Articles de algermiliana
Nordine Kaddouri dit El-Miliani
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Nordine Kaddouri dit El-Miliani, était un homme très malade
pourtant, il n'a jamais arrêté de travailler ...
A Ain-Defla, tout le monde connaisse et parle de Nordine Kaddouri, connu sous le surnom d’El-Miliani. Cet homme à lui seul peut remplacer dix (10) voire vingt (20) agents de propreté de la ville d’Ain Defla. Il travaille en solitaire, de temps à autres, il fredonne quelques vielles chansons. Silencieux, La plus part du temps. Les passants, de temps à autres l’invitent à prendre un café, manger un casse-croûte ou tout simplement boire une limonade bien fraîche. Très aimé et très adulé par la population, il était devenu, en quelque sorte, le chouchou des habitants de la ville. Tout le monde le saluait et discutait un peu avec lui.
El-Gusto
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La bonne humeur et / ou : El Gusto - définie la musique populaire du chaâbi, populaire conçue au milieu des années 1920, dans les profondeurs de la Casbah d'Alger par le grand musicien de l'époque, e, l’occurrence Hadj M’hamed El Anka. Cette mélodie rythme l'enfance, de ces jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs.
L'amitié et leur amour commun pour cette musique fait oublier la misère, la faim et la soif. Cette musique, les rassemblent, les fusionnent pendant des années au sein d’un même orchestre jusqu'au conflit et ses troubles. El Gusto, raconte avec émotion et... une bonne humeur. Comment la musique a réuni ceux, que l'Histoire, a séparés il y a 50 ans ?
L'érosion
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L'érosion se produit lorsque la couche supérieure du sol est balayée par une force naturelle ou humaine, ce qui rend la pousse de nouveaux végétaux sur le site plus difficile. L'érosion peut transformer une terre riche et saine en un terrain aride et sans vie cela peut même provoquer des glissements de terrain et des coulées de boue. L'érosion se produit souvent sur les chantiers et sur les zones où le sol a été manipulé. Il existe différentes façons de contrôler l'érosion selon le type de terrain et la gravité de l'érosion.
L'érosion est un phénomène naturel qui peut s'avérer désastreuse lorsqu'elle est provoquée par l'homme. Pouvant avoir pour cause certaines techniques d'agriculture comme :
- La monoculture.
- L'agriculture intensive ou l'irrigation sur certains types de sols.
- Des techniques d'élevage comme le surpâturage.
- La déforestation (les racines contribuent souvent à stabiliser le sol et à empêcher l'érosion).
Elle peut également avoir comme effet des glissements de terrain, favoriser la désertification, l'aridification ou des menaces pour la biodiversité.
SLEMNIA Bendaoud
SLEMNIA Bendaoud
Par DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFMddeghrar@yahoo.fr |
Slemnia Bendaoud est avant tout un écrivain, il a déjà écrit environ une vingtaine de livres, et plus de 100 articles sur les quotidiens nationaux. Parmi ses livres, on notera : Reflets – Repères - Le temps d’un rêve - Les trésors de l’enfer - Les embruns de la rosée - Les harragas - Ces éternels incompris -Vrais échos et Fausses résonnances…Il fut dans ses moments de libre un véritable traducteur. Il dégageait une forte personnalité voire une grande aisance dans l’entretien et cela malgré une enfance agitée.
La littérature était ma « seconde épouse ».
Lors de l’interview consacrée à M. Slemnia Bendaoud, on sentait que ce denier et à travers ses réponses qu’il était franc, directe et que son contenu était très enrichissant. Il nous a permis également de connaitre mieux la personne et surtout l’écrivain qu’il était. Son implication et sa précision dans ses mots étaient d’une clarté et d’un éclairage frappant et même parfait.
- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
- Comment donc aborder cette question ? Et par où commencer ? Comme tous les gens de ma génération, je suis donc né pauvre, sous ce toit de l’humilité et de la patiente d’un peuple qui militait, la mort dans l’âme, contre l’occupant français, afin de recouvrer son identité, sa liberté, son territoire de gloire, ses repères, sa langue, sa religion… Je faisais des kilomètres et des kilomètres pour aller chercher l’eau de la source douce, puisque mon bourg, El Malah, au sein de la fraction de Slemnia dont j’use avec ruse du surnom, dans le territoire de Bourached (Ain-Defla), comme son nom l’indique d’ailleurs, n’était doté que celle eau au goût très salé, laquelle coulait le long du pourtour de notre propriété pour aller mourir au sein de l’oued Zeddine où l’Algérie indépendante devait, des décennies plus tard, y ériger ce barrage de Ouled Mellouk. A trois ans, je faisais déjà le petit berger, gardant près du manoir le squelettique troupeau familial. Je vivais donc cette formidable innocence de la totale insouciance à un moment où la guerre d’Algérie vivait elle ses plus durs moments d’un héroïque combat, payé comme tribut à la révolution au profit de la nation. A présent, c’est cette image-là qui revient le plus souvent dans mes pensées et autre réminiscences littéraires. J’en ai consacré tout un roman au titre évocateur (le clandestin) dont ses pages, arrachées à cette histoire de misère, mettent beaucoup de temps à pouvoir enfin se constituer. A cinq ans et quelques semaines, je quittais donc Bourached et son paysage très paysan pour élire domicile au sein de l’autre contrée voisine Ain-Defla (ex Duperré) où mon géniteur, polygame de nature, disposait d’une autre masure, femme et enfants, afin d’être scolarisé en cours d’initiation à l’école de fille de la ville qui nous était mitoyenne. Madame Bitoun, interprète d’origine juive, devait m’accorder ses faveurs pour une dérogation d’âge. Et déjà au premier classement, je fus le premier de la classe ! Un véritable exploit, pour un paysan dont l’école signifiait ce lieu exclusivement réservé aux fils des colons et leurs nombreux valets. Comme récompense, ce fut cette observation m’apprenant pour l’occasion le mot Félicitation ! Depuis, ce fut, l’ex CEG Ibn Sina, ensuite le lycée Mustapha Ferroukhi de Miliana, pour arriver à l’université d’Alger, le SIFOP de Dunkerque (France) et autres formations de courtes durées…
- Votre profil (cursus scolaire) et vie professionnelle ?
- Tant dans ma vie scolaire que professionnelle, j’ai toujours eu un faible pour le nomadisme, pour le changement tout court. Assez bon en mathématique, je me retrouve en classe littéraire au lycée Mustapha Ferroukhi. Ayant poursuivi des études supérieurs en sociologie, je dus les couronner par un diplôme dans le secteur du commerce de la grande distribution obtenu conjointement entre l’ex INC d’Alger et le SIFOP en France. Et depuis lors, ce fut cette grande galère qui me mènera à collectionner les boites comme des chemises, vivant alors toutes ces formidables ou malheureuses aventures, dont ma présence effective à la toute dernière durera un peu plus dans le temps, comparée à ses devancières. Je retournais donc, plus tard, à la profession indépendante, à ce monde très paysan qui me collait toujours à la peau. Je suis devenu, par la force des choses ou le miracle de la vie, une touche à tout qui ne manquait de rien. N’était-ce cette belle littérature derrière laquelle je courrais toujours ! Et comme à quelque chose malheur est bon, ce fut dans ces moments très difficiles que j’embrassais ce métier cursif, très conscient d’avoir enfin accroché cette femme qui allait accepter toutes mes folies et dérives pour en retour me réserver tous ses nombreux plaisirs. Ainsi était donc née cette nuit de noces terribles qui continue encore à m’éblouir de ses grandes lumières et scintillantes étoiles polaires, révolutionnant depuis tout mon quotidien. C’est sous le charme de cette nouvelle femme que je vécus mes meilleurs moments, que j’ai écris aussi mes meilleurs vers…
- Vos livres et vos articles ont toujours eu une vision particulière, pourquoi ?
