Mister Med BENHARKAT...Mélancolie lycéenne/ Par Med MIDJOU
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Après deux ans et 13 jours j'intervient pour parler encore de MohaBenharkat comme on le nomme habituellement. Oui, Mohammed, Allah yarhmou était matheux jusqu'à la moelle épinière. Je le dépassais d'une année. Il me semble avoir un petit dessus sur lui concernant les maths. Il s'agit de la factorisation du trinôme. Il y avait une méthode de factorisation qu'il employait et qui ne lui avait pas réussi pour une fois. Il sort furieux de la salle où il avait travaillé. Un trinôme qui résiste, ça arrive. Mais Moh n'aime pas ça. Mais pas du tout. Il bouillonnait de n'avoir pu trouver la solution. Comme j'étais à côté de lui, je lui conseillais d'employer la méthode dite de delta. la fameuse b au carré moins quatre ac. Comme il ne l'avait pas encore vue, il me dit d'où sort-tu-ça ? Brièvement, je lui avais expliqué l'introduction de ce delta pour une factorisation en moins de rien. Il avait vite compris et avec sa voie comme enroué, il me disait "ça y est, ça y est", j'ai arrêté mes explications à peine entamée. Il devint radieux après avoir été un peu bouleversé. Il ne savait pas encore l'usage de ce delta. Le lendemain comme il l'avait bien étudiée quelque part, il me remercia vivement. Puis il me dépassa ce génie de la Djendalousie. Que Dieu lui préserve le paradis. Allah yarhmou. Il avait, dès l'entrée cette habitude de nous faire rire par cette proposition vite énoncée. Nous n'avions même commencé les cours et de supposer avec rapidité dans le langage : Nous sommes en octobre, yek, puis novembre-décembre-janvier-février et nous aurons les vacance du printemps puis mars-avril-mai les examens et enfin les grandes vacances. A l'entendre dire, les vacances seront dans une semaine. Que sera l'ALMF avec lui ? Il l'aura animé que par sa présence.
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Le temps passe, l’âge n’est plus à cette jeunesse d’antan mais que de fois son passé revient avec ses souvenirs douloureux que l’on garde en soi et qui provoquent toute une amertume soit d’un fait vécu ou d’une blessure.
Alors à un fait vécu avec « Moha » Mister Benharket , ,. Un fait qui fut qu’une partie de notre passé mais que sa fatalité tant bien que mal nous a emmené même en se voyant trop jeunes et encore aveuglement conscient au lieu dit où l’on rend une justice pour les grands .C’est une histoire banale qui sera fortement estimée par les langues éloquentes comme événement inédit qu’elle en donna préoccupation pour un certain temps à la « Une » dans les journaux parlant du village ;moi en tant que voisin proche à lui notre Moha Allah yarhmou et deux autres amis de mon âge . L’un qu’une mort subite l’a aussi vitement ravie aux siens Allah yarhmou et l’autre actuellement vit quelque part en ce bas monde.
Mais même à ce qu’ a eu lieu comme action hétéroclite ,il n’en demeure qu’ après que nous tous sommes restés amis de toujours ,fideles à notre lien d’ amitié qui n’a pu être effacée aussi facilement de notre cœur. A ce fait bien loin ce- ci est notre histoire
Notre début d’histoire fut par un jour d’été qui fera date et histoire dans le village par la suite des événements qui viendront.
l’ idée qui tout bonnement nous est venue était toute simple , c’est d’ aller un jour pique-niquer comme le font souvent les scouts. Le lieu choisi étant tout indiqué à un endroit où en plus de la beauté bien frappante de l’environnement , l’attirance en était encore plus aussi de ses eaux bleues pour la nage et les gros poissons qui s’y trouvent . C’était le grand bassin d’eau de la région Le Barrage Ghrib avec son air frais ,sa verdure d’arbres avec ses eaux qui tentent l’aventure à le traverser. L’intention en était aussi de taille pour passer une nuit où l’ on laissera de sorte à nos yeux une fois dans la nature du divin leur liberté de rester ouverts pour voir et entendre le chant fluté des crapauds et le coassement des grenouilles .Sans oublier cette gastronomie où L’occasion nous sera donnée pour faire valoir notre savoir faire et nous offrir joliment un diner exceptionnel de poissons cuits au feu en bordure de leurs rives . L’offre gratuit du diner serait tout à la charge et reconnaissance d’un de nos grands amateurs de cane à pêche qui se verra satisfaire toute sa compagnie vorace pour la circonstance avec autant de poissons d’eau douce du barrage.
Moha a entendu cela courir sur les bouches ici et là et que tenté par le désir a voulu coute que coute y participer de sa présence et mettre sa part au partage.
