L'Aïd el Adha... Pour toi, absent parmi nous
Commentaires
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Cher ami Abderrahmane,
Quel magnifique message. Vous avez su mettre des mots sur ce fil invisible qui relie notre présent aux souvenirs de ceux qui nous ont devancés.
Faire une place à table à nos absents pour que la fête soit complète, c’est exactement cette vérité, si juste et si touchante, que vous avez mise en lumière. Votre évocation de Victor Hugo m’a émue, car elle rappelle que la poésie sait dire ce que le cœur peine à formuler. Dans ce mélange de gratitude et de nostalgie, vos paroles nous offrent un apaisement précieux.
Recevez toute ma reconnaissance pour cette délicatesse. Sachez que vos mots trouvent en nous un écho profond, et qu’ils participent à cette danse fragile entre la douleur et la foi, entre le souvenir et la vie qui continue.
Affectueusement, -
A toutes et à tous essalem.
Dans les moments de fête, quand les lumières brillent et que la voix se mêle dans la joie, apparait alors un instant suspendu ou la mémoire, humblement, ouvre une porte sur ceux qui nous ont quittés. Ils ne sont plus là pour partager nos rires, ni pour répondre à nos regards, mais dans chaque souvenir leur présence demeure dans chaque émotion que le temps n’a pas effacé. Le cœur alors voyage entre gratitude et nostalgie. Les échos deviennent des traces profondes dans l’âme de ceux qui continuent le chemin. L’aïd, qu’il soit de jeune ou de sacrifice revient frapper à notre porte avec ses parfums d’autrefois et ses habits neufs. D’un côté il ya les bruits de la vie, le tumulte joyeux des enfants, les rires qui fusent autour des plats partagés et le mouvement incessant des portes qui s’ouvrent pour accueillir la famille. C’est une symphonie vibrante, une épreuve éclatante que le monde continue de tourner, que la vie malgré tout réclame sa place dans le présent. Mais dans le creux de cette agitation s’installe une autre mélodie… Les échos du silence. C’est le silence de cette chaise restée vide a la table, là où le regard cherche un souvenir qui n’est plus là. C’est la résonnance des voix que nous n’entendons plus que dans les replis de notre mémoire. A chaque aïd nous vivons dans ce double accord : le fracas de la vie qui continue et la délicate persistance de ceux qui nous ont aimés. Nous apprenons, petit à petit, que la fête n’est pas complète que lorsque l’on accepte de faire danser ensemble la joie du présent et le souvenir de ceux qui dans le silence, nous accompagnent encore. Et c’est peut être que le sens de la mémoire est là : continuer à faire vivre ce que nous aimons à travers nos pensées, nos paroles et certainement cette émotion silencieuse qui renait chaque fois que la fête rencontre le souvenir. Victor Hugo, dans le célèbre _ demain dès l’aube_ même s il ne parle pas directement de fête, il porte cette présence douloureuse de l’être absent que l’on continue d’aimer dans le silence du souvenir.
Chère noria, que ces mots que nous venons de citer puissent vous apporter à vous et vos enfants un profond apaisement face aux aléas de cette vie aux innombrables facettes réparties entre joie et peine… et les souvenirs, qui loin d’être une absence totale ne sont en fait q une autre portée qui se mêlent à nos joies et nos peines. -
Ce témoignage m’a touché. Qu’Allah vous apaise et accueille votre défunt mari dans son vaste paradis.
إنا لله وإنا إليه راجعون -
Une lecture qui émeut aux larmes.
Je pense fort à toi ma noria et aux enfants en ce jour de fête si difficile. Qu'Allah vous accorde as-sabr dans cette épreuve et qu'Il l'accueille dans son plus vaste Paradis. Mes pensées et mes prières vous accompagnent en ce jour si particulier.
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