- Comparé à mes collègues de la même génération, je suis encore cet écrivain de la vingt-cinquième heure ou cinquième roue d’une charrette en quête de son utile chemin, ayant accidentellement pris en marche ce train de minuit, et qui souhaiterais ne jamais le quitter jusqu’à ce qu’il me déposera à cette gare tant attendue de la très belle littérature, laquelle à chacune de mes ouvrages, me place encore plus haut la barre et plus loin encore son perceptible horizon. Je ne sais pas ce qu’il pourrait y avoir de si particulier, vu que c’est dans le regard des autres que l’on trouve le meilleur jugement : sur soi-même d’abord, et sur notre apport à la communauté ensuite. Né en pleine révolution et ayant subi cette enfance plus ou moins malheureuse, ma plume ne pouvait donc être que rebelle, comme signe de solidarité avec son auteur.
- Quels est le livre et ou l‘article que vous aviez écrit et qui vous a tant marqué ?
- Je place mes livres sur le même palier que mes propres enfants biologiques. Œuvre de ma pensée, ils sont aussi bien considérés que ceux qui émargent à cette toute récente ADN. Mieux encore, ce sont eux qui assureront la postérité à la famille, sans jamais en retour demander leur part à l’héritage familial. Ils nous rendront immortels, faisant, je le souhaite, de nombreux heureux par l’humanité. Je n’ai aucune très particulière préférence pour une quelconque chronique, nouvelle, récit, essai ou autre écrit, dont la mesure où tous portent en eux-mêmes ce gène littéraire qui coule en continu dans mes veines. Seulement, j’ai beaucoup moins de considération pour ceux que j’ai traduits. N’en pas qu’ils soient des enfants adultérins, mais surtout parce qu’ils sont d’abord nés ailleurs pour ensuite être élevés au sein de la maison. Le problème est qu’ils portent deux identités que chacun de nous deux (écrivain et traducteur) se revendique la paternité.
- Pourquoi ?
- Les raisons sont plutôt évidentes à ce sujet. Parce que les livres ont une âme, laquelle dure énormément dans le temps, rendant son auteur des plus célèbres et surtout immortel. Et puis… considérer des livres de la sorte ne revient nullement à leur accorder toute l’étendue de leur mérite d’exister, celui de nous faire exister encore, après notre départ pour l’au-delà.
- Difficultés rencontrées dans votre vie et celle concernant l’écriture de vos romans ?
- Ma vie a toujours été très mouvementée. J’y ai d’ailleurs toujours vécu dans la peau d’un vrai nomade, en ce véritable clandestin, en ce redoutable paysan, en cet être qui cherchait tout le temps après son bien ou mieux-être. Aussi, c’est dans le noir que nait souvent la lueur d’espoir. Comme c’est dans les durs moments de misère que l’on prépare les grandes conquêtes, les véritables défis, ainsi que nos déterminants projets…
- Parlez-nous de ce vous faites actuellement ?
- Ma vie se résume à lire et à écrire, A traduire, par moment. Même si vivre de sa plume est devenu désormais cet autre éreintant calvaire. Aujourd’hui, tout est perverti dans le pays, les jeunes sont plutôt accrocs de cette intelligence des pieds de nos piètres footballeurs, objet autrefois de toutes ces saletés dont nous accusait à ce stade où nous n’étions que d’espiègles galopins. Dans mon livre ‘’Le triomphe des chimères’’, j’évoque cet olympe de la médiocrité, consacré par l’autorité, et convoité par l’incompétence. Ça a l’air de nous faire très mal au cœur. Cependant, cela nous inspire par moment. A en faire –pourquoi pas ?!- d’excellents romans ! Décrire le quotidien est d’ailleurs cette formidable aventure de refaire l’histoire.
- Ain-Defla vous manque-telle vraiment ?
- J’y vis à distance, et y retourne très souvent dans mes profonds rêves. Comment oublier cette vallée du Chélif qui m’impulse le souffle de ma vie ? Comme encore occulter cette enfance dont je tire l’essentiel de ma muse et les effluves de ces jardins de l’Eden et magnifiques près qui ont façonné mon existence ? Comment donc ne pas évoquer la région au détour d’une mémoire qui répond encore au quart de tour de son introspection ? Tout me manque, à présent, de cette région où j’ai grandi en hardi campagnard et longtemps joué en insouciant chérubin ; à commencer par les amis, les copains, les villageois, les riverains et … tout ce beau monde cloitré entre cette muraille montagneuse qui assure de loin la garde sur cette riche et grasse plaine du Chélif.
