Bir Etheldj, un site de méditation à l’abandon/ Par Mohammed MIDJOU
Commentaires
-
on appelait cet endroit "ghar echamaa3", la grotte aux bougies. -
Bonsoir Mohamed,
Bonsoir à tous,
Merci Mohamed. Toujours du plaisir à vous lire. Des thèmes graves abordés avec éloquence, et toujours pertinents, instructifs, constructifs. Quand il faisait beau, on allait à Sidi Bouziane passer quelques moments de détente, de douceur et de recueillement, plutôt les femmes en hayek comme vous le dites si bien, nous autres enfants, on gambadait ici et là tout à la joie de nos jeux. Bir ethaldj ? J’ignorais son existence ainsi que ce qu’en disent les anciens. Je crois que la transmission de la mémoire se fait de manière très erratique, voire pas du tout, et Miliana a tellement peu à voir avec ce qu’elle était qu’il est difficile à la jeunesse de l’imaginer, d’imaginer sa beauté d’antan, la douceur de vivre qui y régnait, de mesurer le gouffre, la perte colossale d’un patrimoine ancestral si précieux qu’il soit matériel ou immatériel. La décennie noire a, à mon sens, accentué la fracture entre les habitants et la ville, et Miliana qui absorbait sans soubresauts les nouveaux arrivants, surtout au temps où la mine du Zaccar drainait nombre de travailleurs, se retrouve, elle, dans son présent complètement absorbée par une explosion démographique démesurée entrainant des constructions anarchiques et ne correspondant en rien au style architectural de Miliana comme de ses banlieues.
Ajouter un commentaire