Mais voilà comme Moha était encore plus jeune que nous tous dans le groupe ,apres reflexion on lui refusa cette participation à l’expédition par peur aussi de son oncle qu’on voulait éviter des malentendus avec lui.
Le jour du départ fut un matin bien avant le lever du soleil. Couvertures prises à la sauvette de la maison et ustensiles de cuisine dérobés du caisson à vaisselles de la mère avec huile sel et oignons et nous voilà en route avec notre poêle toute noire de ses accumulations précédentes de cuisson en bandoulière comme font les scouts , qui par un chemin pris et connu va nous mener par monts et vallées vers notre lieu tout indiqué .
Une fois arrivé en place et installé , voilà qu’au loin on voit apparaitre quelqu’un de notre connaissance. Ce n’était tout autre que notre Moha sur sa monture de vélo.Qu’on voit arriver en toute hâtée sur sa monture de vélo. Un vélo de fortune sans ni feu devant ou arrière, ni accessoires de freinage , son pied mis entre le pneu de la roue et la fourche du vélo suffisait à arrêter l’élan de sa bicyclette.,et son sifflet pour avertir « ballek !!! ballek !!! Comme il est dit, il n’a pas tardé à se pointer en temps voulu sans tambour ni trompette. Cela nous a plu du coté camaraderie , mais d’un autre ,cela nous a mis dans un autre mauvais pétrin. On aura tout de même une explication à donner à son oncle de l’avoir embarqué avoir nous.
Au soir tombant, il ne voulait encore pas nous quitter et vider les lieux si bien qu’on lui a dit qu’on ne lui donnera ni couverture pour dormir ni à manger .Ne trouvant rien à dire à cela ,il prit son vélo et retourna lorsque le soleil commença à décliner ses lueurs pour un lendemain. On le voyait partir et cela faisait mal. Et toute notre histoire va basculer à ces moments d’attentes et d’inquiétude de son oncle lors de son absence à la maison. Pour cet oncle, c’est nous et pas d’autres qui lui avons proposé de nous accompagner, en ce lieu dangereux de baignade et qu’ en plus il n’est rentré que bien tard la nuit .
Le soir de notre jour de retour, il y avait à voir en projection un bon film hindou .Le cinéma plein air était juste au centre du village. Le titre du film « Daracing » le genre Maciste attira beaucoup de gens qui aimaient ce genre de film avec chants. La placette du carrefour grouillaient de monde en attendant l’ouverture.
Dans un coin nous étions assis là ,à raconter tous joyeux comment qu’on a lavé les gros poissons sortis juste de l’eau pour les jeter dans la poêle et qu’on a oublié de leur enlever leurs écailles..
Et là ,surgit au dessus de nos tètes on ne sait d’où l’oncle de Moha .Sa voix rugueuse et éraillée se fit entendre par »Ah ! vous voilà vous, et à ce que je vois tous les trois ensemble . Et Vlan !! Vlan !!! Vlan !!! trois coups de gifle bien dures et placés sur la joue de chacun qu’on a reçu de lui etaient comme un éclair qui frappe. Il avait en mains une cane avec tout au long ses bouts de bourgeons de brindilles mal taillés à leur surface de ce bois d’olivier que seuls les campagnards en savent l’utilité et à le confectionner pour le posseder et descendre au village sans crainte d’être agressé. La rage au cœur à cette gifle si dure et si féroce qui faisait mal que j’ai reçue sans raison valable , j’ai pris une grosse pierre que j’ai lancée avec force sur lui .La pierre a failli lui fracasser le crane si ce n’est son compagon qui l’eut ecarté de la trajectoire . Avec son redoutable bâton à la main ,il revint vers nous et c’était pas pour rien .Exposés aux premières loges mes deux pauvres compagnons reçurent les premiers coups et sur mon dos se fendit en deux le bâton en « Zeboudj » qui dit-on est incassable.. Bien plus tard dans cette nuit terrible,l’infirmier reveillé chez lui mettra un temps à nous soigner tous les trois aux cicatrices multiples et douleurs atroces du dos. Apres les soins on nous conseilla d’aller à la gendarmerie déposer notre plainte . Sans certificat mais au constat de nos blessures récentes le P.V fut vite établie et notre dangereux bonhomme convoqué.
Les pourparlers commencèrent pour les excuses . l’imam ,l’homme que tout le village ecoute et le respecter dans les situations graves ou moins graves de la vie courante joua pleinement son rôle d’homme sage et de médiateur que tes vite nos parents pardonnèrent la faute . Avec nous c’était différent , ceux qui en voulaient à cet oncle nous inciter au mal. Finalement nous avions suivi le pas de la clémence de nos parents qui sont restés tout au long de l’affaire bien calmes .
