Zyara à Sid Ahmed Benyoucef/ Par Meskellil
Commentaires
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Bonjour cher ami et grand frère Ferhaoui,
Saha syamek, saha ftourek cher ami ! Merci de livrer vos précieuses impressions et sensations. En effet, qui goûte à l’eau, qui respire l’air, qui se niche dans le cœur de Miliana, la portera à jamais en lui ! Les Milianais et Milianaises d’adoption, au sens de lien affectif fort sont Milianais et Milianaises à part entière. Miliana appartient à ceux qui l'aiment, et eux aussi lui appartiennent! C'est une histoire d'amour réciproque!
Je disais dans un de mes commentaires qu’une ville ne se livre jamais complètement, mais en fonction et au gré des sensibilités. Je suis certaine que de mon côté, je ne connais pas tout de ce que recèle Miliana, alors que j’y suis née et que j’y ai grandi. Merci encore de votre chaleureuse présence, et excellente journée! -
bonjour tout le monde cahha ciym djam el mouslimine que dieu veuille agreer le jeune des musulmans. y a p'tite soeur meskellil votre papier sur milianah est une vraie mine d'informations voire un document utile et intéressant vous n'avez pas triché vous avez mit en scène des lieux que je connaissais pas malgré mon passage qui a duré une bonne dizaine d'anneés. une peinture de milianah, vivante, vraie, basée sur les sources des lieux éternels et tenant compte sur les moindres des détails de ces lieux et demeures inspirées a ce sujet m'a semblé, aussi utile qu'intéressant oui!, pour aujourd'hui demain, et après demain que voulez- vous c'est comme ca et j'y p rien je suis attaché à cette ville " milianah" et autant me reste inconnus dans cette ville de sidi ahmed benyoucef l'ami ferhaoui, oran. -
Benyoucef bonsoir,
Je suis profondément touchée par votre générosité, touchée aux larmes. Merci beaucoup Benyoucef pour vos émotions que je ressens fortement. Je suis contente que vous ayez apprécié cette évocation de la mosquée de Sid Ahmed Benyoucef, un des patrimoines que l'on aimerait protéger, préserver et continuer à transmettre aux générations actuelles et à venir. Une histoire, une mémoire, une richesse commune. J'aurai grand plaisir à voir les photos de la mosquée restaurée. Merci encore!
Saha ftourek -
Bonjour Meskelil
Tout d'abord je tiens à vous remercier pour cette agréable Ziyara au mausolée du saint patron Sidi Ahmed Benyoucef (Moula Meliana), au cours de laquelle nous avons été émerveillé par votre style de description remarquable,en vous suivant à chaque étape de votre périple .Votre plume n'a rien laissé au hasard,puisque tout a été décrit dans les moindres détails pour faciliter la visite de cet espace rituel qui reste bien ancré dans la mémoire collective des milianais.
je vous promets ,avec la collaboration de notre chère amie Noria de publier sur le site dans les prochains jours une galerie de photos récentes de tous les coins de la mosquée de Sidi AhmedBenyoucef. En les regardant,vous allez vous ressourcer encore plus profondément.
Bonne soirée de ramadan
Benyoucef -
Bonsoir Kéryma, Miliani2Keur, M. Mohamed,
Bonsoir à tous,
Kéryma, ça me fait très plaisir que tu apprécies cette évocation, alors si tu as pu la transposer à Blida qui n’est pas si loin de Miliana, alors ça me fait doublement plaisir. Très flatteur ce parallèle avec Marcel Pagnol ! Tu n’es pas un peu émotionnée par les souvenirs de djedda, yema, 3amti, khalti ? Lool ! Je me garde de m’envoler d’aise, l’attraction terrestre me retient ferme ! Rires…
Merci beaucoup Kéryma pour le partage de tes émotions. Peut-être à d’autres textes si l’inspiration….. Allez, je t’embrasse ma chère Kéryma
Miliani2Keur, merci et encore merci de donner un relief particulier, de rendre hommage à ces précieuses voix de l’intérieur, de l’inaudible, de la parole murmurée derrière le hayek ! Ces voix restent en nous, empreintes indélébiles et profondes telles un phare, une source, une ressource ! Merci pour ton écho !
