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Mon retour en 2004/Suite

Mercredi 22 Septembre

4143141011  Ce matin promenade sur le Front de mer jusqu’au square Bresson, l’ascenseur de la gare ne fonctionne plus, dommage car il était bien pratique. Face à l’ancienne gare maritime je vois le « Kairouan », le « Ville d’Alger », le « Ville d’Oran », « l’El Djezaïr » et bien d’autres les «paquebots d’un jour», la traversée durant 21 heures, qui nous emmenaient vers la France, on disait la métropole. J’ai discuté avec un Algérien de Biskra qui, apprenant que j’étais né à Alger, m’a dit « Bienvenue en Algérie, vous êtes Algérien, mais pas les Harkis, et il a ajouté, l’Algérie française c’était mieux». Je suis assez septique quant à la sincérité de ce genre de réflexion, je n’ai pas répondu. Peut-être ce Monsieur était-il sincère ?!
J’ai acheté le quotidien ALGER RÉPUBLICAIN (20 DA au lieu de 10) qui essaie de renaître… Le journal dans lequel écrivait Albert CAMUS et Henri ALLEG (l’auteur de La Question) et dont l’imprimerie se trouvait dans le bâtiment néo-mauresque situé à l’angle de l’avenue Pasteur, en face de l’hôtel Albert 1er – cette rue et cet hôtel ont conservé le nom «d’avant» -
A midi nous retrouvons B.B. pour déjeuner avec un cadre supérieur (une Dame) à la banque centrale d’Algérie, dans un petit restaurant rue Charras.
Nous n’aurons pas le temps d’honorer une invitation dans la famille de cette personne, ce fut une « faute » mais, à ma décharge, je ne m’attendais pas à un tel accueil, partout… notre séjour étant calculé trop court dans le temps. Puis nous sommes allés ensuite faire confirmer nos billets de retour à l’Agence AIR France, toujours dans l’immeuble LE MAURETANIA, une vraie forteresse… car il faut montrer patte blanche pour y entrer. J’ai fait des photos de la gare de l’Agha, fallait pas louper le sujet. La circulation est très dense au carrefour d’autant qu’une trémie est en construction. TRÉMIE, un terme très utilisé à Alger pour désigner un passage souterrain. Et le soir dîner dans un petit restaurant découvert dans une rue perpendiculaire à la préfecture (siège de la Wilaya aujourd’hui). Dans cet établissement j’ai entendu une chanson de Mike Brandt, il me semble qu’il était israélien ?! étonnant.
Une journée calme, un programme allégé.

Jeudi 23 SeptembrePhoca thumb l yvescointe 200409 053

  C’est le début du week end en Algérie. Ce matin nous sommes allés à Notre Dame d’Afrique toujours bien entretenue, une messe est dite tous les jours à 18.00. Nous y sommes arrivés par le haut (côté Bouzaréah), photo originale car prise sous un angle peu courant car on a vue sur la basilique, le quartier de la Pointe Pescade et la mer qui me manque ici, dans notre ville de l’est de la France. A 11.00 la porte s’ouvre…une entrée empreinte d’émotion pour moi, de calme et de sérénité… «Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans» lit-on sur la base de la coupole. Beaucoup d’Algériens viennent visiter ce lieu de prière, notre hôte y entrait pour la première fois.

