Par Meskellil
Beihdja Rahal / La joie des âmes...
Par
Meskellil
Le 02/08/2026
« La joie des âmes dans la splendeur des paradis andalous »
Le cœur, l’âme et l’esprit baignant dans l’univers de la poésie et de la philosophie de la musique arabo-andalouse (les émotions et sensations vécues hier lors d’un concert de musique arabo-andalouse), je vous propose deux morceaux interprétés avec beaucoup de talent, de douceur et de sensibilité par Beihdja Rahel, sublime élévation ! Le premier « Sayidi ef3al ma yassourek » et le second plus connu « Selli houmoumek » si le cœur vous en dit. Bonne écoute.
«Au départ c'était un pur hasard. C'est devenu une passion au fil des années et maintenant je peux parler de devoir. Devoir de transmettre ce que j'ai eu la chance de recevoir de mes maîtres et de mes aînés»
«… Il y a le plaisir d'interpréter la belle musique andalouse, d'être emportée par la grandeur de la poésie, mais aussi l'engagement de transmettre tout cet art aux générations futures et au grand public.»
«Je suis interprète d'un patrimoine ancestral que je défends et qui me passionne et que je continue à transmettre, il n'y a pas de place à la création ou à la composition. C'est un travail prenant et difficile qui me plaît, pourquoi changer ?»
«Si un jour je dis que je suis arrivée, il vaut mieux que j'arrête. Ça veut dire que je n'ai plus rien à prouver, plus rien à donner. Si le plaisir d'apprendre, de découvrir n'existe plus, il vaut mieux se retirer»
* « La joie des âmes dans la splendeur des paradis andalous »*, ouvrage de Beihdja Rahal pour la partie musicale, et de Saâdane Benbabaâli pour la partie littéraire « Nous voulons que le public comprenne et pas seulement qu'il écoute. Après la musique, nous voulons qu'il découvre la poésie chantée, son origine, les auteurs qui l'ont conçue, qui n'étaient pas seulement poètes mais aussi philosophes, leur faire découvrir un autre univers de beauté.» Beihdja Rahel.
« Sayidi ef3al ma yassourek »
"Vacances! الزيّارة"
Par
algermiliana
Le 02/08/2026
Trois mondes, Deux points de vue, Trois espaces en convergence vers Un Espace Commun
Un petit bijou que ce sketch, comme on n’en fait plus, et qui ne manquera pas, si regardé jusqu’au bout, de rappeler à quelques-uns ces moments doux vécus dans ces grandes maisons habitées par plusieurs familles, qui n’en formaient plus qu’une finalement, et qui partageaient El Mlih wa Douni.
Monde des hommes, monde des femmes, mondes des enfants. Irréductibles les uns aux autres, peu perméables, ce qui occasionne incompréhensions, malentendus et frustrations de part et d’autre, alors que chaque partie est de bonne foi. Les acteurs et actrices de chaque monde jouant au mieux les rôles qui leur sont attribués. Très complexes et parfois très compliqués.
Pourtant, tout peut être bousculé lorsque la rupture occasionnée par un réveil tardif, survient et sème le « désordre ». Elle finit à la fin, par amener ces acteurs et actrices à voir, à percevoir, à comprendre avec plus de clarté le monde dans lequel évolue l’autre homme, femme, enfant, débarrassés qu’ils sont de leurs costumes de scène.
La rupture comme perte momentanée de repères établis, comme déclencheur d’une communication naturelle, sincère, attentive, attentionnée, compréhensive débarrassée des représentations, des caricatures, et des méfiances. Un espace alternatif où hommes, femmes, et enfants se retrouvent enfin pour contribuer à cette entreprise commune qui séduit tout le monde, partir en vacances.
Mazaar/Ali Azam
Par
algermiliana
Le 02/08/2026
Mazar, chanson traditionnelle Afghane interprétée par le groupe iranien Nyaz. Juste pour se laisser transporter par l’enchantement, le bienfait, et le sentiment de paix que procurent la voix d’Ali Azam iranienne, la musique aux sonorités indiennes, et la magnifique vidéo qui les accompagne dans cette élévation.
