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L'an se rajeunissait en sa verte jouvence,
Quand je m'epris de vous, ma Sinope cruelle.
Seize ans étaient la fleur de votre âge nouvelle,
ET votre teint sentait encore son enfance.
Vous avez,d'une infante encor la contenance,
La parole et les pas, votre bouche était belle,
Votre front ét vos mains dignes d'une immortelle,
ÉT votre œil qui me fait trépasser quand j'y pense.
Amour qui,ce jour-là, si grandes beautés vit,
Dans un marbré,en mon cœur,d'un trait les écrivit
ÉT si,pour le jour d'hui, vos beautés si parfaites,
Ne sont,comme autrefois, je n'en suis moins ravi,
Car je n'ai pas égard à cela que vous êtes,
Mais ÀUx doux souvenirs des beautés que je vis .
Pierre. De. Ronsard.
XVl eme siècle
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Commentaires
1 AladinZin Le 15/02/2017
Ayant eu moi-même fait au Lycée une étude de ce texte il y a plus de 50 ans , il m'est venu à l'esprit de le proposer comme "billet".
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