Puis départ vers B. en suivant l’itinéraire du trolleybus de la ligne H. Pour une fois nous arrivons très facilement chez B.B la circulation étant fluide. Nous sommes conviés à assister aux fiançailles d’une nièce de Z.B. selon la tradition, quartier des Eucalyptus, les femmes d’un côté, les hommes de
l’autre…Auparavant repas avec les parents de la future mariée. Un très bon couscous servi dans un grand plat chacun utilisant avec sa cuillère.
Et puis c’est l’arrivée des invités, les femmes avec les femmes, les hommes avec les hommes.
Le père du marié vient «discuter» (il y a eu des négociations avant) et faire la demande en mariage. Le père de la mariée engage la conversation sur des banalités, les choses sérieuses commencent plus tard… «Il faut plumer la poule sans la faire hurler» m’e dit le père de la mariée, très belle formule.
L’imam a récité son discours, qui m’a été traduit, très bien d’après les présents sauf sur la fin lorsqu’il à parlé de la famille royale Arabie Saoudite. Il a donc reçu le projet de mariage qui sera officialisé en Mairie. Le mariage peut être consommé mais la tradition veut que les futurs mariés attendent la grande fête. Chacun s’en est allé de son côté…Encore une journée bien remplie.
Les jours passent très vite, trop vite même car nous n’aurons pas le temps de boucler le programme prévu.
La journée de vendredi s’annonce très fournie, nous allons sortir d'Alger.

Vendredi 24 Septembre

 Nous quittons ALGER à 8h.30 avec B.B et Z.B, nous allons en Kabylie où je n’ai jamais été «avant», direction Tizi-Ouzou. Nous sommes un vendredi la circulation est faible. Visite de la ville très rapide mais j’ai quand même eu le temps de prendre des photos de la gare coloniale.
Nous n’avons pas trouvé de restaurant ouvert, on a donc continué vers Fort National, Boghni, Aomar (ai remarqué un magasin de belles robes kabyles), Dra El Mizan, traversé les gorges de Palestro où il ne faisait pas bon de s’aventurer durant la guerre. Les entrées et sorties des gorges sont toujours gardées par des blindés de la gendarmerie. Un circuit de 325 km. Nous avons fait un excellent repas…325 km plus loin.

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Samedi 25 Septembre

Des brochettes de viande enfilées sur des rayons de vélo, excellentes, galettes, chleta, le tout arrosé de Selecto. Mon épouse a fait des achats, de la vaisselle, il va falloir caser tout ça dans l’avion du retour. Une tradition locale ; des gardiens de parking autoproclamés qu’il faut payer si l’on veut pouvoir garer sa voiture. Anecdote : à Tizi-Ouzou j’ai acheté au marché un petit livre «Pages choisies de Rabelais» (Classiques Larousse bien connus). Sur le 2ème page on lit Lavallée Odette – Nov.1938 écrit à l’encre violette. Un reste du passage des Français.

Dans le quartier du Ruisseau,  À… Alger

1  Il fait moins beau, pluie légère et vent, ça change…
Une sortie pédestre via le boulevard Carnot, le boulevard Amirouche, passage devant la banque centrale d’Algérie, l’ancienne maison des Étudiants d’Algérie, le commissariat central, puis nous remontons par la rue Richelieu vers la rue Michelet.
On y trouve toujours autant de magasins qu’auparavant.Nous entrons dans une librairie – commerce rare à Alger – où l’on trouve une grande diversité de livres, en Arabe et en Français; je citerai «Truismes» de Marie Darrieusseq pas spécialement destiné à tout le monde, disons plutôt à un public averti. Pas de doute la société algérienne évolue mais très lentement. Remarque ; ce livre qui a été très souvent consulté est maintenant plastifié, on ne peut plus ouvrir…Des ouvrages sur la guerre d’Algérie, le livre d’Aussaresses par exemple, un titre de Brigitte Lahaie ou la série des Bescherelle. Un peu plus loin visite à la librairie Audin – à la place d’une concession automobile avant.
Toujours rue Michelet je retrouve la bijouterie Ratto-Magana dont le nom est encore présent sur le trottoir et sur le présentoir des bijoux…A midi repas très copieux dans une petite rue près de l’avenue Pasteur – méchoui d’agneau garni, excellent. Ensuite petite visite à l’hôtel Albert 1er au cas où nous aurions envie de changer de gîte. Par le boulevard Lafferière et la rue Berthezène on atteint le Palais du Gouvernement, autrefois le Gouvernement Général de l’Algérie, le GG disait-on, pour faire des photos. Malheureusement on ne peut plus accéder sur le forum haut lieu chargé d’histoire.
On fait une longue pause dans la partie du jardin à l’arrière de l’ancien monument aux morts ; tous les noms ont été effacés et la transformation du dit monument est actuellement à l’arrêt. L’horloge florale n’a plus d’aiguilles…
Des couples viennent en cet endroit chercher un relatif isolement pour discuter mais on ne se touche pas et on s’embrasse encore moins…
Retour à l’hôtel par le boulevard Carnot, sur le front de mer, on ne se lasse pas d’admirer le panorama. Le «Tipasa» en provenance de Marseille accoste, lentement. Dégusté un thé à la menthe avec B.B. en fin d’après-midi.