M. Mohamed, ça fait plaisir de vous voir évoquer à votre tour vos propres souvenirs qui nous replongent à nouveau dans cette atmosphère si spéciale, si nostalgique de l’enfance. Alors, il y avait une seule rigole à ces escaliers ? Pourtant j’étais persuadée qu’il y en avait deux. Et puis, j’avais oublié ce détail, atterrir sur le trottoir au bout de la descente, et faire des « croche-pieds » aux passants à leur grand dam ! Lol ! Merci beaucoup M. Mohamed pour ce partage d’émotions, et de souvenirs.
Safia, oui Dalila était mozabite "en exil" à Miliana. Une virée au hammam? Quelle excellente idée, alors tu nous le livres quand ce texte avec bit eskhoun, el borma, essorra, bit el 3raïs, ettayabates, ou kiyassetes....? Dans quel hammam allais-tu Safia? Au hammam Ejedid? Il y avait une teyaba très excentrique. La connaitrais-tu par hasard?!! Loool!!! -
ESSALEM à toutes et à tous.Sublime narration qui n'a laissé échappé aucun détail.On se retrouve projeté dans notre enfance si douce et simple et qui ne demandait rien en retour sauf peut-etre la liberté de jouer.Comme j'habitais à proximité de Sidi Ahmed Benyoucef je ne pouvais m'empecher de temps à autre de faire de la glissade sur cette rigole.Parfois poussés par la vitesse, nos pieds dépassaient la ligne d'arrivée et heurtaient les passants et on avait droit à une réprimande.On riait à toute gorge.A l'arrivée des examens(l'examen de 6ième,bac) on se précipitait au mausolée pour prier Allah de nous faciliter et surtout de réussir.On prenait le soin de ramener quelques pièces de monnaies qu'on offrait au gardien du mausolée tout en lui demandant d'invoquer Allah pour nous.On termine le plus souvent notre visite par une tassa bien fraiche d'el khassa et on imbibe nos visages et nos bras de cette eau qui détient la baraka.Merci Meskellil pour ce doux flash-back.
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Bonjour Mourad, Noria, Safia,
Bonjour à tous,
Je ne vous cache pas ma propre émotion et ma joie à la lecture de vos impressions, émotions et sentiments. Et je suis très contente que cette évocation ait favorisé vos propres évocations. Du bonheur pur! Ahhh, ma chère Noria, nostalgie quand tu nous tiens en effet ! Douceur de moments de poésie, de mélodie fleurissant les cœurs et les esprits, et sentiment de regret, de manque, orphelins de ces lieux, de ces êtres, chéris et aimés qui ont rempli notre enfance, notre adolescence de leur présence, de leur amour, de leur générosité juste en étant là, vrais, simples, authentiques… Soupiiiiiir !! Je me sens néanmoins très privilégiée d’avoir vécu ces moments, cette période, cette époque même si elle n’était pas tous les jours facile.
J’ai une pensée affectueuse et pleine de tendresse pour les personnages de ces souvenirs dont certains nous ont quittés emportant des trésors inestimables avec eux… Allah yarhamhoum wa iwesse3 3lihoum.
Merci beaucoup à toi Noria, équipière hors pair attentive, réceptive et généreuse, de rehausser de ta touche artistique nos diverses expressions
Merci à vous Benyoucef ! Pourquoi ? C’est votre cri du cœur sur le devenir de la mosquée de Sidi Ahmed Benyoucef qui a été le déclencheur et qui a inspiré ce texte. Ça m’a touchée d’apprendre que le mausolée ne soit plus accessible au public alors que les travaux de restauration sont terminés, et qu’on ne sait pas quel sort sera réservé à la mosquée non plus.
Merci beaucoup à vous tous pour vos précieux retours -
" Un soupçon de « rébellion » pour une impression de grisante liberté. "
en Cet Anniversaire d'indépendance une voix de l'intérieur, vends "la méche", trônent aux casting Khalti Kheira et Mamma Zoulikha, pointûres dont on garde tous des répliques! puis cette virée compléte dans Sidi Hmed Benyoucef et a la sortie le même mystére ... aussi épais ... l'évocation ne céde rien, rien a la mémoire précise, hallucinée de l'infra-sociéte féminine, Indépendance bien sûr, parcequ'enfin "Risanpol" de son vrai nom social est évoquée!
texte a niveaux oû MeskEllil enfant contrôle le moindre soupir!