- Vos projets ?
- Le monde de littérature est celui qui inspire le plus ses obligés. Il en fera des esclaves à longueur de temps, au seul profit de ces lecteurs qui auront malheureusement presque tous déserté les librairies et bibliothèques. Fort heureusement, de nouvelles initiatives sont apparues ces derniers temps afin de booster le lectorat algérien. Nomade dans ma vie, j’ai encore gardé cette mauvaise qualité dans mes écrits. Je fais actuellement cette navette de convenance entre deux romans ayant pour titre ‘’Le clandestin’’ et ‘’Sur le quai’’. Le premier est purement autobiographique ; tandis que le second traite d’une histoire ayant un rapport avec le conflit intergénérationnel que vit le pays.
- Ne vous a-t-on pas approché pour réaliser un film ou bien une pièce théâtrale sur un de vos romans ?
- Non… Non… Jamais ! Parce que mes écrits ont jusque-là porté sur l’étude, l’essai, la chronique, la nouvelle, le récit et que le roman, matrice de cette autre spécialité, vient juste de m’effleurer l’esprit pour lui consacrer dans le futur tout mon temps In Chaa Allah.
- Pourquoi les livres scolaires sont très chers dans notre pays ?
- A présent, tout est cher dans la vie. De plus, à l’heure du livre numérique, nos enfants portent encore ces lourds cartables qui leur déforment, déjà tout jeunes, le dos pour le restant de leur vie. Pour un pays qui achète tout et qui ne produit plus rien, le seul discours encore plausible du gouvernement est celui de dire : Merci à Hassi Messaoud !
- Comment faire justement pour les rendre à la portée des citoyens et surtout les enfants scolarisés ?
- Notre école est malheureusement sinistrée. Nos érudits professeurs ont toujours étés ignorés ; et dès qu’ils levaient la tête pour manifester, les policiers les bastonnaient. Quelles misères pour ces malheureux formateurs de l’élite des futures générations ! J’en profite d’ailleurs pour remercier par le biais de votre organe toutes ces figures de proue de cet enseignement de la science et de la grande conscience qui nous avaient appris autrefois toutes ces lettres merveilleuses sans lesquelles nous n’aurions jamais écrit le moindre sujet ou commenté le tout quelconque fait. Nous nous devons de les considérer tels des monuments du Savoir, pour avoir été nous-mêmes les premiers fruits de leur dur labeur.
- Que représente pour vous l’écriture ?
- Ecrire est ma raison de vivre. La littérature est donc ma seconde épouse dont sa rivale qui est mère de mes enfants n’en est jamais jalouse, même si elle lui prend bien souvent beaucoup de son temps. Arriver à séduire les autres à travers les mots est déjà une excellente qualité. Quant à embrasser ce merveilleux monde de les transcrire, agencer et les mettre en musique, cela ne peut relever que du domaine de la véritable apothéose.
- Nous vous laissons le soin de conclure ?
- Disposer de cet honneur très flatteur de figurer dans les colonnes de votre tout nouvel hebdomadaire constitue déjà pour moi un véritable honneur. Je ne peux que lui souhaiter longue vie. Autrefois, ce fut nous-mêmes qui allions au Chélif piquer cette tête osée dans ses eaux fluides, en pleine chaleur de l’été. A présent, c’est lui qui nous asperge de ses parfums d’antan, signe de grande prospérité dans la région de cette généreuse vallée. Quel honneur… ! Merci de m’avoir supporté !
Rezkallah Bacha
Il s’adonne au genre musical depuis son très jeune âge :
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Saxophoniste, comédien et enseignant, Rezkallah Bacha est aussi un féru de la chanson « Chaâbie », un genre musical qu’il a adopté et dont il a appris les rudiments auprès de frère Bouziane. Ce dernier était aussi un excellent chanteur et interprète de chaâbi qui, malgré son talent, n’a pas reçu en son temps les faveurs de la télévision et la radio nationale, contrairement à des chanteurs moins doués que lui.

A Tlemcen

Par DEGHRAR Djillali, Ain Defla. AE-LFM