Dimanche 26 Septembre

Petite pluie très légère ce matin.

 713 le phare de sidi fredj 2Aujourd’hui nous rencontrons H. arrivée de Paris. Une journée chargée nous attend. H. arrive en retard à cause de la circulation mais accompagné d’un jeune couple de sa famille à bord d’une CLIO Renault avec coffre, modèle pas commercialisé en France. Nous visitons Sidi-Ferruch (c’est là que nous sommes «arrivés» en 1830), le port de plaisance, l’ensemble touristique est très agréable.

Puis direction Staouéli et encore un bon repas, les brochettes de viande sont très bonnes. Vous ne trouvez pas qu’on parle beaucoup de repas… Lu sur un mur «Croire c’est bien, penser c’est mieux». Au retour nous entrons au club des Pins, hôtel Sheraton chaîne américaine bien connue, établissements conçus sur le même modèle, sans intérêt… Mais là nous sommes dans un autre monde par rapport à l’environnement immédiat. Pas notre monde à nous... Nous repartons vers ALGER par la route côtière avec entrée dans Alger par le boulevard Guillemin, le marché Nelson, passage devant le lycée Emir Abdelkader, puis l’avenue du 8 novembre (1er novembre aujourd’hui), la place du gouvernement (ou place du cheval), le square Bresson et l’hôtel… où nous attend le taxi qui va nous conduire à Ben-Aknoun où nous avons rendez-vous avec B.B.. Une heure pour faire 7 km en empruntant un itinéraire quasi identique à celui de la ligne 7 de la RSTA «d’avant» à savoir les Tournants Rovigo, le boulevard de la Victoire, El-Biar toujours bouché. Notre chauffeur évite le carrefour de Châteauneuf mais passe devant la cité des Asphodèles avant d’arriver à Ben-Aknoun centre.

Nous repartons pour Baraki, dîner dans la famille B.B., au menu un couscous aux raisins avec lait ou sauce, poulet/viande et kesra ou aghroun le tout arrosé de limonade Hamoud Boualem. Retour sur la matinée : consultation de nos courriels dans un local situé en sous-sol de l’hôtel avec musique d’ambiance des chansons de Mike Brandt… Algérie des paradoxes. Nous avons discuté avec un gradé de la police, garde de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), un «pointu», un natif de la Pointe Pescade, un quartier d’Alger.

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Lycée de Ben-Aknoun (El Mokrani 1) où j’habitais.
 
Il nous reste 2 jours à passer à ALGER… le temps s’écoule très vite et nous allons en manquer, je ne pourrais pas réaliser le programme prévu. On reviendra.

Lundi 27 Septembre Phoca thumb l yvescointe 200409 180

Ce matin nous sommes allés chercher nos photos rue Alfred Lelluch puis promenade boulevard Carnot, on ne s’en lasse pas, rue Michelet et retour à l’hôtel.
Zohra B.est venue nous rejoindre à l’hôtel et nous sommes partis tous les trois pour un long tour en boucle via le square Bresson, la place du gouvernement – Le Duc D’Orléans n’est plus là mais si voulez le revoir tel quel il faut aller à Neuilly-sur-Seine… la rue du Divan – nous sommes dans la basse Casbah – au passage l’ancienne cathédrale Saint-Philippe aujourd’hui la mosquée Ketchaoua.