Date ! merci pour ce cadeau d'"Anniversaire d'Indépendance" -
Mekellil,
Ton récit est digne d'une oeuvre de Marcel Pagnol j'ai l'impression de vivre la même lecture! Je n'ai pas vécu à Miliana mais je transfère l'histoire à Blida lorsque ma grand-mère "djedda" et ma mère se préparaient pour aller à sidi el kebir avec les voisines les tantes etc.C'est presque pareil!!
Bravo Mesk tu es une écrivaine extraordinaire, j'ai comme l'impression qu'il reste des suites! A suivre alors!
Saha s'hourek moi c'est couscous avec raisins secs et l'ben frais. -
Meskellil,
Les détails sont tellement précis qu'on dirait que cela s'est passé hier!
Oui, "Dalila" avait une moustache! Il était Mozabite je crois et très fin commerçant! Sa boutique était un vrai paradis du tissu et quel tissu!
Tu m'as aussi replongée dans le rituel de Sidi Hmed Benyoucef et toutes les sensations que sa mosquée éveillait en nous!
A quand votre virée au Hammam? Je suis persuadée que tu en auras à dire sur les préparatifs de cette sortie féminine tant attendue par les femmes!
Merci! -
Que du bonheur de retrouver toute cette nostalgie milianaise, cette belle ambiance inexistante de nos jours, la joie de vivre de ces femmes… Quelle belle époque !
Pour moi ce texte est évocateur de beaucoup de souvenirs, des souvenirs heureux d’un réel à jamais révolu.
Merci Meskellil pour le partage. Merci pour ce Retour ! Un pur moment d'évasion.
Ah! Nostalgie quand tu nous étouffes !!!! -
Bonsoir MESKELLIL ,
L' HISTOIRE QUE TU NOUS RACONTES AVEC HUMOUR ET TENDRESSE A UNE GRANDE SAVEUR ; C EST UN VOYAGE AU BORD DE L ENFANCE QUE TU NOUS FAIT DÉCOUVRIR EN REVISITANT QUELQUES
PERSONNAGES DU PASSE ( LLA ZAKIA , KHALTI KHEIRA ,MAMA ZOULIKHA etc....)
C'EST UNE DÉLICIEUSE OCCASION POUR VOGUER AU GRÉ DE L'IMAGINATION AVEC UN RÊVE ENFANCE, POUR ALLER VISITER LE MAUSOLÉE DE SID AHMED BENYOUCEF ACCOMPAGNE DE TA MÈRE LLA ATIKA, DE TA TANTE ET DE LA GENTILLE KHALTI KHEIRA QUE TOUS LES ENFANTS ADORAIENT .....
C'EST AUSSI UNE OCCASION POUR LA FAMILLE DE FAIRE UN PETIT SAUT CHEZ "DALILA" LE MAGASIN DU COIN ET LA VITRINE DU BIJOUTIER MABROUK ET ARRIVER ENFIN A BOIRE UNE EAU FRAICHE ET VIVIFIANTE DANS CE HAUT LIEU SPIRITUEL ET QUI FAISAIT PARTIE DE LA ZYARA RITUEL SACRE QUE TOUT LE MONDE ACCOMPLISSAIT AVEC FERVEUR .EN TOUS LES CAS ,
C'EST UN BOUQUET DE FRAICHEUR QUE TU NOUS LANCE ET QUI NOUS RAPPELLE UNE BELLE PÉRIODE PÉTRIE AU LEVAIN DE L'INNOCENCE LE TOUT CONTE AVEC UN TALENT DE BIEN DIRE ET DE PERSUADER ENCORE UNE FOIS MERCI MESKELLIL
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Nous nous rapprochâmes à notre tour d’el khassa un peu haute pour nous. Sur la pointe des pieds, et nous tenant à son flanc pour nous hisser davantage, mais aussi pour éviter de perdre l’équilibre, nous réussîmes à remplir la tassa directement à la source, après en avoir nettoyé les bords comme le firent nos mères. Boire de cette eau était un rituel qui faisait partie de la zyara. Une eau fraiche et vivifiante au goût sacré en raison de sa présence dans ce haut lieu spirituel. Elle était si bonne ! Pure, et limpide, elle ne pouvait rien cacher ! Elle avait la vertu d’apaiser la soif, et de procurer un agréable sentiment de bien-être et de sérénité. Nous ressortîmes du patio pour aller vers les escaliers extérieurs tandis que ma mère, Khalti Kheira, et Mama Zakia se déchaussaient devant la porte du mausolée avant d’y pénétrer.