Mathieu Côte/Qu'est ce qu'ils sont cons
Par
Meskellil
Le 31/07/2026
Mathieu Côte "Qu'est ce qu'ils sont cons"
En prolongement au thème abordé par Eva Joly dans son livre « La force qui nous manque » (voir extraits de son livre dans le post précédent), Mathieu Côte, auteur, compositeur, interprète, trop tôt fauché par la mort « chante » le monde dans lequel nous vivons (de plus en plus rare de nos jours). Pendant ce temps… les entreprises du CAC 40 continuent de faucher jusqu’à l’indécence, l’écœurement, la nausée, la saturation espoirs, vies et avenirs de millions, de milliards d’humains, et de détruire environnement et biodiversité…
Quelques extraits de ce qu’un internaute a écrit sur Mathieu Côte alors qu’il était encore bien vivant :
« Avec son nom rigolo qui pousse au mauvais calembour, genre « il a la côte, Matthieu », son prénom de trentenaire à la mode gentiment décoiffé, ses petites lunettes d’intello et son apparence globalement de bon élève - sans aller jusqu’au cliché du premier de la classe, en voilà un qui d’emblée brouille les pistes, avance masqué sous ses airs de pas y toucher et vous assène un direct au foie dès le premier couplet. En enchaînant avec une série de jolis crochets gauche droite en pleine poire, cet M là, qui n’est officiellement pas un « fils de », confirme sans complexe un punch de poids lourd de la chanson. Et on voit tout de suite que ça l’amuse, par-dessus le marché, non mais pour qui se prend t-il, je vous le demande.
En tous cas, le ton est donné une bonne fois pour toutes, ce qui peut toujours faire gagner du temps. En effet, la dérision et la causticité du propos ne faiblissent pas un instant au fil des titres. Bien sûr on voit tout de suite planer pas loin les fantômes de ceux qui se sont penchés sur le berceau : ce fils par contre caché de Brel est aussi un neveu des tontons flingueurs - avec ou sans silencieux - et un petit cousin splendide du Père Noël, celui là même qu’est une ordure. Et le Tonton Georges a bien dû jouer les nounous quelques temps...
Assez loin des chanteurs qui excitent des armées de lolitas sucrées et pré pubères, hystériques à la vue de leur star préférée, ces idoles du disque aux chansons roses racontant des « tranches de vie » témoignant d’un vécu qui se limiterait à la lecture des magazines people et des catalogues de mobilier suédois, Matthieu Côte, lui, semble à l’aise, comme un « poison » dans l’eau souvent tiédasse de la new nouvelle nouvelle chanson. Avec une vraie insolence, un charme fou, un professionnalisme évident, une énergie chaleureuse. Avec ce mélange plutôt savoureux d’expressions presque surannées et d’images résolument contemporaines [...] Toutes les nuances et la richesse de la langue, celle des Ferré et des Leprest, celle qui nous rappelle que la vraie poésie [...], sans pour autant jouer les gros bras, mais en taillant de beaux costards sur mesure à certains justement gros bras, genre macho de base et autres adeptes de l’ordre, de l’uniforme et du galon.
Son tour de chant est une performance, par la qualité de l’écriture et du regard porté sur le monde, par la précision d’exécution et la maîtrise vocale. Une performance physique également, car le garçon interprète ses textes à fond et on comprend qu’il finisse en sueur. Tout ça sans la moindre tentative de basse séduction. Ce type est un roc. Un sérieux contrepoids et contre-pied donc, à la molle tendance genre « je fais des chansons parce que heu, je sais pas mais c’est festif tu vois ».
Les matheux, les statisticiens, les shamans et les astrologues sont, pour une fois, tous d’accord : les probabilités de voir arriver Côte à des sommets dans peu de temps sont très très élevées. Même dans un pays où les anciens beaufs et les nouveaux cons ont réalisé l’union sacrée pour nous pourrir la vie. Ainsi, on ne peut souhaiter à cet électron fou que de rester libre encore longtemps et de garder cette aisance de ton et de geste qui fouette le sang et rafraîchit comme une bonne « gazouza » (adaptation) glacée un de ces jours de canicule hélas si péniblement fatale à nos Anciens.
Regard sur l'Afrique
Par
Meskellil
Le 31/07/2026
Eva Joly magistrate franco-norvégienne, femme politique française, députée européenne a instruit des dossiers politico-financiers dont l'Affaire Elf.
Extraits de son livre:
« La force qui nous manque »
Source "Regard sur l'Afrique" 31/12/2014 (Les intertitres sont de la rédaction)
Wal hdith qyass...
