Articles de zethos
Les massacres du 8 Mai 45 : pour que nul n'oublie
Le 8 Mai 45 représente pour moi une date tragique qui nous rappelle à tous, les crimes odieux commis par la France coloniale à Guelma, Sétif et Kheratta, dans
le massacre de 45.000 Algériens qui manifestaient pacifiquement revendiquant l'indépendance de L'Algérie. Cette commémoration du 70 ème anniversaire nous montre aujourd'hui que le négationnisme colonial existe toujours car il est regrettable qu'il y ait actuellement à travers plus de 60 villes de France l'implantation de stèles et de plaques de rue à la gloire des partisans de L'O.A.S.
Le vote il y a quelques années auparavant de la loi 2005 et de son amendement d'alors sur l enseignement de la vision positive du colonialisme .....
Le discours de Toulon Dakar et de Grenoble sur l'identité nationale ou l'homme Africain....
La proposition de mettre les cendres du Criminel Marcel Bigeard aux invalides.
Tous ceux ont des relents de nostalgie coloniale et ce retour en force de l'idéologie coloniale est l'un des symptômes de la crise politique et sociale de la France. Cette idéologie coloniale qui évolue avec la crise économique de la France réunit une coalition hétéroclite d'une fraction de la population rapatriée, de descendants des partisans de L'Algérie Française et d'une partie de la droite française et surtout le FN qui cherchent des boucs émissaires dans les populations issues de l'immigration. En conséquence la stigmatisation aujour'hui de l'immigré, du musulman transformé en islamo-térroriste bat son plein aujour'hui dans le paysage politique et médiatique français que nous contestons énergiquement car elle favorise la réhabilitation rampante de l'idée coloniale .........Nous ne baisserons pas les bras devant les anciens de l'OAS et leurs clones.
Dans ce cadre il est urgent de faire un travail d'éducation populaire à l'anticolonialisme qui est un élément important pour la construction d'un mouvement anti-colonial en France aujour'hui.
mourad z.
Le journaliste algérien et la démocratie d’opinion
Notre pays a besoin d’une nouvelle presse qui répond aux trois crises démocratique, économique et morale et qui minent l’information nationale, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté. Notre présidentialisme exacerbe, qui réduit la politique de tous au pouvoir d’un seul, ruine l’esprit démocratique, corrompt l’indépendance des hommes et dévitalise l’expression de la liberté.il impose son agenda a l’information, son omniprésence aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse. Dans cette culture politique rétrograde et révolue, un(e) journaliste est forcément un adversaire qu’il faut séduire ou réduire, vaincre dans tous les cas. Face à ce rapport de force général qui est dû à des résistances qui ne manquent pas au sein des rédactions dans certains journaux, nous voulons construire une presse éditorialement libre et indépendante économiquement et surtout une presse profondément repensée et totalement refondée. Nous voulons un journalisme dont l’ambition est de fournir les informations d’intérêt public qui nous sont nécessaires afin de rester libres et autonomes, maitres et acteurs de nos destins, individuel et collectif. Sa première obligation est à l’égard de la vérité sa première loyauté envers les citoyens sa première discipline la vérification et son premier devoir l’indépendance. Mais il ne suffit pas de revendiquer cet héritage pour lui rester fidèle. Car le métier de journaliste ne peut plus être pratique d’en haut, tel un argument d’autorité qui ne souffrirait pas la discussion, ni entre les journalistes seuls, comme une histoire pour inities qui tiendrait à distance ses lecteurs. Avec l’avènement du media personnel la révolution d’internet a fait tomber de son piédestal le journalisme qui prétendait avoir le monopole de l’opinion. S’il l’avait oublié il lui a fallu réapprendre parfois à ses dépens que le jugement le point de vue l’analyse ou le commentaire l’analyse et l’engagement, l’expertise et la connaissance ne sont pas sa propriété exclusive. C’est une bonne nouvelle car le voici ainsi remis à sa juste place celle qui fonde sa légitimité démocratique : chercher, trouver, révéler, trier, hiérarchiser, transmettre les informations, les faits et les réalités utiles à la compréhension du monde, a la réflexion qu’elle suscite et à la discussion qu’elle appelle. Nous voulons construire durablement l’indépendance de la presse et radicalement démocratique. J’ai souvent pense au c o m b a t d Albert camus ce quotidien issu de la résistance et ne a la libération quand brillait l’espoir de refonder la république par un surcroit de démocratie de solidarité et d’humanité. " Notre désir écrivait camus dans c o m b a t, le 31 aout 1944 d’autant plus profond qu’il était souvent muet, était de libérer les journaux de l’argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu’il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse.et s il est vrai que les journaux sont la voix d’une nation nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage "". En conclusion je considère que la liberté de la presse loin d’être un privilège des journalistes c’est avant tout un droit des citoyens notamment à l’époque de la révolution numérique.