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Place du Gouvernement ou place du cheval,la statue du Duc d’Orléans se trouvait à la hauteur des voitures blanches.


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Faites le lien avec cette photo ancienne, du temps de la France comme disent encore beaucoup d’Algériens.

Nous entreprenons la remontée de la rue de la Lyre.

Ma mère venait acheter du tissu chez un marchand juif, à l’entresol d’un immeuble. Il fallait avoir l’œil car il savait s’y prendre pour vous gruger sur la longueur du coupon.

C’est aussi dans ce quartier qu’a vécu Roger Hanin.

Lente progression dans cette rue très populaire, plusieurs fois j’ai été arrêté par des inconnus nous disant «Bienvenue en Algérie». Une anecdote : en discutant avec l’un d’eux il me dit être en vacances à Alger et va bientôt rentrer chez lui…A ma question «c’est où chez vous ?», dans mon esprit il devait habiter en Algérie ailleurs qu’à Alger. Il me répondit «à Paris». La progression continue, on remonte la rue assez étroite et à arcades sur toute sa longueur. On arrive au marché de la Lyre en l’état «d’avant».

Et la promenade continue par la rue Henri Martin, la rue d’Isly sur toute sa longueur pour finir dans un petit salon de thé à la hauteur de la Grande Poste, la marche ça creuse.

Retour à l’hôtel pour quelques instants de repos car la journée n’est pas finie, ce soir nous allons rencontrer la famille de Ammi Ahmed à El-Biar, un vieux Monsieur qui m’a connu lorsque j’étais un gamin et qui a travaillé avec mon père.

Son fils vient nous chercher à l’hôtel et nous voila repartis pour El-Biar…

Je me revois exactement dans l’autobus de la ligne 7 barré, Avenue Pasteur, rue Berthezène, le G.G, la bibliothèque nationale, le boulevard De Lattre, la caserne des Gardes Mobiles, la scala, El-Biar, le même trajet emprunté par nos hôtes. La famille B. habite un quartier que je ne connais pas. L’accueil, comme toujours est très chaleureux, Ammi Ahmed est là également. Une très bonne soirée et un excellent repas…encore un… Un retour à Alger-Centre à 23.00. En consultant ma boîte internet j’apprends que nos cartes postales sont déjà arrivées, la poste fonctionne malgré tout.

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Mardi 28 Septembre

C’est le dernier jour à Alger.

Le beau temps est revenu, la température est idéale. Aujourd’hui une grande virée avec H. et ses amis T. et F-Z.des gens très charmants. Nous partons dans la voiture De T. tous les cinq par la RN 11, Fouka-marine, Castiglione, Bou Haroun, Bérard, auparavant des petits villages de pêcheurs. Mais nous avons fait, après Bérard, un petit crochet par «le Tombeau de la Chrétienne» en réalité le Mausolée des Rois Numides.

L’environnement du monument est resté exactement le même qu’il y a quelques 60 ans !

Pour l’histoire, la mienne, je me suis re-photographié sur la même pierre, j’étais alors un gamin…

On continue ensuite sur Tipasa (Camus Albert) et le cap Chenoua. Un site vierge et de toute beauté, un site infréquentable durant les événements. Un pique-nique royal concocté par T., en pleine nature face à la mer, caviar d’aubergines à la syrienne (T. est d’origine syrienne), viande et tomates au

four, chou-fleur mitonné, le tout réchauffé sur place avec le matériel apporté pour l’occasion.

3 27Mausolée des rois Numides

Mercredi 29/09/2004

Après cette journée bien remplie nous rentrons via Koléa et entrons dans Alger par le Quartier de Bab El Oued que tout le monde connaît.
Bon nombre d’immeubles ont disparu suite aux inondations mais reste en place les Trois Horloges. La journée est terminée. On va boucler les valises, demain on rentre, on change de continent.
«La mémoire se bâtit sur la blessure, le disjoint, l’hétérogène». (Jacques DERRIDA, lui aussi d’Alger)
Voilà, l’histoire du «retour» s’arrête sur cette citation.

