Titre

LES NON-DITS

algermiliana Par 2

Dans Sous le figuier/ Noria

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LES NON-DITS LES NON-DITS, ces silences furtifs, renferment des vérités inavouées, des pensées retenues par pudeur ou pour protéger l’autre. Ils tissent des mystères et des malentendus, parfois apaisants, parfois lourds, comme une brume enveloppante qui dissimule autant qu’elle dévoile. À travers eux se dessine une trame complexe, où chaque espace de silence semble charger l'air de mille possibilités, chaque absence de mots ouvrant la porte à des interprétations multiples. Parfois, ces silences préservent l’harmonie, permettant aux blessures de rester endormies, aux incertitudes de s’effacer dans l’ombre. D’autres fois, ils fragilisent les liens, laissant flotter des vérités incomplètes, entre oubli et révélation, des fragments suspendus comme des miroirs brisés qui ne révèlent plus que des reflets fragmentés de ce qui aurait pu être partagé. Les non-dits, alors, deviennent de lourds fardeaux, une danse entre ce qui est dit et ce qui reste enfoui, pesant silencieusement sur les cœurs.

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Commentaires

  • belfedhal abderrahmane

    1 belfedhal abderrahmane Le 11/09/2026

    N’as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élance dans le ciel ? La mauvaise parole est comme un mauvais arbre qui se développe à la surface du sol et n’a pas de racine………………………..sourate Ibrahim.
    Les non-dits, ces silences furtifs, renferment des vérités inavouées, des pensées retenues par pudeur ou pour protéger l’autre. Ils tissent des mystères et des malentendus, parfois apaisants, parfois lourds………………Noria.
    A toutes et à tous Essalem.
    Que dire des non-dits, ces silences furtifs qui renferment des vérités inavouées ? Cette phrase pose d’emblée une question presque philosophique. Le silence n’est plus une simple absence de parole : il devient un langage. Ces silences renferment des pensées retenues par pudeur ou pour protéger l’autre. Parfois apaisants, parfois lourds. De cette dualité se dégage une opposition très réussie. Notre chère amie reconnait que le silence, en lui-même n’est ni bon ni mauvais. Il est apaisant lorsqu’ il évite une parole inutile, quand il protège une émotion fragile ou permet simplement à deux personnes de rester ensemble sans avoir besoin de tout expliquer. Cependant il est lourd lorsqu’ il contient une rancune, un regret, une vérité que l’on ose affronter. Le silence qui protège rapproche les êtres, le silence qui enferme peut parfois les éloigner. De ce texte formidable se dégage une idée centrale : le silence peut être une forme de pudeur, de protection, de sagesse, mais il peut aussi devenir le lieu où naissent les malentendus. Partant de ce fait, notre chère amie ne condamne pas les non-dits, elle leur reconnait une double nature. Le texte nous renvoie par la façon la plus claire vers la morale, là où la valeur d’un comportement ne se trouve pas dans la règle apparente, mais dans l’intention cachée derrière le comportement. Prenons l’exemple de deux personnes qui peuvent garder le silence pour des raisons totalement opposées. L’un par amour, l’autre par rancune. Le geste extérieur est identique, le sens intérieur ne l’est pas. Nous avons cité plus haut un verset de la sourate Ibrahim, ya t-il un rapprochement ou une quelconque liaison entre ce verset et le sens profond contenu dans le texte? Dans le texte nous avons senti la certitude que la parole n’est jamais neutre. Le silence peut être apaisant ou lourd, dans la perspective coranique, la parole, peut être constructive ou destructive. Une bonne parole peut réparer, rapprocher, réconcilier tandis que la mauvaise parole peut blesser, humilier et laisser une trace durable et le silence se situe justement entre les deux. Le non-dit en pareil cas peut parfois être une bonne retenue et c’est à ce stade la que le texte rejoint magnifiquement l’idée coranique. Des pensées retenues par pudeur ou pour protéger l’autre… Cette retenue revêt le caractère d’une grande moralité positive car tout ce qui est vrai n’est pas nécessairement bon à dire à tout moment et de n’importe quelle manière. Le silence acquiert alors une forme de sagesse, loin d’être une absence de communication, il devient une matrice de la parole… mais… Le texte nous renvoie vers un… mais… en disant : Les non-dits tissent des mystères et des malentendus. Prenons le cas d’une personne qui attend une reconnaissance, elle ne vient pas, il attend une parole affectueuse, elle ne vient pas ou une explication qui ne vient pas. La parole qui était nécessaire, absente, peut elle aussi détériorer cette relation. En réponse à ces suppositions il est utile de revenir à la logique des choses : une parole dite avec douceur peut accomplir ce que le silence n’arrivait pas à exprimer, et un silence dicté par la pudeur est préférable à une parole prononcée sous la colère. Le symbole de l’arbre associé à la bonne parole est particulièrement beau. Les racines sont fermes, les branches sont élevées et le fruit est assurément exquis. L’enseignement à retenir du texte et du verset coranique c’est que la sagesse n est peut être ni dans la parole permanente, ni dans le silence systématique, mais dans la capacité de discerner ce qu’il est bon de dire, ce qu’il vaut mieux se taire, et surtout la manière de le faire.
    A bientôt.
  • Djamila

    2 Djamila Le 09/09/2026

    Ma chère Noria, les non-dits sont parfois des refuges, parfois des fardeaux. Ton texte décrit très bien cette dualité entre silence apaisant et poids invisible. smiley 27

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