L’eau en Algérie : nécessite d’une gestion concertée
L’eau est indispensable à la vie depuis la nuit des temps. Molécule abondante sur terre elle a été à l’origine de civilisations traditionnelles agraires brillantes. Elle devient avec l’augmentation du nombre des hommes et l’essor des activités économiques un bien économique pour les agriculteurs les industrielles et les collectivités urbaines.
Notre pays apparait aujourd’hui en très net décalage par rapport au Maroc et la Tunisie. Les superficies irriguées en grande hydraulique n’ont augmenté que de 47% depuis l’indépendance ! Notre pays paie cher 20 ans d’attentisme et un redressement sensible n’est pas pour demain même si, jusqu’ en 2010 treize nouveaux barrages ont été construits. Ces cathédrales hydrauliques qui frappent l’imagination qui sont forts couteux mais sont en revanche d’une rentabilité incertaine. En Algérie tellienne( Sahara exclu) l’objectif de 500.000 hectares irrigues pour cette année 2015 nécessitera un volume d’eau agricole de quelque 3,2 milliards de m3 l’eau en Algérie comme dans l’ensemble du monde arabe est bien un enjeu du développement du futur .la situation actuelle est donc lourde de menaces sources d’inquiétudes.la rareté est réelle même si elle côtoie trop souvent le gaspillage et l’utilisation inconsidérée de cette ressource .dans cette conjoncture le maintien de la politique actuelle d’irrigation incite à un nouvel examen. L’urgence est évidemment d’économiser cette ressource dont notre pays dispose et de recourir éventuellement à d’autres sources d’approvisionnement. Le cout de dessalement de l’eau de mer a certes baisse mais il reste encore trop élève pour envisager une utilisation autre qu’urbaine et industrielle.
Les spécialistes considèrent que l’eau deviendra dans un proche avenir une marchandise de type nouveau non plus la ressource illimitée mais une matière première stratégique au même titre que le p é t r o l e.
Le 19 Mars 1962

Le 19 mars 1962 mettait fin officiellement à la Guerre d’Algérie. Mais plus de cinquante ans plus tard, cette guerre pèse toujours lourdement sur la vie politique française. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
Lettre à Monsieur le Premier Ministre
C’est à votre inépuisable bonté que j’ose recourir pour attirer votre attention sur la gravite du phénomène de la corruption qui gangrène notre société algérienne et chaque acte de corruption fragilise nos institutions publiques. La corruption c’est :
une maison qui a l’apparence d’une maison mais dont les murs sont creux et le bois pourri.
- C’est un arbre qui a l’apparence d’un arbre mais qui est en plastique quand on s’appuie dessus il tombe et nous avec.
- C’est un visage qui porte un masque quand le masque tombe on découvre un autre masque ainsi à l’infini.
- C’est une main tendue quand on la prend elle tombe en morceaux mais on fait semblant qu’elle est toujours là.
- C’est un ventre plein à craquer par des vers et des rats qui rongent l’âme.
- C’est un vol fait sous la bannière de " ni vu ni connu ni pris".
- C’est une agression en plein jour de la justice et du droit.
- C’est un poignard plante dans le dos de l’état de droit.
- C’est la victoire du mensonge qui danse sur le rythme de la vérité violée.
- C’est une atteinte caractérisée du contrat social qu’on déchire en petits morceaux.
- C’est un rire gras et nauséabond qui satisfait le corrupteur et humilie le corrompu (ou l’inverse).
- C’est un fléau qui gangrène la société au point de réaliser assez vite sa régression et sa misère matérielle et morale.
- C’est une drogue qui rend caduques les lois et le droit.
- C’est une attaque armée contre la justice et l’éthique.
- C’est une honte qui ravage le visage abime l’âme et finit par tout pourrir.
- C’est une lâcheté absolue qui fait de l’homme un animal méprisable.
- C’est un viol commis en plein jour sur les valeurs qui font que nous sommes des hommes et pas des brutes.
Le corrupteur et le corrompu sont des salauds capables de prostituer leur mère pour quelques dinars et vendre leur âme au diable quand ils ont encore une âme et quand le diable daigne l’acheter. Veuillez croire monsieur le premier ministre à l’expression de mon profond respect en espérant l’abolition de la corruption et de l’abus de pouvoir dans notre pays.