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 B.B nous conduit à l’aéroport, quand nous reviendrons nous emprunterons la nouvelle structure en construction. Alger se dote d’un aéroport de classe internationale…Le vol AR 3539 de 10.45, Air France, est annulé pour problèmes au départ de Paris-Orly. Nous sommes transférés sur le vol AH 1004 d’Air Algérie décollage à 12.20. Il faut attendre, nous sommes là depuis 8.30.

Je quitte cette terre où je suis né à 12.45. Surprise heureuse, le service à bord est plus «cool» que sur Air France, nos excédents de bagages sont passés comme lettre à la boîte…

Commentaires (8)

GABRIEL
  • 1. GABRIEL | 15/06/2016
Bonjour Yves
Est-ce le collègue "Cointe" que j'ai connu de 1962 à 1965 au groupe scolaire de la Rampe Valée (face au jardin Maringo) en bas de la Casbah.
A +
PG
boyer jc
  • 2. boyer jc | 13/05/2014
ne a fouka ville retour en 1973 puis en 1978 chez notre ancien garde champetre musulman monsieur attaba ami de notre famille a l occasion du mariage de mon ami fouedj djaffer puis en 1981 papa decede en 1983 je n y suis plus retourne mais toujours en relation merci a vous cordialement jc boyer ps parti de fouka marine a 14 ans en juin 1962 j ai apprecie votre recit et suis nostalgique jcbv
sabine
  • 3. sabine | 09/09/2013
Bonjour à vous,
Un grand merci pour "Une constatation, l’hospitalité traditionnelle algérienne est toujours bien présente."

Sabine
Pierre PEYRUSAUBES
  • 4. Pierre PEYRUSAUBES | 14/03/2013
Bonjour monsieur COINTE, je suis né à Alger en 1941 et j'envisage d'y retourner au mois de juin 2013
J'aimerai avoir plus de détails sur le voyage en Algérie
Pouvez vous me contacter sur ma bal : pierre@peyrusaubes.fr
Merci beaucoup
Yves COINTE
  • 5. Yves COINTE | 12/04/2011
M.Selim Debbache,
vous habitez Paris, contactez moi en message privé.
A bientôt.
Y.C
Yves COINTE
  • 6. Yves COINTE | 12/04/2011
à l'attention de M.Selin Debbache,
Merci pour votre message. Le monde est petit, j'ai habité Ben-Aknoun - qui était alors un quartier d'El-biar - et vous El-Biar. J'ai quitté Alger en 1965, j'ai enseigné durant 3 années scolaires dans des écoles primaires de B.E.O.
L'Algérie est un pays qu'on n'oublie pas...
Bien à vous.
Y.C
salim Debbache
  • 7. salim Debbache | 11/04/2011
Bonjour,

Très émouvant le récit de votre voyage. Moi je suis né à Alger en 1957, en pleine guerre d'Algérie et je n'ai connu que l'indépendance. J'ai grandi à Alger, à El biar plus exactement mais j'ai du quitter ce beau pays pour, finalement, les même raisons que vous...la sécurité..C'était pendant les années de guerre civile. Je vis à Paris, qui est devenue moi "chez moi" moi aussi et mes enfants ont grandi ici. Je pris pour qu'un jour tout le monde puisse rentrer chez lui, les français, les arabes, les harkis..tout ceux qui ont connu le soleil d'Alger et la mer, les plages, les orangers et le jasmin.
cordialement,
Salim Debbache
  • 8. | 18/12/2010
Bonsoir Yves
Un beau voyage que vous nous offrez à travers votre récit, c'est tellement vivant que j'ai l'impression d'y être, très riche en émotions.

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