Et par un beau jour , on a été convoqué à la gendarmerie qu’on devait se presenter au tribunal pour notre affaire. La gendarmerie a donc fait son travail sans tenir compte l’avis exprimé des protagonistes.
D’apres les dires des gens habitués à ces genres de chose ,il ne tenait qu’à nous trois devant le juge de pardonner ou de me mettre l’oncle de Moha dans de beaux draps devant la justice.
Ce jour là, on avait la peur au ventre . Quand le juge nous interpella dans le box et qu’on lui a repondu que nous avions pardonné. Il s’est bien mis dans une telle colère envers nous en ordonnant à un policier de nous mettre dehors en nous disant c’est la premiere et derniere fois que je vous vois ici. Deguerpissez hors de ma vue…
Et c’est ainsi que l’oncle de Moha s’excusa encore une fois au mal et au tort qu’il nous a fait .
Je crois qu’il nous donna encore plus d’estime à nous trois si bien qu’au jour de mon mariage il était le premier à venir m’offrir tout un mouton.
Ce-ci n’est qu’une histoire que j’ai voulu partager à la memoire de Moha et de son oncle Allah yarhamhoum et qui ont leur place dans nos cœurs comme celle de nos parents . -
Il est des hommes et des femmes dont le souvenir demeure à jamais présent! Ce sont souvent, pour ne pas dire toujours, les qualités et valeurs humaines que ces personnes incarnent ou ont incarnées qui les rappellent de manière si précise à nos mémoires. M. Benharkat Allah Yarhmou en fait partie. Merci à M. Midjou de sortir tous ces personnages de l'anonymat pour ceux qui ne les ont pas connus, avec autant d'émotion et de talent.
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Oh la la ! il était ('allah yarhmou) avec moi en 3° au lycée, c'était un homme comme l'a si bien décrit (Ahmed Mahroug) que je salue au passage, un homme doué d'une intelligence incomparable. Je me rappelle lorsqu'il arborait les couloirs en tenant son cartable à la manière d'un bendir en chantant du bédouin et ( Ya diwane essalhine). Ina lillah wa inna ilayhi radji3ine.
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une semaine avant sa mort ,moha el-maricaine (comme on l'appelé à djendel)et moi avions mangé ensemble à "dar eddhiaf' et il m'a fait savoir qu'il allait quitter la société publique, qu'il dirigeait pour ouvrir une pizzéria à alger . -
bonjour .mohamed était un homme de qualité et de compétance ;que ce soit au village tout jeune ,au lycée,aux usa ou à son boulot .on a vecu pas mal de batailles professionnelles ensemble .et tous les deux, on les a toutes gagnées ! à la dernière ,celle-la divine; il était seul dans sa douche ;il était parti sans nous dire adieu ! Allah yarhmou .merci à mohamed midjou pour cette pensée
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ALLAH Yarhmou moh c'était un homme très généreux simple et coriace la vie très courte hier on était 03/03/1970 aujourd’hui on est le 03/03/2012 42 ans sont passés .une anecdote qui s'est déroulé au lycée ferroukhi en1967 juin examen du BEPC. Fredj kouider s'est accroché avec un des frère boucebssi (Djamel ) allah yarhmou le lendemain il vit deux boucebssi (jumeaux) mais il ne savait pas avec qui il s'est disputé la veuille .
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c'est vrai ahmed, mohamed allahyarhamou était un homme intelligent affable et genereux un vrai glagli quoi -
Des êtres chers à chacun de nous quittent ce monde,ainsi va la vie,ainsi en a voulu le destin(SOUNET ALLAHI FI KHALKIH).
De Moha,en voisin proche je garderai de lui ce souvenir d'enfance qui nous a réuni et vu grandir tout au long de notre age.
D'une simplicité sans égale avec son franc parler et ce rire propre à lui qu'il vous lance en signe d'une retrouvaille vous laissent à admirer ses gestes harmonieux qui font de lui cette personne rare qu'on se lie d'amitié avec.
Repose en paix Moha,ceux qui t'ont connu auront toujours une pensée pour toi.
Merci Monsieur MED MIDJOU -
j'ai trés bienconnu ce gentlean. Et vous avez raison de l'interpeler par " Mister". Un généreux homme que la nature a doté d'une intelligence inouie. Un homme , paysan ; dans toutes ses facettes . Fils de Djendel . descendant des tribus , dignes et fier. Il apassé toute ses classes de lycée avec moi .. On était comme chat et souris, compétiteurs dans les savoir et l'amitié. Une perte cruelle et injuste. Il venait juste de commencer à mordre la vie de bon coeur . Je n'oublierai jamais ce " Glagli". Que Dieu ait son ame .
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