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De Bab-El-Oued @ Miliana

Le journaliste algérien et la démocratie d’opinion

Notre pays a besoin d’une nouvelle presse qui répond aux trois crises démocratique, économique et morale et qui minent l’information nationale, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté. Notre présidentialisme exacerbe, qui réduit la politique de tous au pouvoir d’un seul, ruine l’esprit démocratique, corrompt l’indépendance des hommes et dévitalise l’expression de la  liberté.il impose son agenda a l’information, son omniprésence  aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse. Dans cette culture politique rétrograde et révolue, un(e) journaliste est forcément un adversaire qu’il faut séduire ou réduire, vaincre dans tous les cas. Face à ce rapport de force général qui est dû à des résistances qui ne manquent pas au sein des rédactions dans certains journaux, nous voulons construire une presse  éditorialement libre et indépendante économiquement et surtout une presse profondément repensée et totalement  refondée. Nous voulons un journalisme dont l’ambition est de fournir les informations d’intérêt public qui nous sont  nécessaires afin de rester libres et autonomes, maitres et acteurs de nos destins, individuel et collectif. Sa première obligation est à l’égard de la vérité sa première  loyauté envers les citoyens sa première discipline la vérification et son premier devoir l’indépendance. Mais il ne suffit pas de revendiquer cet héritage pour lui rester fidèle. Car le métier de journaliste ne peut plus être pratique d’en  haut, tel un argument d’autorité qui ne souffrirait pas la  discussion, ni entre les journalistes seuls, comme une histoire pour inities qui tiendrait à distance ses lecteurs. Avec l’avènement du media personnel la révolution d’internet a fait tomber de son piédestal le journalisme qui prétendait  avoir le monopole de l’opinion. S’il l’avait oublié il lui a fallu réapprendre parfois à ses dépens  que le jugement le point de vue l’analyse ou le commentaire l’analyse et l’engagement, l’expertise et la connaissance ne sont pas sa propriété exclusive. C’est une bonne nouvelle  car le voici ainsi remis à sa juste place celle qui fonde sa légitimité démocratique : chercher, trouver, révéler, trier, hiérarchiser, transmettre les informations, les faits et les réalités utiles à la compréhension du monde, a la réflexion qu’elle suscite et à la discussion qu’elle appelle. Nous voulons construire durablement l’indépendance de la presse et radicalement démocratique. J’ai souvent pense au c o m b a t d Albert camus ce quotidien issu de la résistance et ne a la libération quand brillait l’espoir de refonder la république par un surcroit de démocratie de solidarité et d’humanité. " Notre désir écrivait camus dans c o m b a t, le 31 aout 1944 d’autant plus profond qu’il était souvent muet, était de libérer les journaux de l’argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu’il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse.et s il est vrai que les journaux sont la  voix d’une nation nous étions décidés, à notre place et pour  notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage "". En conclusion je considère que la liberté de la presse loin d’être un privilège des journalistes c’est avant tout un droit  des citoyens notamment à l’époque de la révolution numérique.

Par LIBERTE

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