
Ma chère Naïma,
Naïma, cette dame que la vie a faite grande, grande par l'esprit, vive et alerte ; grande par l'humilité, qui ne s'est jamais démentie ; grande par l'élégance, la générosité et cette douceur qui te caractérisent depuis toujours.
Je me souviens de ce 1er mai 2013 comme si c'était hier. L'émotion qu'il a fait naître en moi n'a rien perdu de son intensité. Ce jour-là, devant près de trois cents Abdounates réunies dans la cour du Lycée Mohamed Abdou, tu m'avais offert un hommage aussi inattendu qu'inoubliable. Mon émotion fut immense, mes larmes ont coulé, sans que je puisse ni ne veuille les retenir. Tes mots me touchèrent d'autant plus profondément que je connais ta sincérité, ta franchise sans détour, et cette amitié qui nous unit depuis nos années de lycée.
Peu importe le temps qui s'écoule sans que nous nous voyions, sans que nous échangions un mot. Qu'il se compte en jours, en mois ou en années, cela n'a jamais d'emprise sur nous. Car dès que nous nous retrouvons, tout reprend, spontanément, exactement là où nous l'avions laissé, comme si la veille seulement nous nous étions quittées.
Et je repense à ces mots de Montaigne, lorsqu'il évoquait l'amitié qui le liait à La Boétie : « Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
C'est exactement cela, entre nous, chère Naïma.
_____Merci, Naïma, je ne t'oublierai jamais _____
Noria, l'amie de toujours.
