de cheveux n'est sur leur crane sauf cette touffe qu'il nous laissait juste au dessus du front. .A coté , là où sont assis un groupe avec burnous blancs c'etait le café maure il fut pour nous aussi notre lieu de rencontre pour un jeu de "rounda" .Il y avait à l'interieur de ce café maure un gigantesque mortier en roche de granit plus haut qu'un gosse de dix ans ,il servait à moudre le café et deux jarres en grés de grande taille avec leur forme ovoide et de larges ouvertures elles sont utilisés pour contenir et rafraichir l'eau pour les clients.
Tout au fond, on voit l'entrée du marché hebdomadaire de ce village d'antan disparu à nos jours ; on l'appelait "Souk larbaa" et on y vendait de tout il avait sa renommée et de partout jusqu'en kabylie ,du titterie , des envrons de teniet el hadd , el afroun on venait acheter bétail et montures grains de cereales orge et blé.. On peut aussi distinguer à cet endroit pres de l'entrée l'arriere d'une vieille voiture, c'etait là aussi le stationnement de ces vieux taxis et bus .
On peut dire qu'il y avait aussi une pompe à essence manuelle .Pour les quinquets on s'approvisionnait aussi en ce liquide qu'on appelait nous autres "Gaise " ou petrole .
Le bourrelier du village est juste à gauche sur la photo.
On voit bien que notre rue etait bien propre avec de jolies trottoires bien alignées. C'est cette rue restée en ma memoire qui me rappelle encore un temps de jeunesse de mon village.

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